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Je vous raconte cette histoire pour vous montrer que mon travail n’a pas consisté qu’à me battre contre les fonctionnaires, les concurrents et les banquiers, mais aussi parfois contre l’ignorance de ceux qui sont théoriquement de mon côté, faute de leur part d’avoir été chef d’entreprise et impliqué directement dans le fonctionnement de l’économie.

Sur mon ordinateur arrivent de temps en temps des emails qui me tiennent au courant de l’activité de l’association April. Très active, c’est au départ une association d’informaticiens « pour le logiciel libre »… Rien que ce qualificatif me plaît. Tous ceux qui se battent contre le système ont ma sympathie. Oui mais… Ai-je bien tout compris ? En fait, son fondateur, Jérémie ZIMMERMANN, n’est pas très prolixe quand il s’agit d’expliquer sa philosophie en matière de propriété des logiciels. Par contre, il est intarissable sur les actions politiques que l’April va intenter, qu’elle intente, qu’elle a intenté en France et auprès de la Commission Européenne. Le jour où il me demande d’adhérer à son association, je lui adresse un email pour lui demander si, par hasard, il ne serait pas contre la protection d’un inventeur d’une idée comme moi qui l’exploite dans un logiciel. Car je tiens essentiellement à rester propriétaire d’un tel logiciel qui m’a coûté sang et eau pendant 20 ans. Il me répond aimablement dans un email de 44 longues lignes dans lequel il parvient à noyer le poisson en me donnant raison de vouloir rester propriétaire tout en me donnant tort. En somme, si je le comprends bien, selon lui une innovation intellectuelle protégée par brevet ou copyright serait nuisible pour la concurrence qui ne pourrait l’utiliser sans payer…

Je réponds point par point à ses arguments, le ramenant sans cesse à ma préoccupation : celui qui a inventé et ne peut pas percevoir les royalties de son invention n’aura ni les moyens de vivre ni ceux d’inventer à nouveau, ni l’envie d’inventer à nouveau. Il préfèrera vivre en copiant les autres. Mais copier qui, si personne n’invente plus ? C’est la mort de l’invention en général. Pourquoi inventer quand on sait qu’une boîte comme Microsoft peut s’emparer de votre idée et la mener aux sommets sans jamais rien vous devoir ? Vous n’aurez même pas droit à la rubrique nécrologique… J’ajoute que sa démarche est illogique car il reconnaît à l’inventeur d’une machine le droit d’être protégé par la loi. Or, une machine nouvelle, c’est au moins une idée sinon plusieurs. Il me répond alors par plusieurs pages de commentaires. Voilà un homme qui, visiblement, n’a pas l’esprit de synthèse ni les idées claires. Tant de verbiage ne me donne plus envie de le lire. Dans ce fatras, je repère qu’il admet la protection contre la copie servile, c’est à dire contre quelqu’un qui aurait copié mot à mot une portion de logiciel sans rien y comprendre… Or, ce risque est quasi-nul : comment pourrait-on inclure dans une application un programme dont on ne comprend pas le fonctionnement et qu’on ne pourra donc faire évoluer ? Et pourquoi punir celui qui copie la forme, toujours superficielle, et pas celui qui copie le fond, beaucoup plus riche ? Je commence à me moquer de lui : « vous vous battez pour que le copieur conserve son droit à copier (le fond) et que, lui, il puisse interdire à d’autres de copier sa copie… » J’obtiens alors, entre autres, cette réponse d’un tel niveau philosophique que je cherche toujours à comprendre :

« Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Nous voyons ainsi davantage et plus loin qu’eux, non parce que notre vue est plus aigüe ou notre taille plus haute, mais parce qu’ils nous portent en l’air et nous élèvent de toute leur hauteur gigantesque. – – Bernard de Chartres (XIIè siècle) »…

Après quelques autres échanges du même tonneau, je finis par me convaincre de sa mauvaise foi. Il a parfaitement compris mon point de vue mais, idéologiquement, il n’y adhèrera jamais. Je lui écris donc : « Monsieur, je vous ai lu et j’ai compris que vous ne changerez pas d’avis, que vous êtes illogique et de mauvaise foi. Je ne vais pas entamer avec vous une querelle de religion. Je n’adhèrerai donc pas à l’April, association qui incite à la copie des idées « dans l’intérêt général« . » Et, pour ne pas me comporter comme un goujat, je lui joins en annexe mon analyse détaillée de ses propos qui démontre sa mauvaise foi. Il me répond poliment et c’est fini…

Me voilà avec un nouvel adversaire, dans le privé cette fois : un homme qui n’a jamais rien inventé, qui n’a pas vécu les douleurs de l’enfantement d’une idée révolutionnaire, qui n’a apparemment encore rien apporté d’utile à la société mais qui a fondé une association aux ambitions européennes dont l’objectif est le légaliser le pillage des idées des autres… Les temps sont durs ! Pourvu qu’il échoue…

Les gens honnêtes victimes d’injustices criantes sont les plus hargneux pour faire valoir la vérité. Ils peuvent y consacrer leur vie. C’est tout à fait mon cas, avec le président Beugin. Nous faisons le siège du greffier du tribunal de commerce, Maître Barbin – celui qui prétend crânement qu’il n’y a pas de corruption en son tribunal… – pour obtenir les pièces démontrant la corruption de ce tribunal. C’est ainsi qu’à force de lui démontrer mon innocence dans l’affaire qui m’a fait condamner à l’interdiction de gérer, il finit par ne plus trouver d’arguments contraires. Je le convaincs alors, puisqu’il prétend être un greffier honnête, d’écrire à Dolley pour lui demander sur quelle base il a calculé le passif qu’il me reprochait. Celui-ci constate probablement que je ne le lâcherai jamais, tel le bouledogue moyen, et qu’un jour c’est derrière les barreaux qu’il va se retrouver. Comme nombre de ses collègues… Alors, il lâche du lest.

Vous trouverez ci-dessous copie de sa réponse à Barbin : « En absence de disponibilités, il n’a pas été procédé aux opérations de vérification des créances déclarées » ! Il avoue enfin avoir inventé le passif dont il m’accusait ! Cet aveu ne lui coûte pas trop cher puisqu’il sait que je viens de perdre en cassation, que voilà l’affaire classée et qu’il aura toujours le soutien de la « justice ». Quoique… son courrier présente tout de même un fait nouveau exploitable pour demander un recours en révision.  Un fait prouvant sa corruption et celle des juges du tribunal puisque son faux a permis de me condamner en ne me laissant pas la parole et en multipliant les entorses à la loi.

Ce courrier établit aussi la corruption de Me Barbin puisque, par la suite, il continuera à nier l’existence de toute corruption dans son tribunal en dépit de l’évidence… Cécité ? Non, M. Barbin est un homme intelligent, je peux en témoigner, et il sait lire… Sans oublier qu’il est assailli de plaintes contre son tribunal de la part de l’Association des Victimes du tribunal de Commerce !

Enfin, dans son courrier Dolley avoue qu’il refuse de vérifier les comptes des sociétés dans lesquelles il ne trouve pas assez d’argent à sa convenance… Alors que c’est l’obligation expresse de sa charge. Si tous les liquidateurs font comme lui en France, on comprend mieux pourquoi ils sont si riches …et si nombreux à être mis en examen !

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