I – Monarchie ou démocratie ?
Historiquement, la monarchie a fait la France, l’État bien souvent le plus puissant du monde jusqu’au 20ème siècle. Et cela économiquement (en 1900 par exemple la France produisait la majorité des voitures circulant dans le monde et construisait la Tour Eiffel) et militairement conservant ses frontières en dépit des coalitions et bâtissant des empires (Napoléon).
Le principe de base de la monarchie, c’est l’hérédité. On est chef de l’État de père en fils. Le principe de base de la démocratie c’est le suffrage universel. On est chef de l’État nommé par une majorité du peuple.
La monarchie présente un avantage déterminant par rapport à la démocratie : il n’y a pas d’élection. En effet, pour se faire élire, il faut être ambitieux, retors, menteur, sans pitié et s’associer avec ses pareils. Des qualités qui ne peuvent faire un bon chef d’État, qui doit aimer ses concitoyens – et non lui-même – et agir en père pour eux.
L’autre intérêt de la monarchie c’est que le monarque n’a pas à intriguer pour diriger son pays : il est le fils de son père, lui-même monarque. Il est donc appelé tout naturellement à régner après lui, sans contestation. Dès son plus jeune âge, il est formé pour être roi donc pour diriger son pays. Il est entouré des meilleurs précepteurs, des meilleurs artistes, il apprend à jouer de plusieurs instruments, il voyage, il côtoie quotidiennement la gestion de son pays conduite par son père, il sait que son peuple attend tout de lui et l’admet parfaitement. Il ne tolérera pas que des fonctionnaires s’emparent d’une partie de ses pouvoirs comme c’est hélas le cas en France aujourd’hui : « l’État c’est moi » proclamait Louis XIV à juste titre.
L’inconvénient de la monarchie c’est que le successeur du roi peut être un roi parfait imbécile ou grand maladroit. Il peut entraîner, par exemple, une Révolution et même, par son incurie, engendrer le terrorisme comme principe de gouvernement (par exemple la Terreur en 1793 en France). On a donc peu de raisons de se plaindre du terrorisme islamique.
L’inconvénient de la démocratie c’est le mode de scrutin. Le suffrage universel, une excellente chose en soit, laisse en fait passer les ambitieux, ceux qui recherchent le pouvoir et les ors des palais de la république par tous les moyens, qui sont près à s’associer former des partis avec leurs semblables pour réussir.
L’autre inconvénient de la démocratie, que nous vivons actuellement, c’est qu’elle peut être dévoyée par une minorité s’emparant de toutes les institutions dont l’armée, la police et la justice. Cette minorité-là s’oppose par tous les moyens à l’élection d’un candidat issu du peuple qui leur ôterait immédiatement ces pouvoirs. Si elle y parvient, la démocratie devient une oligarchie : « Les oligarchies de fait sont les sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais où en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci. » (Wikipédia).
La Constitution française de la Vème République, rédigée en faveur de la démocratie, déclare en introduction instaurer « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ce quiest très clair et généreux. C’est l’idéal. Reste à le rendre possible. C’est le rôle du suffrage universel, voulu par le Général de Gaulle qui a réussi à l’imposer aux députés qui, traditionnellement, choisissaient eux-mêmes le Président, parmi leurs copains.
II – La France est une oligarchie
En France dite démocratique, le pays n’est pas entre les mains du peuple. Il est entre les mains d’une caste, celle des fonctionnaires. Le reste de la population est exclu des décisions essentielles qui le concernent. La France est une oligarchie.
Notre Constitution a été dévoyée par Giscard, énarque et polytechnicien, donc hyper-fonctionnaire et corrompu. Il a instauré des barrages drastiques aux candidats aux présidentielles pour que seuls des fonctionnaires, financés sans limite sur nos impôts, puissent être élus. Grâce à lui nous sommes dans un gouvernement « du peuple par les fonctionnaires, pour les fonctionnaires ». D’où cette cohorte de fonctionnaires-énarques élus présidents de la république (jusqu’à Macron), ce quart des Français devenus fonctionnaires… et électeurs de gauche, et en réaction ce raz de marée « populiste » en faveur du Rassemblement National.
Dans le paysage politique français, l’extrême droite – qui n’a rien d’extrême sauf pour la Gauche – est la seule vraie droite. Les autres partis sont de gauche même quand ils s’affirment de droite. Ils sont tous animés par des fonctionnaires et ne veulent surtout pas qu’on en réduise le nombre. C’est pourquoi le quart des Français est devenu fonctionnaire ! On marche sur la tête.
L’extrême droite est diabolisée par les autres partis en exploitant la presse qu’elle finance en sous-main avec nos impôts. Ils la traitent de « populiste » alors que c’est justement la raison d’être d’une démocratie qui veut être gouvernée par le peuple. Traiter avec mépris un individu ou un parti de populiste c’est donc afficher ouvertement son mépris envers le peuple. Les fonctionnaires, adeptes de la forfaiture on le voit dans mon blog, c’est-à-dire de l’utilisation à des fins personnelles des pouvoirs reçus de la démocratie, ont en commun leur mépris envers les Français. Et c’est eux qui nous dirigent.
Ce blog de lanceur d’alertes est la triste et incroyable démonstration du mal que peut causer cette caste par sa collusion rageuse et aveugle contre un seul individu du privé qui ne lui a rien fait mais est porteur d’un projet de société et d’une invention, l’intelligence artificielle raisonnante, qui lui ôterait tout pouvoir.
III – L’idéal : une démocratie par cooptation
Monarchie et République ont donc leur défaut. L’idéal serait un chef élu par cooptation. Le genre de candidat qui ne se présente pas alors qu’il est supérieurement compétent, justement parce qu’il est conscient de l’énormité de la tâche à accomplir et qu’il ne veut pas décevoir. Le genre de candidat dont le peuple connait l’histoire – un chef d’entreprise par exemple – ou ses écrits profondément démocratiques – le patron d’un think tank comme l’IFRAP par exemple – et le veut à ce poste prêt à lui pardonner d’éventuels échecs. Reste à rédiger une Constitution qui va dans ce sens.