via L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EXPLIQUÉE AUX PATRONS, LES PREMIERS CONCERNÉS
I – Une justice aux ordres de fonctionnaires corrompus, au détriment des Français
Ce blog est celui d’un lanceur d’alerte français, moi-même. Depuis 1986, année de mon invention l’intelligence artificielle raisonnante, j’ai subi la répression d’une horde de fonctionnaires français inconnus visant à couler mon entreprise, à me ruiner, afin de torpiller cette invention française. En 2000, je suis condamné sur un dossier fabriqué à l’interdiction de gérer pour dix ans (deux fois Tapie qui ne le fut que pour cinq ans). Mon entreprise ferme et je suis ruiné. Me voilà chômeur. Puis retraité.
Mais ce n’est pas fini ! Mon blog signalant la corruption de mes adversaires malhonnêtes, tous fonctionnaires soulignons-le, la justice française prend le relai pour les protéger, m’endettant puis tentant de me priver de l’héritage de mes parents pour me faire taire. Comme je ne me tais pas et tente de récupérer en justice ce qui m’a été volé, je découvre peu à peu la fantastique corruption régnant dans l’Etat français, protégée par un système judiciaire lui-même pourri jusqu’au sommet. Un système judiciaire, je vous le rappelle, pourtant conçu pour nous garantir la démocratie.
Jugez-en par vous-même : en 2024, je suis un homme honnête déjà condamné 49 fois ! Et ce n’est sûrement pas fini. Cette avalanche de bassesses portée sur la place publique à travers mon blog, ça devrait refroidir les ardeurs de la magistrature vous ne croyez pas ? Eh bien non ! Les juges n’ont pas d’honneur. Ils savent qu’ils vont être confondus publiquement, que leur corruption associée à leurs noms ainsi que l’image de la justice vont être salies, mais ils s’en fichent et me condamnent une fois de plus ! Il faut vraiment une terrible impudeur, une fantastique inconscience, un mépris total de sa fonction pour corrompre ainsi la justice publiquement et sans répit à des fins personnelles contraires à l’intérêt du peuple !
C’est bien la preuve qu’il manque un grain dans les cerveaux de nombreux fonctionnaires.
Si vous doutez qu’un homme dans notre pays puisse être condamné quarante-neuf fois sans se retrouver en taule, faites une simple recherche dans le sommaire de ce blog sur « condamn » (pour inclure les mots condamnation et condamné), avec Chrome si possible qui compte les occurences, et vous verrez…
Nous sommes en France. La patrie de la corruption d’Etat déguisée en démocratie, une corruption inscrite dans sa constitution. La France est la patrie des droits de l’homme bafoués chaque jour par la justice. L’indépendance des juges est un mythe puisqu’elle est conduite par des fonctionnaires, de simples rouages qui se sont emparés d’un pouvoir qui les dépasse. Ils se sont rendus invirables et jamais coupables, mais non récompensables pour leur travail, terrible erreur car il n’y a aucune fierté à s’afficher irresponsable. Du coup, ils forment aujourd’hui un groupe d’aigris revanchards fascinés par la réussite du secteur privé qui réussit à les nourrir en dépit d’impôts exorbitants. Et ce n’est pas une petit groupe : ils forment aujourd’hui le quart de la population française !
Bien entendu, tous les fonctionnaires ne sont pas des irresponsables mais tous sont sous les ordres de « hauts-fonctionnaires » qui, eux, le sont. Quand ils reçoivent l’ordre de vous tuer, ces petits soldats le font, qui plus est sans état d’âme. Quant aux hauts-fonctionnaires qui les commandent (énarques, polytechniciens, etc.), ils sont soigneusement sélectionnés par l’Education Nationale pour occuper les plus hautes fonctions de l’Etat alors que, justement, cette formation les a sélectionnés pour leur colossale incapacité à penser par eux-mêmes. Les jeunes diplômés de la haute fonction publique qui commandent à l’armée des petits fonctionnairees à peine sortis de leur école sont donc des instruments dociles entre les mains d’autres instruments dociles plus anciens qu’eux mais mieux installés, qui vont les guider dans la jouissance du fromage français…
Mon blog qui relate ma propre expérience et doit bien faire au moins 600 pages, illustre parfaitement cette dérive. Selon les statistiques WordPress (à mi-juillet 2022), il a déjà reçu 86 000 visiteurs de tous les pays du monde depuis sa création en 2010. Ses pages ont été vues 150 000 fois et le nombre de pages vues par visiteurs (1,7 à 2026) est stabilisé. Bien entendu, cela n’a rien à voir avec les centaines de milliers ou les millions de « followers » des blogs beaucoup plus sexys de jolies filles très dénudées. Mais, quand même, mon blog parle du sujet aride de corruption !
Un autre site, celui de René Forney qui a fait de la prison pour outrage à magistrat ce qui m’a été épargné par miracle à ce jour en dépit de mes graves accusations nominatives, va plus loin encore : il recense le « racket judiciaire » département par département. Une somme de travail gigantesque et ô combien accablante qui décrit la justice massacrée par nos fonctionnaires (de gauche).
NOTRE PAYS MEURT DE SES FONCTIONNAIRES QUI ONT ACCAPARE TOUS LES POUVOIRS.
II – Mes ennemis…
La corruption que je relate vise la ruine d’une seule personne : moi-même, et mon entreprise. J’ai été poussé à trois dépôts de bilan successifs, puis au chômage, et désormais à la retraite à cause d’une fantastique invention, l’intelligence artificielle raisonnante, que mes adversaires veulent couler. C’est la seule IA consciente d’elle-même qui fonctionne aujourd’hui dans le monde. Elle est si intelligente qu’elle est à la portée de n’importe qui sans compétence informatique parleantavec ses utilisateurs.
Cette invention, faite en 1986, pose un problème de société : elle rend les informaticiens et les ordinateurs tels qu’ils sont aujourd’hui inutiles. Vous devez vous demander comment une telle chose est possible. En tout cas, certains dans le monde de l’informatique l’ont très vite compris, et même bien avant moi, l’étendue et la gravité de leurs agressions décrites dans ce blog en témoignent. Mon IA programme pour ses utilisateurs d’une façon parfaite et instantanée, ce dont les humains sont incapables. Elle tient dans un microprocesseur quasi-invisible pouvant être réparti partout dans les foyers, les machines et les usines. Elle leur apporte une intelligence humaine et la capacité de dialoguer.
Vous allez voir dans mon blog que la caste des informaticiens – car il s’agit bien d’une caste vous allez vous en rendre compte – se protège par tous les moyens et cela sans la moindre considération pour l’intérêt public. Dès l’année de mon invention, c’était en 1986, elle a utilisé contre moi les leviers de l’État pour tenter de la couler, contre lesquels je ne peux absolument rien. Puis, à partir de 1988, ils ont utilisé en plus ceux des Directions d’entreprise pour bloquer les commandes de mon intelligence artificielle pourtant lancées en interne, mais de façon occulte pour qu’on ne puisse remonter jusqu’à eux et organiser une résistance. C’est ainsi que de 1986 à 2002 (date à laquelle j’ai fermé ma société), interloqué et désespéré, je n’ai jamais pu obtenir de deuxième commande dans la même entreprise ! Et cela en dépit des efforts des clients internes qui voulait répandre cette IA révolutionnaire dans un maximum de services pour le bien de tous. Ce qu’un de mes clients appelait « le one shot » : le reflet d’un mauvais produit obtenu en trompant l’acheteur, qu’on ne trompe pas deux fois…
Les moyens utilisés pour tuer mon invention sont d’une variété infinie, mais ils me visent tous personnellement. Face à une marée d’escrocs soutenue par l’Etat, un individu est toujours vulnérable, alors que mon intelligence artificielle, elle, est inattaquable puisqu’elle tourne. Vous verrez d’ailleurs qu’elle n’est jamais contestée. Elle a même reçu un prix américain en 2017, le seul prix jamais accordé à un Français en IA.
III – Quelques anecdotes croustillantes
Pour l’anecdote, voici des exemples de ce que j’ai dû subir de cette caste et ses copains jusqu’à aujourd’hui : expulsion de mon domicile à Nantes en urgence prononcée par plusieurs juges confirmée jusqu’en cassation et menée avec l’assistance d’une foule d’administrations nantaises s’agitant dans l’ombre, interdiction de gérer 10 ans (deux fois Tapie !) confirmée elle aussi jusqu’en cassation, hypothèque secrète de ma maison pour me couper les vivres quand je l’ai vendue, recouvrement forcé de mes crédits d’impôt, faux chèques pris dans mes propres chéquiers par ma banque (la Caisse d’Épargne) pour me mettre en découvert puis m’interdire bancaire, argent d’origine inconnue (en fait Cofidis) viré sur mon compte et immédiatement saisi par le fisc pour que je me retrouve avec un créancier de plus et dans l’incapacité de le rembourser.
Mise sous tutelle secrète de ma mère de 86 ans entre les mains d’un ennemi qui prend ainsi possession de tout le patrimoine de ma famille (dont le mien), promesse d’aide financière d’État à l’embauche reniée une fois l’embauche faite (Anvar), refus constant de m’accorder des subventions ou le moindre soutien pour la mise au point et l’amélioration de mon intelligence artificielle pourtant agréée comme innovante et opérationnelle après expertise du Ministère de la recherche, intimidations de procureur pour me faire supprimer certains articles signalant des magistrats corrompus (sans succès rassurez-vous), certains de mes avocats plaident carrément contre moi lors d’audiences où je suis absent car ils ne m’en ont pas informé, d’autres « oublient » de faire appel pour que mes condamnations obtenues grâce à eux restent définitives, mon notaire de famille travaille depuis dix ans secrètement pour mon frère et ma sœur contre les intérêts de notre mère ce qui va la tuer en seulement deux ans, la justice me condamne systématiquement à payer des escrocs qui m’ont volé les autorisant à continuer à me racketter, mes plaintes contre eux sont déclarées « sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée » en dépit des preuves officielles rapportées, quand elles sont malgré tout instruites c’est pour me délivrer un rapport dont leurs auditions ont été carrément effacées.
Mes deux meilleurs avocats se retournent soudain contre moi l’un après l’autre refusant de continuer à m’assister et « oubliant », comme par hasard, de transmettre dans leurs conclusions la preuve accablante qui ferait condamner mes adversaires. La puissante association anti-corruption bien connue Anticor, qui a voulu m’aider, fut tellement menacée d’en haut qu’elle a laissé tomber son enquête sur mon notaire et a coupé tout contact avec moi. Etc.
IV – Ma seule défense possible : ce blog !
La seule sanction que j’ai pu imaginer contre tant de salauds intouchables de par leur statuts et possédant tous les pouvoirs, et bien…
C’EST CE BLOG !
Il doit contenir des faits incontournables car, une seule fois, j’ai été condamné pour diffamation. Et encore, en toute illégalité. Aucun magistrat n’a jamais osé s’en prendre directement à moi. Surtout pas face à face dans un tribunal. Ils me communiquent ma condamnation des mois après l’audience, parfois 8 mois plus tard ! La diffamation fut requise une fois contre moi par un avocat véreux (Pascal Koerfer) que j’accusais dans mon blog de plaider contre les intérêts de sa cliente, ma mère, payé avec son argent par des escrocs visant sa fortune. Le tribunal a validé mes accusations et il a été condamné à les laisser dans mon blog, seulement dépourvues du mot « corrompu ».
Pour tenter de me protéger, j’ai secoué le cocotier de tout le gratin de l’anticorruption (Anticor, Transparency International, AFA, the Global Anti-corruption Coalition), j’ai communiqué avec deux Gardes des Sceaux (ici et là), avec le Conseil Supérieur de la Magistrature par deux fois (ici et là), transmis des articles aux médias, écrit à mes juges, porté plainte avec partie civile, tenté de convaincre des gourous de l’informatique de parler de mon invention puisque c’est elle que mes ennemis d’État veulent tuer, j’ai écrit dans de multiples forums, j’entretiens plusieurs blogs dont un blog déjà bondé dédié à la corruption des juges en France… Aucun résultat !
Bilan : je suis ruiné, retraité et mon invention dort dans un tiroir alors que le monde entier la cherche !
La tyrannie dont je souffre vise bien d’autres Français dynamiques, victimes des fonctionnaires embauchés à vie, mais ils n’osent pas protester publiquement de peur de subir pire encore. Je le fais donc pour eux, espérant qu’ils m’imiteront un jour.
Dans ce blog vous verrez que je ne me contente pas de présenter la défaillance de nos institutions, j’en tire des leçons. Vous y trouverez aussi mes réflexions pour rendre impossibles de tels comportements à l’avenir et parvenir à une vraie démocratie : un projet d’instauration d’une meilleure justice aboutissant à un projet de nouvelle Constitution :
- 2014 – La corruption en France : une institution criminelle d’État protégée par la Constitution
- 2016 – Voici mon projet de Constitution (réellement) démocratique pour en finir avec la corruption des fonctionnaires
- 2019 -Le mouvement des Gilets Jaunes, engendré par la corruption politique, ne sera résolu qu’avec une nouvelle constitution
I – « Le système éducatif français est une machine très automatisée d’élimination par l’échec. »
Un jour, je suis tombé sur une étude passionnante : La psychologie des hauts fonctionnaires de Marie-Christine Kessler, une chercheuse du CNRS. Étude non datée mais rédigée selon moi autour de 1990. Constatant une étonnante similitude dans les profils des hauts-fonctionnaires, elle s’est demandée pourquoi. C’est ainsi qu’elle est arrivée à cette découverte : les hauts-fonctionnaires sont des personnalités uniformes, toutes issues du même moule, de purs produits de l’Éducation Nationale.
« Le système éducatif français est une machine très automatisée d’élimination par l’échec. A contrario, les éléments brillants qui surmontent les obstacles successifs se retrouvent sans avoir réfléchi aspirés par les filières les plus prestigieuses: classes préparatoires, grandes écoles.
Il n’y a pas de mise en valeur véritable des vocations, des goûts particuliers. La volonté des individus n’est stimulée que par les concours. Ceci explique que les lauréats ne se sentent pas réellement responsables de leur destin. De surcroît, ils acquièrent dans cette course d’obstacles le gout de la compétition pour la compétition, du travail pour le travail, une croyance très ferme dans les vertus de la sélection [par la note].
(…) Le système des grandes écoles administratives permet aux nouveaux fonctionnaires de débuter à un niveau de responsabilité élevée qui les satisfait et les remplit d’importance ».
En peu de mots, Mme Kessler vient de décrire de quel mal souffre la France. En effet, l’histoire le montre, ce sont ces « éléments brillants » passifs et sans vocation qui vont diriger la France puisque tous les leviers du pouvoir ont été captés dans leur intérêt, par corruption. Triomphant aux examens, ils choisissent les plus grandes écoles, qui en fait leur sont destinées et mènent invariablement à une carrière dans les secteurs relevant de l’État. Très peu optent pour le privé. D’ailleurs, comme par hasard, les études les plus longues et difficiles en France mènent invariablement aux métiers du public ou du parapublic.
A peine sortis de leurs études ces « éléments brillants » qui n’ont jamais connu que l’apprentissage par le livre et la récitation sur feuille blanche, se retrouvent bombardés patrons d’une foule de leurs collègues quoique sans expérience du monde réel à leur communiquer. Ce sont les « hauts-fonctionnaires ».
II – Les meilleurs d’entre nous sont autodidactes !
Une partie de ces bureaucrates entre à l’Éducation Nationale où ils imposent la sélection par l’échec qui leur a si bien réussi. L’ennui, c’est que ce schéma laisse sur le bord de la route les éléments vraiment brillants : intelligents, indépendants, rebelles, ceux dont la société a besoin pour progresser. Ceux-là sont voués à l’échec scolaire. Ils gâchent leur jeunesse dans l’ennui scolaire et un sentiment de naufrage. Un jour, exaspérés, ils interrompent leurs études et entrent dans l’entreprise, tout en bas des échelons. Là, leur valeur est enfin reconnue, ils grimpent peu à peu…
Un jour, parmi ces autodidactes, certains fondent des empires…
Pensez à François Pinault (« il quitte l’école à 16 ans avec un mépris durable pour les diplômes et l’establishment » dixit Wikipédia (…) Il a longtemps été proche du FN, et notamment de Jean-Marie Le Pen« . Mais quel brave homme ! Pensez à Xavier Niel (Free), à JC Bourrelier (Bricorama), Gérard Mulliez (Auchan), Martin Bouygues, Paul Dubrule (Accor), Jürgen Schrempp (patron de Daimler Chrysler en Allemagne) …mais aussi à Thomas Edison ! Selon l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), près de 13% des entreprises créées en 2008 l’ont été par des autodidactes, des entrepreneurs pourtant dotés de peu de moyens financiers contrairement aux autres soutenus par l’Etat, d’autres sociétés et les banques. Au sein du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), on estime que sur les 3 500 adhérents, la moitié ne dispose que du bac » ! (Chef d’entreprise.com).
III – Le haut fonctionnaire est un marginal inadapté à la vie sociale
Qu’est-ce donc qui empêche nos « éléments brillants » adoubés par l’Education nationale de triompher dans le privé ? Si on lit l’analyse de Mme Kessler, tout s’explique. Fondamentalement, ce sont des marginaux inadaptés à la vie sociale. Ils ont bachoté toute leur vie sans jamais trouver le temps de sortir dans le monde et draguer les filles… Les pires d’entre eux (tels les polytechniciens…) flirtent avec l’autisme. Or, ce sont ces profils-là que sélectionne l’Éducation nationale. Seriez-vous heureux dans ces conditions que votre enfant soit sélectionné ?
Vous trouvez que j’exagère en traitant nos énarques et autres hauts-fonctionnaires d’asociaux ? Voyons donc la personnalité de ces personnages brillants telle qu’elle se dégage de cette étude :
- Excessive modestie et peur des responsabilités : « La sensation même du pouvoir [leur] cause un certain vertige (…) Beaucoup d’interviewés font état de refus multiples de leur part devant une promotion et une perspective de mobilité: les autorités politiques et administratives ont du s’y reprendre à plusieurs fois pour les convaincre d’accepter de nouvelles responsabilités. Cette excessive modestie ne semble pas feinte. Elle est l’expression d’une anxiété. »
- Passivité pathologique, manque total d’ambition : « Ces hommes et ces femmes se présentent le plus souvent comme extérieurs aux choix fondamentaux qui les ont concernés : ils n’hésitent pas à dire qu’ils n’ont pas dirigé leur vie (…) Le paradoxe est encore plus grand lorsque nos interviewés affirment qu’ils se sont retrouvés clans une grande école administrative malgré eux (…) Soit qu’ils aient fait l’Ecole Polytechnique, Sciences Po, ou l’ENA, ou le concours de la Magistrature (…) Par la suite, le haut fonctionnaire aime invoquer le hasard comme ressort principal de sa carrière ».
- Excellente mémoire (celle qui en fait les rois de l’interro écrite)
- Ignorance de ce qu’est l’intérêt général : « Les directeurs éprouvent un certain mal à définir l’intérêt général. Certains avouent douter de son existence » !
- Vie sociale limitée, peu d’intérêt pour la vie en dehors de l’administration : « Les paroles entendues révèlent un rapport affectif très fort avec l’Administration perçue comme une entité familiale. L’Administration est aimée. On s’y sent bien. »
- Dégoût du privé et de sa liberté : « Une très grande majorité des personnes interviewées en parlent même avec répugnance »
- goût de la réussite par le concours écrit et surtout pas par le jugement des autres
- pas d’état d’âme pour obéir à des supérieurs corrompus et faire le contraire de ce que leur dicte la morale : « je serais toujours d’accord pour faire une politique avec laquelle je ne suis pas d’accord » s’est exclamé un directeur » (…) Pas d’état d’âme : sur l’ensemble des personnalités interrogées, à peine cinq ou six semblent s’être réellement interrogées avec inquiétude sur les problèmes de déontologie du fonctionnaire. Du fonctionnaire qui doit exécuter des décisions contraire à sa morale (…) Dans la grande majorité des cas, les hauts fonctionnaires tentent d’éviter de se poser trop directement ces questions délicates ».
- Abrutissement dans le travail pour éviter de faire face à sa responsabilité et à sa mauvaise conscience : « Le remède choisi de préférence pour soigner cette mauvaise conscience est le travail. S’épuiser à la tâche est une justification aux yeux d’autrui. » Voilà pourquoi tant de petits fonctionnaires (instituteurs…) sont eux-mêmes submergés par la paperasse inutile qu’ils doivent faire remonter aux grands patrons pour que ceux-ci parviennent à s’abrutir de travail !
Et maintenant, voyez le profil de l’autiste : « perte du contact vital avec la réalité, repli sur soi, refuge dans un monde fermé, se crée un monde propre, impénétrable et aliéné » auquel il faut ajouter l’excellente mémoire dans des domaines étroits…
En conclusion, ce sont des asociaux qui dirigent la France depuis Giscard, lui-même polytechnicien plus énarque. La totale ! Cet homme est le pire exemple du haut-fonctionnaire immoral, corrompu, sans la moindre sympathie pour le petit peuple. Il a multiplié les horreurs comme la modification de notre Constitution pour faire barrage aux candidats du privé, et la rédaction de l’abominable Constitution européenne voulue sans frontières ni histoire commune pour pouvoir étendre le pouvoir des hauts fonctionnaires en dehors de l’Europe. Constitution heureusement refusée par les Français au suffrage universel en dépit d’un battage médiatique sans précédent et de la collusion de l’ensemble des partis politiques (hormis FN). Mais malgré tout entrée dans notre constitution par la corruption de Nicolas Sarkozy et du Parlement en changeant son nom : de « constitution » elle devint « traité », catégorie déclarée ne pas nécessiter l’assentiment du peuple…
Une exception parmi les hauts-fonctionnaires : Bernard Zimmern, polytechnicien et énarque comme Giscard, mais surtout chef d’entreprise et inventeur, qui a fondé un étonnant « think tank » : l’Ifrap, justement pour mettre en lumière les aberrations de l’Administration et imaginer des réformes.
I – L’Education Nationale, une administration qui attente à notre vie privée
Il y a quelques jours j’ai fait la connaissance d’une professeur d’anglais, charmante, sportive et intelligente. Quelle n’a pas été ma surprise de constater qu’elle haïssait le système à la française autant que moi ! Son analyse était aussi féroce que la mienne. Elle souffrait à l’intérieur des mêmes maux que moi à l’extérieur, de la part du même genre de personnes : jalousie, mesquinerie, isolement, agressions diverses, absence totale de compassion, exploitation des bonnes volontés sans la moindre récompense en retour, pas de directives claires, détestation de l’excellence… Soit l’exact opposé des vertus que l’on recherche dans le privé, un lieu où il y a des patrons, l’esprit d’équipe et des récompenses pour les meilleurs.
Cette rencontre m’a amené à réfléchir une fois encore sur l’abomination de ce royaume de la médiocrité et ma propre expérience de l’Education nationale. Je vais donc partager avec vous mes anecdotes et mes conclusions sur ce « grand corps malade« .
Je suis Bac +6 ou 7 (en incluant mes diplômes professionnels) et j’ai élevé mes enfants jusqu’aux études supérieures. J’ai connu à l’école mon lot d’injustices. Et mes enfants aussi. Les seuls moments où j’étais en conflit avec eux c’était le soir quand mon épouse et moi nous leur faisions réciter leurs leçons à mon retour du travail. Je constatais alors qu’ils n’avaient rien compris. C’était donc à moi de consacrer ma soirée aux matières que le prof avait été incapable de leur inculquer dans la journée. Et le pire, c’est que je ne parvenais pas à leur faire entrer les leçons dans la tête ! Faire comprendre à un enfant de 11 ans ce qu’est une élection de conseils généraux, ça dépasse son entendement ! C’est toute la logique du système qu’il faudrait alors décrire, auquel il ne comprendra rien (comme la quasi-totalité des Français).
Impuissant, je me surprenais alors à les engueuler devant leur entêtement à ne pas me comprendre. Ils étaient malheureux et moi aussi. Une fois calmé, pour les apaiser, je leur avouais que ce n’était pas de leur faute. Ils étaient dans un système totalement inefficace, l’enseignement à l’école était nul, mais hélas il fallait en passer par là. Ma femme me reprochait ce discours démotivant mais je n’ai jamais eu l’impression qu’ils étaient en fait démotivés. Leur Papa les avait informés d’une chose importante comme s’ils étaient des adultes. Ils comprenaient qu’ils n’avaient rien fait de mal et qu’il les aimait toujours.
C’est ainsi que l’Education nationale a réussi à parasiter l’éducation que j’entendais donner à mes têtes blondes, à bousiller ma vie privée, mes soirées en famille, ces moments de bonheur où l’on se retrouve tous réunis avec plein de choses à se raconter et de tendresse à se donner. Je lui en veux à mort !
Vous l’aurez sûrement ressenti, je suis loin d’être le seul parent dans ce cas…
II – Le bac 1966 : un tiers de reçus à l’écrit et seulement 4 élèves à l’oral de rattrapage !
Mon titre de gloire scolaire, le seul, fut d’être reçu au Bac en 1966, la pire année de l’histoire du Bac : un tiers seulement de reçus ! On est loin des 90 % d’aujourd’hui. Pourquoi ? A cause d’une grave bêtise de l’administration : nombre des sujets présentés aux épreuves étaient… hors sujet ! Personne ne pouvait répondre. Et surtout pas les meilleurs, habitués à restituer docilement des cours appris par cœur. Ce fut ma chance, moi le cancre toujours habitué à me rattraper aux branches pour faire illusion.
Alors que j’aurais voulu opter pour le Bac Philo, mes bons résultats de l’année 1965 avaient poussé mes profs à me conseiller d’opter pour le Bac Math-Elem, le plus difficile à époque mais le plus valorisant pour une carrière réussie. Ce Bac privilégiait drastiquement les mathématiques alors que c’était une matière que j’exécrais et travaillais peu. Mes bons résultats 1965 ne devaient rien au maths mais au fait que j’étais redoublant.
Heureusement, le sujet de maths du Bac 1966 se révéla hors programme… Je me suis retrouvé à égalité avec les meilleurs ! Et j’obtins 9,5/20, juste la note me permettant d’accéder à un oral de rattrapage. Les petits génies, eux, récoltèrent des 3/20 et étaient recalés. Quand, tout fier, je rendis compte de mon résultat à mon prof de maths, M. Hervé (Cours Pollès), j’eus la surprise de le voir éclater de rage et de désespoir : « Oh non, Lespinay ! Pas vous ! Vous ne méritiez pas cette note ! ». Ma réussite de cancre comparée aux échecs de ses petits chéris matheux et bosseurs lui paraissait vraiment injuste. Je l’adorais pourtant pour sa gentillesse, son humour, sa bonne humeur constante et sa façon amusante de présenter plusieurs démonstrations d’un même théorème en s’extasiant sur la « beauté » de certaines d’entre elles.
L’oral de rattrapage avait lieu au lycée de St Maur-la-Varenne (Val de Marne). Je n’oublierai jamais mon arrivée dans ce lycée : il était totalement désert, son vaste parking était vide de voitures. Je tremblais à l’idée de m’être trompé de date. Peut-être l’examen avait-il déjà eu lieu et étais-je déjà recalé ? Finalement je finis par rencontrer un examinateur dans les escaliers, qui me rassura : l’oral avait bien lieu ici et aujourd’hui mais nous étions seulement quatre candidats à passer l’épreuve. Au lieu d’une centaine. Pour huit examinateurs…
L’oral commença pour moi par l’épreuve de maths… L’examinateur, très gentil, me posa les 4 questions habituelles, étonnamment faciles, auxquelles je répondis donc sans hésitation. Je remballai alors mes affaires et repartis quand il m’arrêta : « Mais où allez-vous ? Nous n’en sommes qu’au début ! Vous n’êtes que quatre candidats. Nous avons tout le temps. Je vais continuer maintenant avec 12 autres questions ». Ce fut un désastre. Je ne pus répondre à aucune… Et ce ne fut pas beaucoup mieux avec les autres examinateurs.
Les épreuves terminées, nous, les quatre admissibles, attendîmes les résultats une heure durant dans une vaste cour déserte ! Nous nous étonnions qu’il faille tant de temps pour noter quatre élèves. Finalement, nous aperçûmes au fond de la cour une procession de 8 examinateurs se dirigeant solennellement dans notre direction. Elle s’arrêta devant nous silencieusement. Lentement, le prof de tête déplia un papier puis proclama : « Vous êtes tous des nuls ! Jamais vu ça. Aucun de vous n’a la moyenne ! Vous êtes bons pour redoubler ! » Désabusé, je m’apprêtai déjà à quitter les lieux quand il ajouta : « Mais… vous avez de la chance, espèce de cancres ! Nous venons de recevoir instruction du Ministère de l’Education nationale de vous accorder cet oral. Cette année est catastrophique, il n’y a eu qu’un tiers de reçus ! Il faut par tous les moyens gonfler le nombre des bacheliers. » Nous repartîmes heureux. Mais notre estime pour l’Éducation Nationale venait de singulièrement dégringoler.
C’est ainsi que je fus auréolé d’un super-Bac que je ne méritais pas mais qui m’ouvraient bien des portes dans l’enseignement supérieur. Sans vocation ou projet professionnel défini (j’aurais voulu être ingénieur mais, vous l’aurez compris, j’étais nul en maths…), j’ai pu choisir une super-carrière, celle qui « mène à tout » : les hautes études commerciales.avec la « prépa » HEC. Au vu de mes splendides résultats au Bac 1966, je fus admis sans difficulté au Lycée Lavoisier (Paris) pour cette prépa réclamant deux ans d’études.
III – L’oral de l’ESSEC en 1967
Cette année-là (1967) les matières Physique et Chimie avaient disparu du programme HEC sans être remplacées par autre chose. Comment avait-on pu les inscrire pour un diplôme destiné à la vente et à la gestion et non à la carrière d’ingénieur ? Encore l’incurie de l’Education nationale.
Bien qu’il faille deux ans de prépa pour se présenter à HEC, ESSEC et Sup de Co Paris, je me suis tout de même présenté au concours « pour voir » (ma devise de gosse). Par miracle vu ma faible assiduité légendaire, et/ou parce qu’il y avait si peu de bacheliers 1966, je fus admissible à l’Essec, sur la liste d’attente d’HEC et sur celle de Sup de Co Paris ! Soit d’excellents résultats qui me valurent les félicitations étonnées et sincères de mes profs. Selon eux, étant classé 132ème sur plus de 200 places à pourvoir, j’étais pour ainsi dire reçu. L’épreuve de l’oral serait une formalité.
A l’oral je m’attendais à du haut niveau chez les examinateurs de grandes écoles aussi prestigieuses. Ce fut la déception. J’ai retrouvé chez eux tous les travers de l’Éducation nationale. Et en premier lieu ce manque total de curiosité envers l’intelligence du candidat, cette volonté de n’admettre que des esprits déjà dans le moule, sans originalité. En seulement trois interros exaspérantes, j’ai échoué, dégringolant au-delà de la 200ème place…
Voilà comment : à l’écrit on ne me voyait pas. A l’oral, si.
Interro d’Anglais – J’avais eu 17/20 à l’écrit en anglais alors que j’étais nul en cette matière. Une note extraordinaire, donc. Dans le texte à traduire je n’avais pourtant pas compris un mot ! Jamais de ma vie je n’avais vu un anglais aussi hermétique. Je me demandai où les profs d’HEC avaient bien pu le dégoter (et je me le demande toujours !). Habitué à ma carence, je fis donc comme d’habitude : je tentais de deviner le sens du texte à travers les quelques mots ressemblant au français, j’articulais le tout en un français qui, libéré de la contrainte du mot à mot, devenait fluide. J’espérais qu’on me pardonnerait certaines approximations… J’ai du tomber très juste puisque j’ai obtenu cette très bonne note.
A l’oral, l’examinateur m’accueille très jovialement en un anglais parfait… auquel je ne comprends rien. « I don’t understand, speak slowly please » lui dis-je embêté. Il penche la tête de travers comme s’il avait mal entendu et reprend son speech en anglais. Honteux, je lui redis que je ne comprends rien. Il s’exprime alors dans un français parfait, ce qui fait bizarre : « Vous ne parlez pas anglais ? – Non, hélas, lui dis-je – Mais vous avez eu 17/20 à l’écrit ! Expliquez-moi ça. » Je lui explique donc que j’ai deviné le sens du texte. Je le regarde me disant qu’il va me féliciter pour mon intelligence. Pas du tout ! Furieux de s’être fait avoir, il me colle un 3/20 en me disant : « Voilà ! Comme ça, avec vos 17/20 ça vous fait la moyenne ! »
Interro de « culture générale » – Pour cet oral, auquel aucun cours ne prépare, je me retrouve assis dans un vaste amphithéâtre. Tout en bas, un petit vieux est installé à une table avec un candidat assis en face de lui. J’entends ses questions. A chacun, il ne pose que des questions d’histoire ! Quand vient mon tour, il consulte ma fiche et me demande : « Qui est Martignac ? » En effet, j’habitais Cité Martignac. Je lui réponds que je n’en sais rien. « Et Charles X, vous savez ? – Non – Et la Révolution de 1810 ? – Non plus. J’ai du changer d’école et entre les deux ce programme a du être zappé. » En effet, à ma grande honte jamais je n’avais entendu parler de ces augustes personnages ni de cette fameuse révolution. Le petit vieux ne fait ni une ni deux, il arrête-là l’interro, ne m’interroge sur aucun autre domaine de la culture et me colle 3/20 !
La rage au front je me lève et m’éloigne, me demandant si je ne devrais pas faire demi-tour et le ridiculiser comme il vient de s’y prendre avec moi : « Dites-moi, examinateur de « culture générale » (de mes deux), pouvez-vous me dire ce qu’est la théorie de la Relativité d’Einstein ? Non ? Et le fonctionnement du moteur à explosion ? Non plus ? Et comment fonctionne une bombe atomique ? Toujours pas ? Bien, je vous colle zéro car vous avez la prétention de posséder un diplôme de culture générale qui n’existe pas et vous ignorez tout de la science du 20ème siècle. Honte à vous ! » Mais, faut vraiment des c…lles pour ça et je n’en avais pas (encore).
Interro de Philo – Me voilà devant l’examinateur de Philo. Il me prie de m’asseoir, déclarant gaiement : « Vous allez voir, on va bien s’amuser tous les deux : parlez-moi de vos lectures, quelles qu’elles soient. Tout m’intéresse ! Chaque littérature est digne de respect. » Je lui réponds poliment qu’il va déchanter, mais il me répond « non, non ». Alors, je lui explique que mes lectures relèvent de la science-fiction. Il s’écroule ! « Oh non ! Mais ce n’est pas de la littérature, ça ! Ça ne vaut pas un clou ! Vous ne lisez rien d’autres ? » Je déclare que j’aime aussi lire des thèses philosophiques ou des ouvrages de vulgarisation scientifiques. Il n’en a rien à cirer. Il a l’air si paumé devant mon cas que je m’attends à reprendre un 3/20 en pleine tronche… Alors j’argumente : « Vous n’aimez pas la science-fiction et je peux le comprendre. Mais ce n’est pas un genre à prendre à la légère car il englobe tous les autres. L’auteur imagine un univers crédible qui peut être celui de demain et il y introduit les autres genres : roman d’amour, roman historique (en fait toutes les formes de roman), policier, épopée, contes, mémoires… Auxquels s’ajoutent ce qu’on ne trouve pas ailleurs : imagination débridée, réflexions sur notre civilisation, thèses scientifiques et philosophiques. Tout doit être cohérent et intéressant, une construction autrement exigeante que les autres formes de littérature. » L’examinateur me regarde et tranche : « Peut-être, mais pour moi cela reste de la sous-littérature de gare et nous n’allons pas vous interroger là-dessus. Mais, de quoi allons-nous parler, alors ? Vous avez une idée ? » Je lui propose de rester dans le programme et de discuter de sujets bateaux (qui n’intéressent ni lui ni moi) : Jung, Sartre, Freud. Ce genre de trucs, quoi… Désabusé, il accepte et m’interroge sur ces « grands » philosophes et me colle une note médiocre dont je ne me souviens même plus.
Résultat, je ne fus pas reçu à l’Essec en 1966…
Recalé en 1ère année de prépa, je passai à la 2ème. Là encore, la connerie de l’Education nationale venait de frapper : les cours de physique et de chimie, supprimés à juste titre l’année précédente, venaient d’être remplacés par des maths d’un niveau de difficulté incroyable. Même les prépas Polytechnique (les « Maths Spé », des Bac+2) que je côtoyais dans mon lycée Lavoisier ne pouvaient me les expliquer ! Nos sujets ne faisaient pas partie de leur programme et ils n’y comprenaient rien. Sauf que, nous, nous avions quantité d’autres matières importantes à absorber… hormis des cours de vente alors que nous postulions à de hautes études se prétendant « commerciales » (HEC = Hautes Etudes Commerciales). A se taper la tête contre les murs !
En 2ème année j’ai donc échoué au concours et, au vu de mes notes, seule Sup de Co Marseille voulut bien de moi. Là, pendant 3 ans, le programme m’apparut intéressant et cohérent avec un projet commercial. J’étais dans une université tout neuve, hyper-moderne, inondée de soleil, dans un cadre sauvage et toute proche des calanques : Luminy. Je fus donc diplômé de cette école en 1971.
L’Essec, visiblement, n’était pas faite pour les étudiants intelligents désireux d’entrer dans le privé. Je pense qu’elle n’a pas changé aujourd’hui quand je vois ce qui en sort. Tout était fait pour rembarrer les candidats, oubliant le projet essentiel de la filière. A l’oral j’y retrouvais la même ambiance délétère que durant ma scolarité : récitez, restez dans le moule, ne faites preuve d’aucune originalité. En face de vous, c’est un fonctionnaire qui vous juge…
IV – Mon Bac Philo 1968
L’année suivante, ce fut mai 68 : « Sous les pavés, la plage… », « A bas l’État », « élections piège à cons ! », « l’imagination au pouvoir ». On comprend ces étudiants, exaspérés d’une Education nationale irresponsable et répressive qui ne leur laissait aucune chance.
Ayant échoué partout mais ayant remarqué que mon programme de prépa HEC recouvraient des matières du Bac Philo, je décidais de prendre ma revanche en me présentant au Bac Philo ! Bien entendu sans rien réviser. Ce n’était pas si difficile : je n’avais pas à passer à nouveau les maths et certaines matières déjà notées au Bac Math Elem. Si je l’obtenais, j’aurais un vrai diplôme de plus. Ça en jetterait, dans mon CV !
A l’oral, je fus incapable de répondre aux questions de l’examinatrice d’histoire. Malgré tout bienveillante, elle me dit : « Je vois que vous avez déjà obtenu le Bac Math Elem, pourquoi y ajouter le Bac Philo ? » Sous-entendu : un sous-Bac. Je lui répondis que j’avais présenté le Bac Math-Elem parce qu’il était indispensable pour être admis en prépa HEC mais que seul le bac Philo m’intéressait vraiment. Touchée, elle me mit un 14/20 en me souhaitant bonne chance !
Grâce à elle j’ai eu mon Bac Philo. C’était adorable. Je la remercie toujours de sa générosité, si rare dans l’administration. Mais cette note imméritée montrait une fois de plus qu’à l’Education nationale les candidats sont trop souvent notés sur leur gueule ou sur des critères n’ayant rien à voir avec leur savoir.
Je suis donc un des rares Français à avoir deux Bacs. Faites-en autant ! Pour un cancre, cela fait chaud au cœur.
V – Education Nationale ou instruction publique ?
Il y a peu de débats sur cette question de fonds : « Éducation nationale » ou « Instruction publique » car autant faire un débat sur le système qui l’a pondu, sujet interdit de publication dans les médias « mainstream » véhiculant la pensée unique. Jusqu’en 1932, la France avait une instruction publique et pas d’Éducation Nationale. Ce ministère-là, sa fonction était claire : un enseignement gratuit pour les jeunes Français les plus pauvres. Les autres avaient les moyens de financer l’école privée. Cette modeste mission est toujours essentielle aujourd’hui où tant de Français pauvres, immigrés ou non, ne savent pas écrire et n’aiment pas lire.
Qui a voulu ainsi priver les parents de l’éducation de leurs enfants ? Comme par hasard un président de la république de gauche, ex-professeur agrégé : Édouard Herriot. Est-ce que les Français ont demandé à l’État – tiers glacé et irresponsable – de se substituer à eux pour donner une éducation à leurs enfants ? Sûrement pas.
Avec Herriot, nous avons l’ambition démesurée d’un prof de gauche voulant se poser comme acteur majeur dans l’éducation des enfants des autres. Et surtout la volonté d’intervenir dans l’éducation d’une élite privée qui se passait très bien de l’intervention de l’État. Il fallait que ça cesse ! Depuis, cette « éducation » forcée de l’ensemble de la population a engendré un recrutement explosif de fonctionnaires : ils sont aujourd’hui 1 million ! Soit un prof pour 14 élèves. Or, dans les classes, on ne trouve qu’un prof pour 24 élèves (22ème rang en Europe !) et les classes sont « bondées ». Où sont passés les autres profs ? Tout est fait pour qu’on ne le sache pas. Le fonctionnaire, quel qu’il soit, est le petit soldat des énarques dans leur guerre contre le pouvoir naturel du privé et des entreprises.
Aucun de nos politiques, hormis le FN, ne semble se poser la question de la réforme de ce grand corps malade, mal-aimé des enfants, des parents et des enseignants. Elle est pourtant primordiale pour l’avenir de notre pays, le bien-être des Français (très mal dans leur peau ces derniers temps, voyez les Gilets Jaunes…) autant qu’elle est nécessaire à l’intégration réussie des immigrés et à notre sécurité. Aujourd’hui, l’Éducation Nationale immobilise nos enfants en classe pendant près de 20 ans pour leur apprendre… rien. Ce qui rentre par une oreille en ressort par l’autre. Les cours sont si creux et inefficaces que les enseignants ont imposé les leçons à la maison sous la houlette des parents ! Eux, ils lisent devant leurs élèves leurs bouquins écrits par d’autres profs qui ont lu des bouquins, c’est monotone mais pas fatigant, les parents eux, sont chargés de faire comprendre cet enseignement à des têtes blondes dont le cerveau n’est pas encore formé pour l’assimiler. Je me souviens d’avoir du expliquer à mes enfants d’une dizaine d’années ce qu’est un élu du conseil général…
L’État et nos hommes politiques ne mènent aucune réflexion sur une pédagogie moderne et de nouveaux programmes d’enseignement adaptés au 21ème siècle. Tout est dans le même état qu’il y a cinquante ans.
L’Éducation Nationale est l’exemple-type d’administration à la française : quelque chose qui vit avant tout pour lui-même et se fiche complètement de l’intérêt général. Les Français et leurs besoins en formations, on n’en parle pas. On ne cherche même pas à les connaître.
VI – Le vrai rôle de Education nationale : sélectionner du haut fonctionnaire !
Développant le système expert ALOÈS en 1991 pour l’université de Nancy II (« Aide à L’Orientation dans Enseignement Supérieur »), j’ai fait une découverte ahurissante : les plus longs cursus, les plus difficiles, menaient à des postes dans l’administration ! Jamais dans le privé. Celui-ci, au contraire, réclamait des formations courtes ! Au point que les plus grands patrons sont autodidactes. Etre pompier, par exemple, un poste éminemment responsable, dangereux et ô combien valorisant, ne réclame aucun diplôme.
Polytechnique, Centrale, ENA, médecine, doctorats, thèses, et même HEC-ESSEC, écoles censées préparer au « management » dans le privé (on va le voir plus loin), conduisent nos jeunes à des postes dans l’administration d’Etat ou dans celles de grosses entreprises. Des endroits confortables où la notion de précarité de l’emploi est pratiquement exclue. Ceux-là ne deviendront jamais patrons de PME ou créateurs d’entreprises (sauf avec l’argent de papa).
J’ai ainsi découvert le vrai rôle de l’Éducation nationale : sa finalité n’est plus d’instruire nos jeunes mais de sélectionner du haut-fonctionnaire. Plus un élève est capable de s’imprégner de la « science » dispensée à l’école comme une éponge, au détriment du temps consacré à l’expérimentation du monde réel, plus il a de chances de devenir énarque, polytechnicien ou centralien, plus il a le profil idéal du fonctionnaire et, finalement, plus il a de chances de devenir… président de la république ! C’est ça la France.
Hélas, cette sélection par la note aboutit à des individus quasi-autistes et asociaux, qui se croient intelligents tout en demeurant imprégnés d’un sentiment d’infériorité face au monde moderne, dont le plus bel exemple est le polytechnicien.
L’Éducation nationale, c’est aussi une fabrique d’individus jaloux du privé qui les nourrit et détient le vrai pouvoir, qui utilisent les leviers de l’Etat indûment captés pour le prendre en otage (le CAC 40) ou le mettre à genoux (les PME).
L’école est devenue un énorme obstacle dressé devant l’intelligence, la liberté de penser et l’entreprise privée.
Dans l’article suivant : 2019 – Une étude passionnante du CNRS sur la psychologie des hauts fonctionnaires (énarques, Macron) : tous autistes ! je vous dévoile une étude confondante sur la psychologie du haut fonctionnaire, pur produit de l’Education nationale.
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Jean-Louis Laurière, l’inventeur français de la vraie intelligence artificielle !
Citons d’abord l’inventeur de l’intelligence artificielle raisonnante lui-même, Jean-Louis Laurière, qui a tout fait jusqu’à sa mort pour qu’elle sombre dans l’oubli ! C’est si extraordinaire que je l’ai relaté dans un article spécial : Brève histoire de l’Intelligence artificielle : l’homme qui voulait que l’on ignore sa merveilleuse invention (chap III).
Je l’ai rencontré en 1990 lors d’un congrès sur l’intelligence artificielle. Il était d’une humeur de chien ! Il m’a fallu batailler pour qu’il accepte la discussion avec moi. Ensuite il m’a fallu batailler pour lui faire admettre qu’il y avait quelque chose de bon dans son système expert Pandora fonctionnant par le raisonnement, puisqu’il se vendait dans les entreprises et y était utilisé (Joséphine). Lui, ce qu’il aimait c’était ses recherches obscures sur les logiques mathématiques d’ordre supérieur à notre logique humaine. Ses collègues lui disaient qu’elles ne mèneraient nulle part car elles étaient en fait illogiques mais il n’en avait cure. Je lui ai fait la même critique mais je me suis heurté au même mur. Heureusement, à force de dire du bien de son travail avec Pandora, il a fini par me sourire et nous nous sommes quittés amicalement sur cette transaction : Pandora est génial mais ses autres recherches aussi ! Quand il est mort ces fameuses recherches sont mortes avec lui. Par contre, Pandora a donné naissance à l’intelligence artificielle raisonnante qui a permis une cohorte de découvertes passionnantes, toujours en usage aujourd’hui.
2. Dean Horak
Le premier des chercheurs IA à avoir évalué et testé mon intelligence artificielle, l’Américain Dean Horak, est à mes yeux le plus important de tous. Il est allé jusqu’au bout de sa réflexion sur ce que je lui ai montré (par Skype). J’ai j’ai fait sa connaissance sur LinkedIn en 2013. Il est intelligent, honnête, courageux et plein de personnalité. Pendant des mois, sans réagir, il m’a entendu discourir et discuter d’IA avec les autres membres du groupe IA de LinkedIn, affirmer qu’il n’y a qu’une intelligence artificielle, celle qui sait raisonner. Jusqu’au jour où il a pris sa plume et m’a posé des questions. Nous nous sommes mis alors à discuter. Comme il doutait de la véracité de mes propos et de la faisabilité d’une IA aussi étonnante que celle que je décrivais, je lui ai proposé une démonstration par Skype. Vous allez voir ci-dessous le rapport qu’il a écrit sur LinkedIn pour ses collègues chercheurs.
3. Sandy Veres
Outre Dean Horak, seul Sandy Veres m’a demandé une démonstration de mon IA. Personne d’autre n’a jamais demandé à voir cette preuve que je n’affabulais pas en prétendant qu’une intelligence artificielle accessible à tous existe depuis 1986. Jamais un jury de concours, de capital risque ou d’investisseurs ne m’a demandé de démonstration ! Les informaticiens composant ces jurys pour les projets informatiques ne veulent surtout pas savoir. Excepté le patron d’une société de capital risque, qui n’est pas informaticien. C’est comme ça que j’ai obtenu son financement et pu recréer en 1999 ma société coulée par les agissements du fisc. Un an plus tard, j’étais interdit de gérer pour 10 ans… Bravo ! Ma nouvelle société, Tree Logic, a coulé à son tour…
- 4 avril 2012 : j’adresse un mail à Sandy Veres pour lui dire que mon IA permet la programmation en langage naturel, son domaine de recherche, puis je le relance par Skype. Il me répond : “I am just reading this while driving… Most interested. » et s’engage à me faire de la pub si ma techno marche réellement ! Je me prends à rêver, comme un écolier.
- 5 avril : je lui fais 1h25 de démonstration par Skype, répondant à toutes ses questions. Il s’exclame : « Mais c’est tout à fait industriel ! » et ne parle plus de faire la promotion de cette découverte… Il dit qu’il va réfléchir. Puis, silence…
- Le 1er mai, je le le relance : « It’s over, Sandy? I feel our relationship is disappearing …”. Veres s’excuse en m’apprenant que son père, 89 ans, est en phase terminale. Il conclut cependant : “I am very interested in your approach, was just thinking about it 15mins ago…” Et il ajoute qu’il me rappellera. J’attends toujours.
4. Cédric Villani
Mathématicien ayant reçu la prestigieuse médaille Field en 2010, il est chargé par Macron de financer la filière française IA. Je lui ai donc adressé un dossier décrivant ma technologie, qui a été « égaré » par ses services (des chercheurs universitaires) et est donc resté sans réponse comme d’habitude. Lors d’un entretien téléphonique avec moi en 2018, il convient cependant que mon IA est la seule vraie à sa connaissance mais avoue qu’il ne s’y intéressera pas ! Seule la voiture autonome, « comme celle des Américains » (qui n’est ni autonome ni intelligente), mérite à ses yeux d’être financée ! Conclusion, des années plus tard, il n’y a pas de voiture autonome française et pas non plus de financement de la seule vraie IA qui est justement franco-française. Vive la France !
5. Louis Naugès
Informaticien connu et chevronné, il écrit beaucoup, a fondé des associations d’informaticiens et se prétend spécialiste de l’innovation en informatique et donc compétent en IA. Il a écrit un article dans son blog intitulé : « Trois niveaux d’intelligence artificielle : trois challenges majeurs pour l’humanité » dans lequel je remarque qu’il n’a rien compris à la question et brode sur ses lectures toutes inspirées de chercheurs IA. On est encore face à un Français qui fait sa pub, faisant l’apologie sans discernement de la fausse IA américaine et qui n’a jamais trouvé sur le net les nombreuses références sur une IA français qui marche, l’intelligence artificielle raisonnante. Je lui rédige donc un commentaire sur l’IA raisonnante, lui parlant du prix qu’elle a obtenue aux US en 2017. Voilà sa réponse :
Cher Monsieur De l’Espinay
Je ne connaissais pas Jean-Louis Laurière, et ne pense pas être le seul. Il est mort en 2005, et beaucoup de choses depuis cette date en IA et Machine Learning. Vous écrivez vous même dans votre blog que son « invention » Pandora, ne fonctionnait pas. Vous êtes par contre beaucoup plus positif sur vos propres réalisations en systèmes experts.
https://jpdelespinay.wordpress.com/category/abus-de-pouvoir/
Vos frustrations, votre mépris de la profession d’informaticien qui explose dans votre texte m’ont fait de la peine. J’ai rarement lu un texte qui illustre autant les plaintes du « génie méconnu » parlant de tout ceux qui ont refusé de voir l’extraordinaire valeur de vos travaux. Vous attaquez aussi bien sur les GAFA et leur incapacité à faire de l’IA.
Je vous cite quand vous parlez de l’IA : « Et n’oubliez pas qu’il en existe une, en France et rien qu’en France : la mienne… »
Quelle belle modestie !
En effet, il n’existe qu’une IA raisonnante, la mienne. Et il ment quand il prétend que j’ai dit que Pandora ne fonctionnait pas. J’ai développé avec cet outil plusieurs systèmes-experts pour de gros clients entre 1986 et 1988, cités dans la presse. Pour la modestie, je l’ai déjà dit : je n’ai aucun défaut sauf un, je ne suis pas modeste.
Pour le reste, le lien qu’il cite n’a rien à voir avec notre discussion, et ses commentaires ne sont certainement pas ceux d’un homme honnête cherchant à en apprendre davantage. Je lui réponds en démontant ses « arguments » un à un. Trop bien probablement car cet homme honnête réagit… en supprimant ma réponse pour que le débat reste clôt sur la sienne. Alors, un de mes amis lui écrit : « M. Naugès, quand allez-vous enfin afficher la réponse de M. de Lespinay à votre dernier commentaire ? Ce que vous faites-là est incorrect. Vous donnez l’impression qu’il n’a rien trouvé à répondre et que vous aviez raison. A moi en tout cas cela démontre que vous savez que ses arguments sont valables mais que vous voulez le dissimuler à vos lecteurs.
Pour vous paraphraser : quelle belle honnêteté ! » (08.01.2019)
Ce message est resté (voir tout en bas) ! Peut-être M. Naugès a-t-il perdu ma réponse ? Alors il ne peut la remettre dans la discussion comme on le lui demande ?
6. Luc Julia
C’est une grosse pointure en informatique, le Français qui a codéveloppé la fameuse reconnaissance vocale SIRI et se vante d’être un acteur en l’intelligence artificielle : « l’IA reste le fil conducteur de toute sa carrière ». Oui, mais quelle IA ? Il vient de publier un livre qui dévoile son échec dans ce domaine : « l’intelligence artificielle n’existe pas ». Je suis tout à fait d’accord avec lui puisque l’IA des journaux c’est de l’informatique classique incapable de fonctionner sans informaticien. Mais de là à nier l’existence de toute la filière de l’IA raisonnante franco-française, qui a abouti dès les années 1980 à une technologie opérationnelle et s’est installée dans les entreprises par la suite, je ne pouvais laisser passer.
Le 2 février 2019 je lui adresse un long mail décrivant mon IA raisonnante et lui demandant « accepteriez-vous de faire connaitre cette IA bien française, car cartésienne ? Ou mieux : pourrions-nous concevoir ensemble une nouvelle informatique ? »
- Voilà sa réponse le même jour : « J’ai lu. Bravo. Bonne chance pour la suite, Luc. »
- Déçu, je réponds : « Merci de votre réponse rapide mais n’avez-vous pas le sentiment que vous vous moquez un peu de moi ? Vous dites avoir lu mais vous ne donnez pas votre sentiment sur mon IA alors que le sujet est votre spécialité et le « Bonne chance pour la suite » montre que vous ne souhaitez visiblement pas que cette technologie soit offerte au public. Par votre propre société Samsung par exemple… »
- Comme il ne réagit pas, je le brutalise un peu : « Pas de réponse… Vous êtes comme les autres. Vous parlez d’IA sans savoir et en ne voulant surtout pas savoir. Comme les autres, vous pratiquez la désinformation en matière d’informatique auprès du public et de votre propre société ! »
- Luc Julia : « C’est bien, vous pouvez être fier de vous et de ce que vous répandez. La colère permanente n’est pas mon moteur. Bonne continuation et surtout, encore, bonne chance. »
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Moi-même : Si la colère permanente n’est pas votre moteur, chez moi c’est l’hypocrisie et le refus de l’intérêt général qui n’est pas mon moteur. Vous noterez que vous échangez avec moi en vous gardant bien de parler de cette IA que vous prétendez si bien connaître, et encore moins en proposant de faire connaitre l’IA raisonnante, d’où ma « colère permanente ». Pouvez-vous vous regarder en face après ça ?
- Luc Julia : « Oui »
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Moi-même : Lol. Donc vous n’avez pas d’amour-propre… Et, quoiqu’auteur de thèses sur l’informatique, vous n’avez pas d’utilité pour la société…
- Luc Julia : « Dommage pour moi. »
Vous le voyez, contrairement aux autres, cet informaticien ne refuse pas le dialogue et s’avère même doté d’un certain humour. Mais le résultat est le même : lui aussi refuse de faire connaitre l’IA française qui marche, celle que le public mondial attend depuis si longtemps.
7. A en entendre leurs collègues universitaires, les plus « grands » chercheurs IA Français des années 1980 à 2010 furent Jacques Pitrat, Jean-Paul Haton et, à un degré moindre, Jean-Paul Delahaye.
A mes yeux c’est Jean-Louis Laurière qui, contrairement à moi, a tout récemment eu le droit à une page dans Wikipédia (mais sans aucune référence à sa seule invention en IA, Pandora, dont je me suis inspiré) probablement suite à mon insistance à voir en lieu un génie. Tous ont obligatoirement entendu parler de Jean-Philippe de Lespinay par la presse mais aucun n’a tenté de me contacter. Par contre, moi je m’y suis attelé. Voilà le compte rendu.
8. Jean-Louis Laurière
Il n’avait pas du tout envie de me rencontrer ! Ce qui prouve qu’il avait entendu parler de moi. Lors d’un congrès sur l’IA des années 1990, il y a cependant été obligé par mon insistance. D’abord très désagréable, il s’est ensuite détendu quand je l’ai félicité, sincèrement, sur sa réalisation Pandora qui m’avait permis d’inventer moi-même la Maïeutique. Il maintenait cependant que Pandora n’avait aucun intérêt et que seules ses recherches sur des logiques « supérieures » (au syllogisme) en avaient. Je lui ai expliqué qu’à mes yeux celles-ci ne mèneraient nulle part car, fonctionnant sur des faits variables (des faits changeant d’état des milliers de fois au cours d’un raisonnement) elles sont incapables d’expliquer leur raisonnement et de détecter des contractions comme sait le faire Pandora qui exploite le syllogisme, deux facultés nécessaires à la validation de la connaissance et des déductions (ce que son collègue Jacques Pitrat n’a d’ailleurs cessé de lui répéter en constatant ses vains efforts). Constatant mes arguments et mon enthousiasme quasiment juvénile pour son Pandora, il finalement proposé en souriant un deal : nous nous quittions bons amis en convenant que les deux voies avaient de l’intérêt… Diplomate (pour une fois) j’ai accepté le deal. Nous étions tous les deux de mauvaise foi, mais nous nous sommes quittés bons amis.
Il est mort sans avoir rien produit d’utile. A part Pandora (j’en profite, il ne peut plus répondre).
Pandora, une invention dont bien entendu la page Wikipédia de Jean-Louis Laurière, écrite par ses élèves universitaires, ne parle pas… Le public ne doit pas savoir qu’est née en 1982 une IA faite pour lui…
9. Odile Paliès
C’est une élève très mal élevée de Laurière et la co-développeuse de Pandora. Elle m’a vivement critiqué auprès de Science et Vie dans deux lettres lettres fameuses émanant officiellement des deux laboratoires de recherche IA français. Elle réclamait que cette revue publie son « droit de réponse » qui n’en était pas un, répétant sans cesse que « Pandora » ne valait rien. Sans s’en rendre compte, elle authentifiait du coup l’existence de cette découverte qu’elle voulait jeter aux oubliettes. Une façon comme une autre pour un universitaire comme elle de se faire de la pub gratos en passant par la revue scientifique la plus lue d’Europe. Hélas pour elle, Science et Vie n’est pas tombé dans le piège et ne lui a pas répondu…
10. Jean-Paul Delaunay
Voilà ce que j’écris à Jean-Paul Delaunay, une grosse pointure en IA à écouter Jean-Christophe Benoist, un de ces universitaires informaticiens acharnés à supprimer toute mention de mon nom et de mon IA dans Wikipédia : « Bien que paranoïaque, j’ai suivi votre suggestion et j’ai contacté Jean-Paul Delahaye. Ce chercheur universitaire ne me connaissait pas (bien qu’on se soit côtoyés bien des fois, que nous travaillions pendant plus de dix ans dans le même domaine et en dépit des centaines d’articles parus dans la presse sur mon IA qui auraient du l’intriguer). Voilà sa réponse : « Non, désolé, je ne regarderai pas vos découvertes. Je ne peux donner aucun avis sur votre techno IA car cela fait longtemps que je ne travaille plus dans le domaine des systèmes-experts ! » On est loin de votre affirmation, Jean-Christophe : « ce genre de techno fait l’objet régulièrement de ses rubriques dans « Pour la Science », ou dans ses livres ». Alors ? Expliquez-moi cette contradiction… »
La discussion a été effacée de Wikipedia…
11. Jacques Pitrat
Jacques Pitrat est « un des plus grands chercheur IA Français » selon les universitaires, collègue de Laurière à l’université Paris 6. En fait, il a beaucoup cherché, beaucoup publié (surtout sur l’IA appliquée aux échecs) et rien trouvé. Même pas un programme de jeux d’échecs comme il y en a des milliers sur le marché. Poursuivant mon compte-rendu à JC Benoist de Wikipedia, je lui parle de ma tentative de présenter mon IA à ce chercheur en 2012 :
« j’ai également rendu visite à Jacques Pitrat chez lui cet été en août. Lui, il a sa page dans Wikipédia sans avoir jamais rien produit d’opérationnel en IA (mais c’est un chercheur universitaire 😉 ). J’étais venu avec un ordinateur portable. Il a parfaitement admis que ma techno IA tourne mais il n’a rien voulu voir ! Il a bien voulu parler de Laurière, il convenait qu’après Pandora Laurière s’était engagé dans des culs-de-sac avec ses langages à variables, mais il a refusé de donner le moindre avis sur ma techno car son domaine n’a jamais été les systèmes-experts ! Toujours les même symptômes, Jean-Christophe : refus d’aider le chercheur privé, pas de curiosité, pas de recherche ayant abouti mais… sa page dans Wikipédia ! ».
12. Liste des spécialistes et entreprises IA qui ont refusé de me répondre
- Science et Vie (alors que j’ai écrit pour eux un article sur l’IA en 2011 dont ils furent très satisfaits au point de me demander de rédiger pour eux d’autres articles « sur n’importe quel sujet » (sauf les extraterrestres et les soucoupes volantes, sujet sur lequel j’étais pourtant très bien documenté !). Même mon dossier de 40 pages transmis lors de son concours en 2020 de « l’invention qui va changer le monde » est resté sans réponse !
- Les Echos, qui ont pourtant amplement parlé de mon IA depuis 1986 et multiplient les articles sur la question, refusent mes contributions sans un mot d’explication

- Joseph Sifakis (Prix Turing d’informatique) avouait en 2005 « Nous sommes toujours à la recherche d’une théorie générale de construction des logiciels. L’informatique n’a pas, pour l’heure, ce caractère constructible et prédictible des objets physiques ». Je lui fais savoir que la Maïeutique et l’IA raisonnante existent depuis 1986 et qu’une centaine d’articles en ont parlé dans la presse nationale. Pas de réponse.
- Standish Group qui dévoile chaque année l’inefficacité des méthodes de programmation dans son Chaos Report
- Anthony G Cohn « prof en raisonnement automatisé »
- Jean-Michel Dalle, Agoranov, « incubateur d’entreprises innovantes »‘
- Marjolaine Grondin, qui commercialise un « assistant conçu avec un programme d’intelligence artificielle » et a levé 1 million d’Euros en 2016
- Robin Li : « en janvier 2017, Baidu a nommé Qi Lu, l’ancien vice-président de Microsoft, en tant que président du groupe et directeur opérationnel, qui sera chargé du développement de l’intelligence artificielle »
- Elon Musk, qui vient de fonder Open Ai pour protéger l’humanité des danger de l’IA (!). Je reçois une réponse polie de son staff : « on garde ça sous le coude ». C’était en 2017…
- Daniel Shapiro, patron de Lemay.ai « déploiement rapide de l’IA »
- Pascal de Lima, qui écrit beaucoup sur l’IA sans avoir jamais produit un système expert me déclare : « vous avez une vision exclusive de l’intelligence artificielle qui est celle de l’ingénieur » puis clôt la discussion.
- Gaël Duval fondateur de « La French Touch Conference, dont l’objectif est de faire le pont entre les écosystèmes entrepreneuriaux français et ceux du reste du monde afin de mettre en avant les réussites françaises à l’international et favoriser leur développement » ne répond pas…
En savoir plus sur https://viuz.com/2016/06/27/interview-de-gael-duval-fondateur-de-la-french-touch-et-jechange-fr/#JgkxU2DQY1wFHtpC.99 - De nombreux médias parlant d’IA à qui j’adresse des rectificatifs (Le Monde, Industries et Technologies, l’ADN, PWC, etc.)
- Actuia : Ce site se présente comme « Le portail de l’intelligence artificielle et des startups IA » mais c’est sûrement un repaire d’universitaires sans foi ni loi peu curieux de faire connaitre une intelligence artificielle moderne qui ne vient pas d’eux. Je leur ai écrit deux fois en 2019 (à l’adresse contact@actuia.com donnée sur leur site) pour m’inscrire en tant que spécialiste IA et start up IA. Refus absolu de répondre… Même en 2019 les universitaires ne veulent pas communiquer avec un chercheur privé en IA !
- ActuIA (bis), nouvelle info : j’ai fondé fin novembre 2019 un groupe « IA Grand Public » dans Facebook. En deux mois, il frôle la centaine de membres ce qui montre l’intérêt du public pour cette technologie qui, il est vrai, n’est pas claire du tout si on lit les médias. Il se trouve qu’à côté il y a le groupe ActuIA, avec mon commentaire en tête. En substance : « votre IA est fausse ». Ils sont donc venus dans mon groupe me répondre : « Effectivement, ici, pas d’IA sensationnaliste, pas de science fiction, mais les travaux des vrais scientifiques dans le domaine cher Monsieur Lespinay. Nous nous enorgueillissons de ne pas être recommandés par vous. Une recherche Google réjouira les plus curieux. » J’avais donc bien vu au paragraphe précédent : ils me connaissent, ils prétendent vouloir regrouper des start-up IA mais surtout pas du genre de la mienne qui commercialise une intelligence artificielle française qui n’a pas besoin d’informaticiens. Une tromperie informaticienne de plus.
- Mathieu Barreau (janvier 2020), journaliste canadien spécialisé en IA et membre du groupe IA que j’ai créé sur Facebook (1 000 membres en quatre mois !), refuse de parler dans ses articles de l’intelligence artificielle française raisonnante !
- Olivier Ezratty : ajoutons-le ici alors qu’il n’est pas chercheur en IA mais certainement expert de la question puisqu’il publie beaucoup là-dessus. Je l’ai contacté deux fois pour lui faire remarquer qu’il ne parlait que de l’IA informaticienne. Il a chaque fois refusé d’en discuter avec moi ce qui a provoqué ma colère. Voilà ce qu’il a écrit dans son (très sérieux) rapport sur Les usages de l’intelligence artificielle 2019 :
Tree Logic (1986, France) propose « la maïeutique », une solution de raisonnement automatique crée par Jean Philippe de Lespinay qui se débat depuis plus de trois décennies pour faire adopter ses vues. Le principe de sa solution repose sur l’extraction de connaissances implicites des experts et d’usage d’une logique d’ordre zéro. La solution a l’air d’être un agent conversationnel vocal. Elle aurait été déployée il y a longtemps à la Banque de Bretagne et chez quelques autres clients mais le créateur semble avoir bien du mal à populariser sa technologie et à en financer le développement. La description de la technologie est assez rudimentaire. Il est difficile de se faire une idée précise d’une solution face au syndrome de l’inventeur incompris. » Pas très plaisant comme présentation ! Voilà ce je lui ai écrit en commentaire dans son blog :
Je vais être plus explicite en puisant dans la partie du rapport “Usages intelligence artificielle 2019” sur Tree Logic :
– “La solution a l’air d’être un agent conversationnel vocal”
– “Elle aurait été déployée il y a longtemps…”
– “le créateur semble avoir bien du mal à populariser sa technologie et à en financer le développement”
– “La description de la technologie est assez rudimentaire”
– “Il est difficile de se faire une idée précise d’une solution face au syndrome de l’inventeur incompris.”
Cette description “sommaire” et peu objective montre surtout une chose, Olivier : vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous ne voulez pas savoir mais vous en parlez quand même ! Et avec beaucoup de légèreté.
Deux fois je suis venu vers vous pour vous décrire cette IA grand public qui tourne en entreprise depuis 1986 dans les services utilisateurs et qui a tout de même reçu le prix américain Awards.AI en 2017 dans la catégorie “The Special Award for AI Achievement”. Vous avez chaque fois refusé de m’écouter ou de voir une démonstration de cette IA raisonnante.
Alors, en effet dans ces conditions “difficile de se faire une idée précise d’une telle solution”.
Et si l’inventeur est incompris c’est à l’évidence à cause de gens comme vous qui refusent VOLONTAIREMENT de s’informer pour publier ce qui leur chante.
- Jack Copeland s’auto-gratifie du titre de « philosophe » car il est prof de philosophie, et du titre de « philosophe de l’intelligence artificielle » car il a écrit un bouquin sur l’intelligence artificielle. C’est un spécialiste de Turing donc de l’informatique. J’ai découvert son existence en 2019 dans un article où une de ses déclarations m’a fait bondir : « Il n’y a pas d’ordinateur aujourd’hui qui puisse passer le test TURING et il n’y en aura pas dans un futur proche, la tâche est si difficile qu’il faudra beaucoup de temps avant que la technologie existe ». C’est tellement faux ! Je l’informe par mail (10.12.2019) que la technologie existe depuis les années 1980 en France et fonctionne sur les plus petits ordinateurs, que mon IA dialogue avec ses utilisateurs depuis 1986. Il me répond le lendemain (11.12.2019) : « Merci pour votre email intéressant. Vous semblez penser que je me trompe sur quelque chose, mais vous ne dites pas très bien ce que c’est – mais je suis toujours prêt à apprendre et à changer mes vues si nécessaire ». Il ajoute : « Pourquoi ne pas concourir au Loebner Prize 2020 ? » (qui récompensera le premier ordinateur capable de dialoguer avec des humains). Je lui réponds : « J’y pense depuis longtemps ! Le problème est qu’il faut de l’argent pour être assisté par un psychologue et modifier mon générateur d’IA (T.Rex) afin qu’il puisse hésiter ou prendre du temps avant de répondre à certains moments comme le ferait un humain. La spécialité du raisonnement de l’IA est précisément sa capacité naturelle à la conversation. Cette faculté est principalement utilisée dans les entreprises depuis 1987 (Joséphine pouvait parler pendant une demi-heure avec les clients d’une banque). J’ai développé de nombreux dialogues dont celui de la page d’accueil de mon site (cliquez dans la bulle). » Je lui joins un grand nombre de liens pour qu’il se fasse une idée de l’intelligence artificielle raisonnante et lui demande s’il peut m’aider à concourir au prix Loebner. Et là, nous avons la réaction habituelle des faux jetons : PAS DE RÉPONSE ! Je le relance deux fois, je le provoque… silence définitif. Il a compris qu’il existe une IA qui tue son job et ses copains informaticiens. Alors le « philosophe » fait un bras d’honneur à l’humanité…
- Mehmet Dincbass était un chercheur en IA du CNET Lannion, à mon souvenir, en 1984. Il était parti cette année-là au Japon voir le « fantastique » ordinateur de 5ème génération des Japonais reposant sur le langage français Prolog. Il est revenu catastrophé me disant que les Japonais, qui avaient 10 ans de retard en informatique, maintenant n’avaient plus qu’un mois de retard ! L’IA allait devenir le fief du Japon ! Un pays pourri de fric à l’époque qui embauchant les meilleurs ingénieurs à tour de bras. En fait, ce fut un pétard mouillé. Ce n’est pas parce qu’on utilise le langage Prolog, réputé IA par les universitaires (mais pas par moi), que l’on se met à faire de l’intelligence artificielle. Le projet d’ordinateur 5ème génération échoua lamentablement et fut abandonné dans la plus grande discrétion. Aujourd’hui, M. Dincbass est « business angel », investissant dans le domaine de l’intelligence artificielle, et moi inventeur de l’intelligence artificielle raisonnante. Je lui adressé ce message sur LinkedIn : « J’ai inventé une intelligence artificielle qui fonctionne en langage naturel. Êtes-vous intéressé d’en savoir plus ? – Oui, me répond-il, pouvez-vous m’envoyer une courte description de votre logiciel ou système ? Bien cordialement« . Je lui adresse une description de mon IA le 30 janvier 2020. Pas de réaction. Je le relance le lendemain, pas de réponse. Le 3 avril 2020, pas de réponse. Le 12 juillet 2020, pas de réponse. Tous ces « chercheurs » impolis sont une bande de lâches qui ne savent que se réfugier dans le silence quant ils se trouvent face à une invention qui réduit leur science à zéro !
- 25. Lionel Régis Constant, universitaire fondateur de l’association NaonedIA (signifiant en breton « Nantes intelligence artificielle »), ne veut surtout pas que les nantais découvrent une intelligence artificielle née à Nantes, la mienne. Voyez le récit de notre brève relation...
- 26. Mark Saroufim, américain spécialiste de l’IA informaticienne reconnait fin 2020 la faillite de cette IA dans un post sur LinkedIn, applaudit par ses collègues : « Apprentissage automatique: la grande stagnation. Les bureaucrates dirigent l’asile ». L’apprentissage automatique c’est le e-learning, machine learning, et autres réseaux neuronaux fonctionnant par le vieux calcul matriciel mais quia le mérite de fournir des résultats valables mais inexplicables. J’applaudis à mon tour sa franchise et son ouverture d’esprit et lui parle d’une vraie IA, celle qui raisonne, ajoutant : « Combien de fois ai-je contacté des chercheurs de cette façon ! Ils disent: « Oh oui, très intéressant, dites-m’en plus ». Je leur en dis plus et, là, plus personne ! Ils ne répondent plus. » Mark Saroufim me répond : « Cela ressemble au début d’un bon article de blog – oui, j’aimerais en savoir plus ». Je lui en dis plus et là… pas de réponse ! Je le relance publiquement et fermement (cherchez Lespinay) en lui rappelant que je l’avais prédit. Pas de réponse.
On ne pourra pas dire que je ne me suis pas battu pour faire connaître l’intelligence artificielle française !
b
I – Qu’est-ce que Quora ?
Il était déjà dur d’être prophète en son pays, voilà qu’après le Wikipédia américain mes adversaires du monde informatique américains ont réussi à me museler dans un des sites de discussion (« forums ») les plus utilisés dans le monde : Quora. La spécialité de Quora, fondée par des anciens de Facebook, c’est de permettre à tous de poser à la cantonade les questions qui les tarabustent et d’obtenir des réponses de parfaits inconnus, parfois tout à fait utiles.
Bien entendu Quora triche en créant lui-même souvent des questions « dans l’air du temps » pour « faire le buzz », animer son site. Un peu comme les sites de rencontres ajoutent des jolies filles fictives dans leur trombinoscope pour faire venir davantage de mâles croyant à leur efficacité.
II – Installation en douceur dans Quora
Je me suis inscrit à Quora mi-janvier 2018 pour répondre aux questions en anglais et en français concernant l’intelligence artificielle et faire savoir qu’il en existait une, française, qui fonctionne parfaitement depuis plus de trente ans et dont les médias ne parlent pas. J’ai enfin pu présenter mon intelligence artificielle à des non informaticiens du monde entier alors que dans LinkedIn, un rival bien plus ancien, les discussions sur l’IA sont réservées aux informaticiens, lesquels n’ont jamais fait de publicité à une IA qui programme mieux qu’eux….
Dans Quora, j’ai recueilli en retour des « upvotes » c’est-à-dire des « likes », c’est à dire des avis positifs de lecteurs. Parfois même, en fait rarement, j’ai eu une discussion avec un lecteur.
III – La trouille de nombreuses personnes face à l’IA…
On peut dire que la préoccupation principale qui se dégage des questions posées sur l’IA c’est « dans combien de temps supprimera-t-elle l’humanité » ! Tout cela pour faire écho à un livre d’un ponte de Google, Kurzweil, « La Singularité » dans lequel il énonce crânement qu’en 2045 une intelligence artificielle sera si évoluée qu’elle pourra contrôler le monde.
Il m’a donc fallu rassurer tout ce monde inquiet du progrès, des métiers qui allaient disparaître, du travail qui allait être fait exclusivement et bien mieux par des robots nous plongeant dans l’ennui, de notre humanité qui disparaîtrait puisque l’IA aura tout compris et fera tout mieux que nous, etc. Ce n’était pas bien difficile. Il suffisait de rappeler que le progrès engendre bien plus de métiers qu’il n’en supprime et cela depuis la fameuse révolte des Canuts, le premier soulèvement de l’histoire contre l’automatisation qui se déroula à Lyon entre 1831 et 1848. En 1800 on était 1 milliard sur la Terre, aujourd’hui on est 7 milliards et tout le monde a toujours du boulot.
IV – J’aborde mon thème favori : la vraie et la fausse intelligence artificielle…
A force de parler d’IA et de ses dangers éventuels, j’ai évidemment été amené à signaler la fausse IA dont nous parlent les médias, celle de Google, Facebook et IBM qui relève en fait de la désinformation habituelle des informaticiens. Il s’agit d’informatique classique qui ne peut absolument pas se passer d’eux. J’ai pu répondre à 250 questions avant d’être bloqué. A mon grand étonnement, un seul interlocuteur est venu me contredire, un informaticien bien entendu. Mais la discussion s’est finalement bien déroulée, sans blocage.
Si vous voulez avoir une vue exhaustive de mes interventions dans Quora voyez ce lien.
V- Boum ! Me voilà banni !
Samedi 28 avril je reçois ce mail : « La Modération Quora vous a banni de Quora pour cette raison : Violate BNBR hate Speech ». Aucun avertissement préalable ! Pas d’explication ! Seul un titre qui prétend que je tiendrais un « discours de haine ».
Je fais appel de cette sentence aussitôt :
« Profile Link: https://www.quora.com/profile/Jean-Philippe-de-Lespinay
Appealed content: https://www.quora.com/profile/Jean-Philippe-de-Lespinay
Est-ce l’habitude chez Quora de bannir quelqu’un sans avertissement préalable ? Vous m’interdisez toute possibilité de me corriger. C’est ça, Quora? Je suis un expert en Intelligence Artificielle parlant d’intelligence artificielle, qui a reçu un prix dans ce domaine (Ai Awards en 2017) avec un grand nombre d’upvotes de vos lecteurs montrant la pertinence de ses commentaires et surtout qui n’a pas reçu de contradiction sérieuse mettant en doute son crédibilité.
« Violate BNBR hate Speech » : où voyez-vous un discours de haine dans ce que j’écris? Où sont tous les downvotes qui le démontrent ? Je suis un lanceur d’alerte. J’informe le public qu’une IA pleinement opérationnelle existe depuis 30 ans et est installée dans le monde de l’entreprise. Cela m’oblige à exposer le jeu obscur d’une profession (informaticiens) qui induit sciemment le public en erreur sur ce qu’est l’IA pour ne pas perdre son travail.
Voulez-vous m’aider ou me détruire dans cette tâche?
Si vous voulez m’aider s’il vous plaît dites-moi ce qu’il faut faire pour pouvoir m’exprimer dans Quora »
Et voilà la réponse de Quora :
Bonjour Jean-Philippe,
Quora croit que tous les membres de la communauté devraient faire un effort pour apporter un contenu utile à la communauté et, en fin de compte, faire du site une meilleure ressource pour tous.
Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles nous allons interdire un compte:
Ils vandalisent le contenu sur le site qui est modifiable par tout le monde, y compris des questions (https://www.quora.com/What-is-Quoras-policy-on-vandalizing-questions) et des résumés de réponses.
Ils s’engagent dans une ou plusieurs actions qui violent la politique Be Nice, Be Respectful (https://www.quora.com/What-are-Quoras-two-key-policy-principles). Ces actions peuvent concerner des questions, des réponses ou des commentaires.
Ils publient un nombre important de questions (https://www.quora.com/What-kind-of-questions-on-Quora-arent-OK-What-is-Quoras-policy-on-question-deletion), réponses (https://www.quora.com/Why-are-answers-and-reviews-on-Quora-collapsed), et / ou des commentaires qui ne sont pas utiles.
Ils violent à plusieurs reprises les politiques de Quora (https://www.quora.com/What-are-major-policies-and-guidelines-on-Quora) et / ou ne modifient pas leur comportement après avoir reçu un avertissement de contenu.
Le compte est lié à une activité suspecte et / ou malveillante.
Après avoir examiné votre activité sur Quora, nous avons déterminé que vous avez enfreint une ou plusieurs des raisons énoncées ci-dessus.
Malheureusement, l’interdiction de votre compte ne sera pas annulée. Cette décision est définitive et vous ne pourrez plus utiliser Quora.
Cordialement,
Amelia
Opérations utilisateur
Quora
Vous noterez le ton impersonnel et l’absence d’accusations précises justifiant un bannissement « définitif », « qui ne sera pas annulé », qui respire la mauvaise foi. Avec toutefois une conclusion pleine d’enseignement : « vous ne pourrez plus utiliser Quora. » En fait, c’est cela la vraie raison : il ne faut pas que l’on entende parler de mon intelligence artificielle dans Quora. Il ne faut pas non plus que je puisse poser mes propres questions dans Quora, elles pourraient attirer l’attention sur mon IA. Tout m’est interdit.
Depuis le temps que je gémis sur Internet sous les coups de ces agressions visant à me faire taire (10 ans) avec des dizaines de milliers de personnes ayant lu au moins un de mes articles, pas une personne n’est venue à mon secours. Et pendant ce temps-là, je vieillis.
Heureusement pour les milliards d’êtres humains pour lesquels je souffre en tentant de les édifier, je vieillis tout doucement… Je vais bien finir par faire entrer mon intelligence artificielle raisonnante dans les foyers en dépit de la féroce obstruction informaticienne.
I – La limitation de vitesse, un racket d’Etat qui tue les Français
En avril 2011 je faisais paraître un brûlot dans le Huffington Post, dans Blogspot (XII-1.1) et en commentaire dans Auto Plus : « la limitation de vitesse, un racket qui tue avec la bénédiction du législateur et de tous nos gouvernements depuis 40 ans ! ». Cet article, répété l’année dernière dans mon blog ici, démontre par A + B que la limitation de vitesse tue. Elle provoque la somnolence, première cause des décès sur les routes (et non pas la vitesse) selon la Sécurité Routière elle-même, une administration pourtant aux bottes de nos gouvernements successifs.
Il faut ajouter à cela la première cause réelle de tout accident : l’inattention. La vitesse trop basse et monotone cause l’endormissement et l’inattention, par essence accidentogènes. Les courbes de la Sécurité Routière – parfois modifiées pour tromper le public – en font foi. L’État le sait pertinemment et fait tout son possible pour que nous ne le sachions pas afin de pouvoir continuer à nous racketter… quitte à nous tuer ! Nos amis fonctionnaires, par statut et formation irresponsables, n’ont pas d’état d’âme vis à vis de la piétaille méprisée des Français : leurs cerveaux d’autistes ne sont pas équipés de la compassion.
En dépit de ces publications et de la publicité que je donne à cette démonstration au cours des années dans les forums, aucune poursuite en diffamation, aucune réaction de l’establishment qui pourtant – mon blog en est témoin – me déteste cordialement…
En décembre 2011 j’ai découvert l’existence de la toute jeune Ligue des Conducteurs. Une association de défense des automobilistes qui en ont bien besoin. Elle s’avère très active et n’hésite pas à dénoncer la corruption des administrations. Mais pas celle des corrupteurs : les gouvernements d’énarques successifs depuis Giscard obsédés de pomper le fric des Français pour nourrit la foule des bureaucrates qu’ils embauchent à tour de bras (un quart des Français est maintenant fonctionnaire !).
Cette jeune ligue m’adresse un mail sollicitant ma signature à une pétition contre les radars ainsi que mon adhésion. Elle semble dynamique et avoir les moyens de se faire entendre. Avant de payer ma cotisation, je décide de tester son efficacité et sa bonne volonté en lui communiquant le lien vers cet article ajoutant ce commentaire : » Vous êtes encore loin du compte en ce qui concerne le racket de la limitation de vitesse, démarré par Giscard : la limitation de vitesse tue ! L’État le sait parfaitement et modifie les courbes des tués pour que ça ne se voie pas ».
Eh bien, jamais à ce jour en dépit de multiples relances, cette très active association n’a voulu me donner sa position sur cet article qui va pourtant dans son sens !
Conclusion : la Ligue des Conducteurs n’ose pas critiquer le système au point qu’elle n’a même pas le courage de me donner son opinion à titre privé.
II – 13 février 2018 : la revue Le Point apporte la preuve de la lâcheté de la Ligue des Conducteurs !
Je vous livre in extension l’article du Point, il est parfaitement clair : le nombre de tués augmente quand la vitesse maximum autorisée baisse.
Exclusif – Faute d’une publication officielle, un vaste travail de recoupement permet de voir que les accidents ont augmenté durant l’expérimentation.

Néanmoins, l’expérimentation s’est tenue et s’est achevée en juillet 2017 et ses conclusions auraient dû être livrées au public à l’automne dernier, le temps de boucler un rapport qui soit incontestable. Au lieu de cela, alors que la conviction d’Édouard Philippe semble se fonder en grande partie sur cette expérimentation, aucun bilan officiel n’a été dressé. Tout juste le Premier ministre a-t-il répondu à la commission sénatoriale qui le pressait de questions que, « entre juillet 2015 et juillet 2017, on a recensé 20 accidents faisant 3 morts et 42 blessés ».
Face à cette carence, l’Association 40 Millions d’automobilistes s’est livrée à un travail de fourmi en analysant les fichiers du bulletin d’analyse des accidents corporels de la circulation (BAAC) du ministère de l’Intérieur. Sur les trois tronçons concernés, elle a pu tirer un bilan des fiches de 2012 à 2016, soit 18 mois d’expérience et les 42 mois qui ont précédé, en guise de référence. Et les constatations qu’elle a révélées au Point en avant-première ne manquent pas d’être alarmantes puisque, sur la seule année pleine de l’expérimentation à 80 km/h, tous les indicateurs de 2016 repartent à la hausse. « 30 blessés sont alors à déplorer, soit autant qu’en 2013, plus qu’en 2012 (26) et non loin de 2014 (31), qui est la pire année en nombre de victimes (34) et de gravité des accidents » souligne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.
1 mort tous les 28,7 km contre tous les 202 km ailleurs
2016 est également la deuxième plus mauvaise année, après 2013 et 2014, en termes de nombre de blessés hospitalisés et de nombre de tués sur ces axes (voir tableau).« De plus, poursuit Pierre Chasseray, en comparaison avec des données de mortalité routière relevées à l’échelle nationale, les statistiques issues des routes secondaires en test révèlent l’inefficacité de la mesure : alors que 1 911 accidents mortels ont été recensés sur les 386 224 kilomètres que compte le réseau secondaire français (soit 1 accident mortel en moyenne tous les 202 km) en 2016, les sections de routes nationales soumises à l’expérimentation font état de 1 accident mortel tous les 28,7 km. »
Soit tout de même cinq fois plus que le réseau de référence. En revanche, 2015, qui a été une excellente année, y compris au niveau national, ne constitue pas une base de comparaison sûre puisque l’expérimentation a commencé le 1er juillet.

Ces résultats ne sont pas contestables, car ils résultent des fiches officielles. La compilation des données, précise l’association, livre en détail les « lieux », « caractéristiques », « véhicules » et « usagers », ce qui lève tout doute sur les caractéristiques de l’accident, avant ou pendant l’expérimentation. Ces données ont même permis de déterminer avec précision le lieu des accidents, le nombre et la catégorie des usagers impliqués ainsi que la gravité de leurs blessures. En revanche, les responsabilités et les causes des accidents (comportement des usagers, alcoolémie, stupéfiants, distracteurs, vitesse excessive ou inadaptée…) sont indisponibles, les autorités considérant que leur publication pourrait porter atteinte à la protection de la vie privée des personnes concernées et leur porter préjudice.
On comprend dès lors pourquoi le Premier ministre conserve sous le coude cette expérimentation qui n’est ni concluante ni parlante. Trop limitée dans le temps et avec un échantillon de routes trop restreint, elle ne peut refléter avec l’exactitude scientifique et statistique attendue les effets d’une réglementation. Les variables en 2012, 2013 et 2014 le démontrent, un gros accident suffisant à lui seul à bouleverser la statistique.
Elle a ainsi moins de poids que ce que les riverains et usagers des tronçons concernés dénoncent, c’est-à-dire une circulation en file indienne plus fréquente du fait des véhicules légers bloqués derrière les poids lourds. Prises de risque pour doubler quand même, énervement ou somnolence sont les effets dérivés de cette situation qui peuvent expliquer la progression de l’accidentalité en 2016. De quoi provoquer la colère des usagers qui remontent de toutes parts depuis quelques semaines, des provinces qui se sentent ostracisées par Paris.
Arbitrage administratif
Nombreux sont les députés et sénateurs présents sur le terrain à mesurer la grogne qui monte et à tirer la sonnette d’alarme du côté du gouvernement. L’entêtement d’Édouard Philippe n’y fera rien, les Français considèrent cette mesure inutile, vexatoire et de nature à compliquer un peu plus encore leurs déplacements en province, voire à ponctionner leur budget automobile déjà largement ébranlé ces derniers mois avec les augmentations massives de la taxe C02, des assurances, péages, parkings, PV, carburants, etc.
Rapportés par Le Figaro, les propos du député LR de Moselle Fabien Di Filippo, qui a interpellé le gouvernement à l’Assemblée, témoignent de ce ras-le-bol : « Les Français éprouvent un fort sentiment d’injustice en se disant qu’ils n’ont pas d’autre choix que de prendre la voiture et qu’ils se retrouvent pénalisés par l’allongement des temps de trajet. Ils se disent aussi que, derrière cette mesure, il y a la volonté du gouvernement de les ratiboiser financièrement. Donc ça crée de la crispation. »
Un sentiment qui est partagé par nombre de ses collègues et par les sénateurs qui, les premiers avec Michel Raison (LR), Jean-Luc Fichet (PS) et Michèle Vullien (UDI), ont créé une commission d’étude et déjà demandé le report de la mesure au gouvernement en attendant les résultats de l’expérimentation. Une démarche à laquelle adhère le sénateur LR cosignataire de la lettre au gouvernement Alain Fouché.
« Si nous n’obtenons pas les informations que nous demandons sur cette expérimentation, je suis décidé à porter l’affaire devant l’instance administrative qualifiée pour la faire rapporter. Il nous faut des éléments pour juger du bien-fondé d’une telle mesure qui est ressentie par les Français comme un vaste racket. Le gouvernement anticipe la réduction de recettes sur les carburants avec la montée en puissance des véhicules hybrides et électriques et cherche des mesures de compensation. Le 80 km/h sur route, qui va bloquer les voitures derrière les camions, est de celles-là. »
Surfant sur ce mécontentement en organisant des manifestations avec les motards de la FFMC partout en France, l’association 40 Millions d’automobilistes suggère donc aux usagers de télécharger sur le site internet la carte d’électeur factice qu’elle a créée pour l’occasion. Elle leur demande de l’envoyer symboliquement au président de la République pour marquer leur désaccord avec la politique de sécurité menée par son Premier ministre et, plus largement, pour refuser un système où l’opinion des citoyens n’est pas prise en compte.
Pour consulter l’étude complète sur l’accidentalité des 86 km/h sur les routes test, cliquez sur ce lien
III – Les réponses évasives de la Ligue des Conducteurs…
Face à cette évidence, je reçois cette réponse de la Ligue le 16 décembre (16h58) :
Merci pour le message que vous venez de nous envoyer et merci de l’intérêt que vous portez à notre combat.
Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.
A bientôt sur notre site www.liguedesconducteurs.org !
Christiane BAYARD
Secretaire Générale
Ligue de Défense des Conducteurs
Association Loi 1901. 116, rue de Charenton – 75012 Paris
Le moins que l’on puise dire c’est que la « Secrétaire Générale » ne se fatigue pas à me communiquer son sentiment. Au 3 juillet 2012, soit 6 mois plus tard, pas de réponse. Par contre, j’existe bien pour la Ligue : elle me sollicite sans arrêt, mais c’est pour des pétitions ou ma cotisation. Las d’être relancé par cette Ligue qui demande qu’on l’aide mais ne vous aide pas, j’écris à Mme Bayard : « Vous demandez de l’aide mais vous la refusez quand elle arrive ! Pour la 3ème fois, je déplore que vous ne fassiez même pas valoir que la limitation de vitesse tue, ce qui apparaît clairement sur la courbe des tués sur les routes. » Le 7 septembre 2012 je reçois sa réponse :
Bonjour,
Merci pour l’article que vous venez de laisser sur le site de la ligue de défense des conducteurs !
Il sera traité par notre modérateur.
Nous vous invitons également à signer notre charte des conducteurs responsables : plus nous serons nombreux à la signer, plus notre voix sera prise en compte par les pouvoirs publics pour obtenir une réforme du dispositif de répression et de sécurité routière.
A très bientôt sur notre site www.liguedesconducteurs.org !
Christiane BAYARD
Secretaire Générale
Ligue de Défense des Conducteurs
Association Loi 1901. 116, rue de Charenton – 75012 Paris
« Il sera traité par notre modérateur »… Christiane Bayard n’a toujours aucune opinion sur ma thèse ! En décembre 2017, le fameux « modérateur » n’a toujours pas donné de signe de vie. Le Chevalier Bayard dont elle portele nom aurait depuis longtemps pris le taureau par les cornes. J’écris alors à deux reprises sur leur page Facebook pour leur reprocher de ne pas répondre aux messages qu’on leur adresse. Comme il s’agit d’un commentaire public, cette fois je reçois une réponse :
Nous vous remercions pour vos différents messages, nous vous avons répondu sur Facebook dernièrement.
Nous traitons de nombreux sujets et l’actualité est très riche en matière de sécurité routière.
Comme nous avons déjà pu vous le dire, les informations que vous nous avez transmises servent à alimenter
notre réflexion pour les actions à mener.
Concernant par exemple la somnolence, nous avons récemment publié des articles sur ce sujet.
Bien Cordialement,
L’Equipe de la Ligue.
« nous vous avons répondu sur Facebook dernièrement. » C’est la défense bidon des faux jetons, bien connue : prétendre que l’on en veut pas perdre son temps à répéter… ce qui n’a jamais été dit.
Petite remarque : cette fois-ci le message n’est pas signé. Christiane Bayard a disparu des radars. La voilà remplacée par une anonyme « équipe de la Ligue »…
Tenace, je réagis aussitôt : » Merci de m’avoir enfin répondu par Facebook et par mail. Ceci dit, vous vous moquez de moi en différant sans cesse votre réaction. Vous m’avez déjà envoyé bouler le 16 décembre 2011 à16h58, il y a 6 ans ! » Je répète : avez-vous peur de révéler la corruption de l’Etat ?
Là, j’ai du piquer quelqu’un ! Réponse de la Ligue le 5/12/17 :
Bonjour Monsieur,
Nous sommes une association apolitique et totalement indépendante financièrement de l’Etat puisque nous ne vivons que grâce aux dons de nos membres. C’est cette indépendance qui nous garantie notre liberté d’expression.
Aussi pour répondre à vos interrogations nous n’avons pas peur de révéler la corruption de l’Etat lorsque nous en avons des preuves concrètes.
En espérant avoir répondu à vos interrogations,
Cordialement,
Nathalie Troussard
Secrétaire Générale
De : jpl@tree-logic.com
Envoyé : mardi 5 décembre 2017 12:00
À : contact@liguedesconducteurs.org
Objet : Re: Réponse à votre message.
Ma réponse : « vous dites « nous n’avons pas peur de révéler la corruption de l’Etat lorsque nous en avons des preuves concrètes. » Dans ce cas, faites-le ! Mon article vous montre des courbes de la Sécurité Routière qui sont des preuves concrètes que la limitation de vitesse tue les automobilistes. On dirait que vous n’avez rien lu et que vous n’avez pas l’intention de le faire. »
Cette fois-ci j’obtiens la première réponse sincère de cette association (5/12/17) :
Bonjour,
Il me manque des informations manifestement : je n’ai pas accès à votre article !
Je reste dans l’attente de vous lire,
Cordialement,
Nathalie Troussard
Voilà ma réponse, le jour-même : « Incroyable ! Cela fait 6 ans que vous ne lisez pas l’article en dépit de mes relances. Le voilà : Limitation de vitesse assassine ! Avec ses radars, l’Etat nous tue pour de l’argent ! Cordialement »
Quelques minutes plus tard, j’ajoute : « Et maintenant, que pensez-vous de mon article qui démontre courbes à l’appui que l’Etat tue consciemment l’automobiliste pour de l’argent ? C’est tout de même bien le rôle de votre association de le faire savoir ! Mon article est d’autant plus important que la baisse à 80 km/h va augmenter le nombre de morts par somnolence et inattention… »
IV – La lâcheté de la Ligue des Conducteurs éclate au grand jour
Et voilà finalement la réponse équivoque de la Ligue des Conducteurs :
Bonjour,
Nous vous remercions de votre message et de votre soutien dans notre combat.
Oui, j’ai bien pris connaissance de votre article et vous en remercie. Il est en parfaite adéquation avec les idées que nous défendons.
Bien cordialement,
L’équipe de la ligue de défense des conducteurs.
23, avenue Jean Moulin -75014 Paris Tel : 01 43 95 40 20 www.liguedesconducteurs.org
Toujours aucune référence au contenu de mon exposé ! Lassé par l’attitude irresponsable de la Ligue des Conducteurs, je la menace : « Il est en parfaite adéquation avec les idées que nous défendons. » C’est tout ?! Aucune décision d’en faire quelque chose ? Une phrase en l’air ? C’est la galère de correspondre avec vous. Allez-vous faire à ces données la publicité dans vos messages ? Car c’est cela qui nous importe à tous. Je n’en reviens pas de votre inertie depuis… 6 ans ! Vous voudriez enterrer l’info que vous ne réagiriez pas autrement. Je vous informe que je tiens un blog (WordPress) qui compte 100 000 vues à ce jour dans lequel je relate la corruption que je rencontre et les associations qui trompent leurs adhérents. Pour le moment, il y a une évidence dont vous conviendrez : vous me baladez ! »
C’est fini, plus de réponse du tout jusqu’à aujourd’hui… La lâcheté de la Ligue des Conducteurs éclate au grand jour. Donc, comme promis, voilà sous vos yeux l’article relatant cette bizarre corruption d’une association qui se dresse contre la corruption de l’Etat mais n’ose pas y ajouter la démonstration magistrale de sa forfaiture.
Bizarre aussi qu’une association aussi culottée et bruyante refuse de m’expliquer pourquoi elle agit ainsi. Double lâcheté !
SI quelqu’un peut m’expliquer…
Le 24 mai 2006, je suis convoqué au commissariat de police de Chantonnay, suite à ma plainte contre le juge Castagné et à mes relances en recommandé auprès du procureur de la république de Nantes. J’y suis accueilli normalement, sans agressivité. Ça change par rapport à l’ambiance du commissariat Waldeck Rousseau de Nantes ! Le policier me fait bien comprendre que la plainte que j’ai déposée est grave. …Pour moi ! Pour le juge, il n’est pas du tout inquiet ! Il me déconseille de poursuivre dans cette voie, dans mon intérêt. Mais je suis absolument déterminé. Je lui explique que la corruption de ce juge ne fait aucun doute, qu’une expulsion sur des faits inventés est quelque chose d’insupportable et que j’ai déjà fait le maximum de publicité à ma plainte dans les médias. Du coup, il arrête l’intimidation légale et s’installe au clavier pour rédiger son rapport (voir ci-dessous). 
Suite à ce rapport et jusqu’à aujourd’hui, il ne se passera strictement rien ! Le juge Castagné exerce toujours, avec son honnêteté habituelle… Le Procureur de la République ne répond plus à aucun de mes courriers, tous en recommandé avec AR. Nous ne sommes pas en démocratie, c’est certain !
Par ne laisser aucune chance à Martins de continuer à truander ses locataires, je téléphone aux nouveaux locataires qui occupent mon appartement depuis mon expulsion. Par un hasard extraordinaire, ce sont des amis d’un ami de mon fils. Je tombe sur une jeune femme, à qui je parle du vice caché, du manque d’aération et de l’humidité. Elle est très étonnée car, de ce côté, tout va bien dans son logement : il y a une VMC, les tapisseries murales ont été retirées, les murs sont repeints à neuf, les portes rabotées, etc. Comme toujours, c’est Martins qui a fait les travaux, que la locataire qualifie elle-même de bricolages d’amateur ! Ce salaud de Martins a passé son temps à nier les problèmes d’humidité et d’aération résidant dans son appartement et, dès qu’il a obtenu mon expulsion, il a fait les travaux demandés ! Je transmets l’info à mon avocat et demande à la locataire et à son conjoint s’ils sont d’accord de m’adresser une confirmation écrite que leur appartement est aux normes. Bien entendu, pour ménager leurs relations avec le propriétaire, je ne leur demande pas de charger Martins : je leur demande de répondre « naïvement » à la lettre de mon fils -qu’ils connaissent – les informant du vice caché en répondant que, non, tout va bien, il y a une VMC, pas d’humidité et l’air circule bien partout… De cette façon, indirectement, j’ai la preuve que Martins a mené tout le monde en bateau. Ils sont d’accord. Mais, j’attends si longuement cette lettre qu’il faut que je les relance plusieurs fois. Finalement, leur lettre m’arrive. En voici l’extrait le plus significatif : « Nous comprenons la situation délicate dans laquelle vous vous trouvez actuellement. Cependant (…) votre situation ne nous concerne en rien et nous vous serions reconnaissants de ne pas mentionner nos noms dans vos prochains témoignages (…) Il est vrai que l’appartement est quelque peu humide, cependant cela n’entraîne aucun désagrément. Nous n’avons pas à nous plaindre du propriétaire, il est très courtois avec nous. » Finalement, j’ai bien une lettre des deux occupants, mais je n’ai pas le droit de citer leurs noms et en plus ils ont refusé de dire qu’ils ont une VMC ! Je suis extrêmement déçu de la lâcheté de ce jeune couple. C’était tout de même leur droit de parler incidemment à un ami de leur VMC. Grâce à des gens comme eux, les gens comme Martins continuent à prospérer… Comme ils n’ont pas voulu m’aider, le jour où ils seront en conflit avec Martins, ils n’oseront jamais me demander de l’aide et ce sera bien fait… D’ailleurs, en 2009, ils n’habitent plus l’appartement de Martins. Que s’est-il passé ? L’énigme reste entière…
Depuis novembre 2005, suite à mon expulsion de Nantes, j’habite en Vendée …chez mes parents. À 60 ans ! J’ai fait appel contre la décision d’expulsion tout en ne m’attendant pas à moins de corruption que d’habitude de la part des juges de la cour d’appel de Rennes. Pour éviter que je sois victime du délit de sale gueule, mon avocat Me Dabouis se rend seul à l’audience (10 octobre 2006). Dans une lettre (12 octobre), il me dit qu’il a plaidé comme je le souhaitais, en insistant bien sur la mauvaise foi de mon propriétaire Martins. Il ajoute que « le Juge a écouté mais n’est pas intervenu ». Il n’y a donc pas eu de discussion entre le juge et lui.
Mi-décembre 2006, je reçois l’arrêt de la cour d’appel : le jugement d’expulsion est confirmé ! Là encore, les motifs sont un tissu d’inventions, de mensonges, de mauvaise foi et d’oublis. Pour justifier l’expulsion de Castagné à vitesse lumière, ils m’inventent un logement chez mes parents à Nantes (qui n’en ont pas) ! Donc, je n’avais aucun problème de relogement dans la minute ! Prenons un extrait :
- « Les colocataires M. de Lespinay et son fils réclament 10 000 € de dommages et intérêts pour le préjudice général causé par l’humidité dans leur logement, par la mauvaise foi du bailleur, par son refus du dialogue, par son refus constant de remettre le logement en état, par ses propos vexatoires, par ses violences physiques. » C’est bien résumé. Les juges ont parfaitement compris notre demande. Voilà comment ils tirent un trait dessus en dépit des témoignage et expertises : « Outre qu’il semble que les faits ainsi articulés n’aient eu pour seule « victime » que M. de Lespinay, il a déjà été répondu sur l’attitude du bailleur en ce qui concerne les travaux et l’humidité. Quant aux violences physiques ou verbales, il s’agit d’incidents lors de l’exécution de la décision (…) Les locataires n’établissent pas la réalité d’un préjudice à eux causés par le bailleur et seront déboutés de ce chef »
- « Il a déjà été répondu »… Où ça ? En fait nulle part ! Ces trois ripoux viennent d’évacuer d’un trait l’essentiel de ma demande de dommages et intérêts ! Quant aux violences de Martins : coupure d’eau, changement de serrure de l’immeuble, attaque au tournevis, expulsion par la police, elles sont reconnues par les juges mais ils considèrent qu’il n’y a pas préjudice…
- « Il serait inéquitable de laisser à la charge de M. Martins la totalité des frais irrépétibles engagés à l’occasion de cet appel et, outre la somme de 400 € allouée par le premier juge, les locataires seront condamnés à lui payer de ce chef la somme de 1 500 € » La totale ! Voilà que je dois indemniser Martins pour les dommages qu’il m’a causés ! Les juges ne se donnent même pas la peine de se justifier ! Où est parti cet argent ? Dans les poches de Martins. Qu’en fait-il ? Il rémunère sûrement les services de tous les juges ripoux qui ont bossé pour lui. La prévarication derrière la corruption…
Le plus significatif dans ce jugement, c’est que les juges ont évité de parler de l’essentiel, les raisons pour lesquelles je faisais appel :
- rien sur le préjudice subi par les occupants à cause de l’humidité
- rien sur le vice caché déjà présent du temps du locataire précédent
- rien sur les faux travaux de Martins destinés à tromper les locataires
- rien sur les 3 rapports d’experts, dont celui de l’assurance de Martins, qui confirment l’humidité anormale et les faux travaux de Martins
- Rien sur le témoignage du précédent locataire attestant de l’humidité et des dommages qu’elle cause
- rien sur l’injonction de la Mairie qui impose à Martins de remettre le logement en conformité avec la loi (installation d’une VMC)
- donc rien sur les dommages et intérêts dont devraient logiquement bénéficier les locataires, contraints (par la loi) de payer des loyers pour un appartement affligé d’un vice jamais réparé qui l’a détérioré au cours des mois
- rien sur le fait que les locataires pouvaient payer les loyers si le juge le demandait
- rien sur mon surendettement reconnu par la Banque de France, qui a pour conséquence d’interdire toute expulsion
- Rien sur le refus du juge de référé de procéder à une expertise judiciaire de l’appartement qui aurait permis de « découvrir » la réalité des dégâts invoqués par les locataires.
Corruption avérée !
Face à tant d’irrégularités je demande à mon assureur, la Macif, l’autorisation d’aller en cassation, car c’est eux qui paient mon procès. Ils ont déjà payé mon avocat pour le jugement d’expulsion, pour le jugement d’exécution, payé l’avoué de Rennes pour le jugement d’appel, payé un expert venu faire l’expertise contradictoire de mon appartement, payé l’huissier venu faire un constat des dégâts avec photos ! Ça c’est de l’assurance ! Je leur demande maintenant de payer un avocat près de la cour de cassation, le plus cher des avocats ! Ils acceptent… Dans mon malheur, j’ai de la chance. L’accord de la Macif signifie qu’elle pense que la justice devrait me donner raison.
