I – Désolé, il faudrait que vous arriviez en groupe, sinon on ne peut rien pour vous…
Aujourd’hui 10 février 2023, j’ai sollicité le soutien de la Ligue des droits de l’homme. J’ai exprimé à mon interlocutrice au téléphone les raisons de mon appel, basées sur la charte européenne des droits de l’homme, me déclarant victime à au moins six titres :
- Article 47 : « Droit à un recours effectif et à accéder à un tribunal impartial » bafoué (35 condamnations)
- Article 11 : « Liberté d’expression et d’information » sanctionnée (je l’ai, mais elle me vaut des condamnations par la suite)
- Article 20 : « Égalité en droit bafouée » (pourquoi les juges, notaires et avocats corrompus ne sont-ils pas condamnés contrairement à moi qui suis honnête ?)
- Article 21 : « Non-discrimination », bafouée (par ma fonction de patron, ma naissance, ma conviction anti-hauts fonctionnaires, mon statut de lanceur d’alertes, ma proposition de réforme de la justice, je suis vu comme un homme de droite donc comme un ennemi de classe du fonctionnaire de gauche)
- Article 41 : « Droit à une bonne administration : impartialité de l’administration, droit d’accès au dossier qui me concerne, obligation pour l’administration de motiver ses décisions » tout cela piétiné (rétention de pièces essentielles à ma défense par les procureurs). « Droit à la réparation par la Communauté des dommages causés par les institutions, ou par leurs agents dans l’exercice de leurs fonctions » : bafoué (impossible à obtenir puisque je suis systématiquement condamné)
- Article 49 : « Principes de légalité et de proportionnalité des délits et des peines » non respectés : mes peines, motivées avec une mauvaise foi indigne de magistrats, sont fixées au maximum possible (par exemple : condamnation à verser 7 000 € à mon frère et ma sœur alors qu’ils m’ont volé et sont convaincus de recel successoral, condmanation à accepter un partage inégal de l’héritage attribuant à mon frère 72 ha de terres et à moi 49 ha).
Mon interlocutrice de la LDH m’a écouté gentiment puis m’a demandé de relater brièvement mon histoire. A la fin, elle a conclu tout aussi gentiment : « Désolé, nous ne pouvons rien faire. Il faudrait que vous soyez un groupe, on ne traite pas les cas individuels. De plus, notre recours c’est la cour de cassation, qui apparemment vous a déjà traité injustement. Prenez un avocat. » Quasiment tous mes avocats m’ayant trahi, voyez mon blog, la seule voie qui m’est offerte est fermée…
J’appartiens sûrement à un énorme groupe de Français injustement condamnés mais comment les trouver pour les fédérer ? Ils ne sont pas référencés sur internet. Par ailleurs, je ne suis pas convaincu que, même arrivant avec un groupe, la LDH se sentirait capable d’agir en notre faveur.
II – Les querelles d’ego, qui tuent si facilement les projets de groupe
Voici une anecdote pleine d’enseignement – Vers 2006, j’ai tenté de monter une « Fédération des associations pour une meilleure justice ». J’avais réussi à faire venir à Nantes – où se trouvait notre Association des Victimes du Tribunal de Commerce de Nantes – les principales associations de France de défense des justiciables. Quand nous fûmes tous réunis, dans une salle spécialement dédiée, j’ai pris la parole comme initiateur du projet pour le présenter à nouveau (ils en conaissaient déjà les grandes lignes). La réunion s’est écroulée à l’instant ! Par la médisance d’une femme membre de notre association nantaise qui a pris la parole, pour une fois dans notre histoire, pour m’accuser avec force devant tous de tout régenter comme un dictateur, me fichant de l’opinion des autres. Une accusation sans fondement qui n’avait de toute façon aucun rapport avec le montage de la fédération. Je me suis tourné vers mon président Christian Beugin attendant qu’il prenne ma défense. Mais il s’y est refusé. Or, le montage progressif de cette fédération était l’objet de nos réunions nantaises mensuelles, en sa présence, avec sa participation et son accord (sinon nous n’aurions pas pu convoquer cette réunion). Aucun membre de notre association n’avait émis de réserve.
Les présidents d’associations présents, entendant cette attaque dans mon propre camp, ont immédiatement saisi la balle au bond : « Dans ce cas, nous ne voyons pas ce que nous faisons ici ». Ils se sont levés et ont commencé à partir sous mes yeux ! Ils avaient fait tout un voyage depuis leurs régions souvent lointaines et étaient prêts à repartir dès le début, sans résistance. J’étais abasourdi. Quant à Christian Beugin, il a vu tout le monde quitter la réunion et notre projet de fédération capoter, refusant de les retenir… Furieux et blessé par son coup de Jarnac, je lui ai alors dit que je donnais ma démission de notre association (dont j’étais le secrétaire), ce qu’il a parfaitement compris et qui a coulé l’Association des Victimes du Tribunal de Commerce de Nantes car j’en étais le principal animateur.
Je venais de recevoir en pleine face la preuve que tous ces combattants associatifs pour une meilleure justice, se présentant comme ouverts et altruistes, étaient en fait de parfaits égoïstes régis par leurs egos. Par jalousie mesquine et ne pas perdre leur pouvoir de présidents de petites associations, ils étaient prêts à saisir le moindre prétexte pour torpiller un projet plus vaste réellement utile aux Français.
Je me croyais psychologue mais je n’ai pas vu venir de coup-là. Je n’avais aucun problème avec cette femme qui venait de mettre à mort notre projet. La jalousie est un souci majeur dans la société qui peut même conduire à des guerres. Elle est l’adversaire de l’individu dynamique et plein d’idées qui sort du lot (« Désir mimétique »).
Sans la jalousie, mon blog n’existerait pas.