I- Petit préambule sur la puissance d’Emmanuel Macron dans ses habits de président de la république
Nous avons tous vu récemment à quel point nous ne sommes pas en régime présidentiel quand l’adversaire n’appartient pas au « peuple » visé dans la Constitution, c’est à dire nous tous les sujets impuissants, mais à l’administration qui, elle, est puissante. Nous avons vu la magistrature se payant le luxe de poursuivre en « justice » sur un motif foireux son ministre de tutelle Eric Dupond-Moretti nommé Garde des Sceaux par un président élu, lui, au suffrage universel. Donc un ministre absolument légitime contrairement aux magistrats qui, eux, ne sont que des fonctionnaires non élus et irresponsables.
Enfin, nous avons vu notre ami Emmanuel Macron faire le gros dos pendant toute la procédure, impuissant à virer les magistrats fauteurs de troubles qui invoquent « l’indépendance de la justice » dès qu’on les menace pour rester intouchables et continuer à utiliser à leurs fins personnelles leur fonction, sacrée entre toutes dans nos institutions car c’est elle qui est garante de toute démocratie. De même, il n’a pas émis une critique publique, utilisant la puissance du 4ème pouvoir, les médias, contre ces corrompus outrepassant leur fonction, au moins pour les intimider en montrant leur mauvaise foi corporatiste, ce qui m’a beaucoup étonné. Ceci dit, il a tout de même eu le courage de leur faire un pied de nez en reprenant trois fois leur ennemi Eric Dupond-Moretti comme Garde des Sceaux, ce qui m’a bien plu. Il aussi refusé de renouveler l’agrément d’Anticor, cette association « anticorruption » de fonctionnaires escrocs n’enquêtant jamais sur la corruption dans les administrations, qui s’était jointe à la curée contre Dupond-Moretti ce qui était tout de même culotté car hors de sa mission. Cela m’a réjoui encore plus, voyez mon article sur Anticor que j’ai eu l’honneur de fréquenter quelques semaines.
Je viens donc d’adresser une demande de grâce présidentielle à l’homme qui fait le gros dos face à la magistrature. Je fais le pari qu’il est capable d’assumer son rôle régalien, ne serait-ce que pour montrer à ces fonctionnaires assoiffés de pouvoir que, lui, est légitime dans ses habits de président de la république.
II- Le texte de ma demande de grâce
Ma supplique est longue, six pages, car il faut faire réaliser au Président ce que c’est d’être un français honnête condamné 40 fois par des juges fabriquant des faux à la chaîne, alors qu’il est dans un « Etat de droit », une démocratie et « le pays des droits de l’homme » qu’il a l’honneur de diriger.
Les services de la Présidence qui prendront ma lettre en charge verront probablement que dans mon blog j’ai fortement critiqué Emmanuel Macron. Ils se feront certainement un grand plaisir de l’en informer pour l’indisposer contre moi, l’ennemi des (hauts) fonctionnaires.
La solution serait pour moi de supprimer les articles litigieux. Mais j’ai trop d’honneur pour m’abaisser à cette magouille, tout ça pour ne pas indisposer celui dont je demande l’aide (et qui a sûrement l’habitude des critiques…). J’espère que le président de la république aura aussi trop d’honneur pour laisser influencer son jugement par un article que j’ai rédigé contre lui.
En résumé, je suis en train d’appeler à l’aide contre mes juges un président très occupé, qui craint de s’opposer frontalement aux magistrats et que j’ai critiqué dans mon blog. C’était déjà pas gagné au départ, mais qui vivra verra…