Archives de la catégorie lanceur d’alerte

1. Le procureur de la république de Nantes relaxe Martins au pénal, en secret et de sa propre autorité

Encore une attaque anonyme de la part d’un fonctionnaire que je ne connais pas. Suite à ma condamnation pour avoir porté plainte contre Martins pour son agression au tournevis, j’ai fait appel et pris un avocat : Me Maillard. Cet avocat de Rennes refuse d’être payé par l’aide juridictionnelle ce qui m’oblige à le payer au prix normal. Mais je le fais volontiers car il en impose, il est intelligent, sympathique, il a de l’humour, beaucoup d’expérience et son cabinet semble important. Je lui raconte mes mésaventures. Il me dit que, dans l’affaire du coup de tournevis donné par Martins, je devrais être jugé à Rennes avec équité. J’en doute, mais on verra bien… Il n’a pas l’air inquiet une seconde.

Mais… à peine a-t-il pris mon dossier en charge qu’il découvre quelque chose que je n’aurais jamais découvert moi-même si je n’avais pas pris avocat : le procureur de la république de Nantes a refusé de transmettre ma plainte au pénal contre Martins à la Cour d’appel de Rennes ! Il n’a transmis que la partie civile. Par cette étrange magouille, le procureur a « officiellement » relaxé Martins au pénal sans m’en informer, sans jugement et sans me relaxer moi-même au pénal bien que ce soit moi qui ai porté plainte !  Du coup, je viens de payer un avocat pour un appel réduit à quasiment rien…

Je demande par téléphone à Me Maillard comment réagir à cette magouille. Il m’explique que ce n’est pas une magouille, que le procureur de la république a parfaitement le droit de relaxer sans jugement tout justiciable poursuivi en appel !  Sans débat avec son adversaire et sans l’informer. C’est la loi. Quelle belle démocratie avons-nous !

2. Me Maillard, avocat adorateur du système ?

Je trouve étrange sa réaction si neutre alors qu’il est au courant des coups bas que les juges me portent depuis des années. Il devrait me dire quelque chose du genre : « Vous voyez ? Vous trouvez vos condamnations injustes, mais si ça se trouve, elles étaient justifiées par des lois que vous ignorez » ou : « C’est tout de même bizarre, le procureur de Nantes vous a dans le collimateur… Cela confirmerait vos soupçons envers les magistrats de Nantes et Rennes. Il va falloir que je vois ça de plus près ». Non, il ne me dit ni l’un ni l’autre. Il n’aborde jamais la question de la corruption. Je me dis que voilà encore un avocat adorateur du système, mais j’ai encore du respect pour lui. Et du moment qu’il m’assure que je vais gagner…

Voyez comment il m’informe de la magouille du procureur :

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Curieux avocat qui m’explique le système sans compatir à ce nouveau coup du sort ! Je décide d’en avoir le cœur net : je lui demande s’il trouve juste que la moitié de ma plainte soit annulée, sans me relaxer moi-même au pénal, sans m’en informer, sans me consulter, sans jugement contradictoire, dans mon dos pour tout dire. Il me répète calmement que la loi est ainsi faite… Je bataille avec lui pour tenter de lui faire reconnaître que cette procédure, quoique légale, est rarissime et, vu mon passé judiciaire, semble bien dirigée contre moi personnellement. Il ne comprend pas ce que je veux lui faire dire !

Finalement, fatigué de mes arguties, il accepte poliment l’idée que le procureur n’a peut-être pas agi par justice mais de façon partisane. Il m’intrigue… Je ne décèle pas chez lui de mauvaise foi, il ne recule pas devant la discussion, il est intelligent et sympathique. Comment fait-il pour ne pas voir l’évidence ? Serait-il possible qu’il soit conditionné ? Qu’à force de fréquenter la justice et d’être lui-même – comme tout avocat – un futur juge en puissance, il adhère totalement au système, annihilant tout esprit critique ?

Par la suite, il va m’étonner encore davantage par sa cécité face aux preuves de la corruption que je lui mets sous le nez.

  1. Il y a du bon à être un commercial spécialiste de la prospection !

Puisque écrire à Sarkozy et à ses collègues politiciens ne mène à rien, je décide de joindre par téléphone ceux à qui on a transmis ma lettre et qui sont donc théoriquement chargés d’y répondre. Après bien des tentatives, j’obtiens une personne au téléphone : Mme Ragogna. Elle est bien au courant de ma lettre, mais ne l’a pas lu ! Elle sait seulement que j’accuse des juges de corruption et n’apprécie pas du tout qu’un quidam se permettre de proférer de telles « âneries ». Elle me parle sèchement, pas du tout prête à prolonger l’entretien.

Mais, je lui aligne tellement d’arguments et de faits, entre autres ma plainte en forfaiture non suivie d’effet, qu’elle finit par se radoucir. Elle me dit qu’elle appartient au Ministère de la Justice. Oups ! Justement l’endroit où je ne voulais pas aboutir puisque c’est le lieu où l’on organise la protection des magistrats ! Elle m’apprend que toutes mes missives depuis deux ans sont venues échouer dans son service ! C’est son patron qui est chargé d’y répondre mais il n’en a pas l’intention. Elle évite de me donner son nom. Je la supplie de faire pression auprès de lui afin qu’il me réponde enfin. Elle me dit qu’elle va essayer. Mais rien ne vient… Je finis par la rappeler. Cette fois-ci, elle s’engage à me faire parvenir une réponse qu’elle écrira elle-même.

2. Une lettre du ministère de la justice décevante mais capitale !

C’est ainsi qu’enfin je reçois cette lettre du Ministère de La Justice :

 

Pour moi, cette lettre est à la fois décevante et capitale. Décevante, car le Ministère de la Justice refuse de me défendre, capitale, car elle cautionne ma position sur la corruption des juges : « sans méconnaître les difficultés que vous évoquez » signifie : « nous connaissons les difficultés que vous évoquez », donc : « nous ne les contestons pas ». En dépit de mes graves accusations, ce courrier ne me blâme pas Or, il est rédigé en réponse à mes courriers au Conseil Supérieur de la Magistrature, à Sarkozy, à Goubet et à Guéant, qui désignent nommément les juges ripoux, de même que ma plainte en forfaiture contre Castagné. Ma position est officiellement reconnue comme incontestable par le ministère…

Hélas, on retrouve dans ce courrier la même mauvaise foi et la même façon de prendre les gens pour des idiots que dans les tribunaux corrompus. En effet, prétendre qu’une fois la chose jugée elle s’impose à tous est faux. Déjà, il existe une foule de dispositifs légaux pour ordonner la révision d’un jugement. Mais surtout, c’est bien au ministère de la justice et à aucun autre organisme ou ministère de saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature pour enquêter sur les juges soupçonnés de corruption. C’est ce que m’écrit le Conseil Supérieur de la Magistrature : « Le Conseil Supérieur de la Magistrature est uniquement compétent en matière (…) de discipline des magistrats de l’ordre judiciaire. En matière disciplinaire, il n’a pas l’initiative des poursuites. J’ai transmis à toutes fins utiles votre lettre à M. le Garde des Sceaux, ministre de la justice. ».

Si l’on veut résumer la position du gouvernement Sarkozy, la voici :

  • Il y a nombre de juges ripoux en France 
  • mais il n’est pas question de les poursuivre…

Ce qui signifie – imparablement – ceci :

  • Nous sommes parfaitement conscients qu’il n’y a pas de justice valable en France
  • mais nous n’y changerons rien…

C’est bien ça, notre France…

Le 3 octobre (!), je reçois un courrier de Cédric Goubet, un haut-fonctionnaire tout proche de Sarkozy :

« Cher Monsieur,

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 30 juillet 2007.

Je puis vous assurer qu’il a été pris attentivement connaissance de vos préoccupations avant de les signaler au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

Je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Cédric GOUBET »

Il faut un sacré sens de l’humour pour persister à vouloir dialoguer avec nos politiciens ! C’est exactement le même courrier stéréotypé que précédemment. Ils y ont simplement ajouté que ma lettre a été « signalée » au Garde des Sceaux.  « Au Garde des Sceaux » ! C’est justement ce que je voulais éviter. Ces nuls de l’Élysée ont transmis ma supplique au ministère dont je dénonce l’incapacité, celui qui ne peut pas se réformer, celui qui s’est toujours révélé incapable d’enquêter sur la corruption de mes juges, celui qui s’est montré leur allié de fait ! J’ai pourtant bien écrit au Président et non au Garde des Sceaux ! Le 5 octobre, je réponds à Cédric Goubet, toujours en recommandé avec AR, pour lui dire à quel point sa réponse m’a déçu et lui proposer de me faire recevoir par un de ses collaborateurs. Pas de réponse ! Le 9 novembre, en désespoir de cause, j’écris à Claude Guéant, « l’éminence grise de Sarkozy », pour lui demander d’intercéder pour moi auprès du Président. Pas de réponse !

Beau gouvernement que nous venons d’élire : à peine élu, il s’avère déjà incapable de fournir une réponse aux Français qu’il s’est juré de défendre. Il est totalement muet quand on l’appelle au secours !

6 mai 2007 : voici venir le temps des élections présidentielles. Comme président de la république, j’ai le choix entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Tout en étant séduit par la beauté de Ségolène, je suis tout de même plus attiré par les idées défendues par Sarkozy. Quand je découvre le programme de Sarko, je suis même enthousiasmé : il propose une « démocratie irréprochable » ! Il veut plus de « justice », il veut privilégier ceux qui produisent, ceux qui « respectent les principes essentiels d’une vie en société » au détriment de ceux qui « fraudent, abusent, ne veulent pas travailler » (les fonctionnaires, quoi…). Il veut « plus de liberté de créer », « plus de créativité », « plus d’innovation », « plus de risque », « plus d’audace » ! Il veut une France « qui ne laisse personne au bord de la route », « qui aide les exclus, ceux qui traversent une période difficile, une France où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service des faibles » ! On croirait mon programme…

Je m’interroge : comment un type aussi génial peut-il sortir des jupes de Chirac et de la 5ème République ? Finalement je conclus, comme bien d’autres, qu’il a tellement bien compris ce qui cloche et ce qu’il faut faire que je vais voter pour lui ! Et, pour moi, ce n’est pas rien : depuis 20 ans, je ne vote plus. Voter ne fait que donner une caution à des politiciens pourris manipulant leurs électeurs avec le soutien de partis pourris.  Dans ce système qui ne propose que des fonctionnaires à élire, l’abstention est la seule arme qui les blesse. Le programme de Sarkozy : un homme qui a tout compris …ou plutôt très bien téléguidé !

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Je suis loin d’être le seul à avoir été tant séduit par les discours de Sarko : il est élu confortablement, le 7 mai. Je suis tellement convaincu, vu son programme, que je représente pour lui le profil idéal à soutenir que, le 16 mai, je lui adresse un recommandé de 3 pages implorant sa justice, celle du « premier magistrat de France ». Dans mon courrier, je lui décris ma situation actuelle d’inventeur français prometteur mais ruiné, condamné, incapable de rien pouvoir faire ni pour ses enfants ni pour son pays. Je lui dis que j’ai voté pour lui. Je lui décris la corruption des juges de Nantes et Rennes qui a ruiné mes entreprises et moi-même. Je lui parle de mon invention dans le domaine de l’Intelligence Artificielle unique au monde et bien franco-française. Je lui raconte mes efforts au travers d’associations pour promouvoir une meilleure justice en France. Je lui joins des pièces démontrant la corruption et l’absence totale de réaction du Ministère de la Justice à mon précédent courrier.

Le 6 juillet, n’ayant même pas reçu un accusé de réception à mon courrier, je le relance par email. Voilà la réponse que je reçois par email :

Merci de votre message que nous avons bien reçu.
Nous recevons des milliers de messages chaque semaine.
Nous essaierons de vous répondre mais soyez assuré que tous les messages sont lus avec attention et pris en compte.
L’équipe dirigeante en prend connaissance  par le biais d’une synthèse quotidienne très détaillée.
Continuez à nous faire parvenir vos remarques sur les sujets qui vous interpellent.
Nous avons besoin de vos commentaires et nous en tenons compte dans la préparation des échéances à venir.
Nous vous invitons par ailleurs à télécharger et à consulter notre projet législatif en cliquant sur lien suivant : http://www.ump-legislatives2007.fr/
A bientôt.
Très cordialement,
Le Responsable des relations publiques
UMP, Siège national.

L’UMP a besoin de mes commentaires mais, apparemment, elle ne fournit pas de réponse quand on lui en envoie. C’est à sens unique… C’est ça le politicien : il vous fait croire qu’il est à votre écoute mais « les promesses n’engagent que ceux qui sont assez idiots pour  y croire » (dixit Chirac !). Le même jour, je reçois aussi cet email, plus attrayant car il est signé :

Monsieur,

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé le 6 juillet 2007.

Je puis vous assurer qu’il a été pris attentivement connaissance de vos préoccupations avant de les signaler aux autorités compétentes.

Avec l’expression de mes sentiments distingués.

Le Chef de Cabinet

Cédric GOUBET

Mais, cette réponse attrayante, je la reçois à l’identique une deuxième fois une semaine plus tard, le 14 juillet… Inquiet, car il cite mon email du 6 juillet et pas mon courrier en recommandé du 16 mai, je harcèle l’Élysée par téléphone pour savoir où en est la réponse du Président. Le 30 juillet, le secrétariat de l’Élysée finit par m’avouer, gêné, que mon courrier s’est égaré ! L’administration ne s’est pas améliorée sous Sarko. Le 30 juillet, j’adresse donc de nouveau copie de mon courrier et des pièces jointes à Sarko, de nouveau en recommandé avec AR, en pestant ! Et j’attends…

  1. Une innovation grâce à mon intelligence artificielle raisonnante : le serveur vocal intelligent

Je relate cette affaire car elle est symptomatique du manque de fiabilité de l’État qui nous dirige. Grâce à ma technologie basée sur l’Intelligence Artificielle raisonnante, il devient possible de commercialiser des ordinateurs capables de répondre au téléphone, de dialoguer simultanément avec des centaines de correspondants et de résoudre leurs problèmes dans un domaine donné. Ce genre d’ordinateurs s’appelle des « serveurs vocaux conversationnels ». Les serveurs vocaux existent, ce sont pour le moment des serveurs vocaux interactifs (SVI), qui vous répondent au téléphone dans certaines entreprises ou pour obtenir certains services (réservations SNCF). Une voix enregistrée vous demande d’appuyer sur la touche un ou deux pour choisir l’interlocuteur ou le service que vous demandez. Des serveurs vocaux avec reconnaissance vocale commencent à apparaître, dans lesquels on peut répondre « oui », « non » ou sélectionner quelque chose dans une base de données (par ex une ville pour réserver son billet de train), sans taper une touche.

2. Loïc Étienne, médecin urgentiste

Personne au monde n’en a encore produit un SVI capable de mener un diagnostic, en dialoguant plusieurs minutes au téléphone s’il le faut comme le font les experts quotidiennement dans les entreprises avec leurs collègues. A cause de tous mes ennuis, cela fait maintenant 7 ans que je n’ai pu en vendre un seul à un client. La démarche la plus aboutie pour arriver à vendre un serveur vocal conversationnel a été mené avec un de mes partenaires, Loïc Étienne, médecin urgentiste. C’est le genre de médecin qui traite les urgences au Samu par exemple. Sauf que, lui, c’est une grosse pointure : il est le seul médecin à avoir obtenu l’autorisation de l’Ordre des médecins, donc de l’État, de développer des logiciels d’aide au diagnostic médical et d’information sur les médicaments.

Il a commencé avec le Minitel dans les années 1980 : des médecins-opérateurs fournissaient par messages texte les réponses aux questions posées par les correspondants. En 2001, j’ai développé avec sa connaissance médicale un serveur vocal conversationnel de diagnostic des douleurs à la poitrine pour les démonstrations à ses prospects. Lui, son associé et moi-même avons fait des centaines de démonstrations qui n’ont, hélas, n’a jamais permis d’aboutir à une commande : dans le cas d’une « innovation de rupture », il faut tout développer, non une partie… Sinon, il restera toujours une personne non convaincue dans le circuit de décision du client. Terminer cette application aurait demandé un mois de travail en continu et, sans argent, nous n’aurions pu vivre pendant ce temps-là.

3. Xavier Bertrand, haut fonctionnaire du Ministère de la Santé s’engage à convaincre son ministre de l’intérêt de notre solution

En 2005, Loïc est parvenu à monter une gigantesque base de données médicales accessible par Internet, qu’il loue depuis à des organismes d’assurances et d’assistance pour pouvoir répondre à leurs clients. Armé de son site, du serveur vocal conversationnel et de l’engagement de financement de plusieurs partenaires prestigieux, il rencontre en 2005 un haut fonctionnaire du Ministère de la Santé : Xavier Bertrand. En effet, un serveur vocal accessible de toute la population 24h/24, avec un n° facile à retenir : le « 33 33 », ça réclame l’accord de l’État. Celui-ci est enthousiasmé par l’innovation que Loïc lui propose ! Il s’engage à convaincre son ministre M. Philippe Douste-Blazy, c’est comme si c’était fait !

Nous nous réjouissons et attendons. Rien n’arrivant, il le recontacte : « le ministre est d’accord, il va vous le notifier dans une lettre »… On attend la lettre. Je fais intervenir un ami auprès de Philippe Douste-Blazy. Il le rencontre de temps en temps à la sortie de la messe dans sa campagne dans le Massif Central. Philippe Douste-Blazy lui répond qu’il est très loin de ces contingences, il a des choses plus importantes à faire. D’ailleurs, il va quitter son poste. Le reste il s’en fout ! Encore un splendide exemple du sens des responsabilités chez nos ministres. Nous apprenons, en effet, que Chirac a décidé de changer de ministre de la santé. Voilà qui ne va pas accélérer nos affaires. Puis, bonne nouvelle : c’est Xavier Bertrand qui le remplace ! Loïc et moi nous réjouissons. Bertrand tient tellement à ce que ce projet réussisse !

Hélas, une fois devenu Ministre de la Santé, Bertrand devient injoignable et intouchable. Les mois et les années s’écoulent sans nouvelle de lui. Loïc continue à se démener et réussit à faire accepter le n° de téléphone 33 33 par les députés. Il continue à trouver des partenaires prêts à financer le projet mais il faut toujours l’accord de l’État ! Il présente le projet à différents concours de l’Innovation. Mais, bizarrement, jamais nous ne sommes retenus. Nous nous demandons quels projets plus innovants et utiles que le nôtre peuvent remporter ces concours… D’après Loïc, c’est le lobby des médecins du Samu et de SOS médecins qui fait obstruction. Des fonctionnaires… Ils veulent garder leur privilège d’avoir un numéro de téléphone spécial (le 15) et voient d’un mauvais œil ce 33 33 qui pourrait avoir plus de succès que leur 15 !

Finalement, aujourd’hui, toujours rien ! L’affaire est probablement enterrée. Le n° 33 33 fut dans toutes les bouches mais pas dans les faits… Nous sommes vraiment dirigés par des incompétents. Grave et exaspérant.

Je vous raconte cette histoire pour vous montrer que mon travail n’a pas consisté qu’à me battre contre les fonctionnaires, les concurrents et les banquiers, mais aussi parfois contre l’ignorance de ceux qui sont théoriquement de mon côté, faute de leur part d’avoir été chef d’entreprise et impliqué directement dans le fonctionnement de l’économie.

Sur mon ordinateur arrivent de temps en temps des emails qui me tiennent au courant de l’activité de l’association April. Très active, c’est au départ une association d’informaticiens « pour le logiciel libre »… Rien que ce qualificatif me plaît. Tous ceux qui se battent contre le système ont ma sympathie. Oui mais… Ai-je bien tout compris ? En fait, son fondateur, Jérémie ZIMMERMANN, n’est pas très prolixe quand il s’agit d’expliquer sa philosophie en matière de propriété des logiciels. Par contre, il est intarissable sur les actions politiques que l’April va intenter, qu’elle intente, qu’elle a intenté en France et auprès de la Commission Européenne. Le jour où il me demande d’adhérer à son association, je lui adresse un email pour lui demander si, par hasard, il ne serait pas contre la protection d’un inventeur d’une idée comme moi qui l’exploite dans un logiciel. Car je tiens essentiellement à rester propriétaire d’un tel logiciel qui m’a coûté sang et eau pendant 20 ans. Il me répond aimablement dans un email de 44 longues lignes dans lequel il parvient à noyer le poisson en me donnant raison de vouloir rester propriétaire tout en me donnant tort. En somme, si je le comprends bien, selon lui une innovation intellectuelle protégée par brevet ou copyright serait nuisible pour la concurrence qui ne pourrait l’utiliser sans payer…

Je réponds point par point à ses arguments, le ramenant sans cesse à ma préoccupation : celui qui a inventé et ne peut pas percevoir les royalties de son invention n’aura ni les moyens de vivre ni ceux d’inventer à nouveau, ni l’envie d’inventer à nouveau. Il préfèrera vivre en copiant les autres. Mais copier qui, si personne n’invente plus ? C’est la mort de l’invention en général. Pourquoi inventer quand on sait qu’une boîte comme Microsoft peut s’emparer de votre idée et la mener aux sommets sans jamais rien vous devoir ? Vous n’aurez même pas droit à la rubrique nécrologique… J’ajoute que sa démarche est illogique car il reconnaît à l’inventeur d’une machine le droit d’être protégé par la loi. Or, une machine nouvelle, c’est au moins une idée sinon plusieurs. Il me répond alors par plusieurs pages de commentaires. Voilà un homme qui, visiblement, n’a pas l’esprit de synthèse ni les idées claires. Tant de verbiage ne me donne plus envie de le lire. Dans ce fatras, je repère qu’il admet la protection contre la copie servile, c’est à dire contre quelqu’un qui aurait copié mot à mot une portion de logiciel sans rien y comprendre… Or, ce risque est quasi-nul : comment pourrait-on inclure dans une application un programme dont on ne comprend pas le fonctionnement et qu’on ne pourra donc faire évoluer ? Et pourquoi punir celui qui copie la forme, toujours superficielle, et pas celui qui copie le fond, beaucoup plus riche ? Je commence à me moquer de lui : « vous vous battez pour que le copieur conserve son droit à copier (le fond) et que, lui, il puisse interdire à d’autres de copier sa copie… » J’obtiens alors, entre autres, cette réponse d’un tel niveau philosophique que je cherche toujours à comprendre :

« Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Nous voyons ainsi davantage et plus loin qu’eux, non parce que notre vue est plus aigüe ou notre taille plus haute, mais parce qu’ils nous portent en l’air et nous élèvent de toute leur hauteur gigantesque. – – Bernard de Chartres (XIIè siècle) »…

Après quelques autres échanges du même tonneau, je finis par me convaincre de sa mauvaise foi. Il a parfaitement compris mon point de vue mais, idéologiquement, il n’y adhèrera jamais. Je lui écris donc : « Monsieur, je vous ai lu et j’ai compris que vous ne changerez pas d’avis, que vous êtes illogique et de mauvaise foi. Je ne vais pas entamer avec vous une querelle de religion. Je n’adhèrerai donc pas à l’April, association qui incite à la copie des idées « dans l’intérêt général« . » Et, pour ne pas me comporter comme un goujat, je lui joins en annexe mon analyse détaillée de ses propos qui démontre sa mauvaise foi. Il me répond poliment et c’est fini…

Me voilà avec un nouvel adversaire, dans le privé cette fois : un homme qui n’a jamais rien inventé, qui n’a pas vécu les douleurs de l’enfantement d’une idée révolutionnaire, qui n’a apparemment encore rien apporté d’utile à la société mais qui a fondé une association aux ambitions européennes dont l’objectif est le légaliser le pillage des idées des autres… Les temps sont durs ! Pourvu qu’il échoue…

  1. Comment se faire caresser dans le sens du poil…

Le 15 novembre, je reçois cet email :

bonjour M. LESPINOIS,

je serais ntéressé pour entrer en contact avec vous ,sujet AI FORTE , et surtout sur auto-programmation.
BIEN CORDIALEMENT

DAVID LORENTE 

Ce Lorente écorche mon nom, fait des fautes d’orthographe, semble avoir écrit son mail à la va-vite, mélange les minuscules et les majuscules… Il parle d’ « AI Forte » abordant de ce fait un sujet bidon que je déteste. Heureusement, il reste « auto-programmation » qui, lui, relève bien de ma technologie. Je me dis qu’il doit s’agir comme d’habitude d’un étudiant à la recherche d’informations pour sa thèse, son mémoire ou son rapport de stage. Je lui réponds en lui communiquant mon numéro de téléphone, qui n’a rien de secret. Il me rappelle et je découvre qu’il s’agit en fait d’un homme âgé de la quarantaine, un peu bizarre car il ne veut rien me dire sur lui mais il veut tout savoir sur moi.

Il se présente comme un ex-militaire français chargé de la veille technologique en France pour le compte d’une société américaine dont il refuse de me dire le nom. Il travaille sur un projet extrêmement ambitieux dont il ne veut pas me parler… Il prétend que ce projet a besoin de ma technologie pour aboutir. Je lui réponds que s’il continue à me donner aussi peu d’informations je vais avoir du mal à l’aider… Il me propose alors de me rencontrer. Mais pas chez lui car il n’a pas de bureau et pas chez moi car il est trop loin (il dit habiter Cognac, 10 rue Gustave Flaubert). Il me propose la Rochelle, à mi-distance.

Je suis intrigué par cet homme payé par une grosse société américaine et qui ne peut même pas se farcir la route jusque chez moi pour voir des démonstrations de la technologie qui l’intéresse tant… Je continue à le cuisiner, lui expliquant que cela m’ennuie de faire ce trajet, rien ne me prouvant qu’il sera là. Il commence à me lâcher alors quelques informations sur son projet qui me font dresser l’oreille : il me parle de MHD, la « magnétohydrodynamique », une technique révolutionnaire de propulsion. Or, il se trouve que je suis sensible à ce sujet depuis qu’il a été décrit dans un article paru dans le même numéro de Science et Vie où a été publié mon article sur l’Intelligence Artificielle (« Du zéro pointé au Zéro Plus« ). Cet article de Jean-Pierre Petit s’intitulait « MHD, la vitesse sans moteur et sans hélice ». Je connais donc tout naturellement cette discipline, fort intéressante, et même l’auteur de l’article, l’astrophysicien Jean-Pierre Petit. Du coup, je sais comment le tester. Mais… lui, je le connais surtout pour sa passion dévorante pour les aventures d’un groupe d’Espagnols en communication scripturale avec des extra-terrestres, les « Ummites », qui dura des années…

2. Un personnage intéressant mais bizarre

Visiblement, Lorente connaît bien son sujet. Il me raconte même comment on a trouvé Jean-Pierre Petit errant par erreur sans autorisation dans un laboratoire US ultra secret travaillant sur la MHD. Cette intrusion non autorisée aurait flanqué une grosse trouille aux américains, persuadés qu’il faisait de l’espionnage technologique pour la France. Cette histoire fleure bon l’authenticité. Il me parle d’un projet américain très sophistiqué : la propulsion d’un « UCAV » par MHD. L’UCAV, c’est un drone censé se piloter tout seul. Tous les drones d’aujourd’hui sont pilotés du sol par des militaires installés dans des camions suréquipés. soit un humain minimum immobilisé par drone, une machine volante qui ne peut s’éloigner de plus de quelques kilomètres et de plus dotée de réflexes terriblement lents par rapport à des automatismes électroniques.

Lorente se demande si, avec mon IA, l’UCAV ne pourrait pas se diriger et attaquer tout seul. Je lui réponds « oui, bien entendu ». Il s’énerve alors : « Non, vous ne comprenez pas ! Un UCAV propulsé par MHD n’a plus aucun contact avec l’extérieur ! » Comme je ne comprends pas, il m’explique que la MHD impose de créer un plasma autour de l’engin et que ce champ électrique crée tellement de parasites qu’aucune onde radio ne peut le traverser. Donc, pendant toute la phase de propulsion MHD, l’engin est livré à lui-même… Ça, c’est encore de l’info qui fleure bon l’authenticité ! Du coup, son projet m’intéresse et je décide de courir le risque d’aller à la Rochelle.

3. Un ordinateur portable bourré des plans des engins volants les plus sophistiqués et secrets des US

A la Rochelle, il est bien là… Ouf ! Il est venu avec un ordinateur portable et y insère une clé USB contenant selon lui un dossier ultra confidentiel. En effet, il me montre à l’écran une véritable encyclopédie en anglais de tous les aéronefs et projets d’avions américains depuis 50 ans, incluant drones et Ucav, avec les plans ! Vu les dates de mise à jour très récentes, il y a sûrement des données confidentielles là-dedans. A mon tour, je lui fais quelques démonstrations sur mon propre ordinateur et il semble enthousiasmé. J’en profite pour le cuisiner et il finit par m’apprendre, à contrecœur, qu’il travaille pour LyTecc, une filiale de Boeing spécialiste de la MHD, mais que ça doit rester confidentiel car son rôle à lui consiste à « piquer » des technologies françaises pour le compte des américains. Je lui précise alors que je suis Français, pas américain, que je ne céderai pas ma technologie à un pays, fut-il ami, sans avoir essuyé un échec définitif de la part de la France.

Il m’engueule carrément !  Il m’explique que le gouvernement français se fout des inventeurs français, que tout est noyauté par les entreprises en place, Dassault en tête, qui profitent de leurs relations « en haut lieu » pour tuer toute innovation ne venant pas d’eux. Ce discours me paraît tout à fait véridique, car il correspond à ma propre expérience. Cependant, par prudence, je ne lui dévoile pas le fond de ma pensée. Pendant les semaines qui suivent, lors de nos discussions téléphoniques, il continue à m’agresser par moment, sans raison claire. Je m’interroge sur notre collaboration et le lui dis. Pour se faire pardonner, il me transmet des propositions de collaboration scientifique confidentielles (« NDA ») de deux jeunes sociétés françaises « qu’il connaît bien » (Acies et Aeroart) pour que nous répondions ensemble à un projet européen d’Ucav (Call ICT 2009). Elles sont adressées à mon nom, ce qui prouve qu’il s’agit bien d’un travail fait pour moi. Je l’aide à répondre à un appel d’offre concernant le développement d’un Ucav exploitant ma technologie, destiné à une société US (projet BELLEME « IPTO » piloté par Georges Elleimer…).

Soudain, changement d’attitude : il me sourit au téléphone et me manifeste du respect. On dirait que j’ai finalement bien passé le test (mais lequel ?). Nous convenons alors de nous associer. Je l’engage comme « Directeur Général Défense et Sécurité Stratégique ». Il ne me fait courir aucun risque car le contrat précise qu’il sera rémunéré à la commission sur les affaires qu’il m’apportera en France et à l’étranger.

4. Fin de l’idylle…

Le contrat en poche, je n’ai plus aucune nouvelle de lui. Il ne répond plus ni au téléphone ni à mes emails. Comme il m’a dit qu’il devait partir aux États-Unis revoir ses patrons pour organiser des contacts avec moi, je patiente. Par prudence malgré tout, j’entre en contact avec ses correspondants des sociétés Acies et Aeroart, censés bien le connaître. Ils répondent qu’ils ne le connaissent pas et ne m’ont écrit que parce que Lorente le leur a demandé, se présentant comme mon Directeur Stratégique ! Cette fois-ci, j’ai compris, j’ai été piégé. Par un universitaire venu tenter de me discréditer ? Par un membre des RG ou de la DST venu enquêter sur mon patriotisme ?

Du coup, je lui adresse à Cognac un courrier de licenciement en recommandé… qui me revient intact, « non réclamé »… Je cherche qui a bien pu être à l’origine de tout ça et pense à Serge Boisse : comme Lorente, il est dans l’aéronautique et nous avons un petit différend. De plus, il est maire-adjoint de son patelin. Ça crée des liens ! Mais Boisse me dit qu’il ne connaît pas. Je dois bien me contenter de cette réponse…

Ce « Lorente » est le sous-marin de quelqu’un mais de qui ? Il s’est amusé à mes dépends, en dépit de ma méfiance. Je retiens cependant un petit indice significatif : dans ses emails, il écorche volontairement mon nom, probablement pour m’énerver ou voir ma réaction. La première fois, il m’appelle « Lespinois » puis, une fois qu’il connaît bien mon nom, il le réécrit différemment en le massacrant à nouveau. Jusqu’au dernier jour, ses mails sont adressés à « Lesponoy »… Le « de » est constamment passé sous silence…  Hélas pour lui, ça ne m’énerve pas. Tout au plus, je trouve que cela manque de sérieux, surtout pour quelqu’un qui veut devenir mon « Directeur Stratégique ».

Je me contente de le lui signaler ironiquement le 28 novembre, remarquant qu’il orthographiait bien mon nom dans sa lettre de la veille… Il me répond que c’est un oubli.  À la réflexion, cela signifie plutôt qu’il est sensible à ce nom fleurant l’aristocratie vieille France et qu’il aime s’en moquer. Ajouté à son agressivité incompréhensible et à fleur de peau, cette jalousie inutile sent le fonctionnaire de gauche…

Pour ceux qui ont les moyens d’enquêter, voilà les coordonnées de Lorente, dont seuls les téléphone et email sont sûrs puisque nous avons échangés par ces moyens-là du 15 novembre au 2 décembre :

David Lorente

10 rue Gustave Flaubert

16100 Cognac

Tél : 06 65 06 96 65

Email : nano.poles@hotmail.fr.

Vous vous rappelez que, depuis 1991, je suis poursuivi par les Impôts. Ils m’ont d’abord refusé un crédit d’impôt recherche bien qu’il soit accepté par le ministère la recherche. Comme ils me l’avaient déjà versé, j’ai refusé de le restituer tant qu’une décision de justice n’aurait pas statué. Ils hypothèquent alors ma maison en secret et récupèrent la somme quand je suis contraint de la vendre …faute d’avoir pu utiliser ce crédit d’impôt recherche pour faire décoller ma société ! En attendant le jugement, je réussis à leur imposer le dépôt de cette somme sur un compte bancaire bloqué. Quand le tribunal administratif leur donne raison – par deux fois – je débloque le compte pour qu’ils récupèrent la somme. Du coup, ils entament une nouvelle procédure contre moi : ils me réclament 29 650,46 € d’intérêts de retard (voir 2000) !

A force de me battre pour son annulation, vu ma bonne foi reconnue par les Impôts et ma situation financière qui leur est bien connue, le 15 mars 2005 j’obtiens tout de même la réduction à 11 750 €… Bel effort ! Comme la même année la Banque de France m’accorde le surendettement, je fais valoir au fisc que j’inscris la dette dans le plan de surendettement et qu’il va devoir attendre pour toucher cette somme. Je leur explique la situation « dramatique » dans laquelle je me trouve : ruine, divorce, expulsion, exil à la campagne chez mes parents, surendettement avec gel des dettes prononcé pour 2 ans. Comme ils connaissent mes allocations de chômage, il ne peuvent que constater l’impossibilité réelle de rembourser une telle somme, même sur 10 ans. Jusqu’en 2007, les Impôts me relancent timidement. Je me dis qu’ils vont bien être obligés de laisser tomber, j’ai la loi pour moi.

ERREUR !

Le 16 février 2007, les Assedic m’apprennent que le fisc vient de lancer une saisie mensuelle sur mes allocations de chômage de 210,27 € ! En dépit du gel des dettes décidé par la Banque de France et sans m’en avertir au préalable ! Il ne me reste plus que 766,97 €/mois pour vivre et recevoir mes enfants et il le sait parfaitement ! Cet acharnement est proprement incroyable ! Je téléphone au fonctionnaire des impôts qui s’occupe de mon dossier, M. Jean-Marc Brossard et tente de l’apitoyer en lui racontant ma descente aux enfers, le crédit d’impôt recherche qui m’était du, la preuve en étant que les Impôts de Nantes ont divisé les intérêts de retard par deux, ma ruine, mon surendettement, mon divorce, mon expulsion, mon exil. Je lui rappelle que je vis actuellement avec un salaire inférieur au Smic – ce qu’il sait – avec lequel je dois payer des d’avocats. Il écoute bien et convient que ce n’est pas drôle. Il ajoute qu’il ne doute pas de mon honnêteté mais que la loi donne aux Impôts une super-priorité qui leur permet de passer outre au surendettement. Puis, dans un élan de sincérité, il me confie sur un ton bizarre : « c’est bizarre comme tout le monde finit par nous détester… ». Je me dis que la honte s’empare de lui, qu’il m’a pris en sympathie et qu’il va peut-être me ficher la paix. Il conclut qu’il va réfléchir et, sur cette notre d’espoir, je raccroche…

Le 8 mai, la commission de surendettement (vendéenne) de la Banque de France décide d’inclure la créance des Impôts dans le plan de surendettement. Je me dis : c’est parfait pour M. Brossard, il n’a plus à réfléchir et à se mouiller en ma faveur. Mais en réaction, celui-ci ne fait ni une ni deux : il rejette immédiatement la décision et continue ses prélèvements de 210,27 € !  Je n’en reviens pas de tant de perversité. Comment ose-il ainsi, sans la moindre honte, poursuivre un homme qui ne lui a rien fait, qu’il sait honnête, et reprendre à son compte les agressions commencées il y a 17 ans  ? Je lui téléphone. Il me parle tout naturellement et me dit qu’il est dans son droit. Il n’a pas honte, c’est comme si nous ne nous étions jamais parlé auparavant. Je me rends compte en l’écoutant qu’il n’a aucune empathie pour moi ni pour personne, que ma situation ne lui fait ni chaud ni froid et qu’il est conscient d’exagérer un tantinet. Il est là pour jouer un rôle de gangster et il l’assume sans état d’âme apparent. C’est la marque de l’autisme… Le haut fonctionnaire est autiste et schizophrène, voyez la 3ème partie.

Le 3 juillet, le tribunal ordonne la suspension de cette saisie et en avise immédiatement M. Brossard. Il part en vacances sans réagir ! Le prélèvement continue… Je lui adresse un email pour lui demander le remboursement des sommes perçues. Voilà la réponse (6 août) :

bonjour,

je vous informe que le Tribunal d’Instance de la Roche sur Yon de par son jugement du 3/7/7 a décidé une suspension des voies d’exécution sans effect rétroactif

je ne suis donc pas en mesure par conséquent de satisfaire votre demande pour ce qui concerne le remboursement des sommes déjà prélevées 

je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée

Jean-Marc BROSSARD

TRÉSORERIE DE NANTES Feydeau
1 rue Du Guesclin
B.P. 24619
44046 NANTES Cédex 1

Tél. ligne directe : 02.40.47.91.37
Tél. standard Trésorerie : 02.40.47.98.87
Fax : 02.51.88.98.11
@ : t044015@cp.finances.gouv.fr 

Le 27 août, je reçois un courrier des Assedic qui m’informent que les  Impôts ont fait une nouvelle opposition de 10 307,65 € sur mes allocations, en dépit de la suspension ordonnée par le tribunal :

Je dois me battre une fois de plus pour faire respecter la loi ! Je téléphone frénétiquement à Brossard, aux Assedic et au Service Surendettement pour tenter de faire lever cette opposition illégale. Finalement, M. Brossard me dit qu’il s’agit d’une « erreur » et stoppe l’opposition… A partir de septembre, force de loi oblige, la saisie cesse. Le 26 novembre 2007, la commission de surendettement statue enfin et inscrit la créance des Impôts dans le plan décidé en 2005, lequel impose à tous les créanciers le gel de mes dettes. Je rappelle que la quasi-totalité de ces dettes, donc de mes ennuis actuels, ont été produites par les jugements frauduleux des magistrats nantais et rennais ! Et que je pourrais, si je le voulais, faire abandonner aux autres leurs (petites) créances car ce sont des gens de bonne foi, qui connaissent ma situation, des personnes appartenant au secteur privé…

1. Le divorce, un événement douloureux et personnel qui permet de découvrir l’étendue des faux-témoignages

Je ne cite ici cet événement douloureux et bien personnel que parce qu’il m’a permis de toucher du doigt de nombreuses défaillances de notre système judiciaire. Mon divorce a été causé  – à mon corps défendant ! – par ma ruine et l’insécurité dans lesquelles nous nous sommes trouvés mon épouse et moi. Nos enfants, eux, heureusement, n’ont pas trop ressenti ces difficultés. Cette ruine et cette insécurité ont été causées par les persécutions incessantes – mon blog en témoigne ! – de fonctionnaires corrompus unis dans la même guerre contre moi.

Comme je suis loin d’être le seul, l’État est donc un fauteur de divorces et du malheur de nombreuses familles. Celles-ci devraient obtenir réparation mais la justice est un bras armé de l’État et s’y oppose.

2. En divorce, les faux-témoignages ne sont jamais sanctionnés !

En divorce, selon mon avocat, les faux-témoignages ne sont jamais sanctionnés. D’ailleurs, les juges du divorce et les juges des Affaires Familiales n’ont jamais punis les faux témoignages pourtant évidents présentés par mon épouse pour m’extorquer de l’argent. Que penser de la sincérité d’un témoignage en ma faveur qui quelques mois plus tard se transforme en nouveau témoignage, toujours sur l’honneur, cette fois-ci en ma défaveur sans la moindre explication valable ?

Ce laxisme insupportable des juges pousse les avocats à inciter leurs clients à les multiplier : « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! », disent-ils. C’est de l’injustice organisée qui demande également réparation !

Ce laxisme qui entraîne la multiplication des faux témoignages a un effet dommageable dans les relations amicales : il génère des inimitiés durables. Il est vraiment difficile de pardonner à quelqu’un qui a menti dans le but de provoquer la rupture de votre famille ! Sans ces faux témoignages, on ne connaîtrait pas le fond de la pensée de certaines relations et les inimitiés ne verraient pas le jour.

3. La justice ne sanctionne pas les escrocs qui font tout pour prolonger les procédures

C’est bien la justice, donc l’État, qui secrète par son incurie une animosité contraire aux intérêts de la société. La justice est lente, tout le monde le sait. Elle-même le reconnaît. Parfois même elle a le culot de s’en glorifier : une justice lente serait sereine ! Les juges peut-être sont sereins mais pas ceux qui attendent leur jugement dans la douleur de l’injustice inutilement prolongée. La justice française se plaint de son engorgement mais elle est en fait responsable d’une partie de cet engorgement. En effet, elle ne dissuade pas les justiciables qui profitent de la durée du procès de cesser les recours.

Je m’explique : mon épouse a multiplié les renvois et les appels pour faire durer au maximum la période pendant laquelle j’étais contraint de lui verser une pension alimentaire à laquelle elle n’avait pas droit. Et cela de 2004 à 2007. En 2007, le juge d’appel a confirmé la suppression de cette pension, déjà ordonnée par le juge de 1ère instance ! Mais il n’a pas demandé la restitution par mon ex-épouse des pensions indûment reçues. Selon mon avocat, en justice du divorce les sommes que les manœuvres dilatoires ont permis de percevoir restent acquises. D’où l’intérêt de multiplier ces manœuvres dilatoires, c’est à dire les procédures. D’où l’engorgement de la justice…

4. la justice du divorce interdit aux enfants, majeurs ou non, de témoigner.

Soi-disant pour les préserver. Mais de quoi ? Un divorce interminable qui déchire un couple, bâclé par des juges faute d’écouter les enfants, lesquels ont peut-être envie de leur parler, ça ne provoque pas chez eux une douleur bien plus insupportable ? Considérons le cas d’un enfant majeur concerné personnellement par un faux témoignage qui lui fait dire ou penser des choses sur son père ou sa mère qu’il n’a jamais dites ni pensées. Il n’a pas le droit de rectifier ! Du coup, les faux témoignages concernant l’ambiance au sein du foyer ou les agressions d’un parent envers l’autre peuvent proliférer.

Si les enfants avaient le droit de témoigner et étaient protégés par la justice pour s’exprimer objectivement et sereinement, il ne deviendrait plus rentable pour un des époux de mentir. Ses prétentions injustes se réduiraient. Peut-être même le couple n’éclaterait-il pas… Notre justice, par son incurie sans cesse répétée, doit être tenue pour responsable de bien des souffrances en France, de bien des ruptures qui auraient pu être évitées.

5. Les avocats commis d’office sous aide juridictionnelle sont un vrai calvaire !

Ces avocats sont le plus souvent des femmes peu compétentes qui n’auraient pas de clients autrement. Un bon avocat refusera d’être commis d’office car l’aide juridictionnelle le paye trop mal. Si vous ne relancez pas régulièrement un avocat commis d’office, il ne fait rien. Il peut s’écouler 6 mois sans nouvelles de lui ! Et vous n’avez pas intérêt à protester. Il peut s’en aller et vous laisser comme deux ronds de flanc, à attendre la nomination d’un nouvel avocat commis d’office, suivie d’une nouvelle attente avant de le voir traiter votre dossier ! Une de mes avocates à qui je reprochais justement son silence n’a pas hésité à m’engueuler au téléphone. Par la suite, elle me brutalisait, me traitant comme un débile et me menaçant de me quitter. Dans ces conditions, le « pauvre », celui que la société a pour devoir de protéger car c’est le plus vulnérable, le plus mal défendu, devient celui qui perd le plus souvent…

Vive la France et l’échec permanent de ses nobles idéaux !

Les gens honnêtes victimes d’injustices criantes sont les plus hargneux pour faire valoir la vérité. Ils peuvent y consacrer leur vie. C’est tout à fait mon cas, avec le président Beugin. Nous faisons le siège du greffier du tribunal de commerce, Maître Barbin – celui qui prétend crânement qu’il n’y a pas de corruption en son tribunal… – pour obtenir les pièces démontrant la corruption de ce tribunal. C’est ainsi qu’à force de lui démontrer mon innocence dans l’affaire qui m’a fait condamner à l’interdiction de gérer, il finit par ne plus trouver d’arguments contraires. Je le convaincs alors, puisqu’il prétend être un greffier honnête, d’écrire à Dolley pour lui demander sur quelle base il a calculé le passif qu’il me reprochait. Celui-ci constate probablement que je ne le lâcherai jamais, tel le bouledogue moyen, et qu’un jour c’est derrière les barreaux qu’il va se retrouver. Comme nombre de ses collègues… Alors, il lâche du lest.

Vous trouverez ci-dessous copie de sa réponse à Barbin : « En absence de disponibilités, il n’a pas été procédé aux opérations de vérification des créances déclarées » ! Il avoue enfin avoir inventé le passif dont il m’accusait ! Cet aveu ne lui coûte pas trop cher puisqu’il sait que je viens de perdre en cassation, que voilà l’affaire classée et qu’il aura toujours le soutien de la « justice ». Quoique… son courrier présente tout de même un fait nouveau exploitable pour demander un recours en révision.  Un fait prouvant sa corruption et celle des juges du tribunal puisque son faux a permis de me condamner en ne me laissant pas la parole et en multipliant les entorses à la loi.

Ce courrier établit aussi la corruption de Me Barbin puisque, par la suite, il continuera à nier l’existence de toute corruption dans son tribunal en dépit de l’évidence… Cécité ? Non, M. Barbin est un homme intelligent, je peux en témoigner, et il sait lire… Sans oublier qu’il est assailli de plaintes contre son tribunal de la part de l’Association des Victimes du tribunal de Commerce !

Enfin, dans son courrier Dolley avoue qu’il refuse de vérifier les comptes des sociétés dans lesquelles il ne trouve pas assez d’argent à sa convenance… Alors que c’est l’obligation expresse de sa charge. Si tous les liquidateurs font comme lui en France, on comprend mieux pourquoi ils sont si riches …et si nombreux à être mis en examen !

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