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Puisque le Ministère de la Justice me conseille de solliciter un permis blanc, je me retourne alors vers la Cour d’appel de Rennes et le lui réclame. Le 25 mars 2002, je reçois l’arrêt de la cour d’appel de Rennes (réf 596/02) concernant ma demande d’aménagement du permis de conduire : rejet ! Ma société n’a plus qu’à mettre la clé sous la porte !

Mais… tout le monde ne semble pas au courant ! Je suis convoqué d’urgence par Hervé Guérin de la brigade motocycliste de Nantes, sur instruction du Parquet (n° 4403) notée « urgent », pour enquête visant à m’attribuer un permis blanc ! Vu le n° d’exécution d’instruction, la demande émane de la cour d’appel de Rennes qui vient de me communiquer son refus ! M. Guérin est un policier consciencieux : vu l’urgence, il cherche à me joindre à mon domicile. Je le rencontre le 18 mai à mon fameux commissariat Waldeck Rousseau, le nid de Bruno Picquet et Tabary… Il regarde mon agenda et mes notes de frais, constate que mon travail m’impose un millier de km/mois en voiture, rédige un rapport (n° d’exécution 558PG02N60 PG/7) et me dit qu’à son avis j’aurai le permis blanc. Le 7 juillet, toujours pas de nouvelle de lui ni du permis blanc… et impossible de joindre M. Guérin. Or, je suis convoqué le lendemain au commissariat pour remettre mon permis pour un an. Je me présente donc le lendemain au commissariat, bien décidé à voir M. Guérin avant de lâcher mon permis. A la réception, je demande M. Guérin. Mais je suis attendu ! On me répond aussitôt que je dois d’abord voir M. Tabary. Je me rends donc à contrecœur dans le bureau de cette brute épaisse. Il me prend mon permis pour le consulter et ne me le rend pas ! Il m’explique qu’il est inutile que je tente de rencontrer M. Guérin : celui-ci n’avait pas à faire d’enquête puisque le permis blanc m’avait été refusé par la cour d’appel. Je repars furieux de ce guet-apens et appelle la cour d’appel de Rennes pour lui demander des nouvelles du rapport de M. Guérin (558PG02N60 PG/7) qui était censé m’obtenir le permis blanc. Là, on semble me connaître : mon interlocutrice refuse de regarder le dossier ! Elle se contente de me confirmer que ma demande de réaménagement est refusée.

La leçon de cette aventure ? Les juges corrompus de la cour d’appel de Rennes avaient décidé de me condamner de toute façon, une fois de plus. Le but est bien de couler ma société. La procédure normale pour la justice quand un conducteur demande un permis blanc consiste à mener une enquête préalable. Mais, à Rennes, nos corrompus ne veulent pas qu’il y ait enquête, la police risquerait de m’accorder le permis blanc. Rennes me refuse donc le permis blanc sans réclamer d’enquête… Hélas pour eux, leur tactique foire : quelqu’un chez eux a respecté la procédure et lancé malgré tout une demande d’enquête qui échoit à M. Guérin. Celui-ci faisant un rapport en ma faveur, les juges ripoux sont bien embêtés ! Alors, ils se remuent, contactent les copains de mon commissariat. C’est l’homme de main Tabary qui s’y colle, une fois de plus. On m’attend, m’interdit de voir celui qui m’a accordé le permis blanc, me canalise sur l’homme de main, qui me prend le permis… Ca y est, ouf, c’est gagné ! Une fois de plus, le fonctionnaire responsable mais pas coupable a triomphé de son ennemi de classe, le chef d’entreprise dynamique et honnête ! La justice française ne fonctionne bien que quand elle fonctionne mal. On va le voir encore en 2005 quand elle conduira mon expulsion de mon domicile en seulement 8 jours, du jamais vu, avec une multitude de complicités toutes administratives…

Sans permis, sans permis blanc, je rejoins la cohorte des Français injustement condamnés par des juges méritant la taule : je continue à conduire, pour simplement vivre et faire vivre mon personnel…  Je suis devenu fataliste : dès que je respire, c’est illégal, alors… 

Le 23 avril 2001, un juge m’a donc retiré mon permis pour un an. Pour que je puisse continuer à conduire pour les déplacements professionnels et éviter le dépôt de bilan de ma société Tree Logic, je demande à un avocat de faire une demande de recours en grâce auprès du Garde des Sceaux. Pour une fois, il ne faudra pas longtemps pour avoir une réponse : c’est …non Et, comme d’habitude, sans la moindre explication. La « justice » française continue à exhaler cette odeur de pourri… Tout ce que le Garde des Sceaux consent à dire, c’est de me conseiller de solliciter un aménagement auprès de la « justice », dont on sait qu’il réclamera des mois…

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Furieux des agressions répétées et sournoises de l’Anvar-Nantes qui mettent ma société, ses salariés et tous les capitaux investis en péril, je décide de l’attaquer en justice. Pour cela, je consulte mon avocat. Il m’en dissuade aussitôt, m’expliquant que je perdrais à coup sûr contre une telle administration. C’est ça la France ! On ne peut y poursuivre une administration malhonnête avec une chance de gagner. Les gagnants – et les perdants – sont toujours les mêmes… Me voilà donc contraint d’avaler mon chapeau.

de Brosses-Anvar

Grâce aux manœuvres de l’Anvar, ulcéré, je fais donc une croix sur l’aide à la création d’entreprise. Quelques temps après, je reçois une lettre du Conseil Régional, qui me notifie son refus. Jusque là, pas de surprise. Mais, au lieu de m’informer platement qu’hélas l’aide m’est refusée, comme savent si bien le faire nos administrations, le Directeur Général « des services » Jean-Pierre Caillois se régale d’une missive destinée à me mettre plus bas que terre. Il m’informe qu’il me refuse l’aide à la création d’entreprise en s’appuyant sur deux prétextes à la mords-moi …les bijoux de famille : mon business plan serait incohérent et je serais « impliqué » dans la gestion de mon entreprise alors que je suis interdit de gérer !

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Business plan « incohérent » – Honnêtement, personne au Conseil Régional n’a la compétence pour comprendre mon business plan, à moins de solliciter mes explications, ce qui bien entendu n’a pas été fait. Toujours l’anonymat de l’attaque… Il est destiné à des investisseurs privés qui, eux, sont des experts. C’est leur argent qui est en jeu. Il a aussi été élaboré par des experts ès business plan : la Technopole de Nantes, mes associés, la société de capital-risque entrée dans mon capital (ADC), mon propre expert-comptable, moi-même, mes ingénieurs, etc. Le Conseil Régional ne peut décemment critiquer ce travail, surtout – comme d’habitude chez les ripoux – sans avancer le moindre argument.

Mon « implication » dans la société – Là encore, M. Caillois, haut-fonctionnaire que je ne connais pas, mais sûrement copain de Kerlovéou, se permet de justifier son refus par un argument dont il n’a pas le début de commencement d’une petite preuve : je serais « gérant de fait » de ma société, ce qui est interdit ! Bien entendu, c’est complètement faux et mérite la diffamation (si j’avais une chance de gagner…). Je ne suis pas idiot, donc irréprochable sur ce plan : j’ai embauché un gérant que je connais bien, lui-même patron d’une autre société, et je le paie… ça contribue à plomber mes comptes, merci Vercelletto et comparses…  Il joue son rôle avec sérieux, et ceci pour la bonne raison qu’il ne veut pas à son tour être interdit de gérer !

J’écris un long courrier à Caillois, lui disant qu’il a inventé des prétextes pour me refuser ce qui m’est du, que son accusation de gérant de fait ne tient pas debout et ne repose sur aucun fait. J’ajoute, provoquant une fois de plus, que de toute façon l’interdiction de gérer sur laquelle il s’appuie fut un condamnation « basée sur la création et l’usage de faux » commanditée par Vercelletto, « juge corrompu ».  Enfin, encore plus provoquant, je conclus en lui disant que, s’il est si convaincu de ma malhonnêteté, il a maintenant en main avec mon courrier de quoi me faire poursuivre en diffamation. Mais, je ne serai jamais poursuivi en diffamation… Caillois est tout à fait conscient de mon honnêteté… C’est un haut-fonctionnaire malhonnête de plus, abusant de son pouvoir.

Mon interdiction de gérer, en même temps qu’elle m’a fait perdre mes investisseurs, m’a obligé à changer complètement de stratégie dans l’espoir de sauver Tree Logic de la faillite. Avec mes associés, nous avons décidé de nous attaquer au marché des entreprises au lieu de celui du grand public prévu initialement. Après une prospection effrénée, j’obtiens commande du centre d’appels B.active, filiale du groupe High Co, un holding financier en pleine expansion. Il s’agit de livrer un centre d’appel complet doté de scripts conversationnels pour guider les opérateurs. Un script, c’est le discours préparé à l’avance qui s’affiche à l’écran quand on est au téléphone avec un client, une sorte de « prompteur » qui avance au fur et à mesure de l’entretien téléphonique avec le client.

C’est la première fois qu’un centre d’appels s’équipe de ma technologie. Elle va permettre aux opérateurs de répondre comme s’ils étaient experts alors qu’ils n’ont pas de connaissance du sujet. La commande concerne aussi mon partenaire nantais la société Hoo, une habituée de ce marché. Son patron, Dominique Bayle, est un autodidacte qui a tout inventé il y a une dizaine d’années dans le domaine de l’informatique centre d’appels. Il a équipé en informatique les 1ers centres d’appels français, lesquels ne s’appelaient pas comme ça à l’époque. Aujourd’hui, il produit même des serveurs vocaux, c’est à dire des ordinateurs qui répondent au téléphone (« pour la hot line, appuyez sur la touche 1 », etc.). B.active réclame à Hoo de livrer une dizaine d’ordinateurs en réseau (placés devant les opérateurs), avec le serveur, la téléphonie, les bureaux cloisonnés et le logiciel de gestion du site, sous …8 jours ! Plus un script conversationnel – là c’est ma partie – déjà installé sur le serveur et destiné à guider les opérateurs pour la campagne commerciale d’un client devant commencer au terme des 8 jours. Plus fort encore, elle impose à Hoo que tout soit installé, câblé, testé et opérationnel en un journée maximum pour ne pas perturber le travail en cours des opérateurs ! Dominique Bayle accepte ce challenge extraordinaire, à la condition que nous soyons payés 50 % à la commande et que nous recevions le solde le soir même de la livraison, si le plateau fonctionne avec tous ses opérateurs comme prévu. Les patrons de B.active acceptent le deal tout en étant persuadés que jamais Hoo ne réussira un tel pari, ce serait trop beau… Nous recevons donc le premier chèque et préparons la livraison de tout le matériel.

A l’heure dite, soit une semaine plus tard, nous débarquons et installons le site commandé, avec le script conversationnel. Le soir, B.active teste et …ça fonctionne ! Une installation aussi innovante et opérationnelle en si peu de temps, c’est sûrement une première mondiale. Enthousiaste, le responsable de B.active, Laurent Gallet, écrit sur nos deux factures : « Bon à payer immédiatement le solde de la facture, pour le Directeur de High Co», il date et signe. Nous portons nos deux factures à la comptabilité de High Co et rentrons chez nous dans l’attente du chèque.

Quelques jours après, je reçois mon chèque. Mais pas Hoo… Or, ce règlement est encore plus important pour Hoo que pour ma société. Lui, il lui a fallu acheter pour le client tout un équipement informatique et du mobilier pour opérateurs. Il s’étonne de ce retard auprès de High Co, qui lui dit que le règlement est gelé ! Lui et moi faisons le forcing pour que High Co honore sa signature, mais en pure perte. A force d’enquêter sur cette bizarre obstruction, je finis par découvrir que la direction de High Co ne digère pas que le patron de B.active ait donné son accord pour un règlement aussi rapide sans passer par la hiérarchie du groupe. Et c’est le fournisseur qui en fait les frais ! On comprendrait ce genre d’attitude de la part d’une administration mais pas de la part d’une société privée.

Pour ne pas honorer sa dette, High Co invente un prétexte tardif : le centre d’appels n’est pas conforme à la demande… Dominique Bayle démontre facilement que le centre d’appels est exactement conforme à la commande écrite formulée par B.active, qu’il a même fourni davantage que demandé et que, de toute façon, il a  une facture signée « bon à payer » du directeur de B.active qui engage la responsabilité de High Co. Je tente de faire fléchir un des directeurs du groupe, il me dit qu’il va réfléchir, mais le lendemain j’apprends qu’il maintient sa position.

High Co est une jeune société qui a eu la chance de disposer au départ d’un capital confortable, qui lui a permis de racheter une dizaines de petites entreprises de conseils. Elle a ainsi grossi trop vite, sans jamais se frotter au marché. Elle est dirigée par des financiers sans expérience du marché. Ils se comportent comme des gougnafiers avec certaines de leurs filiales, et pas seulement avec Hoo… D’ailleurs, dans toute entreprise, la fonction la plus proche de fonctionnaire, c’est financier… Le financier gagne de l’argent le cul vissé sur sa chaise, simplement en plaçant en Bourse l’argent que les autres ont gagné à la sueur de leur front.

High Co se refusant toujours à honorer son contrat, Hoo porte l’affaire devant le juge de référé. Et, là, on retombe dans l’incroyable stupidité et l’incompétence habituelles de la justice française : le juge se déclare incompétent ! Il a pourtant sous les yeux  une facture signée « bon à payer immédiatement », il a la preuve qu’une des deux sociétés ayant livré la prestation – la mienne – a été payée dans discuter ! On est en droit de se demander quand un tel juge voudra bien se sentir « compétent » ! Dominique Bayle est très affecté… Il faut dire qu’en ce moment les affaires sont plus que difficiles. On est en pleine crise dite de « l’éclatement de la bulle Internet », qui provoque partout dans le monde une hécatombe de sociétés informatiques innovantes. Hoo, comme Tree Logic, a beaucoup de mal à trouver de nouveaux clients et à se faire payer. Cette crise est en train d’avoir sa peau, comme elle aura celle de Tree Logic un an plus tard. Cet argent lui est absolument indispensable et ce crétin de juge, qui traite tous les jours ce genre d’affaires, se déclare incompétent, complètement indifférent à la santé de la société Hoo !

Dominique Bayle fait appel, puis il suit l’affaire de loin. En effet, vu sa situation financière, aggravée par le refus de payer de High Co, il a décidé de vendre son entreprise. Hoo, une fois reprise, va perdre à nouveau en « justice », sans qu’on comprenne pourquoi ! C’est vraiment incroyable. Même quand le différend n’oppose que des entreprises privées, la justice française, toujours elle, ne parvient pas à fonctionner avec sérieux.

Qu’est devenu Dominique Bayle, ce petit génie des centres d’appels ?  C’est trop drôle si cela n’était pas si triste : il s’est endetté et est parti dans le Sud-Est près de la mer ouvrir …une boutique de linge de maison ! Voilà où finissent nos petits génies en France, écœurés par notre « justice ». Quand ils ne décident pas de quitter le pays !

Le « je vois ce que vous voulez dire… » du juge Petit – quand je fais allusion aux persécutions que je subis et auxquelles il vient de participer – m’incite à tenter un dialogue privé avec lui. Même s’il a commis contre moi un jugement partisan, j’ai détecté en lui un juge hors du commun. Il me paraît assez intelligent, honnête et curieux pour s’intéresser à mon cas et accepter de m’aider à le résoudre. Aussi, je lui écris une très longue lettre dans laquelle je lui relate mes soucis avec les juges nantais et rennais. Dès le début, je lui dis sincèrement ce que je pense de sa façon de juger :

« J’ai apprécié en vous : 1) un vrai respect des personnes à juger, quelle que soit leur position sociale ou l’évidence de leur crime 2) une réelle volonté de comprendre le problème qu’ils posent 3) une vraie intelligence capable d’y parvenir, dirigée vers la détection des responsabilités réelles de chacun 4) une stabilité émotionnelle parfaite face aux reproches parfois violents de ceux que vous condamnez, qui ne modifient en rien votre décision finale ! 5) une sincérité qui vous amène à écouter les reproches parfois infondés de ceux que vous venez de condamner et à tout tenter pour faire comprendre votre position. Enfin, la plus grande de vos qualités : 6) la recherche systématique de solutions visant à réhabiliter la personne condamnée, à lui faire mesurer ses erreurs, à l’améliorer.

Pour résumer, vous jugez en bon père de famille. Je n’arrive d’ailleurs pas à imaginer que vous ne soyez pas marié, avec plusieurs enfants ; tous heureux de vivre, et cela beaucoup grâce à vous ».

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Je modère immédiatement mon (son) enthousiasme en lui rappelant qu’il est cependant loin d’être parfait puisqu’il est capable de condamner un innocent pour faire plaisir à un copain. Je lui demande ce que je dois faire pour mettre un terme à mes persécutions judicaires. Hélas, trois fois hélas… il ne répondra jamais, même indirectement. Un an après, je lui écris à nouveau pour lui demander simplement si, oui ou non, il a bien reçu ma première lettre. Pas de réponse non plus…

Pourtant, mes lettres, il les a bien reçues ! Je le saurai le jour où je me trouve appelé devant lui à la barre comme témoin (à décharge) dans le procès d’Alain Malardé, celui qui a jeté par la fenêtre l’urne des juges du tribunal de commerce de Nantes pour protester contre leur corruption. Quand j’arrive à la barre, Petit m’accueille par ces mots devant toute l’assistance : « « M de Lespinay… » Est-ce que nous ne nous connaissons pas, déjà ? Vous m’avez écrit une lettre par le passé, je crois… – Oui, Monsieur le Président, mais vous n’avez pas répondu… – Ah oui ! Il faut nous excuser, nous avons eu tellement de travail que mon secrétariat n’a pas encore eu le temps de taper la réponse. » Ce salaud se fiche de moi ! Ce courrier a deux ans ! Lui que j’ai inondé de compliments, il me ment devant toute la salle dans des circonstances qui m’interdisent de lui répondre vertement, c’est à dire au moment où je vais témoigner en faveur de l’accusé. Pas l’instant idéal pour indisposer un juge… C’est ça, le ripou : bien drapé dans l’impunité de sa fonction, il produit de l’abus de pouvoir à la chaîne plus vite qu’une usine robotisée… Je ravale mon indignation et, devant une salle comble, avec journalistes et photographes, j’expose mon témoignage, extrêmement accablant envers Vercelletto, Dolley, Calut and co… Je m’étends sur la corruption de ce tribunal telle que je l’ai découverte petit à petit au sein de l’Association des Victimes du Tribunal de Commerce de Nantes, en étudiant les cas des différents adhérents. Quand j’ai fini, silence… M. Petit ne dit rien, personne dans la salle ne réagit et je retourne à ma place…

Vous croyez qu’un tel déballage public devant les médias a eu un quelconque retentissement ? Ou même, que le tribunal de commerce m’aurait poursuivi en diffamation ? Rien… Chacun est retourné chez soi, aucune enquête n’a été menée pour vérifier mes dires et ceux des autres témoins. Notre justice est un décor… Et notre presse est une poule mouillée.

La dictature c’est « Ferme ta gueule », la dictature à la française c’est « Cause toujours »…

1.   « Outrage à magistrat » pour avoir reproché à la police de Nantes d’être trop souvent malhonnête

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L’histoire qui suit démontre que Vercelletto aurait finalement très bien pu me poursuivre en diffamation et gagner, même sans le moindre début de preuve. L’année dernière, en octobre 2000, j’ai reçu une convocation anonyme pour « outrage à magistrat ». Elle portait sur un fait : 1) « non rendu public », 2) datant de deux ans, 3) pour lequel je n’avais jamais été poursuivi. Il est vrai que dans une lettre du 17 septembre 1998, Bruno Picquet, le fameux flic qui génère les faux témoignages de policiers (voir 1999) m’avait dit qu’il transmettrait un de mes courriers à qui de droit « aux fins d’éventuelles poursuites correctionnelles en raison du caractère outrageant de son expédition ». Mais, au bout de deux ans, sans nouvelle, je n’y pensais plus. En quoi avais-je été « outrageant » ? J’avais écrit à la police nantaise que j’étais scandalisé par sa malhonnêteté trop fréquente consistant à refuser de répondre aux contrevenants lorsqu’ils contestent une contravention avec de bons arguments. Je ne demandais même pas l’annulation de mon amende mais simplement une réponse.

Rappel des faits. En décembre 1997, je m’étais garé le long d’un trottoir pour livrer un ordinateur à un client. J’avais retrouvé ma voiture verbalisée pour le motif suivant : « stationnement à l’angle de 2 voies gênant la visibilité à la hauteur du stop ». J’avais renvoyé la contredanse, répondant que j’étais garé à 5 mètres de cet angle et que je ne pouvais d’ailleurs être stationné à « l’angle de ces voies » pour la bonne raison qu’à cet angle il y a un  passage clouté piéton. Si j’avais été garé sur un passage clouté, le policier ne se serait pas privé de verbaliser cette infraction supplémentaire. J’ajoutais que j’étais en livraison, que je m’étais absenté un quart d’heure, que mon client dont je donnais l’adresse, installé juste en face, pouvait en témoigner. Le 31 décembre 1997, je reçois pour toute réponse ceci : « Votre demande est rejetée ; l’infraction est caractérisée. Aucun délai de paiement ne peut être accordé. Je tiens à vous préciser que le règlement doit impérativement intervenir sous 8 jours sous peine de majoration. Inutile de vous déplacer ou de téléphoner au service » !

Rien ne m’énerve plus que ce mépris brutal affiché de la police envers le citoyen qu’elle est censée protéger. J’avais repris ma plume pour signaler que j’avais exposé tous les arguments faisant valoir mon point de vue et que j’exigeais une réponse précise. Et j’ajoutais : « je suis scandalisé par cette malhonnêteté, trop fréquente chez la Police. Êtes-vous seulement préoccupé de pomper le fric des nantais ou désirez-vous faire valoir la justice ? » Deux ans après, cette question existentielle me vaut d’être poursuivi pour : « outrage à magistrat » ! Or, le nom du « magistrat » n’est pas cité ! Pour pouvoir me défendre et découvrir qui c’est, je demande copie du dossier pénal concernant l’outrage présumé (dossier n° 98/57649). On ne me l’envoie pas… J’interroge la police sur ce dossier, elle m’annonce qu’il est vide ! Mon avocat, Me de Brosses, me dit que mon adversaire, un fonctionnaire quelconque, probablement Bruno Picquet, ne se donnera sûrement pas la peine de se déplacer au tribunal… Je lui réponds alors : « Ne devrait-il pas perdre ? Au tribunal, l’absent a presque toujours tort, n’est ce pas ? » Il me répond : « Pas quand c’est un fonctionnaire et il s’agit probablement de Bruno Picquet, le commissaire de votre commissariat qui vous connaît si bien ». Stupéfiant, la corruption de la justice dans notre pays « de droit » est de notoriété publique !

1.   L’audience : pas d’adversaire ni d’avocat. L’avocat …c’est le juge !

Résumons-nous : je subis une attaque anonyme, pour un fait fictif, deux ans après les faits, sans le moindre dossier à charge, tout indique que l’adversaire sera absent du tribunal et que pourtant je vais perdre. On est bien dans une république bananière.Le 30 janvier 2001, je me rend au tribunal (sans avocat…). J’y reste assez longtemps à attendre mon tour pour découvrir le meilleur juge que j’ai jamais vu ! Il s’appelle M. Petit. Avec lui, on est aux antipodes de la Tolade ! Chaque fois que je reverrai ce juge, je serai étonné par son sens de l’écoute, son intelligence, son humour gentil et son goût pour son métier qui lui fait prolonger les audiences tard dans la soirée au grand dam des fonctionnaires qui l’assistent. Avec lui, l’accusé a le droit de s’exprimer aussi longtemps qu’il le veut. On se demande comment quelqu’un d’aussi excellent peut prendre son pied dans sa carrière de fonctionnaire qui ne le récompensera jamais à la hauteur de ses mérites. Je me dis que, cette fois-ci, avec un juge aussi apparemment consciencieux et honnête, peut-être vais-je gagner mon premier procès ! (Rires).

Quand vient mon tour, je constate que Me de Brosses a raison : mon adversaire n’est pas là… Je souligne aussitôt au juge l’absence de mon accusateur, qui n’est même pas représenté par un avocat. Le juge Petit, gêné, me répond précipitamment : « il a eu un empêchement de dernière minute, je vais juger sans lui ». Tiens, me dis-je, le « bon » juge est un menteur… Il me reproche alors gentiment d’avoir accusé la police de malhonnêteté. Je lui réponds qu’il n’y avait pas d’autre mot possible vu le contexte : refus de justifier la contravention, refus de me répondre, menace directe (si vous ne payez pas, l’amende va être doublée et vous vous exposez à des poursuites »). J’ajoute que, téléphonant à la police, on m’avait invité cyniquement à me déplacer au commissariat pour « m’expliquer » alors que mes explications étaient déjà sous les yeux de la police dans ma lettre.

M. Petit se met alors à jouer le rôle de l’avocat. Il tente de me convaincre que  je suis dans mon tort : « Peut-être… mais vous n’auriez pas du ! Ça ne se fait pas, reconnaissez-le. » Je lui signale que, si mon adversaire était là, il serait bien obligé de convenir qu’il a refusé la règle du débat contradictoire et que c’est justement son absence qui m’empêche d’obtenir son aveu public. Il me répond : « N’empêche, vous avez outragé la police, vous ne pensez pas ? ». Je pare cet argument, revenant sans cesse à la réalité, sur mes droits et sur les faits : la position de ma voiture. Finalement, constatant l’impasse, M. Petit cesse de tenter de me convaincre et laisse la parole au procureur, une jeune fille toute intimidée, tellement convaincue de mon innocence que Petit doit la bousculer pour qu’elle finisse par requérir une amende contre moi : 130 €.

Là encore, on assiste à la pénible mascarade de vieux routiers corrompant des jeunes encore respectueux de la justice. Ayant entendu toutes les parties, Petit réfléchit, puis, sourire aux lèvres, rend son verdict : il y a  bien outrage à magistrat et il me condamne à 300 € …avec sursis. Visiblement, pour lui, ce sursis est un cadeau consenti à mon honnêteté. Pour moi, pas du tout ! Je suis condamné pour une faute que je n’ai pas commise ! Il me demande soudain, toujours gentiment, si le verdict me convient… Je lui dis non de la tête. Pourquoi ? demande-t-il sans aucune animosité. « Puis-je parler librement ? » dis-je. Il hoche la tête et je vois à son sourire qu’il n’a qu’une envie c’est que je m’exprime. Drôle de situation. Au micro, dans une salle quasi-vide, je lui dis qu’il vient de soutenir un copain absent qui avait gagné d’avance, que la vie du créateur d’entreprise est bien dure, que je suis constamment harcelé par des forces bien supérieures aux miennes, des gens que je ne connais pas, alors que j’ai des choses bien plus importantes à faire, que je perds contre eux tous mes procès. Il m’écoute avec intérêt et me dit finalement compatissant : « je vois ce que vous voulez dire… ». Ce sera tout… Il est probable que je ne lui ai rien appris, qu’il était au courant de la fatwa prononcée contre moi et qu’il était simplement curieux de voir la gueule de ce mec qui énerve tant de monde.

Finalement, quelle tristesse ! Le meilleur juge que j’ai jamais vu me joue une mascarade indigne de la justice ! Par complaisance pour un copain fonctionnaire, il le couvre en le laissant se faire passer pour un magistrat, il lui donne raison et me condamne. Dans mes contestations épistolaires auprès de la police nantaise dans les années qui suivront, je reprendrai exprès plusieurs fois cette accusation : « je suis scandalisé par cette malhonnêteté, trop fréquente chez la Police ».  Sans la moindre réaction ! Apparemment, ou l’honnête M. Picquet a enfin été viré de son poste de « magistrat » commissaire de police, ou il est devenu sourd, ou bien il a pris sa retraite… En tout cas, l’outrage à magistrat ne semble plus faire partie de l’arsenal de la police.

1.  Kerlovéou interdit en secret au Conseil Régional de m’accorder l’aide à la création d’entreprise pour la création de ma start-up !

Le faux jeton Kerlovéou ayant été vaincu par une coalition du privé, change son fusil d’épaule. Il intrigue auprès des autres organismes susceptibles de m’aider. N’obtenant aucun soutien de lui, j’ai sollicité auprès du Conseil Régional des Pays de Loire (ma région) une aide qui m’est due : l’aide à la création d’entreprise innovante (ARCE-PRCE) pour ma société Tree Logic. Elle devrait m’être automatiquement accordée vu les objectifs et le label FCPI. Mais la réponse traîne, traine… Je finis par contacter le service du Conseil Régional des Pays de Loire qui s’occupe de cette aide. Son responsable m’apprend qu’il ne peut me l’accorder car l’aide à la création d’entreprise n’est allouée qu’aux entreprises …innovantes !

Je lui dis que c’est bien le cas, mon dossier en atteste amplement. Il me demande alors de lui rendre visite. Je me retrouve dans son bureau. Il me confie alors que l’Anvar Nantes, dont l’aval est, comme par hasard, indispensable pour accorder les aides ARCE-PRCE, prétend que ma société n’est pas innovante ! Devant mon incrédulité, il met son téléphone sur haut-parleur et appelle devant moi son interlocuteur de l’Anvar. Celui-ci, peut-être Kerlovéou, lui répète sans hésitation : « Les recherches de M. de Lespinay sont sans intérêt, refusez l’aide ». Il lui demande alors pourquoi, dans ce cas, l’Anvar vient de m’accorder le label FCPI ! Perturbé, l’interlocuteur de l’Anvar bégaie au téléphone, ne sait quoi répondre, puis se reprend : « ça ne change rien, Monsieur, nous ne donnons pas notre aval à une aide destinée à M. de Lespinay » ! Mon interlocuteur raccroche et se retourne vers moi pour me dire, navré, qu’avec une opposition aussi ferme de l’Anvar, « le seul organisme habilité en matière d’aide à l’innovation », il ne peut m’accorder l’aide à la  création d’entreprise. Voilà un financement de plus refusé à ma société et une attaque anonyme de plus…

2.  Le loup sort du bois : Kerlovéou me fait embaucher un chercheur en me promettant une aide …qu’il me refuse une fois l’embauche faite !

Début 2000, nous ne sommes encore que deux personnes chez Tree Logic. J’ai toujours mon informaticien, Lionel Barbotteau, qui me suit fidèlement depuis 1986. C’est un homme discret et compétent, passionné par l’Intelligence Artificielle et nos recherches. Il s’étonne parfois que je sois encore vivant en 2000 (et lui aussi !) après tous les malheurs qui nous tombent dessus. Il s’émerveille aussi que, sans un rond et manquant de clients, je trouve toujours depuis 14 ans des solutions pour nous faire vivre… Ceci dit, il n’aime pas cette insécurité permanente. Il est marié, il a des enfants et, surtout, il a une femme qui lui répète qu’il ferait mieux de quitter cette vie par trop aventureuse et trouver un « vrai » job… Pour développer Tiara, il me faut une compétence pour compléter la sienne : un vrai directeur de recherche, rompu au fonctionnement des PC d’aujourd’hui. Mais c’est un profil bien cher pour nous.

Heureusement, pour l’embauche d’un Directeur de recherche pas cher, il y a l’Anvar ! (rires…) L’Anvar est tenue d’exonérer de charges sociales pendant un an l’entreprise qui embauche son premier directeur de recherche. C’est une aide systématique, elle ne peut être refusée si les conditions sont réunies. Tree Logic ayant le label FCPI, elle est éligible d’office et cette exonération représenterait pour elle une vraie bouffée d’oxygène. Je consulte prudemment la chargée de mission de l’Anvar-Nantes qui s’occupe de mon secteur, Mme Schaepelynck, très attentif à ses réactions vu l’agressivité de son patron Kerlovéou contre moi. Elle n’a pas d’état d’âme : le candidat que je compte embaucher a le profil, elle m’assure que l’aide sera accordée automatiquement dès qu’il sera dans la société. Et paraît tout à fait sincère. J’embauche donc ce Directeur. Pour cela, je le débauche d’une autre entreprise… Une fois entré et au travail, je téléphone à Mme Schaepelynck pour lui demander de nous accorder le dégrèvement. Elle m’annonce alors que l’aide est refusée ! Je me mets en colère en lui disant qu’elle ne m’en a pas prévenu, que l’homme est embauché sur ses engagements à elle et que l’aide m’est due ! Elle reste ferme sur sa position, se justifiant en répondant que ce n’est pas elle qui a pris la décision et qu’elle n’est que la courroie de transmission d’une décision « collective »… Elle ne peut me donner aucune explication. Je fais un tel foin que je finis par recevoir confirmation écrite de ce refus, signé par …Kerlovéou. Voyez ci-dessous. Cette fois-ci, il n’a pu se cacher derrière son petit doigt. Le refus était si gros que, vis à vis de ses collaborateurs probablement choqués de sa magouille, il a fallu qu’il se mouille lui-même. Il m’informe donc de son refus « personnel », mais sans explication. Quel pauvre type ! Quand je pense qu’il prétendait récemment soutenir mon projet dans un courrier adressé au Conseil Régional ! Il me torpille chaque fois qu’il en a la possibilité ! Je cherche à le joindre pour lui soutirer des explications, mais c’est impossible. Me voilà dans la panade… J’ai embauché un directeur de recherche que je ne peux pas payer… Mais je ne peux pas non plus décemment le virer : je viens de le débaucher, ce serait pour lui le chômage ! Un comble !

Dans le courrier ci-dessous, vous noterez que Kerlovéou refuse l’aide à l’embauche en se contentant de parlant d’un « ingénieur informaticien » alors qu’il sait pertinemment que l’ingénieur en question est directeur de recherche. Pourquoi ? Parce qu’écrire qu’il refuse l’aide à l’embauche d’un Directeur de Recherche alors que l’Anvar est tenue de l’accorder, ce serait tout de même trop risqué pour lui… Faux et usage de faux…

Voilà un bel exemple d’abus de pouvoir de la part d’un fonctionnaire, perpétré contre quelqu’un qui ne le connaît pas, sans aucune déclaration de guerre préalable… La méthode habituelle des lâches.

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Concernant le fameux concours de l’innovation organisé par l’Essec et le Sénat auquel mon innovation a (peut-être…) été présentée, j’en découvre l’esprit purement politique quand j’en reçois un lauréat, M. Coulanjon, un sympathique et dynamique non-voyant niçois. Son projet a été sélectionné car il est aveugle et que, sûrement, ça fait bien dans le paysage. Après, on l’a laissé se débrouiller tout seul ! L’essentiel, c’était le beau geste devant les médias. En effet, M. Coulanjon n’a ni argent ni compétence informatique. Il n’a été retenu que pour une idée : celle de développer un site web pour les aveugles. C’est tout… Pas de maquette, pas de dossier définissant son projet, pas de technologie spécifique pour créer un site web purement vocal.

Ce qu’il aimerait réaliser, c’est un site offrant musiques, reportages vocaux pour aveugles, jolies histoires et messages personnels vocaux. Il sait comment animer son site mais pas comment le construire. Alors, ce niçois erre ça et là à la recherche d’une société d’informatique qui pourrait l’aider.

Un jour, il découvre mon existence et me demande d’utiliser ma technologie d’Intelligence Artificielle pour développer son site web. Il me le paiera avec le prix de l’innovation qu’il a gagné. Mais, quand j’apprends à combien se monte ce prix : environ 10 000 €, je déchante. On ne peut pas développer quelque chose d’opérationnel avec aussi peu… Il me rassure en disant que l’Anvar lui a promis de le financer jusqu’au bout, pourvu qu’un prototype de son site web vocal marche.Ce serait un geste spécial pour les gagnants du concours… J’en déduis que, pour que cette preuve soit faite, je dois développer un prototype révolutionnaire avec seulement 10 000 €… C’est ridicule. Mais j’accepte de jouer le jeu. Ce sera notre projet « Dorothée ». C’est alors que M. Coulanjon m’avoue que ce n’est pas gagné ! Nous ne sommes pas assurés d’avoir les 10 000 € ! Il faut d’abord présenter à l’Anvar Montpellier, sa ville, un projet innovant qui tienne debout. Résigné, je commence donc par redéfinir entièrement avec lui son projet, somme toute banal, pour en faire un projet réellement innovant. Ce sera un serveur web discutant oralement avec ses visiteurs. Pour la crédibilité technologique, je n’ai pas le choix, je suis obligé d’inclure ma société comme partenaire. Il part tout joyeux à Montepllier avec mon projet en poche. L’Anvar de là-bas ignore apparemment tout de ma mise à l’index à Nantes et lui accorde l’aide sans difficulté. Magique ! Nous développons alors pour lui un prototype de navigateur web exclusivement vocal, la fameuse « Dorothée ». L’usage de la souris y est proscrit, on navigue dans le site à l’aide de quelques touches du clavier, les textes sont lus vocalement par le site.

M. Coulanjon, ravi, retourne à Montpellier et montre sa Dorothée à l’Anvar, qui lui répond : « Ok, c’est bon. Maintenant, nous sommes prêts à continuer à vous aider, mais il faut que vous trouviez des capitaux. Nous vous donnerons autant que ce que vous apporterez. Mettez 100 000 € et on vous donnera 100 000 €. Mais si vous mettez zéro, bien entendu vous aurez zéro. » Quand il me raconte ça, je suis consterné ! Le fameux concours national de l’innovation, non content de repousser les innovations les plus prometteuses, non content d’accorder ses faveurs à ceux qui n’ont aucune technologie ni savoir-faire (M. Coulanjon), non content d’offrir un financement de départ minable, les laisse tomber dès qu’ils ont réussi à faire leur preuve !

Nous battons ensemble la campagne pour trouver des financements ou intéresser des partenaires, entre autres Sophia Antipolis puisque M. Coulanjon réside maintenant à Nice. Tout le monde se dit intéressé par l’aspect technologique ou le marché des handicapés mais personne ne met la main à la poche. Ceux qui avaient promis de le soutenir se retrouvent aux abonnés absents. L’Anvar ne fait rien, ne cherche pas d’investisseurs, ni de partenaires prêts à diffuser Dorothée, ne rappelle plus jamais M. Coulanjon. Les sociétés commercialisant des produits sur le marché des non-voyants (Ceciaa par exemple) ne lèvent pas le petit doigt. Finalement, le projet est enterré et notre non-voyant repart tristement avec son chien (d’aveugle) végéter à Nice… Son rêve est à l’eau.

C’est ça la France…

1. Le gros cabinet d’audit Ernst & Young Nantes trouve mon projet d’ordinateur intelligent si crédible qu’il ordonne à l’Anvar de le soumettre au concours national de l’innovation

La seule reconnaissance scientifique que l’Anvar-Nantes a été obligée de m’accorder depuis l’aide arrachée par « relation » avec l’Élysée en 1990, c’est le label FCPI, le 28 mars 2000, lui aussi à l’arraché… En juillet 1999, grâce à plusieurs investisseurs, j’ai réussi à créer une start-up, Tree Logic, pour développer puis commercialiser le logiciel Tiara, qui rendra l’ordinateur intelligent et vocal grâce à mon invention. Pour mes ennemis cachés, c’est une provocation ! Ils avaient réussi à couler Arcane et à rendre impossible le développement de mon invention et voilà que je récidive, mais cette fois-ci avec le soutien d’un partenaire de poids : une société de capital-risque (ADC) ! Vous l’avez vu plus haut, pas question pour l’Anvar de remplir ses obligations en aidant Tree Logic. Mais, en fait, ce que je ne sais pas encore et que vous allez découvrir plus loin, c’est que la haine de son patron de Nantes, M. Kerlovéou, l’entraîne à de bien pires extrémités : il intrique pour me nuire auprès d’autres administrations et il œuvre pour couler ma société ! C’est dans cette atmosphère de franche camaraderie qu’il est contraint de m’accorder le prestigieux label FCPI… Ce label signale officiellement à l’ensemble des investisseurs et sociétés de capital-risque de France et de Navarre que mes recherches sont valables et prometteuses et qu’il serait intéressant d’investir dedans. Elle accorde aux investisseurs des avantages fiscaux importants s’ils entrent dans mon capital. C’est une incitation à investir dans Tree Logic. Bien entendu, pour Kerlovéou, pas question de m’accorder ce label prestigieux.

Comment ai-je pu parvenir à forcer le blocus ? Eh bien, tout à fait par hasard. En juin 1999, juste avant de créer ma start-up Tree Logic, je me suis présenté à un concours national de l’innovation patronné par le Sénat et l’Essec. Bien entendu, l’Anvar Nantes était le relai local obligé de ce concours, contraint d’obéir aux décisions du siège à Paris. Lequel avait spécifié que les experts qui analyseraient les projets et décideraient ceux qui seront retenus pour le concours à Paris, seront des experts du cabinet bien connu Ernst & Young. En juin 1999, avant la création de Tree Logic, j’avais donc reçu ces experts et leur avais présenté mon projet de recherche « Nestor » (qui deviendra ensuite Tiara), un ordinateur intelligent et parlant exploitant au maximum mes découvertes en Intelligence Artificielle. Impressionnés par les démonstrations de ma technologie, ils ont accepté mon dossier, que l’Anvar fut contraint de présenter au concours à Paris. Du moins l’ai-je cru… Peut-être l’ont-ils prétendu sans rien faire ou en le présentant de telle façon qu’il ne puisse pas gagner… En effet, je ne fus interrogé par personne et mon projet ne fut même pas cité parmi les compétiteurs ! Peut-être n’avait-il même pas quitté Nantes… Quand je découvre que mon projet n’a reçu aucune récompense ni aucune citation, dépité, je me pose une fois de plus des questions existentielles : combien d’« innovations » extraordinaires nos fonctionnaires parisiens ont-ils bien pu sélectionner, toutes plus intéressantes qu’un ordinateur intelligent qui parle et écrit les programmes lui-même ? C’est fou le nombre d’échecs que j’aurai subis dans ma vie exclusivement par la faute des fonctionnaires de toute la France… Mais, je vais revoir ces experts, lisez la suite.

2. Contrainte et forcée par Ernst & Young, l’Anvar Nantes m’accorde le label national FCPI, consécration officielle de 14 ans de recherches !

Le dernier trimestre 1999, quelques mois après la création de ma start-up Tree Logic, je fais la demande du label FCPI. Selon mon ennemi Kerlovéou de l’Anvar, curieusement toujours tout à fait courtois et serviable avec moi au téléphone alors qu’il me poignarde sans arrêt dans le dos – nous allons voir plus loin que c’est typique d’une maladie : le désir mimétique – la législation sur le FCPI impose au demandeur de payer l’Anvar pour obtenir l’expertise… Et ce n’est pas une petite somme ! Peut-être me raconte-t-il des bobards, mais je ne discute pas, je trouve l’argent et je paie. Et que vois-je débarquer pour expertiser mon projet ? Les mêmes experts Ernst & Young que 6 mois auparavant ! C’est bien vu : je leur avais tant vanté un projet dans les limbes il y a 6 mois qu’ils vont pouvoir vérifier si je leur ai bourré le mou. Il se trouve que nous avons déjà abouti à un prototype, qui s’appelle désormais Tiara. Sous leurs yeux étonnés, l’ordinateur dialogue avec eux, raisonne, les interroge et répond à leurs questions sur des sujets étroits. Ils sont ravis et me le disent. Soit dit en passant une attitude que je n’ai jamais vue à l’Anvar, ni au Conseil Régional des pays de la Loire, ni aux Impôts, ni dans aucune administration censée aider la création d’entreprise ou l’innovation ! Apparemment, seule une société privée dispose des neurones pour comprendre et encourager les gens dynamiques. Ils repartent, donnent à l’Anvar leur accord pour que Tree Logic obtienne le label FCPI …et l’Anvar est obligée de s’exécuter ! Un moment de pur régal !

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