Je me suis présenté avec beaucoup d’espoir en 2013 au prix américain AAAI Feigenbaum Prize, destiné à récompenser une innovation technologique en intelligence artificielle. En effet, Edward Feigenbaum est le chantre du raisonnement en intelligence artificielle, ma spécialité. Il a collaboré en 1974 à la réalisation de Mycin, le premier système expert fonctionnant par un raisonnement, hélas entaché par des calculs statistiques et finalement sans lendemain.

J’ai énormément travaillé pour présenter ma candidature, dans un dossier volumineux de 28 pages rédigées en anglais : « La Maieutique » (ce lien fonctionne mal avec Chrome je ne sais pas pourquoi), où mon intelligence artificielle est décrite dans le détail accompagnée de sept témoignages d’experts l’ayant pratiquée. J’ai beaucoup discuté avec le secrétariat de ce concours, d’abord pour savoir si ce dossier avait bien été reçu, puis m’étonnant de ne pas avoir d’accusé de réception ni aucune nouvelle sur l’avancement du travail du jury. Donc rien n’établissant pour le monde extérieur que j’ai soumissionné au AAAI Feigenbaum Prize.

La secrétaire m’assure que ma candidature est bien prise en compte, mais ne peut me l’écrire ! Finalement, bien que la clôture des candidatures soit en juin 2013, elle m’informe que le prix est finalement attribué deux mois avant… à IBM, sponsor du prix ! Lequel n’a jamais développé la moindre IA fonctionnant par le raisonnement, ni même la moindre intelligence artificielle tout court, même s’il prétend le contraire (Deep Blue).

Finalement, je n’aurai reçu aucun courrier ni aucun mail de cette organisation, même pour m’informer de mon échec ou pour me remercier d’avoir présenté ma candidature ! Comme d’habitude de la part des « chercheurs » en IA de tous les pays, mon nom et mon IA doivent demeurer dans l’obscurité. Le public ne doit pas savoir que l’informatique est une tromperie totalement dépassée, l’ordinateur dotée d’une intelligence artificielle programmant beaucoup mieux et plus vite qu’une horde d’informaticiens.