I – Les symptômes du désir mimétique : tout mon blog en est l’illustration

Voilà la photo de mon gentil frère qui débarque chez moi et me hurle : « tu n’es pas chez toi ici ! » alors qu’il vient de faire 475 km depuis sa propriété de Magny en Vexin pour se rendre dans la propriété de la Mouhée où je vis avec ma fille. Vous conviendrez vu la photo que dans sa fureur il a l’air sincère : il est menaçant et semble convaincu que je mérite une sanction.

Or, sa colère n’a aucun fondement logique :

  • Il est devenu propriétaire du lieu où nous nous trouvons par une escroquerie visible comme le nez au milieu de la figure qui va lui coûter cher tôt ou tard : il a falsifié grossièrement le testament de notre mère pour s’attribuer mes biens. Il a ainsi effacé les objets précieux qu’elle me donnait dont un samovar en argent de famille, spécifiquement nommé, qu’elle m’attribuait pour me remercier de mon dévouement quotidien sur ses vieux jours. Il a réécrit par dessus le legs de la quotité disponible en sa faveur, soit rien moins que le quart de l’héritage ! A la lecture des deux versions du testament on constate qu’elle voulait me récompenser et qu’en fait elle me condamne de la pire façon : en me léguant le strict minimum comme si j’avais été un mauvais fils. Beau souvenir pour un enfant aimant sa mère. Mon frère devrait avoir un peu honte…
  • Son copain le notaire Lafouge-le-Corrompu a rédigé une attestation destinée aux tribunaux qui convertit cette quotité disponible en la totalité des terres et bois de la Mouhée qui m’étaient destinés par la volonté de nos parents, où je vis avec ma fille et que j’entretiens. Alors, en effet, je ne suis plus chez moi dans ma propriété. Pour le moment. C’est une injustice consignée par écrit qu’il est devenu impossible de dissimuler le jour où un juge honnête s’emparera de la question. A sa place, je ferais profil bas.
  • En outre, mon frère a retiré du testament tous les biens qu’il a volés dans la demeure de famille, lequel se retrouve réduit à une page! Hélas pour lui, des commissaires-priseurs en ont retrouvé une partie chez lui et chez sa soeur. Une preuve de ses trucages indélébile qui aurait dû le mettre sur la défensive et le pousser à tout faire pour passer inaperçu.
  • C’est un matricide ! Il a enlevé et séquestré notre mère jusqu’à causer sa mort en deux ans seulement. Tout ça pour obtenir les votes de sa soeur qui lui accordaient les pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir (il est sans emploi depuis une trentaine d’années) : fondé de pouvoir, exécuteur testamentaire, gérant de notre SCI, tuteur de notre mère, titres avec lesquels il signait goulûment. Pouvoirs obtenus en échange de son accord pour la vente de notre château de famille qu’il ne voulait pas qui le transforment en administrateur d’une propriété de 160 000 ha et de tout le patrimoine historique Lespinay. Mon accusation de matricide étant publique et jamais contestée par lui tellement elle est incontournable, à sa place j’aurais un fort sentiment de culpabilité.
  • Je suis beaucoup plus fort physiquement que lui avec une féroce envie de le cogner. Jamais il n’a osé m’attaquer de toute sa vie (et il a 75 ans). Me menacer avec toutes les saloperies qu’il a commises était risqué.
  • J’étais quand même son frère bien-aimé jusqu’à la mort de notre père… et l’ouverture de la succession. Comment peut-il passer ainsi de 60 ans d’affection à la haine la plus totale ?

Maintenant, re-voyez la photo : à sa place, ne seriez-vous pas légèrement ennuyé ? Un être normal m’aurait-il fait cette gueule devant l’évidence de sa culpabilité ?

Et bien, mon frère est victime du Désir Mimétique : c’est un jaloux peu équilibré convaincu d’avoir raison et d’avoir le droit pour lui parce qu’il est majoritaire. En effet, la majorité de ses proches est également jalouse, sa soeur avant tout mais aussi nos cousins qui ne veulent savoir que ce que tous deux racontent, pas ce que je dis. Plus la magistrature, cette horde de fonctionnaires qui savent à quel point je les méprise pour leurs forfaitures à répétition qui ne servent qu’à se venger de ce que j’écris dans mon blog.

II – C’est quoi, le Désir Mimétique ?

C’est en écrivant cet article sur les agressions soudaines de quelques cousins que j’ai découvert peu à peu les pièces d’un puzzle et qu’en les assemblant j’ai fait apparaître la géniale théorie du désir mimétique de René Girard, avec deux de ses causes profondes. La première : ces cousins m’admir(ai)ent. Et la seconde : ils forment un groupe mal dans sa peau qui a besoin d’un bouc émissaire. Du coup, ayant compris, je leur en veux (un peu) moins de leur violence gratuite…

Je me suis pas mal attardé dans ce blog sur la théorie du désir mimétique à propos de mon frère et ma sœur, entre autres ici : 2013 – L’héritage, ce moment dans une vie qui offre aux jaloux une arme redoutable : l’abus de pouvoir. En résumé, cette théorie montre comment, dans un groupe mal dans sa peau, une jalousie commune permet de resserrer les liens par une guerre totale contre un de ses membres qui « a réussi », qui les a dépassés et qu’ils auraient bien voulu imiter (d’où le « désir mimétique »). Bien entendu, il ne lui arrive rien tant qu’il est fort. Pour que l’agression commence il faut qu’il soit faible. Il devient alors « bouc émissaire », l’individu qu’on expulse chargé de tous les péchés du groupe.

Le côté extraordinaire du désir mimétique c’est cette loi fondamentale propre à cette théorie : le groupe est absolument certain d’avoir raison en déclarant coupable l’un des siens et en le persécutant alors qu’à l’évidence c’est lui le coupable. Pourquoi ? Parce qu’il est majoritaire. Et dans l’inconscient collectif la majorité a toujours raison.  En fait, aveuglé par sa jalousie, le groupe est devenu incapable de discernement. Cela explique la conviction et la force avec lesquelles il accuse l’innocent de tous les maux, sans l’ombre d’une hésitation, persuadant ainsi les observateurs extérieurs de sa bonne foi alors qu’il n’a avancé aucun argument valable.

Quant à l’innocent, il est complètement perdu dans cette guerre qui lui tombe dessus sans raison apparente. Dans l’histoire récente, c’est par exemple la Révolution de 1789, la haine inexplicable des Juifs (affaire Dreyfus), les guerres franco-allemandes. La bourgeoisie parisienne jalousait les aristocrates et voulait prendre leur place, les Français jalousaient la richesse et la réussite des Juifs, les Allemands jalousaient la richesse, l’intelligence et la réussite des Français…

Le désir mimétique de René Girard est de l’avis de beaucoup la plus grande invention psychologique (les spécialistes disent « anthropologique ») de l’histoire, bien au-delà de la psychanalyse. Due à un français. Cocorico ! Voilà ce qu’en dit Wikipédia :

La théorie du désir mimétique de René Girard constitue un exemple rare d’une théorie en sciences humaines qui a devancé de nouvelles découvertes en sciences expérimentales de plusieurs décennies. En effet, des chercheurs en psychologie clinique comme Andrew Meltzoff et des neurologues comme Vittorio Gallese (le chercheur italien qui a découvert les neurones miroirs avec Giacomo Rizzolatti) ont commencé à s’intéresser à la théorie mimétique26. La concordance entre les études de Girard et leurs découvertes scientifiques sont surprenantes, « extraordinaires » comme l’a dit le Dr Scott Garrels27.

Si l’on y réfléchit bien, tout mon blog est l’illustration des méfaits causés par le désir mimétique ! Tous ces fonctionnaires anonymes poursuivant d’une haine extraordinaire et inextinguible un pauvre type qui ne leur a rien fait et ne les connait même pas. Et tous ces observateurs extérieurs qui assistent à cette guerre, éberlués, se disant : ce n’est pas possible, il leur a certainement fait quelque chose, mais quoi ? On dirait des frères ennemis avec un tel passé de contentieux derrière eux qu’ils ne savent même plus d’où ils sont partis. Ou alors ce Lespinay qui se plaint sans cesse serait un fou ?

III – Les conditions du désir mimétique

En quoi ai-je pu être le bouc émissaire idéal ? En 1986, je suis devenu une personnalité connue, un inventeur dans une discipline prestigieuse : l’intelligence artificielle, dont les médias ont beaucoup parlé. Voyez cette biographie :

– en français dans Wikipédia (2017) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Philippe_de_Lespinay

– en anglais (2011) : http://en.citizendium.org/wiki/User:Jean-Philippe_de_Lespinay/Jean-Philippe_de_Lespinay

– en français dans le site Wiki Anjou (2011) : http://www.tree-logic.com/Articles/Wikip%C3%A9dia/Jean-Philippe_de_Lespinay%20fr.htm.

J’avais fondé mon entreprise, j’étais le seul sur la planète (et le suis toujours…) à avoir découvert comment rendre la machine intelligente et capable d’apprendre les connaissances humaines inconscientes, j’embauchais des chercheurs, j’écrivais des articles scientifiques, je faisais des conférences, j’étais invité dans les entreprises, d’innombrables articles parlaient de moi et de ma société, mes clients étaient tous – sans exception – satisfaits de mon travail et en parlaient à la presse. Pour la première fois les journalistes, se faisant passer pour des clients, pouvaient aller dans des agences bancaires et tester incognito une intelligence artificielle opérationnelle sans qu’on les contraigne à une démonstration préparée à l’avance.

Quant à ma vie personnelle, c’était également une réussite. J’avais une femme jolie et douce, quatre beaux enfants adorables, une maison ravissante avec jardin dans le centre de Nantes, une vie sociale sympa.

Pour les chercheurs universitaires, c’était le pompon ! Ma découverte, le summum de la technologie informatique, venait d’être faite par un étranger à leur discipline. Un vulgaire vendeur, ni informaticien, ni chercheur, ni ingénieur. Un homme de la rue, quoi… Plus insupportable, cette découverte était une insulte à leur intelligence : il m’avait suffit de quelques mois pour lui donner le jour alors que l’ensemble des chercheurs de la planète planchait sur la question depuis 20 ans. Pire encore, j’avais publié le résultat de mes recherches dans une revue scientifique ce qu’ils sont les seuls à savoir faire : Science et Vie m’avait consacré le plus long article de son histoire, 16 pages, sur l’intelligence artificielle (Du Zéro Plus au zéro pointé). Enfin, pour achever leur envie de m’achever, je présentais ma découverte comme l’alliance de deux méthodes qui ne réclament aucune compétence informatique particulière, comme du simple bon sens rendant les informaticiens, donc toutes la filières universitaires liées à l’informatique comme les filières formations à l’informatique de l’Éducation Nationale, définitivement inutiles…

Jusqu’en 2002 j’avais les faveurs de la presse et j’étais fort. Mais cette année-là 16 ans de désir mimétique des universitaires et hauts-fonctionnaires français ont fini par avoir ma peau, causant mon troisième dépôt de bilan par une interdiction de gérer pour dix ans qui m’a ruiné une fois pour toutes. Je suis devenu chômeur, indemnisé en dessous du SMIC. Fin 2005, je fus même expulsé de mon domicile nantais avec la plus parfaite mauvaise foi par plusieurs juges, la police et l’ensemble des administrations de la ville ! « Je vais découvrir qu’un nombre incalculable de services nantais, juges, greffiers, huissier, assistante sociale, procureurs, préfecture, mairie, police, etc. ont collaboré dans mon dos – pour une fois dans une parfaite efficacité – pour que mon expulsion « réussisse » avant la période d’hiver, soit en quelques jours… » dis-je dans cet article où je décris les circonstances de mon expulsion.

Je vous laisse choisir : ou en 2005 le bon père de famille que j’étais devint subitement un escroc de haut vol, ou bien c’était le désir mimétique…

Alors, je suis devenu faible… Plus rien ne s’opposait aux agressions des plus complexés de mes proches. A la mort de mon père, mon frère et ma sœur ont pris le relai des universitaires et hauts fonctionnaires, accumulant sans crainte pour me nuire les escroqueries et les abus les plus criants – comme une nouvelle tentative d’expulsion ! – tellement le désir mimétique leur donnait la certitude qu’ils étaient dans leur bon droit.

Et en 2011, ce fut le tour de trois cousins…