Archives de la catégorie Uncategorized

 1. Mon avocat : confiant… 

Il faut que je demande un délai au juge de l’exécution. Les textes de loi accordent jusqu’à 2 ans de délai de grâce à l’expulsé pour lui laisser le temps de trouver à se reloger. Mon jeune avocat Me Dabouis se rend donc devant le juge de l’exécution pour plaider ma cause. En revenant, il est confiant. Voyez sa lettre :

Dabouis confiant

Bien entendu, je ne le crois qu’à moitié. C’est que maintenant j’ai plus d’expérience des tribunaux que lui… 

Eh bien, Martins avait raison… Contre toute attente, le 24 octobre, mon expulsion est prononcée pour les jours qui viennent ! Et le courrier me parvient deux jours plus tard… On est loin des deux ans ! Donc, ce juge si compréhensif est un salaud… Il a reçu des instructions d’en haut, ce qui explique le changement de ton entre la 1ère et la 2ème visite de mon avocat. A la 1ère visite du juge il ne me connaissait pas, à la seconde SI ! Voilà le compte-rendu de la 2ème visite de mon avocat suite au jugement prononçant mon expulsion accélérée :

Dabouis-Castagne_1.jpg.scaled50061f1

Dabouis-Castagne_2.jpg.scaled1000b800

 

Comme les autres juges que j’ai rencontrés sur ma route, Castagné n’a pu ainsi dévoiler ses intentions premières à Dabouis puisqu’il n’en avait pas. Il attendait les instructions « d’en haut »… Le système lui permet de ne pas avoir à statuer en présence du justiciable et de l’assistance bien que, de par la loi, le jugement est censé être public ! Ainsi, ces lâches magistrats n’ont pas à subir les réactions d’une assistance outrée face à leurs verdicts iniques. Quant au justiciable qui reçoit la douloureuse chez lui longtemps après, l’assistance s’étant dissoute, il n’a plus de témoin pouvant attester que le juge n’a pas tenu compte de sa plaidoirie et a ajouté des faits non débattus pour le condamner… En cette mémorable année 2005 (enfin !) je commence à imaginer sérieusement que tous les juges de Nantes relèvent de la même franc-maçonnerie, qui m’a mise à l’index. En effet,hormis mon divorce, non seulement je n’ai jamais gagné aucun procès mais j’ai toujours été condamné au maximum possible !

Ce juge de l’exécution s’appelle Castagné et je vais le …castagner ! Vous allez voir comment… Apparemment dans l’euphorie d’appartenir au clan des puissants de Nantes et de pouvoir s’amuser à mes dépends en toute impunité, il a fait très fort ! Ses prédécesseurs, plus timides (rires !), oubliaient mes arguments, évitaient les faits, refusaient de considérer la loi, trichaient dans l’argumentation, tout cela pour parvenir à démontrer ma mauvaise foi. Lui, le 24 octobre 2005, il fabrique carrément de fausses dates et de faux faits contraires aux pièces qu’il a en main et s’en sert pour démontrer froidement mes torts, il se fout de ma gueule et enfin décide le pire : mon expulsion d’urgence par la force publique ! Voilà un extrait de ce que j’écris au procureur de la république à propos de son jugement :

EXPOSE DES FAITS 

Etudions la 1ère étape du jugement (page 2)

« En effet, selon les documents fournis » (avant-avant-dernier paragraphe de la page 2) : le juge tente dès le départ de faire croire qu’il puise les faits dans le dossier qui lui a été soumis. Or, certains faits sur lesquels il s’appuie sont des inventions pures et simples de sa part :

1.      « la perte d’emploi remonte au mois de mars 2004 » : en fait, ma perte d’emploi a commencé en juillet 2002, lors du dépôt de bilan de ma société Tree Logic, avec une indemnisation Assedic à partir de décembre 2002 (pièce 2). Voici le 1er faux en écriture publique de ce jugement.

2.      « le dossier de surendettement déclaré recevable le 28 juin 2004 » : en fait, les pièces qu’il a en mains attestent que le service Surendettement de la Banque de France a déclaré mon dossier de surendettement recevable le 2 mai 2005, (pièce 3). 2ème faux en écriture publique.

Partant des faux qu’il vient ainsi de créer, M. Castagné passe à l’usage de ces faux, dans le but de démontrer ma mauvaise foi et de me condamner :

1.      « c’est seulement quelques semaines plus tard qu’est souscrit le contrat de location à la date du 16 juin 2004 ». Cette dernière date, elle, est juste car elle convient au dessein de M. Castagné. Mais, si cette date est juste, les faits, une fois rétablis dans leur vérité, démontrent que la signature du bail s’effectua en réalité 24 mois après le début de mon chômage, chômage d’ailleurs parfaitement connu et accepté du propriétaire. Ils établissent aussi que mon dossier de surendettement fut soumis et déclaré recevable 11 mois après que le bail fut signé.

2.      « c’est dire qu’au moment de l’entrée dans les lieux, les germes d’un échec prévisible gangrenaient déjà les obligations des locataires ». Continuant à exploiter ses deux faux, M. Castagné parvient à son but : établir frauduleusement que j’ai signé un bail, conscient de mon incapacité à en payer les loyers.  A cette occasion, remarquons que jamais ce magistrat ne se pose la question de savoir quelle part du loyer j’avais convenu avec mon fils, colocataire, de payer personnellement. Si nous avions décidé que j’en payais le quart et mon fils les ¾, que serait devenue son argumentation oiseuse visant à prouver que je ne pouvais pas payer les loyers ?

On le voit, la corruption du juge Castagné éclate littéralement. Ceci dit, pour m’expulser, il va falloir qu’il fasse vite. On est le 27 octobre et il reste seulement 4 jours avant le 1er novembre, date à partir de laquelle on ne peut plus expulser quiconque : c’est la « période d’hiver ». Après, il faut attendre le printemps. Connaissant l’efficacité proverbiale de l’administration, je reste confiant…

 2. Mon avocat : complètement retourné par sa rencontre avec le juge 

Mon jeune avocat, Matthieu Dabouis, est catastrophé du jugement de Castagné. Il ne comprend pas qu’un juge qui lui a dit en souriant : « 2 ans de délai pour quitter les lieux c’est peut-être beaucoup… », ait fixé 7 jours ! Je lui ai pourtant répété des dizaines de fois que j’ai affaire à des juges corrompus, mais il doute. Avocat de peu de foi… Pour lui montrer que le jugement a été biaisé, il me faut user avec lui de brutalité ! Il ne veut pas m’écouter. Je le force à constater que le juge a utilisé des dates erronées, ce qui lui a permis de me condamner. Constatant ce qu’il prend pour des « erreurs », il est convaincu qu’il peut faire revenir le juge sur sa décision. Remonté à bloc, il prend sa voiture et va rencontrer Castagné !

Quand il revient, je l’interroge anxieusement. Il a l’air visiblement très impressionné par le juge. Il en parle sur un ton devenu obséquieux ! Et moi, il ne me respecte plus. Il me dit sur un ton sans réplique : « Désolé, M. de Lespinay, mais cette expulsion était parfaitement justifiée. Je vous l’ai toujours dit. Le juge me l’a expliqué clairement. » Et il cite à nouveau les arguments biaisés de Castagné ! Je n’arrive pas à le faire taire et à le remettre dans le droit chemin, celui des fausses dates. Il ne veut pas m’écouter ! Le juge ne peut pas avoir tort ! Nous nous quittons, furieux. Moi, parce qu’il se comporte comme un idiot et lui, car j’ai osé contester la probité du juge qu’il vient de rencontrer. Le 31 octobre, il me confirme par écrit sa nouvelle position : « je vous déconseille fortement de faire appel de la décision du juge de l’exécution. (…) Cette procédure est vouée à l’échec. » Puis il me re-démontre mes torts en reprenant les arguments biaisés de Castagné, oubliant qu’il a tout de même accepté de plaider parce qu’il croyait à la justesse de ma position. Il me traite en coupable, ce qui est fort désagréable. « Pour toutes ces raisons, la Cour d’Appel ne pourra que confirmer la décision du juge de l’exécution. »

Sa lettre, ajoutée à bien d’autres, m’amène cette année-là à penser que les avocats ont tendance à être les esclaves des juges… Par la suite j’en aurai la certitude !

1. L’agression au tournevis

Tout en lançant l’appel sur l’expulsion, mon avocat et moi demandons au juge de l’exécution un sursis à exécution de 2 ans, le délai habituel, pour pouvoir trouver un nouveau logement. Avec un peu de chance, l’expulsion sera cassée avant que je me retrouve dehors… Hélas, en attendant, Martins « s’amuse » à me contrarier. Après avoir réduit en catimini l’eau de mon appartement à un petit filet, il change secrètement la serrure de la porte d’entrée de son petit immeuble (21 octobre 2005) sans me donner la nouvelle clé (« anonymat »… « en secret »… on retrouve tout au long du livre cette lâcheté très révélatrice d’une certaine catégorie de personnes). Par contre, je le saurai plus tard, il l’a donnée aux deux autres occupants de l’immeuble dont sa fille. Celle-ci, qui réside au rez-de-chaussée et avec qui je m’entends bien, m’entend tambouriner à la porte et taper à sa fenêtre, elle bouge dans son appartement mais refuse de m’ouvrir !

J’appelle la police et ce n’est pas une mince affaire ! Elle aussi tambourine à la fenêtre et à sa porte, sans succès. Elle finit par entrer dans l’immeuble mais m’interdit de la suivre pour entrer dans mon appartement. Les policiers finissent par me dire qu’ils ne peuvent rien pour moi. Vive la France ! Ils me conseillent de trouver un juge à la cité administrative. Mais on est samedi ! J’y suis allé …pour constater que la cité est fermée. Finalement, à contrecœur, ils ouvrent la porte de l’immeuble et ma fille et moi pouvons enfin entrer chez nous.

Le lendemain, samedi 22 octobre 2005, j’aperçois Martins dans la cour de l’immeuble. Il est en train de bricoler la serrure, une fois de plus… Je sors pour lui demander la nouvelle clé de l’immeuble et le fais de façon tout à fait courtoise. Je n’ai aucunement envie de pourrir davantage la situation. Il m’informe tout de go que le juge de l’exécution vient de décider mon expulsion pour les jours qui viennent et que je dois partir avant que la police m’expulse ! Mon propre avocat ne le sait pas… Je lui réponds que je doute qu’il soit ainsi dans le secret des dieux (mais j’ai bien tort !). Alors, il m’ordonne de quitter les lieux. Je lui rétorque qu’on attendra le jugement. Furieux, il m’engueule et se met à pointer son tournevis vers mon visage pour me faire peur. Mais je n’ai pas peur d’un couard. Seulement, aujourd’hui, Martins est moins couard que d’habitude… D’abord, il est armé d’un tournevis, qu’il tient fermement. Ensuite, il se sait protégé par la « justice » française et toute la caste des fonctionnaires corrompus qu’il a longuement financés à travers son entreprise de BTP !

Donc, Martins s’approche en m’engueulant, me menaçant de son tournevis. Sous le regard de sa fille, qui a ouvert sa fenêtre et hurle je ne sais pas quoi, et en présence de ma fille et d’une de ses amies, qui sont même descendues dans la cour et le somment d’arrêter ! Il pointe son outil vers mon visage en donnant de petits coups en avant, tel le marteau-piqueur moyen, pour me faire peur. Vu la proximité de l’outil qui me frôle le visage et son état d’énervement, je finis par reculer tout en lui répondant calmement. Puis, constatant que mon discours n’a pas d’effet, je ne recule plus… Il me porte alors deux petits coups de tournevis dans la lèvre, sans gravité. Du coup, il s’arrête et se tait, craignant ma réaction. Mais cette attaque vénielle ne me fait pas perdre mon sang-froid. Je peux comprendre son sentiment d’impuissance face à quelqu’un qui le domine naturellement. Et puis, le voilà calmé. Je lui dis que je vais porter plainte pour coups et blessures et rentre chez moi avec ma fille et son amie.

Jamais il n’avait osé auparavant s’approcher aussi près de moi, malgré notre différend. Je ne fais ni chétif ni timoré et il craint ma force physique. Alors il fait ses coups en douce. Ma vulnérabilité soudaine aux agressions, je la dois à la corruption nantaise et c’est très grave ! Si Martins avait eu un couteau en main, c’est pour ma vie que j’aurais du craindre, à cause de la corruption nantaise. S’il n’avait pas eu son soutien, il aurait certainement fait les réparations dans l’appartement et nous nous entendrions parfaitement bien…

2. Arrivée de la police 

J’appelle la police. Elle me dit au téléphone qu’elle arrive car elle a déjà été appelée par la fille de Martins ! Elle prétendrait que j’agresse son père ! Décidément, la malhonnêteté est affaire de famille. Les policiers arrivent et je leur montre ma lèvre qui saigne. Bien que sa fille prétende que c’est moi l’agresseur, Martins, qui n’est pas au courant, se plaint aux flics que je ne lui paie pas le loyer, me traitant de squatteur. Sa fille s’y met aussi. Elle si gentille d’habitude avec moi, se plaint de ce que je fais exprès du bruit la nuit pour l’empêcher de dormir !

Pendant que les policiers écoutent Martins, sa fille et la mienne donner leur version des faits, le petit copain de sa fille qui assiste aux débats appuyés contre le mur, me dit soudain agressivement en aparté : « vous êtes complètement fou ! ». Je m’approche de lui et le presse de m’expliquer pourquoi. Il me répond : « Vous ne savez pas à qui vous vous attaquez ! Vous êtes fou de le provoquer ! ». Pour moi qui ne l’ai pas provoqué, c’est l’inverse : je ne vois en Martins qu’un petit propriétaire d’origine portugaise, mal dégrossi et malhonnête, à peine Français et sans culture, lâche sans tournevis, qui ne sait même pas bricoler correctement dans un appartement… Pas de quoi représenter un danger pour un Français honnête. Je ne vois pas (encore) le membre de la nomenklatura qui me torture qu’il est, qui a le bras très long…

3. Plainte de Martins avec faux-témoignage

Une fois les policiers partis faire leur rapport, je dépose ma plainte. La découvrant puisqu’il est convoqué par la police, Martins réagit en faisant de même, prétendant que je l’ai agressé le premier. Or, le rapport de police rédigé sur les lieux au moment de l’altercation ne parle d’aucune agression. Il ne parle même pas de ma blessure à la lèvre ! Il fait quelques lignes et relate les discussions entre les parties, même pas les observations des policiers. Exaspérants ces rapports de police : ils sont trop succincts, trop souvent superficiels, parfois complètement erronés et rien ne peut servir à un procès ultérieur. Notre police manque désespérément de la formation dont la population a besoin. Le plus exaspérant c’est que, pour déposer sa plainte, Martins se rend auprès des mêmes policiers, ceux qui sont venus suite à l’altercation au tournevis et ne l’ont jamais entendu se plaindre d’avoir été agressé. Et là, il témoigne que je l’aurais roué de coups par derrière, sans aucune réaction des policiers ! Grâce à leur incurie, ou à leur complicité ? Sa plainte, qu’il ne peut pourtant pas étayer par un certificat du médecin contrairement à moi, est acceptée ! Le juge Sauvaget, plus tard, utilisera cette faille sans vergogne…

Armé de mes 5 expertises, avec photos, du témoignage du précédent locataire et de mon attestation de recevabilité au surendettement, je me présente devant le juge de référé avec l’avocat payé par la Macif, Me Dabouis.  Comme d’habitude, ça se passe bien en audience et je rentre chez moi, attendant le verdict. C’est mon avocat qui me communique la douloureuse :

expulsion_1.jpg.scaled100004a3

Me voilà donc condamné comme d’habitude, et au pire : à l’expulsion ! Rien que ça ! Ma « parfaite bonne foi » n’ayant pu être établie par le juge. L’argumentation de Mme Pavageau est un tissu d’arguments malhonnêtes, tous fabriqués en faveur de Martins. Elle refuse même l’expertise judiciaire du logement que je demande, qui lui aurait permis de constater ou non ma « parfaite » bonne foi ! Elle ignore les cinq expertises plus le témoignage à charge du locataire précédent qui me donnent raison ! Elle ne reconnaît pas qu’un locataire puisse être gêné par une humidité excessive et les dégâts qu’elle provoque. Elle ne nous consent aucun dédommagement pour nos conditions de vie, les menaces et les agressions de Martins. Elle ne tient aucun compte de l’accord de surendettement, qui interdit toute expulsion ! Ayant évité de parler de tout ce qui me donnait raison, elle prononce l’expulsion. Voilà de la belle et de la bonne corruption…

Je demande à Me Dabouis de faire appel, mais il m’informe que je serai expulsé avant d’être convoqué auprès de la cour d’appel et que, comme il y aura un nouveau locataire, jamais on ne me réintègrera dans mes locaux ! L’appel ne sert à rien. Ouaiii ! C’est ça la France ! Cocoricooo ! Mais j’insiste car je veux que la justice reconnaisse que mon expulsion n’avait pas lieu d’être, afin que je puisse mener d’autres poursuites contre Martins. Mon avocat s’exécute.

L’Afia, c’est cette association d’universitaires arrogants se déclarant spécialistes de l’Intelligence Artificielle qui avait tout tenté pour me faire passer pour un nul en 1991 suite à mon article dans Science et Vie. 14 ans plus tard, à force de nier que l’Intelligence Artificielle est bien celle que je défends et que je pratique, l’Afia finit par convenir qu’elle ne sait plus ce que c’est… Trop drôle ! Démonstration :

  • 1er email qui m’est adressé par l’Afia, le 2 juillet 2005, en réponse à ma demande de recevoir les appels d’offres « Intelligence Artificielle » :

Monsieur,

   Je suis en charge de la rubrique appels d’offre du site de l’Afia.
J’ai bien reçu votre email précisant les compétences de votre entreprise
et souhaiterais vous faire suivre les annonces que je sélectionne ;
malheureusement, je connais très mal votre domaine et bien qu’ayant une
série d’annonces sous la main j’ai du mal à voir lesquelles pourraient
vous concerner. Si j’en vois passer qui me semble bien dans votre profil,
je vous les enverrais, mais je préfère vous recommande la page
« 
http://afia.lri.fr/node.php?lang=fr&node=948« . Si vous me dites que
certaines de ses annonces vous intéresse, je pourrai vous faire suivre à
l’avenir celles qui leur semblent similaires.

     Qqn du bureau, ayant plus d’ancienneté que moi, vous contactera à
propos des points autres que l’aspect « appels d’offres ».

  Très cordialement,
Olivier Teytaud

. 2ème email reçu de l’Afia le lendemain quand je m’étonne que cette association ne semble pas savoir ce qu’est l’Intelligence Artificielle (IA) :

l’IA est sans doute un domaine bien flou ; pour ma part
après avoir revu la liste, 100 % des appels d’offre proposés me semblent
dans le thème – j’inclus dans IA l’optimisation, la prévision, la
simulation, le multi-agents – il est vrai que finalement dans IA on peut
presque mettre « informatique ».

  Olivier 

Triste, triste… L’élite française de la recherche en informatique est toute perdue. L’association de l’IA ne sait plus ce que veut dire « IA »… Mais quelles « recherches » fait-elle donc ?  

  • 3ème email reçu de l’Afia, le 12/09/06, quand je postule pour une conférence sur ma technologie à la journée « 50 ans de l’IA : bilan et perspectives » au Ministère de la recherche :

Bonjour,
Je connais bien votre parcours IA.
Cette journée est consacrée à la recherche. L’objectif est de faire connaitre nos recherches en IA à nos politiques, decideurs des subventions pour la recherche
et la enfin presse qui semble etre arretée sur les recherches des années 80
Il y aura plus tard (l’année prochaine) une journée industrielle, alors les organisateurs feront certainement appel à vous.
Amicalement
Eunika

« Amicalement », Eunika Mercier-Laurent m’informe qu’elle me connaît bien et, donc, que je ne suis pas concerné par la journée « 50 ans de l’IA » puisque je ne fais pas de recherche ! Alors que les universitaires en font, bien sûr, …tout en ne sachant pas ce que c’est ! Ce sont eux qui auront la chance de rencontrer les politiques, les décideurs, ceux qui ont du pognon quoi ! En somme, au 21ème siècle, un industriel français qui fait de la recherche doit être écarté de tout contact avec les financeurs de la recherche. L’aide de l’État est réservée …à l’État ! On a l’impression que l’État organise des manifestations en faveur de la recherche pour pouvoir détourner habilement les aides destinées aux entreprises en faveur de la seule université… Une fois de plus, les Français sont lésés (avec un grand « B »)… « Il y aura plus tard (l’année prochaine) une journée industrielle, alors les organisateurs feront certainement appel à vous. » : j’attends toujours !

Voici un aveu révélateur : « la presse semble arrêtée sur les recherches des années 80 ». Intéressant ! De 1986 à aujourd’hui, la presse a principalement parlé en IA de mes recherches et de mes réussites dans les entreprises. Elle n’a jamais pu parler d’autre chose, la « recherche » universitaire n’ayant rien produit depuis 1986 qui soit digne d’un article. D’où des articles contraints à paraître dans ses propres revues scientifiques, dites « officielles », traduisez « étatiques » ou « bureaucratiques »… L’ennui, c’est que ces revues-là sont si absconses et peu concrètes que les journalistes ne les lisent pas…

Voilà trois emails qui suffisent à démontrer la faillite du système français de la recherche menée par des fonctionnaires…

Voici les noms des juges de la cour d’appel de Rennes chargés de réviser le premier jugement qui a donné raison à ma banque la Société Générale en 2003 : Monique Boivin (Président), Rosine Nivelle et Jean-Malo Bohuon, conseillers. J’ai repris avec eux la même argumentation « imparable » qu’à Nantes, en commençant par la loi du 31/12/1989 qui me donne raison. Et, comme d’habitude, je perds… Dans la rédaction de leur jugement, ils commencent par tricher deux fois dans l’exposé des faits. D’abord, ils évitent de rappeler que ma défense s’appuie sur la loi du 31/12/1989 sur l’inscription FICP. Ensuite,ils évitent de rappeler que mon compte était en positif au moment de l’inscription FICP, fait établi parune attestation de régularisation du compte. Grâce à ces deux « oublis », ils peuvent confirmer ma condamnation.  

Voilà leur argumentation :

·         « Le retrait de la carte bleue, le refus de chéquier et l’inscription FICP étaient justifiées par les positions débitrices non autorisées de son compte et les mises en demeure restées sans effet ». On a déjà vu en 2003 que c’est faux. Sans oublier que la mise en demeure avait été suivie d’effet puisque, non seulement mon compte était revenu dans le découvert autorisé mais en plus il était devenu positif. Ensuite, la loi – dont les juges refusent de tenir compte – interdit justement au banquier, qui n’est pas juge, d’inscrire un client au fichier FICP sans suivre une procédure très précise servant à éviter une inscription injustifiée.

·         « L’inscription au FICP était également justifiée, nonobstant l’attestation de la banque selon laquelle M. de Lespinay avait alors régularisé sa situation… ». Encore une preuve absolue de corruption des juges ! Le banquier reconnaît que mon compte est revenu dans les clous mais les juges décident que l’inscription FICP est quand même justifiée, donc qu’elle doit être maintenue ! 

Je suis donc condamné… Monique Boivin, Rosine Nivelle et Jean-Malo Bohuon s’ajoutent à la longue liste des juges corrompus qui m’ont condamné « sur ordre ». Je n’irai pas en cassation… Devinez pourquoi. Trop de soucis financiers et l’assurance de perdre…

I – Le CHU de St Herblain cherche un partenaire privé en intelligence artificielle

En janvier 1986, je crée à Nantes ma première entreprise : A.r.c.a.n.e. (Automatisation du Raisonnement et de la Connaissance, Acquisition Normalisée de l’Expertise), une start-up avant l’heure spécialisée en « IA » (Intelligence Artificielle). Mon but est de développer des applications dans ce domaine pour les entreprises. J’embauche un jeune Centralien spécialisé IA, un garçon précieux qui a la très rare expérience d’avoir développé pour EDF un système expert de diagnostic de fissures dans les centrales nucléaires. Puis je lance la prospection.

C’est alors que nous rencontrons l’Hôpital Nord de Nantes-St Herblain, un hôpital « à la pointe de la recherche ». Il a déjà installé pour test une curiosité à un étage : un système de chariots autonomes optoguidés pour parcourir les couloirs sans pilote. Le patron du service Pneumologie nous informe de son projet de développer un système expert de diagnostic de l’embolie pulmonaire. Il recherche des partenaires technologiques, si possible privés pour que ça tourne.

Il nous nous invite à faire la connaissance de la responsable du laboratoire de recherche en IA (intelligence artificielle) de l’École des Mines de Nantes, qu’il voudrait associer au projet. Je donne rendez-vous à cette dame  à l’hôpital. C’est une femme très simple, tout à fait aimable, contente de découvrir qu’une société d’IA s’est ouverte à Nantes, que je vais appeler « Mme Desmines » pour plus de commodité. Elle dit voir parfaitement les synergies entre son laboratoire et ma société. Ceci dit, je remarque avec étonnement que pour une directrice de recherche en IA d’une grande école, elle n’a pas l’air très compétente ni passionnée par son sujet. Elle n’entame aucune discussion sur l’intelligence artificielle.

Nous nous rendons ensemble mon centralien, elle et moi, une ou deux fois à l’hôpital en pour discuter du projet avec notre client commun et recueillir un peu de sa connaissance sur l’embolie pulmonaire. Vient le moment fatidique : le client nous demande, à Mme Desmines et à moi, de lui prouver notre compétence et de lui faire une proposition. Pour le convaincre, je ne vois pas meilleur argument que de développer le début du système expert sur l’embolie pulmonaire qu’il demande.

II – Une démonstration d’IA percutante sur le premier ordinateur portable de l’histoire, français

Avant la présentation à l’hôpital, je confie à Mme Desmines mon admiration face à l’efficacité de l’intelligence artificielle d’Intelligence Service, le logiciel que j’utilise issu de l’université Paris 6 (« Pandora »). J’y vois une découverte majeure à exploiter, qui va intéresser ses étudiants. C’est alors qu’elle tique : « Mais l’utilisation de cet outil ne  réclame pas de compétence informatique » ! Je lui réponds que c’est là l’intérêt : n’importe qui devient capable de faire de l’IA (intelligence artificielle) et son laboratoire va le prouver. Cette perspective la choque : que va-t-elle enseigner en IA alors ? Très surpris qu’elle ne soit pas plus intéressée que cela par la perspective d’offrir à ses élèves de nouveaux horizons et au public la technologie informatique la plus avancée qui soit, je me retrouve en train de lui suggérer un programme de recherche : « faites travailler vos étudiants sur l’automatisation du raisonnement, sur toutes les formes de raisonnements, trouvez des structures de connaissances communes à différents domaines, faites leur développer des générateurs de systèmes experts plus puissants qu’Intelligence Service, etc. » Elle me quitte, fort dubitative.

Mon Centralien et moi planchons alors là-dessus avec Intelligence Service. Il a une qualité remarquable : IL RAISONNE ! Il n’y a aucune programmation à faire, donc aucun besoin d’informaticien, pour développer le nec plus ultra de l’informatique : des programmes sous forme système expert. Il suffit de lui donner de la connaissance sous forme de règles en langage de tous les jours et il trouve les résultats en raisonnant. D’où une rapidité de développement et une puissance que ne peuvent atteindre les méthodes classiques enseignées à l’université.

Mon Centralien et moi planchons sur la maquette à partir de la connaissance fournie par le client au cours de nos conversations. Elle tourne bientôt de façon satisfaisante et nous prenons RV avec l’hôpital.

III – La baffe !

Quand notre client nous reçoit, nous sommes venus avec notre PC portable (un Micral de Bull, un micro-ordinateur, un des premiers au monde à être commercialisé) et un début de système expert parfaitement opérationnel grâce à Intelligence Service, le premier opérationnel sur l’embolie pulmonaire. C’est dire comme la démon va être percutante.

A la vision de notre Micral, il est très étonné puis ennuyé. Il me dit que, de toute façon, c’est inutile, nous ne sommes pas retenus ! Il ne travaillera qu’avec le laboratoire de l’École des Mines… Stupéfait, je lui demande pourquoi. Il répond d’une voix blanche : « c’est comme ça ». Je lui propose malgré tout de lui montrer le travail que nous avons fait pour lui à partir de son propre savoir sur l’embolie pulmonaire. Il me répond : « non » ! 

Abasourdi par tant de culot, je lui demande ce qui motive son refus plutôt brutal. Il me répond froidement : « Mme Desmines m’a dit que vous êtes incompétent en IA. C’est pourquoi je ne vous passerai pas commande. ». Je lui fais alors remarquer qu’à Nantes et probablement dans tout l’ouest, il n’y a qu’une seule personne qui a écrit un vrai système expert industriel, c’est mon collègue Centralien ici présent. Et qu’aux Mines de Nantes, aucun étudiant, y compris Mme Desmines, n’a jamais écrit un système expert ! Comment peut-il faire reposer une partie de l’avenir de la recherche de son hôpital sur de si fragiles épaules ? Il a devant lui un système expert qui va lui montrer notre compétence s’il veut bien avoir l’obligeance de le regarder. Rien à faire, il s’y refuse. Surréaliste !

Je lui demande alors de m’expliquer pourquoi il ne nous a pas prévenu de son refus pour nous éviter de travailler sur une proposition et de nous faire déplacer. Il ne sait quoi répondre… Nous repartons, bien marris et estomaqués. Ces deux réactions, l’insolence et l’irresponsabilité face au privé – on peut même dire la bêtise – sont typiques de l’administration. Tout mon blog à venir va le démontrer.

Le lendemain matin, quand j’arrive au bureau, je trouve un mot de mon centralien griffonné à la hâte : « Je ne suis pas fait pour cette vie un peu trop risquée, je vous donne ma démission ». Il ne réclame même pas son salaire et je ne l’ai jamais revu ! Grâce à « l’honnêteté » d’un des responsables de l’hôpital et à sa complicité avec une universitaire, j’ai perdu à la fois ma première affaire, mon premier Ingénieur et une embauche en IA a disparu !

IV – Voilà l’explication que tout chercheur français doit savoir s’il ne veut pas prendre des baffes : « le privé est concurrent du public » ! Pas l’inverse…

Cherchant à comprendre car, tout de même, la survie de mon entreprise en dépend, je téléphone à Mme Desmines pour lui demander pourquoi elle a prétendu que nous étions incompétents en IA. Elle me dit alors qu’elle n’allait tout de même pas laisser passer un « concurrent » ! Le ciel me tombe sur la tête ! Me voilà concurrent de l’université, maintenant ! Moi qui nous croyais partenaires ! Ce mot de « concurrent » est entré comme au fer rouge dans mon esprit. Le fameux « partenariat entreprise-université » pour la recherche dont l’État nous rebat les oreilles, ce serait donc du bidon ?

Le projet de l’Hôpital Nord fut donc mené par les étudiants de Mme Desmines, des amateurs comme elle, et il n’aboutira jamais ! Mais quelle importance ?  L’objectif était de s’échanger le fric de nos impôts.  On n’allait tout de même pas en faire profiter le privé ! Tout le monde y a perdu. Les patients et les contribuables itou… A force d’irresponsabilité et d’incapacité à innover, l’hôpital public tue ses patients !

Triste France…

1.   Jacques Filoupé, universitaire avouant n’avoir pas la moindre compétence dans le domaine dans lequel il va enseigner, compte bien tromper son monde et se faire du fric…

Mi-1986, à force de démarcher les entreprises et de tester mes hypothèses en IA chez eux, je découvre une méthode d’écriture de systèmes experts révolutionnaire, à base d’arbres de décision, que je baptise « la Maïeutique ». Elle me permet d’obtenir mon 1er contrat : un mois de développement à la Banque de Bretagne, simplement pour test. Le client veut vérifier que ma méthode marche avant d’aller plus loin. Fin juillet, le test ayant réussi, j’obtiens la commande définitive, à terminer fin 1986.

Jacques Filoupé – ce nom est un pseudo ressemblant que j’ai inventé pour l’épargner – est alors enseignant en informatique à Nantes et a entendu parler de moi. Il sollicite un RV et vient me rendre visite dans mon bureau. Il m’informe qu’il a pris la décision de démarrer un cycle d’enseignement en IA à l’université (l’Ireste) …tout en avouant rien n’y connaître ! Il vient donc étudier les collaborations possibles avec moi. Je le vois encore, adossé à la cheminée de mon bureau tout neuf rue Paul Bellamy, m’écoutant décrire l’invention que je viens de faire, la Maïeutique. Je lui montre mes outils et lui présente mes deux collaborateurs, tout heureux d’avoir trouvé un partenaire universitaire potentiel. Mais, en fait, Philoupé n’est pas venu pour le bien de ses étudiants et de la recherche française. En fait, il est venu pour voir s’il peut m’associer à un projet lucratif qu’il a en tête mais qui nécessiterait que je le prenne comme associé. Son idée, c’est de m’apporter sa « compétence » en IA – laquelle, on l’a vu, est nulle – et ses étudiants informaticiens pour des stages dans mon entreprise. Hélas pour lui …et pour moi je le comprendrai par la suite, je lui dis que la seule recherche qui m’intéresse, c’est une recherche centrée sur la Maïeutique, pas les recherches habituellement menées par l’université, qui ne mènent nulle part. Il me dit qu’il va réfléchir. Je ne le reverrai jamais…

Un an plus tard, j’apprendrai qu’il s’est associé avec un de mes copains du Club des Créateurs d’Entreprise de Nantes, Jean-Bernard Fournier. Jean-Bernard est conseil en recrutement et possède son propre cabinet. Il vient de fonder la Société Performanse à Nantes, destinée à développer des logiciels d’aide au recrutement. Lui a bien voulu prendre Philoupé comme associé pour sa compétence supposée en IA, mais il faut dire qu’il ne connaît rien à la question. Par contre, il connaît parfaitement mon expertise dans le domaine (j’ai fait entre autres une présentation sur vidéoprojecteur de l’IA et de la Maïeutique au Club des Créateurs d’Entreprises). Pourtant, bien que nous nous rencontrions dans notre club, il ne me parle jamais de son projet avec Filoupé… Ce n’est donc pas l’efficacité qui le guide mais autre chose… En fait, je l’ai compris plus tard, il sait qu’il va bénéficier de subventions et de stagiaires grâce à l’université et à Filoupé et que, par moi, ce ne sera pas possible. Il dispose donc d’informations que j’ignore : l’obstruction universitaire, qu’il ne me confiera jamais. L’avenir démontrera que, s’il chassait les subventions, il avait raison de m’éviter. Mais, sur le plan efficacité, il aurait été infiniment plus vite avec la Maïeutique pour de meilleurs résultats et finalement pour beaucoup moins cher… Il a donc été puni par où il a péché. Ceci dit, il m’avouera par la suite qu’il se fiche de savoir si c’est ou non de la vraie IA qu’il met dans ses logiciels… L’important, c’est qu’il ait disposé de développeurs gratuits. Quant à Filoupé, l’opération lui sied bien : il participe aux bénéfices de l’opération comme associé. Pour chaque soft vendu, il a sa part. L’argent de l’État (le nôtre) a donc été détourné par un de ses représentants pour arrondir ses fins de mois, en plus de sa rémunération universitaire. L’université nantaise est parfaitement au courant et n’en a rien à cirer…

2.   Atlanticiels, un concours nantais de l’innovation en logiciel qui ne me primera jamais, ni même ne fera la moindre citation de mes candidatures !

Grâce à la caution de Jean-Bernard Fournier, le Filoupé, cet universitaire incompétent, est devenu mon concurrent-ennemi secret dans ma propre ville. Pendant la dizaine d’années où il sera en activité à Nantes, il lui faudra bien protéger son bizness IA chez Performanse, contre ma réputation grandissante et nationale en IA. Il va donc œuvrer en coulisses, assisté de ses copains de l’université nantaise, pour m’écarter de toutes les subventions locales, de toutes les récompenses dédiées aux entreprises innovantes. Il me débine pour que je n’obtienne pas le moindre soutien officiel de la Ville, du Département, de la Région, ni de l’État… A ce petit jeu, il est très efficace car, contrairement à moi, il a le temps plus des complices nichés dans les administrations et tout acquis à sa cause. En tant qu’universitaire et « chercheur », il est  naturellement sélectionné par les institutions nantaises pour faire partie des jurys de concours de l’innovation chaque fois qu’il est question d’informatique.

Entre autres le concours Atlanticiels organisé chaque année à Nantes, qui récompense les innovations de ses jeunes entreprises en matière de logiciel. Un concours fait pour moi ! Car il n’y a pas d’autre société innovante en informatique à Nantes, du moins au point d’en faire des applications opérationnelles utilisées en entreprises. Quand je soumissionne la première fois, je suis certain que ma découverte en Intelligence Artificielle et ma première réalisation Joséphine (pour la Banque de Bretagne), qui m’ont valu une quarantaine d’articles dans la presse française, vont me valoir une récompense quelconque. En effet, ce prestige national d’une start-up nantaise rejaillit sur la réputation de la ville de Nantes. Hélas… non seulement je ne remporte rien mais pas à un mot n’est prononcé sur ma candidature ! Une obscure société remporte le concours pour une obscure « innovation » qui n’en mérite pas le nom. Chaque année par la suite, je postulerai, mettant en avant mes dernières découvertes et mes succès médiatiques et chaque année Atlanticiel m’ignorera superbement., primant une obscure « innovation ».

Voilà la clé de l’énigme : dans ces concours, et surtout Atlanticiels, Philoupé se retrouve avec des « copains » : d’autres universitaires et des représentants des diverses administrations locales : Anvar, Région, Chambre de Commerce, Ville de Nantes, Banque de France, Technopole de Nantes, Direction Régionale de l’Industrie et de la Rechercheetc. Pas un patron du privé, pas un chercheur indépendant, pas un spécialiste du marketing ! Non, des fonctionnaires jouant avec l’argent de nos impôts… Tous ensembles, avec allégresse mais dans la plus grande discrétion, ils me biffent des listes des candidats à retenir pour la sélection finale, sous le prétexte que je suis « bidon ». Ils ne me laissent même pas dans la short list pour que je ne puisse être cité comme candidat ! Je découvrirai le complot deux ans plus tard grâce à l’un d’entre eux : Michel Queguiner de la Chambre de Commerce (voyez en 1988), trop content de m’emm… Le complot sera confirmé plus tard par un étudiant de Philoupé (voyez 1994), puis par les quelques confidences arrachées à Jean-Bernard Fournier, un jour que je le rencontrerai dans le TGV de Paris.

Image

Image

I – Joséphine, mon amour…

Mi-1986, j’ai donc trouvé ce que je cherchais : la Maïeutique. Je compte la mettre en œuvre pour développer « Joséphine », le système expert commandée par la Banque de Bretagne. Fidèle à l’esprit de la Maïeutique, j’embauche un non-informaticien et ami, Michel Le Seac’h, membre d’une association nantaise que j’ai fondée, le Cercle de Bretagne. C’est un jeune cadre de banque, adjoint au Secrétaire Général de la banque nantaise CIO, non informaticien et intelligent. Il ignore tout de l’IA et c’est exactement ce que je veux. Je le forme rapidement à la Maïeutique et le présente aux experts de la Banque de Bretagne : Messieurs Prèteseille et Chefdeville. Avec eux, il boucle le travail en …3 mois !

Avec un millier de règles, Joséphine se révèle un des plus gros systèmes experts opérationnels jamais réalisés sur la planète. Sans compter que ses semblables n’ont pu être développés qu’avec le concours d’une armée d’informaticiens, sans jamais aboutir à un résultat opérationnel !

C’est le premier système expert de l’histoire dialoguant directement avec les gens de la rue entrant dans la banque, et non avec des experts spécialement formés à l’utilisation du logiciel. C’est donc une belle réussite. J’ai fait la preuve irréfutable que l’IA a bien un avenir.

II – Un battage médiatique d’enfer organisé par la Banque de Bretagne

Consciente que Joséphine est une première mondiale grâce à la Maïeutique car c’est une IA développée par des non informaticiens utilisée par les clients en agence, la Banque de Bretagne mène un battage médiatique d’enfer. De nombreux journalistes viennent tester Joséphine. C’est la première fois qu’ils peuvent tester une intelligence artificielle ! Ils sont ravis. Les médias s’en emparent avec gourmandise et, début 1987, nous avons une quarantaine d’articles dans la presse (voir mon press book). Je suis invité partout en France pour présenter Joséphine et la Maïeutique. A cette époque, l’IA est en perte de vitesse les chercheurs et les médias ayant beaucoup promis et rien tenu. Le monde des entreprises est déçu et s’en moque ouvertement. Joséphine est la bouffée d’air frais dans ce morne paysage. Elle fait rêver et redonne foi en l’IA et les progrès de l’informatique.

Je me dis que ça y est, ma société va décoller ! Je vais enfin avoir les moyens de mes ambitions. A Nantes, on va m’encenser. So naïf… Aucune publication scientifique française ne prend le relais ! Aucun chercheur universitaire en intelligence artificielle – même de ma bonne ville de Nantes – ne prend contact avec moi ! Pas une demande de thèse des étudiants en IA sur la Maïeutique. C’est exactement comme si je n’existais pas pour la recherche et les institutions chargées d’aider la recherche française. Extraordinaire et triste. Cherchez « système-expert Joséphine » dans Google, vous constaterez que les références viennent de moi. En dépit de 40 articles de presse sur cette réalisation.

Ci-dessous deux articles parus en janvier 1987 sur Joséphine dans des journaux nationaux bien connus : Les Echos et 01 Informatique. Mais rien sur le web… Cette partie d’histoire est occultée.

Image

Image

1. Le colloque international d’Avignon sur l’Intelligence Artificielle : organisé cette année par la France aux derniers feux de la gloire de cette discipline…

En 1987, je loue un stand pour présenter mon invention et Joséphine aux « JIIA », Journées Internationales de l’Intelligence Artificielle. C’est un grand colloque mondial, organisé cette année par la France, àAvignon dans le Palais des Papes. Quand j’arrive dans la salle d’exposition, je découvre sur mon stand, comme tous les autres exposants, un formulaire nous invitant à proposer une conférence si nous avons à notre actif une réalisation en IA. Il paraît qu’en dépit des appels à conférences internationaux il y a trop d’exposés théoriques ce qui désole les organisateurs du Colloque. Ils ont besoin d’exemples concrets en IA. Je saute sur l’occasion et propose une conférence sur la Maïeutique, avec même démonstration de Joséphine, le « fameux système expert dont on parle tant dans la presse », sur grand écran par vidéoprojecteur ! Je propose de faire la présentation en compagnie d’un expert de la Banque de Bretagne, M. Prèteseille, qui m’a communiqué son accord. Il faut savoir qu’à l’époque – et encore aujourd’hui ! – personne n’ose faire de démonstration de logiciel innovant devant le grand public, de peur de « l’effet démo » (le plantage humiliant du logiciel devant tout le monde…). Je serai sûrement le seul à proposer une présentation aussi révolutionnaire, qui va redonner à l’IA le lustre que tous les chercheurs espèrent pour décrocher des subventions de recherche. Je me dis qu’enfin, je vais avoir la reconnaissance internationale qui va permettre à ma société de décoller !

Hélas, là encore je dois déchanter. Sur mon stand me parvient une fin de non-recevoir, sèche et sans explication. Abasourdi, je parviens à joindre par téléphone un des organisateurs du colloque qui, ennuyé, ne sait comment m’expliquer ce refus : « c’est le jury qui en a décidé ainsi, je n’y comprends rien et n’y peux rien… ».

2.   …mais, en fait, une manifestation à la gloire des seuls universitaires français

Pour tenter de comprendre malgré tout, je vais consulter le panneau des intervenants retenus pour les conférences. Sur 3 jours, il y en a une trentaine. Étonné, je découvre que les conférenciers sont exclusivement des profs, de tous les pays ! Les thèmes abordés sont ringards, irréalistes et à pleurer d’ennui. Ce ne sont que sujets théoriques déjà archi-rebattus dans les publications, provenant d’auteurs qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise. Conclusion : le jury (universitaire) était prêt à accepter une conférence pourvu qu’elle ne fasse pas d’ombre aux universitaires. Je suis à l’évidence victime de la jalousie d’un des corps de l’État : l’université. Mais cela, je ne le comprends pas sur le moment. Je me dis que ce refus a peut-être été motivé par le côté trop concret – donc peu recherche – de ma présentation.

Résumons ma mésaventure : j’ai payé un stand pour avoir une chance d’être en contact avec quelques uns des milliers de visiteurs venus du monde entier. Lesquels ont payé leur entrée pour  découvrir les dernières percées de l’IA. Mais les organisateurs – payés par le contribuable pour valoriser la recherche française – ont décidé de tenir secrets mes travaux, trompant tout le monde… Tout cela m’a coûté bien cher, pas un seul des visiteurs passés sur mon stand n’était intéressant, le gros n’était là que pour écouter les conférences …où je n’étais pas.

3. Heureusement, je suis un conférencier prisé dans le domaine de l’Intelligence Artificielle …mais dans le privé !

Voyez les journées JIIA 87 :

Image

1. Mme Chaigneau dévoile enfin son vrai visage d’escroc

Furieux de découvrir si tard une évidence connue de tous les avocats de Nantes, à savoir que l’aide juridictionnelle est réservée à des revenus de 844 €/mois maximum, je raccroche et appelle Chaigneau. Je lui demande comment elle a pu bosser avec moi huit mois d’affilée sachant pertinemment que je n’aurai jamais l’aide, que je la croyais acquise puisqu’elle avait été nommée au titre de cette aide et que je ne pouvais pas la payer. Cassante, elle me répond qu’elle n’avait pas à s’occuper de vérifier l’aide juridictionnelle et que c’était à moi de le faire ! Et voilà… sa trahison apparaît au grand jour. Culottée, elle ajoute que maintenant faut lui payer sa facture ! Je lui réponds bien clairement qu’elle m’a mené en bateau pendant 8 mois, fait perdre énormément de temps et d’argent, refusé la révision de ma pension alimentaire qui m’aurait permis de la payer et qu’elle ne recevra pas un sou. Elle m’adresse sa facture en recommandé (657,80 € pour aucun travail et aucune conclusion !). Je lui répète mon refus de la payer, cette fois-ci en recommandé, exposant mes griefs auxquels je n’ajoute pas son refus permanent de me laisser photocopier les témoignages contre moi car, à cette époque, je crois encore qu’il est motivé par une règle de droit bien réelle.

Chaigneau_lettre_JP.jpg.scaled10003103

  2. Mme Chaigneau refuse de transmettre le dossier à ma nouvelle avocate… 

Par un ami, je trouve une nouvelle avocate : Me Hélène Boreau. Mais Mme Chaigneau, qui s’y attendait, n’entend pas lâcher le morceau qu’elle croit avoir ferré. Pour me contraindre à rester avec elle ou à la payer, elle emploie une tactique bien connue des avocats : elle refuse de transmettre le dossier à la nouvelle avocate. Or, grâce à ses truandages, ce dossier contient des originaux et des pièces dont je ne dispose pas. Entre autres, les fameux témoignages. Voilà pourquoi elle  refusait de me laisser faire des photocopies : elle avait déjà prévu que nous serions un jour en contentieux et qu’il lui faudrait un moyen de chantage. Malheureusement pour elle, je téléphone à la Maison de l’Avocat à Nantes où une dame sympa et dynamique m’informe qu’un dispositif légal tout nouveau permet, en cas de conflit sur la facturation de l’avocat, de changer d’avocat en passant outre au refus de transmission du dossier. Aucun avocat n’est au courant… Ma nouvelle avocate non plus. Elle se refuse même à le croire. Je lui demande de téléphoner elle-même à la dame sympa. Elle le fait et se déclare désormais convaincue. Elle en informe Mme Chaigneau. Celle-ci, contrainte et forcée, et sûrement écumante, lui adresse le fameux dossier ! Trop génial ! Du coup, je peux me mettre à photocopier les témoignages et lancer une procédure de réduction de la pension alimentaire. En échange, il faut que je justifie mon opposition à cette facture en portant plainte auprès du bâtonnier. Pour la suite de cette passionnante aventure, allez en 2006…

Je raconte à Mme Boreau tous mes ennuis avec Mme Chaigneau et les juges corrompus, pour qu’elle soit attentive aux ripoux que nous pourrions trouver sur notre chemin. Elle me répond quelque chose de très intéressant : les juges de divorce sont des « petits » juges par rapport à ceux qui vous ont déjà condamné, qui sont des « grands ». Ils ne font pas partie du même cercle. Il y a peu de chance qu’ils soient tenu au courant de votre mise à l’index. Elle pense qu’ils jugeront sans subir de pression. Et l’avenir lui donnera raison puisque je gagnerai mon procès en divorce.