Comme je le disais dans cet article à propos de mon procès en diffamation de 2015 : « Heureusement, je suis très bien conseillé par le postulant de Paris qui appartient à un cabinet célèbre dont le patron est connu pour son appartenance à la franc-maçonnerie ». Comment ai-je fait, moi, l’homme fiché au grand banditisme par les hauts fonctionnaires et politiciens de tous bords, pour qu’ils défendent leur ennemi intime dans un procès ?
Eh bien voilà : j’ai été aidé par un franc maçon qui ne me connaissait pas et ignorait ma mise à l’index. C’était un vieil avocat cousin d’un de mes amis proches, décédé aujourd’hui. Quand Lhommeau m’a traîtreusement lâché dans le procès en diffamation nous sommes allés le consulter lui racontant toute l’histoire avec Koerfer. Notre franc-maçon était un peu gâteux et nous répétait en boucle tous ses exploits au barreau du passé. Moi, il me fallait un avocat postulant à Paris pas trop cher pour présenter le dossier de Lhommeau. Il nous a avoué qu’il avait perdu tout contact avec la franc-maçonnerie. Heureusement, comme il m’a eu à la bonne et il a tenté le coup de renouer avec eux. il m’a invité à appeler son ami Me Francis Szpiner de sa part, peut-être qu’il m’aiderait.
Il se trouve que Francis Szpiner est une « star du barreau » bien connue. L’associé maçonnique de Jacques Chirac et un de ses plus proches conseillers, comme le déclare Wikipédia. On ne pouvait pas rêver mieux ! Il n’y avait que moi pour ne pas le savoir…
Ignorant tout de cette grosse pointure, je l’ai appelé en toute innocence de la part de son « frère ». Il m’a pris au téléphone, très sympathique, me demandant des nouvelles de son vieil ami, que je lui ai données volontiers. Ensuite il m’a interrogé sur mon différend avec Koerfer. Finalement, il a accepté de m’accorder un postulant, qui s’est révélé un excellent avocat acceptant de me conseiller dans l’urgence alors que ce n’était pas son rôle : le postulant appartient à la juridiction du tribunal qui va juger, il se contente de présenter le dossier rédigé par son confrère situé, lui, hors de cette juridiction, à savoir Lhommeau. Ce dispositif pue la corruption car du coup l’avocat est bien connu des juges qui peuvent exercer sur lui les pressions voulues, à moins que ce soit l’inverse. « On est en France » !
Mon ami informe son cousin du succès de la démarche. Le vieil homme est heureux comme un enfant que « son ami » Szpiner se soit souvenu de lui et ait voulu lui faire plaisir. Vous allez voir que son bonheur va être de courte durée…
Le jugement fut prononcé pour l’essentiel en ma faveur comme je le décris ici. C’est un monument d’hypocrisie ! Le tribunal m’ordonne de retirer les mots « corruption » et « corrompu » de mon article sur Koerfer tout en reconnaissant sa corruption :

Il est donc reconnu par le tribunal comme défendant les intérêts de mon frère (avec l’argent de ma mère !) au lieu de défendre ceux de ma mère qui sont opposés, mais sans être condamné pour cette faute déontologique caractérisée.
Les trois juges m’autorisent à garder mon texte terriblement accusatoire envers Pascal Koerfer, mais sans accepter de reconnaître qu’il est fondé, s’en tirant avec une pirouette acrobatique :

En somme, le droit français ne peut m’empêcher de garder mon article à l’avenir, qui ne va cesser d’afficher mes accusations jusqu’à la fin des temps, la loi n’exerçant pas de contrôle préalable… Comprenne qui pourra !
Après ce jugement d’équilibriste, l’ami qui m’avait présenté son cousin l’avocat franc-maçon gâteux m’a dit en plaisantant : tu sais, je suis allé voir mon cousin franc-maçon dans sa maison de retraite pour le remercier du bon dénouement de ton affaire. Il m’a accueilli furieux me disant qu’il ne voulait plus jamais me voir ! Et encore moins mon ami Lespinay ! Plus jamais il ne nous aidera. Ce fut sa dernière volonté, il est mort peu de temps après…
Très amusé, je retrouvais là une fois de plus le cas du fonctionnaire sévèrement agressé par ses « frères » pour avoir osé aider un ennemi de classe. Il rejoignait ainsi la cohorte des Annick Du Roscoat, Tiphaine Beaulieu, Françoise de Panafieu, l’assistante sociale chargée de mon expulsion, etc. qui ont eu le malheur de vouloir m’aider en toute innocence.
C’est ainsi que j’en ai déduit que Koerfer aussi appartenait à la franc maçonnerie. Il y eut donc au tribunal lutte interne feutrée entre deux franc-maçons ! Il fallait faire gagner l’un et l’autre. Quand le jugement fut rendu, ils ont découvert qu’ils s’étaient battus pour un ennemi de leur caste. Quelle dérision ! Le cousin franc-maçon en a pris plein la face et m’a haï instantanément, comme tous les médiocres. Ça ne pouvait pas être sa faute.