Archives de la catégorie intelligence artificielle

Je vous raconte cette histoire pour vous montrer que mon travail n’a pas consisté qu’à me battre contre les fonctionnaires, les concurrents et les banquiers, mais aussi parfois contre l’ignorance de ceux qui sont théoriquement de mon côté, faute de leur part d’avoir été chef d’entreprise et impliqué directement dans le fonctionnement de l’économie.

Sur mon ordinateur arrivent de temps en temps des emails qui me tiennent au courant de l’activité de l’association April. Très active, c’est au départ une association d’informaticiens « pour le logiciel libre »… Rien que ce qualificatif me plaît. Tous ceux qui se battent contre le système ont ma sympathie. Oui mais… Ai-je bien tout compris ? En fait, son fondateur, Jérémie ZIMMERMANN, n’est pas très prolixe quand il s’agit d’expliquer sa philosophie en matière de propriété des logiciels. Par contre, il est intarissable sur les actions politiques que l’April va intenter, qu’elle intente, qu’elle a intenté en France et auprès de la Commission Européenne. Le jour où il me demande d’adhérer à son association, je lui adresse un email pour lui demander si, par hasard, il ne serait pas contre la protection d’un inventeur d’une idée comme moi qui l’exploite dans un logiciel. Car je tiens essentiellement à rester propriétaire d’un tel logiciel qui m’a coûté sang et eau pendant 20 ans. Il me répond aimablement dans un email de 44 longues lignes dans lequel il parvient à noyer le poisson en me donnant raison de vouloir rester propriétaire tout en me donnant tort. En somme, si je le comprends bien, selon lui une innovation intellectuelle protégée par brevet ou copyright serait nuisible pour la concurrence qui ne pourrait l’utiliser sans payer…

Je réponds point par point à ses arguments, le ramenant sans cesse à ma préoccupation : celui qui a inventé et ne peut pas percevoir les royalties de son invention n’aura ni les moyens de vivre ni ceux d’inventer à nouveau, ni l’envie d’inventer à nouveau. Il préfèrera vivre en copiant les autres. Mais copier qui, si personne n’invente plus ? C’est la mort de l’invention en général. Pourquoi inventer quand on sait qu’une boîte comme Microsoft peut s’emparer de votre idée et la mener aux sommets sans jamais rien vous devoir ? Vous n’aurez même pas droit à la rubrique nécrologique… J’ajoute que sa démarche est illogique car il reconnaît à l’inventeur d’une machine le droit d’être protégé par la loi. Or, une machine nouvelle, c’est au moins une idée sinon plusieurs. Il me répond alors par plusieurs pages de commentaires. Voilà un homme qui, visiblement, n’a pas l’esprit de synthèse ni les idées claires. Tant de verbiage ne me donne plus envie de le lire. Dans ce fatras, je repère qu’il admet la protection contre la copie servile, c’est à dire contre quelqu’un qui aurait copié mot à mot une portion de logiciel sans rien y comprendre… Or, ce risque est quasi-nul : comment pourrait-on inclure dans une application un programme dont on ne comprend pas le fonctionnement et qu’on ne pourra donc faire évoluer ? Et pourquoi punir celui qui copie la forme, toujours superficielle, et pas celui qui copie le fond, beaucoup plus riche ? Je commence à me moquer de lui : « vous vous battez pour que le copieur conserve son droit à copier (le fond) et que, lui, il puisse interdire à d’autres de copier sa copie… » J’obtiens alors, entre autres, cette réponse d’un tel niveau philosophique que je cherche toujours à comprendre :

« Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Nous voyons ainsi davantage et plus loin qu’eux, non parce que notre vue est plus aigüe ou notre taille plus haute, mais parce qu’ils nous portent en l’air et nous élèvent de toute leur hauteur gigantesque. – – Bernard de Chartres (XIIè siècle) »…

Après quelques autres échanges du même tonneau, je finis par me convaincre de sa mauvaise foi. Il a parfaitement compris mon point de vue mais, idéologiquement, il n’y adhèrera jamais. Je lui écris donc : « Monsieur, je vous ai lu et j’ai compris que vous ne changerez pas d’avis, que vous êtes illogique et de mauvaise foi. Je ne vais pas entamer avec vous une querelle de religion. Je n’adhèrerai donc pas à l’April, association qui incite à la copie des idées « dans l’intérêt général« . » Et, pour ne pas me comporter comme un goujat, je lui joins en annexe mon analyse détaillée de ses propos qui démontre sa mauvaise foi. Il me répond poliment et c’est fini…

Me voilà avec un nouvel adversaire, dans le privé cette fois : un homme qui n’a jamais rien inventé, qui n’a pas vécu les douleurs de l’enfantement d’une idée révolutionnaire, qui n’a apparemment encore rien apporté d’utile à la société mais qui a fondé une association aux ambitions européennes dont l’objectif est le légaliser le pillage des idées des autres… Les temps sont durs ! Pourvu qu’il échoue…

  1. Comment se faire caresser dans le sens du poil…

Le 15 novembre, je reçois cet email :

bonjour M. LESPINOIS,

je serais ntéressé pour entrer en contact avec vous ,sujet AI FORTE , et surtout sur auto-programmation.
BIEN CORDIALEMENT

DAVID LORENTE 

Ce Lorente écorche mon nom, fait des fautes d’orthographe, semble avoir écrit son mail à la va-vite, mélange les minuscules et les majuscules… Il parle d’ « AI Forte » abordant de ce fait un sujet bidon que je déteste. Heureusement, il reste « auto-programmation » qui, lui, relève bien de ma technologie. Je me dis qu’il doit s’agir comme d’habitude d’un étudiant à la recherche d’informations pour sa thèse, son mémoire ou son rapport de stage. Je lui réponds en lui communiquant mon numéro de téléphone, qui n’a rien de secret. Il me rappelle et je découvre qu’il s’agit en fait d’un homme âgé de la quarantaine, un peu bizarre car il ne veut rien me dire sur lui mais il veut tout savoir sur moi.

Il se présente comme un ex-militaire français chargé de la veille technologique en France pour le compte d’une société américaine dont il refuse de me dire le nom. Il travaille sur un projet extrêmement ambitieux dont il ne veut pas me parler… Il prétend que ce projet a besoin de ma technologie pour aboutir. Je lui réponds que s’il continue à me donner aussi peu d’informations je vais avoir du mal à l’aider… Il me propose alors de me rencontrer. Mais pas chez lui car il n’a pas de bureau et pas chez moi car il est trop loin (il dit habiter Cognac, 10 rue Gustave Flaubert). Il me propose la Rochelle, à mi-distance.

Je suis intrigué par cet homme payé par une grosse société américaine et qui ne peut même pas se farcir la route jusque chez moi pour voir des démonstrations de la technologie qui l’intéresse tant… Je continue à le cuisiner, lui expliquant que cela m’ennuie de faire ce trajet, rien ne me prouvant qu’il sera là. Il commence à me lâcher alors quelques informations sur son projet qui me font dresser l’oreille : il me parle de MHD, la « magnétohydrodynamique », une technique révolutionnaire de propulsion. Or, il se trouve que je suis sensible à ce sujet depuis qu’il a été décrit dans un article paru dans le même numéro de Science et Vie où a été publié mon article sur l’Intelligence Artificielle (« Du zéro pointé au Zéro Plus« ). Cet article de Jean-Pierre Petit s’intitulait « MHD, la vitesse sans moteur et sans hélice ». Je connais donc tout naturellement cette discipline, fort intéressante, et même l’auteur de l’article, l’astrophysicien Jean-Pierre Petit. Du coup, je sais comment le tester. Mais… lui, je le connais surtout pour sa passion dévorante pour les aventures d’un groupe d’Espagnols en communication scripturale avec des extra-terrestres, les « Ummites », qui dura des années…

2. Un personnage intéressant mais bizarre

Visiblement, Lorente connaît bien son sujet. Il me raconte même comment on a trouvé Jean-Pierre Petit errant par erreur sans autorisation dans un laboratoire US ultra secret travaillant sur la MHD. Cette intrusion non autorisée aurait flanqué une grosse trouille aux américains, persuadés qu’il faisait de l’espionnage technologique pour la France. Cette histoire fleure bon l’authenticité. Il me parle d’un projet américain très sophistiqué : la propulsion d’un « UCAV » par MHD. L’UCAV, c’est un drone censé se piloter tout seul. Tous les drones d’aujourd’hui sont pilotés du sol par des militaires installés dans des camions suréquipés. soit un humain minimum immobilisé par drone, une machine volante qui ne peut s’éloigner de plus de quelques kilomètres et de plus dotée de réflexes terriblement lents par rapport à des automatismes électroniques.

Lorente se demande si, avec mon IA, l’UCAV ne pourrait pas se diriger et attaquer tout seul. Je lui réponds « oui, bien entendu ». Il s’énerve alors : « Non, vous ne comprenez pas ! Un UCAV propulsé par MHD n’a plus aucun contact avec l’extérieur ! » Comme je ne comprends pas, il m’explique que la MHD impose de créer un plasma autour de l’engin et que ce champ électrique crée tellement de parasites qu’aucune onde radio ne peut le traverser. Donc, pendant toute la phase de propulsion MHD, l’engin est livré à lui-même… Ça, c’est encore de l’info qui fleure bon l’authenticité ! Du coup, son projet m’intéresse et je décide de courir le risque d’aller à la Rochelle.

3. Un ordinateur portable bourré des plans des engins volants les plus sophistiqués et secrets des US

A la Rochelle, il est bien là… Ouf ! Il est venu avec un ordinateur portable et y insère une clé USB contenant selon lui un dossier ultra confidentiel. En effet, il me montre à l’écran une véritable encyclopédie en anglais de tous les aéronefs et projets d’avions américains depuis 50 ans, incluant drones et Ucav, avec les plans ! Vu les dates de mise à jour très récentes, il y a sûrement des données confidentielles là-dedans. A mon tour, je lui fais quelques démonstrations sur mon propre ordinateur et il semble enthousiasmé. J’en profite pour le cuisiner et il finit par m’apprendre, à contrecœur, qu’il travaille pour LyTecc, une filiale de Boeing spécialiste de la MHD, mais que ça doit rester confidentiel car son rôle à lui consiste à « piquer » des technologies françaises pour le compte des américains. Je lui précise alors que je suis Français, pas américain, que je ne céderai pas ma technologie à un pays, fut-il ami, sans avoir essuyé un échec définitif de la part de la France.

Il m’engueule carrément !  Il m’explique que le gouvernement français se fout des inventeurs français, que tout est noyauté par les entreprises en place, Dassault en tête, qui profitent de leurs relations « en haut lieu » pour tuer toute innovation ne venant pas d’eux. Ce discours me paraît tout à fait véridique, car il correspond à ma propre expérience. Cependant, par prudence, je ne lui dévoile pas le fond de ma pensée. Pendant les semaines qui suivent, lors de nos discussions téléphoniques, il continue à m’agresser par moment, sans raison claire. Je m’interroge sur notre collaboration et le lui dis. Pour se faire pardonner, il me transmet des propositions de collaboration scientifique confidentielles (« NDA ») de deux jeunes sociétés françaises « qu’il connaît bien » (Acies et Aeroart) pour que nous répondions ensemble à un projet européen d’Ucav (Call ICT 2009). Elles sont adressées à mon nom, ce qui prouve qu’il s’agit bien d’un travail fait pour moi. Je l’aide à répondre à un appel d’offre concernant le développement d’un Ucav exploitant ma technologie, destiné à une société US (projet BELLEME « IPTO » piloté par Georges Elleimer…).

Soudain, changement d’attitude : il me sourit au téléphone et me manifeste du respect. On dirait que j’ai finalement bien passé le test (mais lequel ?). Nous convenons alors de nous associer. Je l’engage comme « Directeur Général Défense et Sécurité Stratégique ». Il ne me fait courir aucun risque car le contrat précise qu’il sera rémunéré à la commission sur les affaires qu’il m’apportera en France et à l’étranger.

4. Fin de l’idylle…

Le contrat en poche, je n’ai plus aucune nouvelle de lui. Il ne répond plus ni au téléphone ni à mes emails. Comme il m’a dit qu’il devait partir aux États-Unis revoir ses patrons pour organiser des contacts avec moi, je patiente. Par prudence malgré tout, j’entre en contact avec ses correspondants des sociétés Acies et Aeroart, censés bien le connaître. Ils répondent qu’ils ne le connaissent pas et ne m’ont écrit que parce que Lorente le leur a demandé, se présentant comme mon Directeur Stratégique ! Cette fois-ci, j’ai compris, j’ai été piégé. Par un universitaire venu tenter de me discréditer ? Par un membre des RG ou de la DST venu enquêter sur mon patriotisme ?

Du coup, je lui adresse à Cognac un courrier de licenciement en recommandé… qui me revient intact, « non réclamé »… Je cherche qui a bien pu être à l’origine de tout ça et pense à Serge Boisse : comme Lorente, il est dans l’aéronautique et nous avons un petit différend. De plus, il est maire-adjoint de son patelin. Ça crée des liens ! Mais Boisse me dit qu’il ne connaît pas. Je dois bien me contenter de cette réponse…

Ce « Lorente » est le sous-marin de quelqu’un mais de qui ? Il s’est amusé à mes dépends, en dépit de ma méfiance. Je retiens cependant un petit indice significatif : dans ses emails, il écorche volontairement mon nom, probablement pour m’énerver ou voir ma réaction. La première fois, il m’appelle « Lespinois » puis, une fois qu’il connaît bien mon nom, il le réécrit différemment en le massacrant à nouveau. Jusqu’au dernier jour, ses mails sont adressés à « Lesponoy »… Le « de » est constamment passé sous silence…  Hélas pour lui, ça ne m’énerve pas. Tout au plus, je trouve que cela manque de sérieux, surtout pour quelqu’un qui veut devenir mon « Directeur Stratégique ».

Je me contente de le lui signaler ironiquement le 28 novembre, remarquant qu’il orthographiait bien mon nom dans sa lettre de la veille… Il me répond que c’est un oubli.  À la réflexion, cela signifie plutôt qu’il est sensible à ce nom fleurant l’aristocratie vieille France et qu’il aime s’en moquer. Ajouté à son agressivité incompréhensible et à fleur de peau, cette jalousie inutile sent le fonctionnaire de gauche…

Pour ceux qui ont les moyens d’enquêter, voilà les coordonnées de Lorente, dont seuls les téléphone et email sont sûrs puisque nous avons échangés par ces moyens-là du 15 novembre au 2 décembre :

David Lorente

10 rue Gustave Flaubert

16100 Cognac

Tél : 06 65 06 96 65

Email : nano.poles@hotmail.fr.

Mon avocat, Antoine de Brosses, fait  une requête en référé (6 juin 2000), dont l’unique but est de suspendre l’interdiction de gérer le temps de passer en appel, ce qui me donnerait une chance de sauver ma société Tree Logic. Cet homme-là prend au sérieux son rôle de protecteur de mes intérêts. Je l’ai bien prévenu de la corruption de certains juges de Nantes et Rennes, mais il doute… Homme de peu de foi, attends-toi à ouvrir les yeux sur ton monde !

Le référé a lieu à Rennes, le 16 juin 2000. Le juge est une femme : Mme Marie-Gabrielle Laurent. Pour éviter le délit de sale gueule, car je n’ai pas encore compris pourquoi je perds tout le temps en justice, je ne suis pas présent. Avec l’accord de Me de Brosses. Il explique à la juge que le dossier qui m’a valu mon interdiction de gérer est bourré d’inexactitudes et que le Procureur Calut ne m’a pas convoqué pour un débat contradictoire préalable, contrevenant en cela à la loi. Il fait valoir également que cette interdiction de gérer va avoir des effets désastreux sur Tree Logic, la société que je viens de créer. En effet, c’est une start-up en train d’embaucher et de solliciter du capital-risque auprès des investisseurs et des subventions auprès de l’Anvar et de la Région. Or, l’interdiction de gérer a gelé toutes les négociations. Pour une bonne raison : le capital-risque placé dans une entreprise est garanti à 50 % par un organisme public dépendant – comme par hasard – de l’Anvar : la Sofaris. Or, celle-ci refuse cette garantie aux investisseurs quand le patron financé est interdit de gérer, ce qui peut se comprendre. Me de Brosses souligne à la juge que, sans capitaux, Tree Logic fermera inévitablement, licenciera son personnel et abandonnera la commercialisation d’un produit prometteur, le premier logiciel réellement intelligent mis sur le marché (Tiara).

Le 30 juin, l’ordonnance de référé nous parvient. La juge rappelle d’abord que, selon l’article 524 du nouveau code de procédure civile, l’interdiction de gérer peut être arrêtée si ses conséquences sont manifestement excessives (ça, c’est bon pour moi). Puis ayant dit la seule vérité de son jugement, elle passe à l’attaque :

  1. Le procureur a déposé sa requête « à temps » (on s’en fiche) et il l’a signifiée en même temps qu’au tribunal, ce qui m’a permis de me défendre …au tribunal ! Donc, la juge admet qu’il n’y a pas eu de débat oral et contradictoire préalable aux poursuites imposé par la loi mais elle s’en contrefout !
  2. « que faute (pour moi) d’avoir pu démontrer une violation grave de (mes) droits ou du principe de la « contradiction » (le débat contradictoire qui n’a pas eu lieu) et l’évidente nullité du jugement attaqué (toutes ces choses ayant pourtant été démontrées par Me de Brosses) le juge de référé se déclare …incompétent !
  3. Qu’à propos des demandes de subventions d’organismes publics faites par ma société (le capital-risque est passé sous silence), « compte tenu de deux liquidations judiciaires antérieures prononcées à l’encontre de M. de Lespinay, il n’est pas établi qu’il en aurait bénéficié »… Voilà des « liquidations judiciaires » qui n’ont jamais existé ! Sans compter que des investisseurs ont bien investi dans ma société…
  4. « Qu’ainsi il n’est pas démontré que l’interdiction de gérer risque d’entraîner des conséquences manifestement excessives » ! Selon Mme Laurent, qui ne risque pas d’être un jour interdite de gérer faute de jamais gérer quelque chose, condamner un chef d’entreprise en exercice à l’interdiction de gérer n’entraîne pas de conséquences manifestement excessives ! Son entreprise va se retrouver sans dirigeant, ce n’est pas grave ! La sanction va mathématiquement provoquer son dépôt de bilan mais ce n’est pas grave ! Elle va faire perdre – à lui comme aux investisseurs – tout l’argent mis dedans mais ce n’est pas grave !  Elle va provoquer le licenciement du personnel mais ce n’est pas grave ! Dramatique exemple de la totale irresponsabilité du fonctionnaire
  5. Enfin, la juge ne tient compte à aucun moment que la France est en crise économique grave au moment du dépôt de bilan, qui a provoqué une hécatombe d’entreprises. Il est vrai que cela suffisait à expliquer mon dépôt de bilan et me donnait des circonstances atténuantes.

Le 3ème point demande plus de commentaires. « DEUX liquidations judiciaires » est une totale invention destinée à me noircir qui sent son Vercelletto. En effet, il est le seul à m’en avoir jamais parlé à ce jour. Collusion entre copains juges… Le 1er dépôt de bilan de ma vie est justement celui attaqué par l’interdiction de gérer. Avant, tout allait bien.

 

refere_interdiction_de_gerer.jpg.scaled1000d90d

 

Par la faute d’un juge corrompu de plus, Mme Laurent, je perds donc mon référé, l’argent investi dans un avocat et ma réputation… Mes salariés perdent leur boulot. Une invention de portée mondiale destinée à changer radicalement la société en rendant ses machines intelligentes est étouffée volontairement pour la sauvegarde du pouvoir des fonctionnaires français.

Comme Me de Brosses en avait informé Mme Laurent, à cause de la sanction qu’elle confirme en référé, le capital risque sera refusé à ma société. Deux ans plus tard, elle déposera le bilan et licenciera son personnel, faisant perdre à tous les actionnaires l’argent qu’ils avaient investi. J’en serai à trois dépôts de bilan, tous mécaniquement provoqués par le premier et par la volonté secrète d’un salaud qui tire les ficelles bien caché dans son administration.

Mais ce n’est pas grave puisque la juge Marie-Gabrielle Laurent l’a dit !

Pour le jugement d’appel sur la décision de Vercelletto, voyez 2001.

Début 1998, je fais connaissance d’une jeune société spécialiste du développement de sites web : « Tableau de Bord ». Son patron vient d’Imaginet, la société française pionnière de la prestation Internet en France. J’obtiens avec lui la commande du développement d’un prototype de « Bureau de Douanes Virtuel » pour l’administration des « Douanes et Impôts Indirects ». Ce sera un service conversationnel par Internet, ma spécialité, destiné au citoyen français où qu’il réside dans le monde, qui lui permettra de connaître les droits de douane quand il a des biens à faire entrer en France. Le site remplira automatiquement les bordereaux et imprimés, calculera les droits de douanes et permettra de les payer. C’est évidemment une très bonne idée. Pour moi, elle ne présente qu’un défaut : je n’ai encore jamais vu une administration accepter une technologie permettant de réduire le nombre de fonctionnaires…

Début 1999, j’obtiens la commande du développement d’un prototype de « Bureau de Douane virtuel ». Si ce prototype fonctionne de façon satisfaisante, l’administration nous garantit, à Tableau de Bord et ma société Arcane, un gros marché derrière.  J’interviewe les experts des Douanes avec mon logiciel Maïeutica et commence le développement d’un Conversationnel prototype basé sur leur connaissance. La collaboration avec eux est bonne, je ne sens pas de réticence. Je me permets même de leur demander s’ils ne sont pas un peu ennuyés à l’idée de laisser un programme fournir en direct des renseignements jusqu’à présent fournis par des douaniers. Ils me répondent qu’ils sont accessibles au progrès comme tout le monde.

Le proto est donc développé, il tourne sur Internet et je suis payé sans problème. Comme nous avons fait la preuve que ma technologie fonctionne bien sur Internet, le contrat nous est théoriquement acquis. Hélas, après un mois d’attente, nous apprenons que les Douanes ne donnent pas suite à leur projet de Bureau de Douanes Virtuel… La raison est bien celle que je craignais : opposition très vive d’une « certaine catégorie de travailleurs » des douanes face à un logiciel capable de faire leur boulot. Service public, oui, mais à condition que ce ne soit pas le public qui bénéficie du service ! On retrouve là l’éternelle Loi de Parkinson : la motivation essentielle du fonctionnaire, soutenue par ses patrons, par les patrons de ses patrons jusqu’en haut de l’échelle, c’est d’augmenter son pouvoir en devenant lui-même patron, donc en embauchant des fonctionnaires qui seront sous ses ordres. Avec une telle motivation, pas question de laisser entrer un logiciel qui remplacerait des fonctionnaires ! Bien entendu, vous noterez que dans les calculs du fonctionnaire on ne trouve nulle part place pour le « service » public qu’il doit aux Français…

L’administration vient de financer une prestation de plus à perte. Il était couru d’avance qu’elle ne mènerait pas le contrat prévu jusqu’au bout… Mais ce n’est pas grave, ce n’est pas son argent, c’est le nôtre.

1. Les freins informatiques : d’accord pour commander une innovation informatique, mais en cachette du patron de l’informatique !

Pour une fois, cette histoire ne relate pas les travers administratifs. Elle est simplement symptomatique des soucis que rencontre l’innovateur. Elle donne une idée des obstacles que j’ai rencontrés sur le plan professionnel chez mes clients, obstacles très discrets mais efficaces : l’opposition du service informatique, qui finit par entraîner le refus du client de travailler avec moi, même si c’est son intérêt. On appelle cela « acheter la paix sociale ».

Ayant lu dans une revue bancaire que la Sovac, banque parisienne spécialiste du crédit revolving aux particuliers, se vante de faire l’analyse de risques grâce à un « système expert » (ma spécialité), je la contacte. Je tombe sur le responsable du service analyse de risque, Dominique Monéra. Il m’affirme fièrement qu’il dispose du dernier cri de l’Intelligence Artificielle et n’a pas besoin de moi… Je tente de ne pas m’étrangler devant tant d’audace. Je connais bien le « dernier cri » de l’IA installé dans les grandes entreprises. Ce sont invariablement les fameuses solutions américaines indignes de l’IA, qui trompent la clientèle sur ses possibilités réelles et finissent par lui donner une image désastreuse. « Puisque ça vient d’Amérique, c’est automatiquement bien »…

En 1992, après avoir exposé dans plusieurs salons en France, et à Londres, je sais que je suis le seul sur le marché à offrir ce « dernier cri ». Reste à en convaincre le client… Je pose alors à Dominique Monera les questions qui vont lui permettre de constater par lui-même que son « dernier cri » est dépassé : le logiciel est-il capable de dialoguer avec ses utilisateurs ? Les règles sont-elles écrites en langage courant ? Le logiciel fournit-il lui-même à la demande les explications sur son raisonnement? Est-il capable de détecter les contradictions ? Il répond oui à chaque question ! Je n’en reviens pas ! Ma confiance en moi vacille… C’est qu’il a l’air compétent et sincère, le bougre ! Un concurrent aurait-il enfin trouvé aussi ce que j’ai trouvé ? Mon étonnement est tel qu’il en est surpris lui-même et me propose de vérifier ça auprès de ses informaticiens.

Quelques jours plus tard, il me rappelle et me dit que ses informaticiens ont eux aussi répondu oui à chacune de mes questions… Mais, là, j’ai eu le temps de me ressaisir. C’est tout de même un outil américain qu’il utilise et, vu la technique qu’il y a dessous, ce que ses informaticiens prétendent n’est pas possible. Je lui demande donc de ne pas se contenter de les croire mais de vérifier de visu en leur réclamant une démonstration. Il accepte le deal, ce qui me le fait monter très haut dans mon estime. Voilà un homme réellement guidé par l’efficacité de son service, qui commence à me faire confiance alors qu’on ne s’est jamais rencontrés. Le lendemain, il me rappelle pour me dire qu’il a contraint ses informaticiens, très réticents, à faire la preuve de ce qu’ils avançaient. Il a alors constaté, effaré, qu’ils lui avaient bourré le mou ! Tout était faux.

Furieux contre ses informaticiens, il accepte enfin de me recevoir. Je lui fais alors la démonstration de mon logiciel Maïeutica.

Il découvre qu’il va pouvoir tenter une première grâce à mon outil, attaquer un nouveau marché sur lequel la Sovac n’a pas d’expérience : le credit revolving aux entreprises. En effet, la Sovac est seulement spécialisée à l’époque credit revolving aux particuliers. Il pense que grâce à Maïeutica, il pourra créer progressivement l’expertise qui lui manque et la tester puisque la programmation se fait en langage courant. C’est une idée audacieuse que je n’avais pas encore osé avoir moi-même…

Décidé à me commander mon logiciel, il me déclare alors une chose étrange : Faites-moi une proposition, mais ne parlez pas de votre technologie ! Ne dites surtout pas que c’est un générateur qui permet de développer des systèmes experts sans informaticiens. Sinon, nous sommes fichus ! Nous n’aurons pas la commande ! Dites qu’il s’agit d’un outil de scoring (= d’analyse de risque) ! Devant mon étonnement, il m’explique que le patron de l’informatique de la Sovac fait partie du Directoire et que s’il voit passer une proposition de logiciel intelligent permettant de se passer d’informaticiens, ce sera niet ! Je m’étonne auprès de lui qu’une innovation ne soit pas plus facile à vendre dans une entreprise sérieuse, mais il insiste. Je sens son inquiétude réelle face au terrible pouvoir du directeur informatique, qui pourrait faire échouer un projet qui lui tient à cœur. Je rédige donc ma proposition comme il le demande… et elle est acceptée !

Je montre aux experts analystes de la Sovac comment marche mon logiciel Maïeutica. Rapidement, car ils sont pressés de commencer …sans moi ! Leur connaissance est « confidentielle défense » ! Jamais vu encore une telle conviction. A partir de cet instant, je n’ai plus beaucoup de nouvelles de M. Monera. Quand je l’appelle, de temps en temps, il me dit que ça avance bien. Je n’en sais pas plus. C’est le premier client, et un des seuls de toute ma carrière, qui se sera totalement passé de moi pour développer un système expert. Et en plus il sera diffusé partout en Europe.

 

2. Le problème résolu, l’informaticien oublie aussitôt la technologie qui a sauvé son entreprise car elle le rend inutile !

Un an après, M. Monera m’informe que son travail a été apprécié et qu’il est promu. Il ajoute qu’hélas son poste est désormais confié à une dame qui se fiche complètement de mon logiciel (comme par hasard…). Selon lui plus rien à espérer de la Sovac. C’est fini. Un peu sceptique, j’appelle la dame et constate qu’en effet, il a raison : elle ne connaît rien de mon logiciel, rien des systèmes experts, et surtout elle n’a pas du tout envie de se pencher sur la question. Je lui demande (perfidement) comment elle fait pour mettre la connaissance à jour dans son système expert sans Maïeutica, elle me répond impavide que ce sont ses informaticiens qui font les modifications à la main et qu’elle en est pleinement satisfaite ! Ils ont donc abandonné l’automatisation qui faisait gagner énormément de temps et évitait les nombreuses erreurs informaticiennes pour revenir au travail manuel ! Je n’en reviens pas.

Voilà donc un bon client « très satisfait » qui laisse complètement tomber la techno qui l’a boosté… Mais ce n’était pas la première fois ! Quelques temps auparavant, M. Monera, étonné de ce qu’il était parvenu à réaliser grâce à mon produit, m’avait déclaré : « avec une telle innovation, vous devez rouler sur l’or ! » Très embêté, j’ai du lui répondre non. Je lui ai alors raconté toutes les affaires perdues après pourtant une première installation réussie, des articles dans les journaux, et des clients qui voulaient introduire à grande échelle mon intelligence artificielle chez eux. Ils n’arrivaient jamais à obtenir la deuxième commande de la direction ! Cela sans explication et même en disposant du budget. Ils n’y comprenaient rien, pestaient contre leur direction et moi, après avoir rêvé de gros contrats, je déchantais et souffrais.

C’est alors qu’il m’a sorti, étonné, la phrase qui tue, que je n’ai jamais oubliée : « Mais alors, vous faites du One Shot ! » C’est à dire que je suis le genre de vendeur à l’arraché qui ne trompe son client qu’une fois… Je n’ai pas su quoi répondre. Je me sentais nul d’échouer aussi lamentablement avec une aussi bonne idée. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre qu’il fallait rechercher la responsabilité ailleurs. Ma clientèle était faite exclusivement de grands groupes et d’administrations. Chez chacun d’eux, j’avais un ennemi de l’intérieur : le service informatique, qui refusait l’introduction d’une technologie permettant de se passer de lui et ne s’en vantait jamais, d’où mon ignorance de cette obstruction. Le service qui m’avait passé une 1ère commande essayait désespérément de m’en passer une seconde et n’y parvenait pas. Il n’obtenait jamais le budget. On lui disait toujours qu’il y avait plus urgent… Il n’y comprenait rien et moi non plus. Maintenant je sais… Le financement des logiciels passe par le service informatique !

A l’extérieur, j’avais aussi mon ennemi : l’État, qui me refusait publicité et soutien, également dans la plus grande discrétion. Ce mélange d’agression et de volonté d’anonymat de la part de tous ces groupes est symptomatique d’une maladie sociale, le « désir mimétique » de René Girard, dont je vous parlerait plus tard (2014 !).

Cette histoire révèle que, dans le privé aussi j’ai des adversaires. Et coriaces ! Heureusement, pour compenser, j’y ai également des alliés. Trop peu car la force de résistance des informaticiens, corps constitué, est bien supérieure à la force de conviction d’une ou deux personnes dans l’entreprise, faute d’implication des patrons pour lesquels intelligence artificielle est une science informatique incompréhensible dont ils ne veulent pas se mêler.

Je ne peux donc signer des contrats que là où il n’y a pas d’informaticiens, ou par surprise comme à la Sovac, ou en rencontrant directement le patron ce qui est très rare. Mais c’est presque toujours du one shot.

Là où j’ai pu faire du chiffre d’affaires récurrent c’est lorsque mes clients ont produit des systèmes experts qu’ils vendaient eux-mêmes à leur clients : l’Agence Nationale pour la Création d ‘entreprises (Créatest) ou l’Université de Nancy 2 (Aloes), par exemple.

I – Atlanticiels, un concours nantais pour récompenser les créateurs de logiciels innovants de Nantes… sauf moi !

Mon entreprise, ARCANE, est donc située à Nantes. En 1987 quarante articles dans la presse nationale en parlent déjà suite au succès de Joséphine. « Une société innovante de Nantes… ». Je contribue avec joie à la notoriété de ma ville et m’attends à des remerciements… qui n’arriveront jamais !

L’explication de mes échecs auprès d’Atlanticiels dont je parle dans l’article précédent mais aussi auprès des autres organismes nantais de soutien à la recherche et à l’innovation (DRIRE, Atlanpole) me vient de Michel Queguiner, que je côtoie régulièrement car nous faisons tous les deux partie du Club des Créateurs d’Entreprises de Nantes, lui en tant que délégué de la Chambre de Commerce qui héberge le Club, et moi en tant que membre du Club. Il a une forte personnalité, il est sympa, gai et disponible. Je l’aime bien, on fait du bon boulot ensemble au Club. Jusqu’au jour où il m’interpelle pendant une réunion du club. Il me dit gaiement : « Alors, comme ça, tu as postulé au concours Atlanticiel ? ». Rappelons que ce concours est organisé chaque année par la ville de Nantes pour récompenser les créations d’entreprises informatiques nantaises qui ont développé ou développent du logiciel innovant. Atlanticiel est taillé pour ma société. Les gagnants reçoivent de l’argent et la pub de leur ville et j’en ai bien besoin. Hélas, j’ai beau candidater année après année, je ne remporte rien, je ne suis pas cité comme candidat et n’y comprends rien. Je ne reçois même pas d’accusé de réception de mes candidatures !

II – « Jean-Philippe, tu es bidon ! »

Alors, quand Queguiner laisse entendre qu’il connaît bien ce concours, ça m’intéresse. « Oui, répondis-je, j’ai postulé à Atlanticiels. Tu es au courant ? – Ben oui, en tant que responsable informatique de la Chambre de Commerce, je fais même partie du jury ! – Génial ! Alors, qu’est-ce que ça donne ? Est-ce que ma société risque enfin d’être élue ? – Ah non, Jean-Philippe ! Elle n’est même pas dans la short list dans laquelle on choisira les vainqueurs. J’y ai veillé ! ». Ce faisant, il m’épie, un rien agressif, pour voir ma réaction. Je tombe des nues : « Tu y as veillé ?! – Ben oui, Jean-Philippe, répond-il. Tu sais bien que tu es bidon ! Tu ne croyais quand même pas que tu allais remporter comme ça un concours sérieux ? ». Là, devant son air goguenard et la découverte que j’ai devant moi, non pas un ami mais un traître, j’entre en rage ! Je lui demande d’où il tire cette certitude que je suis « bidon » sur une technologie dont il ignore tout. Il me répond, à peine gêné de m’avoir blessé, que les vrais « spécialistes » de l’Intelligence Artificielle nantais, des universitaires – dont l’inoxydable Filoupé – ne cessent de le seriner dans tous les jurys où passe la candidature de ma société…

Il m’apprend que lorsque ma candidature arrive à Atlanticiels, elle est aussitôt jetée à la poubelle par les universitaires avant qu’aucun autre membre du jury ne puisse la voir !

C’est ce jour-là que je découvre le complot nantais contre ma société nantaise dont je vous ai parlé précédemment. En dépit de tous mes arguments, je vois bien que Queguiner ne veut pas être convaincu. Ça lui fait visiblement plaisir de me voir contrarié. Vraiment bizarre. Ce jour-là bien entendu, Michel Queguiner cesse d’être un ami…

Même si elle était impardonnable, son attitude hélas s’explique mais il me faudra du temps pour le comprendre : il est informaticien et fonctionnaire de la chambre de commerce. Il est donc le copain des « chercheurs » universitaires nantais, des fonctionnaires eux-mêmes informaticiens… Deux raisons de me détester qui ne me surprennent plus aujourd’hui mais que je n’imaginais pas du tout à l’époque.

III – L’exaspération de l’informaticien face à une technique qui le rend inutile…

C’est une étude de marché sur Maïeutica faite plus tard (1999) qui m’a fait découvrir le pot aux roses.  Au cours de cette étude, Christian Michon, Prof de Marketing à Sup de Co Paris, présente Maïeutica à un panel de consommateurs potentiels, qui me dévoile le problème : « on ressent un blocage psychologique de la part des informaticiens qui ont testé votre invention. En fait, cet outil les exaspère. Alors que, du côté des non-informaticiens, il y a de la curiosité et aucun a priori ». Les discussions de Queguiner avec Philoupé et autres informaticiens universitaires lui ont sûrement fait réaliser que la technologie d’Arcane démontre que l’on peut se passer d’informaticien pour développer les logiciels les plus prestigieux : l’Intelligence Artificielle. Du coup, furieux, il est devenu l’allié de mes adversaires universitaires. Il n’est peut-être même pas conscient de cette motivation car, quand je le scrute pour tenter de comprendre son changement d’attitude envers moi, je ne vois pas un faux-jeton conscient de sa bassesse. Non, il ne m’aime plus, c’est tout.

En résumé, deux ans après la création de ma société, dans la liste de mes adversaires occultes, non seulement j’ai les universitaires, mais aussi la chambre de commerce. Et ce n’est pas fini…