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Me Maillard satisfait bien que mon adversaire ait gagné !

Voilà comment Me Maillard me présente mon jugement en appel suite à ma condamnation en 1ère instance pour avoir porté plainte contre Martins pour agression à coups de tournevis :

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Il trouve donc « très positif » que :

1) la justice ait reconnu l’évidence, à savoir qu’elle ne me condamne plus pour avoir porté plainte à raison contre un agresseur

2) que l’agresseur ne soit pas condamné pour son agression désormais reconnue !

3) que, l’agression contre moi étant reconnue, je n’obtienne aucun dommages et intérêts (ce qu’il appelle pudiquement « constitution de partie civile »)

4) que, pire encore, je sois condamné aux dépends, c’est à dire que, bien que la culpabilité de l’agresseur soit reconnue, il ne soit pas condamné comme c’est l’usage à supporter les charges que j’ai engagées pour ce procès à Rennes alors que j’habite en Vendée !

Furieux de n’avoir pas obtenu de dommages et intérêts de Martins, d’être condamné aux dépends et de voir Maillard si content de ce résultat nul, je l’appelle au téléphone. Il ne comprend pas ma déception ! Il me faut argumenter longuement avec lui, à la limite de l’impolitesse car il n’a pas envie de prolonger l’entretien. Enfin, il finit par reconnaître, à contrecœur, que ma position consistant à dire que c’est Martins qui a finalement gagné peut se comprendre. Cet aveuglement de la part d’un homme intelligent m’étonne vraiment. Peut-on être aveugle à ce point-là ? Ou se fiche-t-il carrément de ma gueule ? Avec le recul, je serai  persuadé en 2009 d’avoir eu affaire à un ripou de plus…

Me Maillard prétend ne détecter aucune corruption chez mes juges depuis 8 ans !

Quoique déçu de la cécité de Maillard, je reste convaincu qu’il est intelligent, compétent et qu’il a le bras long. Je lui demande s’il accepte de tenter de démontrer que mon interdiction de gérer a été obtenue par la fraude d’un ennemi personnel, le juge Vercelletto, qui aurait du se désister. Il ne dit pas non et me réclame le dossier pour se faire une idée. Fin janvier 2008, je lui adresse toutes les pièces de la procédure sur mon interdiction de gérer. Je lui ai tellement parlé de cette histoire que je m’attends à ce qu’il retrouve sans difficulté dans ces pièces la preuve des magouilles dont j’ai été l’objet et qu’il abonde dans mon sens. Voilà sa réponse (7 février) après lecture de ce gros dossier : « le simple fait d’évoquer un manquement au principe du contradictoire au motif que le juge commissaire n’avait pas communiqué son rapport écrit aux parties, alors que la législation prévoit qu’il n’y était pas tenu, n’est pas, à mon sens, suffisant pour engager un recours devant la Cour de Justice Européenne. » Il en conclut qu’il ne voit pas d’autre possibilité que de faire une demande de relèvement de l’interdiction d’exercer en démontrant ma capacité à exercer et une « contribution suffisante au comblement du passif ». C’est là toute sa réaction aux innombrables exemples de magouilles qu’il a sous les yeux ! Il se fiche de moi ou quoi ? Je lui parle de corruption, il se garde d’y faire référence et il répond à côté. Très déçu, je lui téléphone pour obtenir des explications. Il me dit alors qu’il n’a rien trouvé dans mon dossier qui puisse laisser deviner la présence de corruption ! Abasourdi, je lui répète une fois de plus tout ce qu’il aurait du lire dans les pièces que je lui ai fournies. Encore une fois, il ne comprend pas ! Pour lui, il n’y a nulle part une manœuvre quelconque… Très troublé par cette position apparemment sincère, je réfléchis pour savoir s’il n’est pas en train de me mentir effrontément. Un argument va dans ce sens : il ne tente pas de me convaincre ! Il ne développe aucune argumentation. C’est ce qui est frustrant. Lassé de sa résistance passive, je lui demande de ré aborder le dossier, cette fois sous l’angle de la corruption des juges. Voilà ce qu’il m’écrit :

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Je commence à me dire que l’on peut difficilement garder et payer un avocat qui ne se révèle pas de son côté. Finalement, lorsqu’il m’écrit que mes procès ont été « équitables », je pète un plomb et lui rédige un courrier de mise au point définitive, dans lequel je lui reproche de me prendre pour un imbécile et de se comporter en allié objectif de mes adversaires. Il n’est pas question de continuer à le payer s’il persiste à ne reconnaître aucune corruption chez mes juges. Je conclus ainsi (5 avril) : « Si vous êtes quelqu’un de bien, prouvez-le ou désistez-vous ». Le 8 avril, il prend « l’initiative » de se désister ! Il n’est donc pas quelqu’un de bien…

A l’époque, j’ai pris cet aveuglement permanent de Maillard pour de la cécité mentale tellement j’étais convaincu de son honnêteté. Aujourd’hui, après relecture de nos échanges et analyse critique, je dois convenir qu’il est bien trop intelligent pour ne pas avoir vu les mêmes choses que moi. Le fait qu’il se soit il s’est constamment refusé à en parler, à avouer que j’avais peut-être été un peu maltraité ou même que je n’avais pas eu de chance ! Il n’a pas émis un avis sur ma plainte en forfaiture contre Castagné, ne serait-ce que pour le défendre… Sans oublier qu’il avait trouvé « très positif » le jugement de la cour d’appel de Rennes qui m’avait en fait condamné pour des « errements de conduite » inventés ! Il n’y a qu’une seule conclusion possible, à laquelle j’arrive à contrecœur : Me Maillard est exactement aussi corrompu que les juges à qui il accorde si facilement l’absolution. Mais il m’a inspiré confiance car il n’a apparemment pas conscience de la gravité de son état. Il est de fait de l’autre côté de la barrière : du côté des fonctionnaires du système judiciaire. Il n’y a plus rien d’une profession libérale privée chez lui.

1. L’audience

En 2007, il est devenu évident que je ne peux gagner dans un tribunal nantais ou rennais. L’intérêt d’y aller quand même, en payant un avocat, c’est de voir comment les magistrats vont truander pour me condamner… (rires !) Je deviens un esthète ! Quand j’arrive au tribunal, Martins est là. Pour une fois, il est très sage, plutôt mal à l’aise. C’est que sa mafia à lui, elle est à Nantes…

Quand je suis cité à la barre, le juge commence par me lire les infractions et délits contenus dans mon casier judiciaire « vierge », comme Sauvaget à Nantes ! Toutes mes condamnations obtenues frauduleusement par les juges ripoux qui l’ont précédé. Je suis furieux de ce nouveau coup de Jarnac car nous sommes en public  et me retourne brusquement vers mon avocat pour solliciter sa réaction. Mais il ne me regarde même pas. Il reste très calme… Alors, je ne réagis pas. Après Martins, c’est à moi de présenter ma version des faits. Puis c’est Me Maillard, qui insiste « habilement » sur le fait que le juge devant lui a été privé de son droit de juger l’agression de Martins sous l’angle pénal, puisque le procureur de Nantes l’a déjà relaxé. Quand nous sortons du prétoire, Me Maillard me dit très souriant que ça s’est très bien passé, que le juge Beuzit est un bon juge et que j’ai toutes les chances de gagner.

2. Un jugement qui condamne l’agressé !

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Le juge Beuzit reconnaît que Martins est un menteur en affirmant que je l’ai agressé car il n’a pu obtenir d’ITT de son médecin, alors que la blessure qu’il m’a infligée est bien réelle. Mais, comme Sauvaget, il ne le condamne pas. Comme Sauvaget, c’est moi qu’il condamne ! Non seulement je n’ai pas droit aux dommages et intérêts pour ce que j’ai subi mais c’est moi qui doit payer les frais de justice de Martins ! Sous le prétexte fallacieux que je serais allé « affronter une personne avec qui j’étais gravement en litige » et que je dois « supporter mes propres errements de conduite » ! Tout cela n’étant déjà pas relevé en première instance (voir le témoignage de la fille de Martins qui ne dit pas que j’ai agressé ou tapé son père, ni qu’il s’en est plaint auprès d’elle, ni qu’il l’a prévenue que je voulais la violer !).

Par contre, petit cadeau à Maillard, le jugement de Sauvaget est infirmé en ce qui concerne ma condamnation à verser 350 €. Donc, selon mon avocat, j’ai gagné. Sa position incongrue qu’il maintient fermement m’écœure. Comment un homme intelligent comme lui peut-il ne pas avoir remarqué que j’ai perdu puisque je suis condamné et que la corruption de Beuzit est facile à détecter :

1) cette question n’a jamais été débattue en audience

2) Martins lui-même n’a jamais avancé que j’aurais été l’affronter

3) ma version des faits a été acceptée, qui disait que j’avais été voir Martins pour lui demander les clés de l’immeuble puisqu’il avait changé la serrure et qu’il m’avait fallu appeler la police pour entrer chez moi

4) Martins acceptait bien de m’affronter, lui, en se présentant en plein jour à la porte de mon logement avec toutes les chances de m’y rencontrer puisque ma fille et moi représentions le tiers des occupants de son immeuble (une maison de 2 étages où ne résidaient que 3 locataires : sa fille au rez-de-chaussée, ma fille et moi au 1er et un nouveau locataire inconnu au 2ème)

5) Le juge Beuzit va même jusqu’à m’insulter : il conclut en disant que je n’ai qu’à supporter « mes propres errements de conduite » ! Tout au long de mes divers procès contre Martins JAMAIS les juges n’ont ne serait-ce qu’une fois évoqué ses errements de conduite ! Si ce n’est pas de la collusion…

On ne peut qu’en conclure que Beuzit a voulu être agréable à la fois à Me Maillard et à Martins, et que les deux le savaient. D’où la tranquillité affichée de Me Maillard sur le futur jugement comme la réserve inhabituelle de Martins pendant l’audience alors qu’il a toujours interrompu les juges pour faire valoir son point de vue tellement il se sait protégé. Le ripou Beuzit a ménagé la chèvre et le chou : il a fait gagner Maillard et pas perdre Martins ! Le but ultime étant que je ne gagne surtout pas.

1. Le procureur de la république de Nantes relaxe Martins au pénal, en secret et de sa propre autorité

Encore une attaque anonyme de la part d’un fonctionnaire que je ne connais pas. Suite à ma condamnation pour avoir porté plainte contre Martins pour son agression au tournevis, j’ai fait appel et pris un avocat : Me Maillard. Cet avocat de Rennes refuse d’être payé par l’aide juridictionnelle ce qui m’oblige à le payer au prix normal. Mais je le fais volontiers car il en impose, il est intelligent, sympathique, il a de l’humour, beaucoup d’expérience et son cabinet semble important. Je lui raconte mes mésaventures. Il me dit que, dans l’affaire du coup de tournevis donné par Martins, je devrais être jugé à Rennes avec équité. J’en doute, mais on verra bien… Il n’a pas l’air inquiet une seconde.

Mais… à peine a-t-il pris mon dossier en charge qu’il découvre quelque chose que je n’aurais jamais découvert moi-même si je n’avais pas pris avocat : le procureur de la république de Nantes a refusé de transmettre ma plainte au pénal contre Martins à la Cour d’appel de Rennes ! Il n’a transmis que la partie civile. Par cette étrange magouille, le procureur a « officiellement » relaxé Martins au pénal sans m’en informer, sans jugement et sans me relaxer moi-même au pénal bien que ce soit moi qui ai porté plainte !  Du coup, je viens de payer un avocat pour un appel réduit à quasiment rien…

Je demande par téléphone à Me Maillard comment réagir à cette magouille. Il m’explique que ce n’est pas une magouille, que le procureur de la république a parfaitement le droit de relaxer sans jugement tout justiciable poursuivi en appel !  Sans débat avec son adversaire et sans l’informer. C’est la loi. Quelle belle démocratie avons-nous !

2. Me Maillard, avocat adorateur du système ?

Je trouve étrange sa réaction si neutre alors qu’il est au courant des coups bas que les juges me portent depuis des années. Il devrait me dire quelque chose du genre : « Vous voyez ? Vous trouvez vos condamnations injustes, mais si ça se trouve, elles étaient justifiées par des lois que vous ignorez » ou : « C’est tout de même bizarre, le procureur de Nantes vous a dans le collimateur… Cela confirmerait vos soupçons envers les magistrats de Nantes et Rennes. Il va falloir que je vois ça de plus près ». Non, il ne me dit ni l’un ni l’autre. Il n’aborde jamais la question de la corruption. Je me dis que voilà encore un avocat adorateur du système, mais j’ai encore du respect pour lui. Et du moment qu’il m’assure que je vais gagner…

Voyez comment il m’informe de la magouille du procureur :

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Curieux avocat qui m’explique le système sans compatir à ce nouveau coup du sort ! Je décide d’en avoir le cœur net : je lui demande s’il trouve juste que la moitié de ma plainte soit annulée, sans me relaxer moi-même au pénal, sans m’en informer, sans me consulter, sans jugement contradictoire, dans mon dos pour tout dire. Il me répète calmement que la loi est ainsi faite… Je bataille avec lui pour tenter de lui faire reconnaître que cette procédure, quoique légale, est rarissime et, vu mon passé judiciaire, semble bien dirigée contre moi personnellement. Il ne comprend pas ce que je veux lui faire dire !

Finalement, fatigué de mes arguties, il accepte poliment l’idée que le procureur n’a peut-être pas agi par justice mais de façon partisane. Il m’intrigue… Je ne décèle pas chez lui de mauvaise foi, il ne recule pas devant la discussion, il est intelligent et sympathique. Comment fait-il pour ne pas voir l’évidence ? Serait-il possible qu’il soit conditionné ? Qu’à force de fréquenter la justice et d’être lui-même – comme tout avocat – un futur juge en puissance, il adhère totalement au système, annihilant tout esprit critique ?

Par la suite, il va m’étonner encore davantage par sa cécité face aux preuves de la corruption que je lui mets sous le nez.

  1. Il y a du bon à être un commercial spécialiste de la prospection !

Puisque écrire à Sarkozy et à ses collègues politiciens ne mène à rien, je décide de joindre par téléphone ceux à qui on a transmis ma lettre et qui sont donc théoriquement chargés d’y répondre. Après bien des tentatives, j’obtiens une personne au téléphone : Mme Ragogna. Elle est bien au courant de ma lettre, mais ne l’a pas lu ! Elle sait seulement que j’accuse des juges de corruption et n’apprécie pas du tout qu’un quidam se permettre de proférer de telles « âneries ». Elle me parle sèchement, pas du tout prête à prolonger l’entretien.

Mais, je lui aligne tellement d’arguments et de faits, entre autres ma plainte en forfaiture non suivie d’effet, qu’elle finit par se radoucir. Elle me dit qu’elle appartient au Ministère de la Justice. Oups ! Justement l’endroit où je ne voulais pas aboutir puisque c’est le lieu où l’on organise la protection des magistrats ! Elle m’apprend que toutes mes missives depuis deux ans sont venues échouer dans son service ! C’est son patron qui est chargé d’y répondre mais il n’en a pas l’intention. Elle évite de me donner son nom. Je la supplie de faire pression auprès de lui afin qu’il me réponde enfin. Elle me dit qu’elle va essayer. Mais rien ne vient… Je finis par la rappeler. Cette fois-ci, elle s’engage à me faire parvenir une réponse qu’elle écrira elle-même.

2. Une lettre du ministère de la justice décevante mais capitale !

C’est ainsi qu’enfin je reçois cette lettre du Ministère de La Justice :

 

Pour moi, cette lettre est à la fois décevante et capitale. Décevante, car le Ministère de la Justice refuse de me défendre, capitale, car elle cautionne ma position sur la corruption des juges : « sans méconnaître les difficultés que vous évoquez » signifie : « nous connaissons les difficultés que vous évoquez », donc : « nous ne les contestons pas ». En dépit de mes graves accusations, ce courrier ne me blâme pas Or, il est rédigé en réponse à mes courriers au Conseil Supérieur de la Magistrature, à Sarkozy, à Goubet et à Guéant, qui désignent nommément les juges ripoux, de même que ma plainte en forfaiture contre Castagné. Ma position est officiellement reconnue comme incontestable par le ministère…

Hélas, on retrouve dans ce courrier la même mauvaise foi et la même façon de prendre les gens pour des idiots que dans les tribunaux corrompus. En effet, prétendre qu’une fois la chose jugée elle s’impose à tous est faux. Déjà, il existe une foule de dispositifs légaux pour ordonner la révision d’un jugement. Mais surtout, c’est bien au ministère de la justice et à aucun autre organisme ou ministère de saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature pour enquêter sur les juges soupçonnés de corruption. C’est ce que m’écrit le Conseil Supérieur de la Magistrature : « Le Conseil Supérieur de la Magistrature est uniquement compétent en matière (…) de discipline des magistrats de l’ordre judiciaire. En matière disciplinaire, il n’a pas l’initiative des poursuites. J’ai transmis à toutes fins utiles votre lettre à M. le Garde des Sceaux, ministre de la justice. ».

Si l’on veut résumer la position du gouvernement Sarkozy, la voici :

  • Il y a nombre de juges ripoux en France 
  • mais il n’est pas question de les poursuivre…

Ce qui signifie – imparablement – ceci :

  • Nous sommes parfaitement conscients qu’il n’y a pas de justice valable en France
  • mais nous n’y changerons rien…

C’est bien ça, notre France…

Le 3 octobre (!), je reçois un courrier de Cédric Goubet, un haut-fonctionnaire tout proche de Sarkozy :

« Cher Monsieur,

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 30 juillet 2007.

Je puis vous assurer qu’il a été pris attentivement connaissance de vos préoccupations avant de les signaler au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

Je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Cédric GOUBET »

Il faut un sacré sens de l’humour pour persister à vouloir dialoguer avec nos politiciens ! C’est exactement le même courrier stéréotypé que précédemment. Ils y ont simplement ajouté que ma lettre a été « signalée » au Garde des Sceaux.  « Au Garde des Sceaux » ! C’est justement ce que je voulais éviter. Ces nuls de l’Élysée ont transmis ma supplique au ministère dont je dénonce l’incapacité, celui qui ne peut pas se réformer, celui qui s’est toujours révélé incapable d’enquêter sur la corruption de mes juges, celui qui s’est montré leur allié de fait ! J’ai pourtant bien écrit au Président et non au Garde des Sceaux ! Le 5 octobre, je réponds à Cédric Goubet, toujours en recommandé avec AR, pour lui dire à quel point sa réponse m’a déçu et lui proposer de me faire recevoir par un de ses collaborateurs. Pas de réponse ! Le 9 novembre, en désespoir de cause, j’écris à Claude Guéant, « l’éminence grise de Sarkozy », pour lui demander d’intercéder pour moi auprès du Président. Pas de réponse !

Beau gouvernement que nous venons d’élire : à peine élu, il s’avère déjà incapable de fournir une réponse aux Français qu’il s’est juré de défendre. Il est totalement muet quand on l’appelle au secours !

6 mai 2007 : voici venir le temps des élections présidentielles. Comme président de la république, j’ai le choix entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Tout en étant séduit par la beauté de Ségolène, je suis tout de même plus attiré par les idées défendues par Sarkozy. Quand je découvre le programme de Sarko, je suis même enthousiasmé : il propose une « démocratie irréprochable » ! Il veut plus de « justice », il veut privilégier ceux qui produisent, ceux qui « respectent les principes essentiels d’une vie en société » au détriment de ceux qui « fraudent, abusent, ne veulent pas travailler » (les fonctionnaires, quoi…). Il veut « plus de liberté de créer », « plus de créativité », « plus d’innovation », « plus de risque », « plus d’audace » ! Il veut une France « qui ne laisse personne au bord de la route », « qui aide les exclus, ceux qui traversent une période difficile, une France où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service des faibles » ! On croirait mon programme…

Je m’interroge : comment un type aussi génial peut-il sortir des jupes de Chirac et de la 5ème République ? Finalement je conclus, comme bien d’autres, qu’il a tellement bien compris ce qui cloche et ce qu’il faut faire que je vais voter pour lui ! Et, pour moi, ce n’est pas rien : depuis 20 ans, je ne vote plus. Voter ne fait que donner une caution à des politiciens pourris manipulant leurs électeurs avec le soutien de partis pourris.  Dans ce système qui ne propose que des fonctionnaires à élire, l’abstention est la seule arme qui les blesse. Le programme de Sarkozy : un homme qui a tout compris …ou plutôt très bien téléguidé !

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Je suis loin d’être le seul à avoir été tant séduit par les discours de Sarko : il est élu confortablement, le 7 mai. Je suis tellement convaincu, vu son programme, que je représente pour lui le profil idéal à soutenir que, le 16 mai, je lui adresse un recommandé de 3 pages implorant sa justice, celle du « premier magistrat de France ». Dans mon courrier, je lui décris ma situation actuelle d’inventeur français prometteur mais ruiné, condamné, incapable de rien pouvoir faire ni pour ses enfants ni pour son pays. Je lui dis que j’ai voté pour lui. Je lui décris la corruption des juges de Nantes et Rennes qui a ruiné mes entreprises et moi-même. Je lui parle de mon invention dans le domaine de l’Intelligence Artificielle unique au monde et bien franco-française. Je lui raconte mes efforts au travers d’associations pour promouvoir une meilleure justice en France. Je lui joins des pièces démontrant la corruption et l’absence totale de réaction du Ministère de la Justice à mon précédent courrier.

Le 6 juillet, n’ayant même pas reçu un accusé de réception à mon courrier, je le relance par email. Voilà la réponse que je reçois par email :

Merci de votre message que nous avons bien reçu.
Nous recevons des milliers de messages chaque semaine.
Nous essaierons de vous répondre mais soyez assuré que tous les messages sont lus avec attention et pris en compte.
L’équipe dirigeante en prend connaissance  par le biais d’une synthèse quotidienne très détaillée.
Continuez à nous faire parvenir vos remarques sur les sujets qui vous interpellent.
Nous avons besoin de vos commentaires et nous en tenons compte dans la préparation des échéances à venir.
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger et à consulter notre projet législatif en cliquant sur lien suivant : http://www.ump-legislatives2007.fr/
A bientôt.
Très cordialement,
Le Responsable des relations publiques
UMP, Siège national.

L’UMP a besoin de mes commentaires mais, apparemment, elle ne fournit pas de réponse quand on lui en envoie. C’est à sens unique… C’est ça le politicien : il vous fait croire qu’il est à votre écoute mais « les promesses n’engagent que ceux qui sont assez idiots pour  y croire » (dixit Chirac !). Le même jour, je reçois aussi cet email, plus attrayant car il est signé :

Monsieur,

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 6 juillet 2007.

Je puis vous assurer qu’il a été pris attentivement connaissance de vos préoccupations avant de les signaler aux autorités compétentes.

Avec l’expression de mes sentiments distingués.

Le Chef de Cabinet

Cédric GOUBET

Mais, cette réponse attrayante, je la reçois à l’identique une deuxième fois une semaine plus tard, le 14 juillet… Inquiet, car il cite mon email du 6 juillet et pas mon courrier en recommandé du 16 mai, je harcèle l’Élysée par téléphone pour savoir où en est la réponse du Président. Le 30 juillet, le secrétariat de l’Élysée finit par m’avouer, gêné, que mon courrier s’est égaré ! L’administration ne s’est pas améliorée sous Sarko. Le 30 juillet, j’adresse donc de nouveau copie de mon courrier et des pièces jointes à Sarko, de nouveau en recommandé avec AR, en pestant ! Et j’attends…

  1. Une innovation grâce à mon intelligence artificielle raisonnante : le serveur vocal intelligent

Je relate cette affaire car elle est symptomatique du manque de fiabilité de l’État qui nous dirige. Grâce à ma technologie basée sur l’Intelligence Artificielle raisonnante, il devient possible de commercialiser des ordinateurs capables de répondre au téléphone, de dialoguer simultanément avec des centaines de correspondants et de résoudre leurs problèmes dans un domaine donné. Ce genre d’ordinateurs s’appelle des « serveurs vocaux conversationnels ». Les serveurs vocaux existent, ce sont pour le moment des serveurs vocaux interactifs (SVI), qui vous répondent au téléphone dans certaines entreprises ou pour obtenir certains services (réservations SNCF). Une voix enregistrée vous demande d’appuyer sur la touche un ou deux pour choisir l’interlocuteur ou le service que vous demandez. Des serveurs vocaux avec reconnaissance vocale commencent à apparaître, dans lesquels on peut répondre « oui », « non » ou sélectionner quelque chose dans une base de données (par ex une ville pour réserver son billet de train), sans taper une touche.

2. Loïc Étienne, médecin urgentiste

Personne au monde n’en a encore produit un SVI capable de mener un diagnostic, en dialoguant plusieurs minutes au téléphone s’il le faut comme le font les experts quotidiennement dans les entreprises avec leurs collègues. A cause de tous mes ennuis, cela fait maintenant 7 ans que je n’ai pu en vendre un seul à un client. La démarche la plus aboutie pour arriver à vendre un serveur vocal conversationnel a été mené avec un de mes partenaires, Loïc Étienne, médecin urgentiste. C’est le genre de médecin qui traite les urgences au Samu par exemple. Sauf que, lui, c’est une grosse pointure : il est le seul médecin à avoir obtenu l’autorisation de l’Ordre des médecins, donc de l’État, de développer des logiciels d’aide au diagnostic médical et d’information sur les médicaments.

Il a commencé avec le Minitel dans les années 1980 : des médecins-opérateurs fournissaient par messages texte les réponses aux questions posées par les correspondants. En 2001, j’ai développé avec sa connaissance médicale un serveur vocal conversationnel de diagnostic des douleurs à la poitrine pour les démonstrations à ses prospects. Lui, son associé et moi-même avons fait des centaines de démonstrations qui n’ont, hélas, n’a jamais permis d’aboutir à une commande : dans le cas d’une « innovation de rupture », il faut tout développer, non une partie… Sinon, il restera toujours une personne non convaincue dans le circuit de décision du client. Terminer cette application aurait demandé un mois de travail en continu et, sans argent, nous n’aurions pu vivre pendant ce temps-là.

3. Xavier Bertrand, haut fonctionnaire du Ministère de la Santé s’engage à convaincre son ministre de l’intérêt de notre solution

En 2005, Loïc est parvenu à monter une gigantesque base de données médicales accessible par Internet, qu’il loue depuis à des organismes d’assurances et d’assistance pour pouvoir répondre à leurs clients. Armé de son site, du serveur vocal conversationnel et de l’engagement de financement de plusieurs partenaires prestigieux, il rencontre en 2005 un haut fonctionnaire du Ministère de la Santé : Xavier Bertrand. En effet, un serveur vocal accessible de toute la population 24h/24, avec un n° facile à retenir : le « 33 33 », ça réclame l’accord de l’État. Celui-ci est enthousiasmé par l’innovation que Loïc lui propose ! Il s’engage à convaincre son ministre M. Philippe Douste-Blazy, c’est comme si c’était fait !

Nous nous réjouissons et attendons. Rien n’arrivant, il le recontacte : « le ministre est d’accord, il va vous le notifier dans une lettre »… On attend la lettre. Je fais intervenir un ami auprès de Philippe Douste-Blazy. Il le rencontre de temps en temps à la sortie de la messe dans sa campagne dans le Massif Central. Philippe Douste-Blazy lui répond qu’il est très loin de ces contingences, il a des choses plus importantes à faire. D’ailleurs, il va quitter son poste. Le reste il s’en fout ! Encore un splendide exemple du sens des responsabilités chez nos ministres. Nous apprenons, en effet, que Chirac a décidé de changer de ministre de la santé. Voilà qui ne va pas accélérer nos affaires. Puis, bonne nouvelle : c’est Xavier Bertrand qui le remplace ! Loïc et moi nous réjouissons. Bertrand tient tellement à ce que ce projet réussisse !

Hélas, une fois devenu Ministre de la Santé, Bertrand devient injoignable et intouchable. Les mois et les années s’écoulent sans nouvelle de lui. Loïc continue à se démener et réussit à faire accepter le n° de téléphone 33 33 par les députés. Il continue à trouver des partenaires prêts à financer le projet mais il faut toujours l’accord de l’État ! Il présente le projet à différents concours de l’Innovation. Mais, bizarrement, jamais nous ne sommes retenus. Nous nous demandons quels projets plus innovants et utiles que le nôtre peuvent remporter ces concours… D’après Loïc, c’est le lobby des médecins du Samu et de SOS médecins qui fait obstruction. Des fonctionnaires… Ils veulent garder leur privilège d’avoir un numéro de téléphone spécial (le 15) et voient d’un mauvais œil ce 33 33 qui pourrait avoir plus de succès que leur 15 !

Finalement, aujourd’hui, toujours rien ! L’affaire est probablement enterrée. Le n° 33 33 fut dans toutes les bouches mais pas dans les faits… Nous sommes vraiment dirigés par des incompétents. Grave et exaspérant.

 1. Mon avocat : confiant… 

Il faut que je demande un délai au juge de l’exécution. Les textes de loi accordent jusqu’à 2 ans de délai de grâce à l’expulsé pour lui laisser le temps de trouver à se reloger. Mon jeune avocat Me Dabouis se rend donc devant le juge de l’exécution pour plaider ma cause. En revenant, il est confiant. Voyez sa lettre :

Dabouis confiant

Bien entendu, je ne le crois qu’à moitié. C’est que maintenant j’ai plus d’expérience des tribunaux que lui… 

Eh bien, Martins avait raison… Contre toute attente, le 24 octobre, mon expulsion est prononcée pour les jours qui viennent ! Et le courrier me parvient deux jours plus tard… On est loin des deux ans ! Donc, ce juge si compréhensif est un salaud… Il a reçu des instructions d’en haut, ce qui explique le changement de ton entre la 1ère et la 2ème visite de mon avocat. A la 1ère visite du juge il ne me connaissait pas, à la seconde SI ! Voilà le compte-rendu de la 2ème visite de mon avocat suite au jugement prononçant mon expulsion accélérée :

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Comme les autres juges que j’ai rencontrés sur ma route, Castagné n’a pu ainsi dévoiler ses intentions premières à Dabouis puisqu’il n’en avait pas. Il attendait les instructions « d’en haut »… Le système lui permet de ne pas avoir à statuer en présence du justiciable et de l’assistance bien que, de par la loi, le jugement est censé être public ! Ainsi, ces lâches magistrats n’ont pas à subir les réactions d’une assistance outrée face à leurs verdicts iniques. Quant au justiciable qui reçoit la douloureuse chez lui longtemps après, l’assistance s’étant dissoute, il n’a plus de témoin pouvant attester que le juge n’a pas tenu compte de sa plaidoirie et a ajouté des faits non débattus pour le condamner… En cette mémorable année 2005 (enfin !) je commence à imaginer sérieusement que tous les juges de Nantes relèvent de la même franc-maçonnerie, qui m’a mise à l’index. En effet,hormis mon divorce, non seulement je n’ai jamais gagné aucun procès mais j’ai toujours été condamné au maximum possible !

Ce juge de l’exécution s’appelle Castagné et je vais le …castagner ! Vous allez voir comment… Apparemment dans l’euphorie d’appartenir au clan des puissants de Nantes et de pouvoir s’amuser à mes dépends en toute impunité, il a fait très fort ! Ses prédécesseurs, plus timides (rires !), oubliaient mes arguments, évitaient les faits, refusaient de considérer la loi, trichaient dans l’argumentation, tout cela pour parvenir à démontrer ma mauvaise foi. Lui, le 24 octobre 2005, il fabrique carrément de fausses dates et de faux faits contraires aux pièces qu’il a en main et s’en sert pour démontrer froidement mes torts, il se fout de ma gueule et enfin décide le pire : mon expulsion d’urgence par la force publique ! Voilà un extrait de ce que j’écris au procureur de la république à propos de son jugement :

EXPOSE DES FAITS 

Etudions la 1ère étape du jugement (page 2)

« En effet, selon les documents fournis » (avant-avant-dernier paragraphe de la page 2) : le juge tente dès le départ de faire croire qu’il puise les faits dans le dossier qui lui a été soumis. Or, certains faits sur lesquels il s’appuie sont des inventions pures et simples de sa part :

1.      « la perte d’emploi remonte au mois de mars 2004 » : en fait, ma perte d’emploi a commencé en juillet 2002, lors du dépôt de bilan de ma société Tree Logic, avec une indemnisation Assedic à partir de décembre 2002 (pièce 2). Voici le 1er faux en écriture publique de ce jugement.

2.      « le dossier de surendettement déclaré recevable le 28 juin 2004 » : en fait, les pièces qu’il a en mains attestent que le service Surendettement de la Banque de France a déclaré mon dossier de surendettement recevable le 2 mai 2005, (pièce 3). 2ème faux en écriture publique.

Partant des faux qu’il vient ainsi de créer, M. Castagné passe à l’usage de ces faux, dans le but de démontrer ma mauvaise foi et de me condamner :

1.      « c’est seulement quelques semaines plus tard qu’est souscrit le contrat de location à la date du 16 juin 2004 ». Cette dernière date, elle, est juste car elle convient au dessein de M. Castagné. Mais, si cette date est juste, les faits, une fois rétablis dans leur vérité, démontrent que la signature du bail s’effectua en réalité 24 mois après le début de mon chômage, chômage d’ailleurs parfaitement connu et accepté du propriétaire. Ils établissent aussi que mon dossier de surendettement fut soumis et déclaré recevable 11 mois après que le bail fut signé.

2.      « c’est dire qu’au moment de l’entrée dans les lieux, les germes d’un échec prévisible gangrenaient déjà les obligations des locataires ». Continuant à exploiter ses deux faux, M. Castagné parvient à son but : établir frauduleusement que j’ai signé un bail, conscient de mon incapacité à en payer les loyers.  A cette occasion, remarquons que jamais ce magistrat ne se pose la question de savoir quelle part du loyer j’avais convenu avec mon fils, colocataire, de payer personnellement. Si nous avions décidé que j’en payais le quart et mon fils les ¾, que serait devenue son argumentation oiseuse visant à prouver que je ne pouvais pas payer les loyers ?

On le voit, la corruption du juge Castagné éclate littéralement. Ceci dit, pour m’expulser, il va falloir qu’il fasse vite. On est le 27 octobre et il reste seulement 4 jours avant le 1er novembre, date à partir de laquelle on ne peut plus expulser quiconque : c’est la « période d’hiver ». Après, il faut attendre le printemps. Connaissant l’efficacité proverbiale de l’administration, je reste confiant…

 2. Mon avocat : complètement retourné par sa rencontre avec le juge 

Mon jeune avocat, Matthieu Dabouis, est catastrophé du jugement de Castagné. Il ne comprend pas qu’un juge qui lui a dit en souriant : « 2 ans de délai pour quitter les lieux c’est peut-être beaucoup… », ait fixé 7 jours ! Je lui ai pourtant répété des dizaines de fois que j’ai affaire à des juges corrompus, mais il doute. Avocat de peu de foi… Pour lui montrer que le jugement a été biaisé, il me faut user avec lui de brutalité ! Il ne veut pas m’écouter. Je le force à constater que le juge a utilisé des dates erronées, ce qui lui a permis de me condamner. Constatant ce qu’il prend pour des « erreurs », il est convaincu qu’il peut faire revenir le juge sur sa décision. Remonté à bloc, il prend sa voiture et va rencontrer Castagné !

Quand il revient, je l’interroge anxieusement. Il a l’air visiblement très impressionné par le juge. Il en parle sur un ton devenu obséquieux ! Et moi, il ne me respecte plus. Il me dit sur un ton sans réplique : « Désolé, M. de Lespinay, mais cette expulsion était parfaitement justifiée. Je vous l’ai toujours dit. Le juge me l’a expliqué clairement. » Et il cite à nouveau les arguments biaisés de Castagné ! Je n’arrive pas à le faire taire et à le remettre dans le droit chemin, celui des fausses dates. Il ne veut pas m’écouter ! Le juge ne peut pas avoir tort ! Nous nous quittons, furieux. Moi, parce qu’il se comporte comme un idiot et lui, car j’ai osé contester la probité du juge qu’il vient de rencontrer. Le 31 octobre, il me confirme par écrit sa nouvelle position : « je vous déconseille fortement de faire appel de la décision du juge de l’exécution. (…) Cette procédure est vouée à l’échec. » Puis il me re-démontre mes torts en reprenant les arguments biaisés de Castagné, oubliant qu’il a tout de même accepté de plaider parce qu’il croyait à la justesse de ma position. Il me traite en coupable, ce qui est fort désagréable. « Pour toutes ces raisons, la Cour d’Appel ne pourra que confirmer la décision du juge de l’exécution. »

Sa lettre, ajoutée à bien d’autres, m’amène cette année-là à penser que les avocats ont tendance à être les esclaves des juges… Par la suite j’en aurai la certitude !

1.   Un vice caché…

Cette histoire raconte la plus grave attaque que j’ai jamais subie de toute ma vie, plus grave encore que l’interdiction de gérer, car elle fut menée avec le concours d’une bonne partie des administrations nantaises et aboutit …à l’expulsion de mon domicile par la police !

Mes ennuis divers sont devenus si insupportables à mon épouse que nous nous sommes séparés, en avril 2004. Je pars habiter un nouveau logement en colocation avec mon fils, qui commence à gagner sa vie. En avril 2004, grâce à nos deux revenus combinés, nous entrons dans un bel appartement situé non loin de mon ancien logement où vivent toujours ma femme et mes 3 filles. Il est vraiment bien et j’y ai passé d’excellents moments. Il est situé dans un coin tranquille, il est clair, moderne, tapissé joliment, avec un beau parquet vernis et une belle vue sur la verdure. C’est seulement une fois installés que le tableau change ! Le proprio, Manuel Abrantes Martins, à l’accent portugais rocailleux et se disant professionnel du bâtiment, vient lui-même faire les travaux de remise en état décidés lors de l’état des lieux. C’est économique pour lui mais, surtout, il en profite pour, mine de rien, inspecter mon installation.

C’est un bricoleur à la petite semaine qui fait surtout semblant de réparer ! Il casse des choses chez moi, laisse mes outils englués de mastic durci, recolle la tapisserie qui tombe un peu partout en faisant de grosses taches …et repart ! Impossible de le faire revenir. Je lui retiens alors le loyer pour le forcer à terminer ses travaux. Il s’y remet, bricole, reçoit son chèque de loyer et repart. La jolie tapisserie murale de cet appart tout neuf commence soudain à se décoller en plusieurs endroits. Il la refixe au mur en continuant à faire des taches de colle. Il installe de travers une goulotte électrique, il la joint au mur jaune par du mastic blanc, mal étalé qui plus est.

Par ailleurs, l’appartement manque d’aération. Il n’y en a même pas dans les WC ! Il m’oppose avec culot que si, me montrant une bouche d’aération …qui ne laisse pas passer le moindre filet d’air ! Quoiqu’on soit en plein été, il y a de l’humidité un peu partout. Quand on prend une douche, il y a de la condensation sur les vitres et l’eau finit même par y dégouliner ! La moisissure s’installe dans la salle de bain sur les joints autour de la baignoire, qui virent au jaune… Quand mes filles viennent dormir sur un matelas posé sur le parquet vernis du salon, le lendemain il y a une flaque d’eau sous le matelas ! Quand j’en parle à Martins, il m’engueule en m’expliquant que c’est tout naturel, qu’on ne met jamais un matelas à même un parquet ! Finalement, une nuit, la tapisserie murale au-dessus de mon lit me tombe sur la tête ! Ébahi, je constate que l’encollage en-dessous est complètement mort… Voilà pourquoi la tapisserie se décolle un peu partout. Je le fais venir constater les dégâts et, pour une fois, il a l’air embêté… Il ne sait pas quoi faire. Je lui suggère d’agrafer carrément la tapisserie dans le mur dans l’attente qu’il trouve une solution définitive, par exemple le remplacement du tissu mural de l’ensemble de l’appartement. Il s’exécute rapidement et les murs de ma chambre se retrouvent bourrés d’agrafes du sol au plafond ! C’est vraiment laid, mais si Martins revient rapidement réinstaller une tapisserie neuve, ça ira.

Hélas, le temps s’écoule et je n’ai plus de nouvelle de lui. Il ne répond plus au téléphone. Je suis exaspéré. Je finis par me rendre compte qu’il n’a nulle intention de me remettre une tapisserie neuve. C’en est trop ! Je lui écris une lettre lui expliquant que je veux retrouver mon appartement dans l’état où je l’ai trouvé en début de bail et que, tant que ce ne sera pas fait, il ne percevra aucun loyer. J’apprendrai par la suite que c’est illégal. Mais comment un locataire peut-il forcer un propriétaire à effectuer rapidement les travaux qu’il s’est engagé de faire ? Il faudrait bloquer les loyers sur un compte bancaire, payer un huissier qui constaterait les dégâts et le traîner en justice, ce qui prendrait des mois, tout en continuant à s’acquitter des loyers d’un appartement totalement détérioré. Et il ne faut pas oublier que je suis dans une situation financière critique car, depuis ma séparation d’avec ma femme, je lui verse une pension alimentaire qui me laisse au-dessous du Smic !

En fait, je n’arrive plus à payer à la fois les loyers et ma pension alimentaire… Le problème n’existerait pas si mon avocate Mme Chaigneau acceptait de demander au juge des affaires familiales une révision de la pension pour me permette de payer le loyer. Mais, justement, elle s’y refuse. Comme je n’ai pu payer un mois de pension, ma femme a fait immédiatement procéder à la saisie directe par huissier auprès des Assedic (je suis au chômage depuis le dépôt de bilan de Tree Logic en 2002), comme la loi l’y autorise. Chaque mois, mon allocation de chômage m’arrive amputée de la pension. Et là, je suis coincé, je ne peux plus payer le loyer… Je me sépare de Mme Chaigneau et l’avocate qui suivra, Me Boreau, est tout à fait d’accord pour une demande de réduction de la pension alimentaire mais elle argue qu’il vaut mieux attendre le jugement de divorce, qu’ainsi nous ferons d’une pierre deux coups. Oui mais… le jugement de divorce se fera attendre un an ! Et pendant ce temps-là, ma situation financière ne cesse d’empirer !

2.   La Macif : un soutien sans faille !

Martins finit par me trainer lui-même en justice, réclamant les loyers en retard et pas moins que mon expulsion de l’appartement. Il va falloir que je me trouve un avocat de plus et que je le paie ! C’est alors que je découvre un soutien financier d’importance auquel je n’avais pas pensé : mon assurance, la Macif. Elle m’assistera sans faille tout au long d’un procès-fleuve : il faut payer un expert pour le diagnostic contradictoire avec l’expert de l’assureur de Martins, il faut payer un huissier pour certifier les dégâts, il faut payer un avocat pour le référé, pour l’exécution, pour l’appel …et pour la cassation !  Je remercie la Macif, qui n’a pas failli malgré l’évidence que j’allais perdre. Nous avons perdu ensemble, mais dignement !

La Macif m’a commis un avocat : Matthieu Dabouis, entièrement payé par elle. Il est visiblement inexpérimenté, peu assuré, pas du tout rusé mais c’est le seul avocat de Nantes qui a accepté les bas honoraires de la Macif ! C’est lui qui m’apprend que la loi interdit de ne pas payer son loyer sauf si l’appartement est clairement insalubre, ce qu’il n’est pas. Je devrais donc perdre. Ceci dit, tout de même pas pas au point d’être expulsé. Il pense qu’il me sera probablement ordonné de payer les loyers en retard plus des dommages et intérêts, peut-être en m’accordant un délai, en échange quoi Martins devra mettre à profit de son côté pour remettre l’appartement en état.

Pour me rendre inexpulsable et ne pas avoir à payer d’un coup tous les loyers en retard, je présente à la Banque de France mes dettes, toutes contractées grâce à la corruption de la « justice » nanto-rennaise, plus la pension alimentaire saisie directement auprès des Assedic qui m’empêche de payer intégralement le loyer. La Banque de France calcule mon endettement et arrive à la conclusion qu’avec mon revenu amputé, chaque mois je perds 2 € ! Elle m’adresse une attestation déclarant mon surendettement recevable. Par la suite, un juge décidera le gel de mes dettes, donc les poursuites des créanciers, pour deux ans. Maintenant qu’on ne peut plus m’expulser me dis-je optimiste, s’il y a enfin une justice je serai condamné au pire à payer les loyers en retard et je les mettrai dans le surendettement ! Ils seront donc eux aussi gelés pour deux ans alors que Martins, lui, sera condamné à remettre l’appartement aux normes et dans l’état initial. Belle opération si ça marche !

3.   Convergences des expertises sur le vice caché

 L’ancien locataire

Martins contestant absolument tout vice caché, je finis par téléphoner au locataire précédent pour lui demander s’il n’a pas connu d’ennui dans l’appartement. Il me confirme qu’il avait de gros problèmes …d’humidité ! Puis il ajoute que je dois me méfier de Martins, c’est un malhonnête… Martins refusait de lui rembourser son acompte pour les dommages qu’il avait causés lui-même – comme avec moi – mais le locataire a réussi à quitter l’appartement sans payer les derniers loyers. Très remonté contre Martins, il accepte de me confirmer les infos demandées dans un mail pour utilisation en justice. En voici le contenu :

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L’expert « Pro Domo »

Moi qui n’ai pas un rond, je fais venir un expert, Pro Domo, pour lui demander de me diagnostiquer ce qui ne va pas dans ces lieux. Il constate immédiatement que l’appartement n’est pas en conformité avec les normes : pas de ventilation, portes frôlant le sol et ne laissant pas l’air circuler, pas d’extracteurs aux fenêtres. En fait, l’air humide ne peut pas quitter l’appartement et il attaque tout. Le 11 janvier 2005, il rédige son rapport. C’est alors que je m’appuie dessus pour dire à Martins que, tant qu’il n’aura pas remis l’appart dans l’état où je l’ai trouvé, je lui gèle ses loyers.

LES DEUX EXPERTS DES ASSURANCES MACIF ET MMA

Grâce à la Macif, son expert et celui de l’assurance de Martins sont invités à venir constater l’état des lieux. C’est un moment amusant pour moi… J’ai fait couler la douche et bouillir une casserole d’eau dans la cuisine. Bien qu’on soit en été, il y a de la buée dégoulinante sur toutes les vitres… Les deux experts s’aperçoivent tout de suite qu’on est devant le cas typique d’un logement mal ventilé. Martins s’insurge en disant qu’il est parfaitement aéré, que je n’ai qu’à ouvrir les fenêtres pour faire disparaître l’humidité ! Et, joignant le geste à la parole, il va ouvrir la fenêtre. Quand il revient, un des deux experts lui dit que ce n’est pas en ouvrant une fenêtre qu’on « ventile » un appartement. Martins, dont le culot décidément n’a pas de limite, leur dit : « Je sais tout de même de quoi je parle, je suis un expert dans le domaine du bâtiment ! ». A cet instant, son propre expert, celui de la MMA (cabinet Aldea), piqué au vif, vient le regarder dans les yeux et lui dit : « Et moi ? Je fais quoi depuis 15 ans ? ». Du coup, Martins se tait… Les deux experts sont d’accord sur la non-conformité des lieux avec les normes en usage et leurs deux rapports le confirmeront. Surtout celui de la MMA, intitulé « Rapport d’expertise dégât des eaux » (1/03/05), sans pitié ! Martins ne le présentera pas au tribunal… Il faudra que j’oblige mon avocat (qui n’y avait pas pensé !) à le réclamer pour pouvoir en découvrir le contenu et le présenter pour ma défense.

L’expert huissier Me Christophe Leblanc

Martins contestant toujours la réalité des dégâts, la Macif missionne un huissier pour expertiser les lieux. Cet huissier, Me Christophe Leblanc, arrive le 25 juillet 2005, armé d’un appareil photo. Il remarque tout de suite toutes les traces d’humidité, de colle, de rouille, de décollement des papiers et tissus muraux. Il prend tout en photo, même les trous percés par Martins dans les fenêtres pour faire semblant de produire une ventilation… Pour lui, il n’y a pas d’hésitation : cet appartement souffre d’une humidité anormale, causée par l’absence d’aération. Il le confirme dans un « procès verbal de constat » du même jour.

L’expert de la Mairie

Pour enfoncer le clou, je réussis à faire déplacer un expert de la mairie, une femme, qui constate à son tour les dégâts. Elle me dit : « Cet appartement n’est pas conforme aux normes. Il devrait être équipé d’une VMC. Je vais le sommer par écrit de revenir aux normes ». « Excellent », me dis-je. Seulement, il faudrait que je sois encore dans l’appartement quand ce sera fait… En effet Martins, qui prétend constamment que l’appartement est sain, fera tous les aménagements légaux en installant une VMC, rabotant les bas de portes pour laisser passer l’air, retirant les tapisseries et repeignant les murs …une fois que je serai expulsé ! Il a bien trop peur que toute cette affaire lui retombe douloureusement sur le nez avec un troisième locataire…

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Les gens honnêtes victimes d’injustices criantes sont les plus hargneux pour faire valoir la vérité. Ils peuvent y consacrer leur vie. C’est tout à fait mon cas, avec le président Beugin. Nous faisons le siège du greffier du tribunal de commerce, Maître Barbin – celui qui prétend crânement qu’il n’y a pas de corruption en son tribunal… – pour obtenir les pièces démontrant la corruption de ce tribunal. C’est ainsi qu’à force de lui démontrer mon innocence dans l’affaire qui m’a fait condamner à l’interdiction de gérer, il finit par ne plus trouver d’arguments contraires. Je le convaincs alors, puisqu’il prétend être un greffier honnête, d’écrire à Dolley pour lui demander sur quelle base il a calculé le passif qu’il me reprochait. Celui-ci constate probablement que je ne le lâcherai jamais, tel le bouledogue moyen, et qu’un jour c’est derrière les barreaux qu’il va se retrouver. Comme nombre de ses collègues… Alors, il lâche du lest.

Vous trouverez ci-dessous copie de sa réponse à Barbin : « En absence de disponibilités, il n’a pas été procédé aux opérations de vérification des créances déclarées » ! Il avoue enfin avoir inventé le passif dont il m’accusait ! Cet aveu ne lui coûte pas trop cher puisqu’il sait que je viens de perdre en cassation, que voilà l’affaire classée et qu’il aura toujours le soutien de la « justice ». Quoique… son courrier présente tout de même un fait nouveau exploitable pour demander un recours en révision.  Un fait prouvant sa corruption et celle des juges du tribunal puisque son faux a permis de me condamner en ne me laissant pas la parole et en multipliant les entorses à la loi.

Ce courrier établit aussi la corruption de Me Barbin puisque, par la suite, il continuera à nier l’existence de toute corruption dans son tribunal en dépit de l’évidence… Cécité ? Non, M. Barbin est un homme intelligent, je peux en témoigner, et il sait lire… Sans oublier qu’il est assailli de plaintes contre son tribunal de la part de l’Association des Victimes du tribunal de Commerce !

Enfin, dans son courrier Dolley avoue qu’il refuse de vérifier les comptes des sociétés dans lesquelles il ne trouve pas assez d’argent à sa convenance… Alors que c’est l’obligation expresse de sa charge. Si tous les liquidateurs font comme lui en France, on comprend mieux pourquoi ils sont si riches …et si nombreux à être mis en examen !

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