I – Réaction à mon article décrivant mon intelligence artficielle raisonnante
Suite à mon article décrivant mon IA raisonnante, je reçois ce commentaire (que vous pouvez d’ailleurs lire à la fin de l’article) :
« Vous devriez lire un peu au sujet de la logique floue (fuzzy logic), des réseaux de neurones artificiels, de l’algorithmique génétique et évolutionniste, du Deep learning car faire un article sur l’IA en donnant des exemples de logique combinatoire à base d’arbre (et d’arbre binaire en plus), c’est pas vraiment de l’IA…
Le but de l’IA est justement de casser la complexité de manière probabiliste avec des métaheuristiques…
La branche de l’IA à base d’interprétation des prédicats est la seule que vous survolez et c’est à mon sens, celle qui offre le moins de perspectives car basée sur une logique formelle. C’est un simple paradigme de programmation, comme la programmation évènementielle, la POO, etc… Il s’agit là ni plus ni moins d’un parcours d’arbre dans lesquels les noeuds sont des possibilités…
En résumé, une bonne IA, bien « puissante » dans ses résultats donne de bons résultats mais ne sait les justifier ni expliquer comment elle y parvient… C’est aléatoire et le risque d’arriver à des résultats aberrants est le corolaire de son efficacité et sa spécialisation… »
Il n’est pas important, cher lecteur, que vous compreniez ou non ce que cet homme a écrit. L’important, c’est de voir comment il va réagir à ma réponse que voilà :
Merci Monsieur de votre commentaire, courageux car mon blog montre que je suis un redoutable débatteur et que vous contestez malgré tout l’essence-même de mon savoir en intelligence artificielle, hérité de… 40 ans d’expérience (j’en vendais chez CRIL à partir de 1983). Ce commentaire a l’intérêt énorme pour moi de mettre en évidence la vision de ma technologie en 2023 d’un informaticien – car vous en êtes un à l’évidence – familier de l’IA telle que la voient ses collègues. Or, à mes yeux, celle-ci n’a rien à voir avec l’intelligence donnée à une machine car elle ne comprend rien à ce qu’elle fait, ne peut fonctionner sans informaticien et encore moins réussir le test de Turing.
Maitenant je reprends un à un vos commentaires :
1. « Vous devriez lire un peu au sujet de la logique floue (fuzzy logic) » : le 3 février 1994 à 11h45 je faisais un exposé intitulé « Attention ! La logique floue n’est pas logique » (ce lien ne fonctionne pas avec Chrome) dans le colloque Soft Computing centré sur les applications de cette technique en milieu industriel. C’est dire que j’ai « lu sur le sujet » il y a déjà 30 ans.
2. « des réseaux de neurones artificiels » : vous savez sûrement que c’est une démarche de calcul statistique matriciel totalement algorithmique, il n’y a aucune intelligence là-dedans, c’est de l’informatique classique.
3. « l’algorithmique génétique et évolutionniste » : en effet, je ne me souviens pas avoir lu quelque chose là-dessus. Je n’ai même pas regardé internet pour vous répondre. Quel intérêt ? Il s’agit « d’algorithmique », la technique qui décide que l’ordinateur est idiot et l’empêche de penser pour préserver la domination et le business des développeurs. L’algorithmique génétique et évolutionniste, c’est sûrement une de ces théories inapplicables dans le monde réel promues par des chercheurs qui « cherchent » »… à se faire mousser.
4. « Deep Learning » c’est une autre façon de nommer les réseaux neuronaux, aucune intelligence là-dedans
5. « faire un article sur l’IA en donnant des exemples de logique combinatoire à base d’arbre (et d’arbre binaire en plus), c’est pas vraiment de l’IA… » 1) Vous parlez probablement de l’exemple sur le système expert assurance de mon dernier article où, en effet, on ne voit que des faits de type oui-non, mais c’est pour faciliter la compréhension du néophyte qui me lit. En fait, ils ne sont pas binaires puisqu’ils autorisent d’autres réponses non utilisées dans l’exemple : « je ne sais pas », « connu », « inconnu », « = », « différent de ». Les nœuds des arbres sont de trois types : oui-non, multivalués et numériques, les deux derniers autorisant un nombre infini de branches. Sauf que dans la réalité l’humain utilise rarement plus de trois branches. 2) il n’y a aucune logique combinatoire à base d’arbres dans mon IA et vous devriez l’avoir vu puisqu’elle génère des règles et que le raisonnement s’appuie sur ces règles en ignorant tout des arbres dont elles sont issues. L’arbre, c’est un guide pour recueillir l’expertise. Il n’y a donc pas d’informaticien entre l’expert et l’application opérationnelle (sans bug !), elle est entièrement entre les mains des utilisateurs, nativement conversationnelle (test de Turing !). On est donc vraiment dans de l’IA pure et dure, celle qui n’existe pas dans « l’IA » informaticienne à laquelle vous vous référez.
6. « Le but de l’IA est justement de casser la complexité de manière probabiliste avec des métaheuristiques… » Pour moi, cette phrase à l’informaticienne ne veut strictement rien dire. Pour parler français, je dirais plutôt : le but de l’IA – des informaticiens – est justement de créer la complexité avec des techniques probabilistes et des métaheuristiques qu’ils sont seuls à maîtriser (et encore !) là où le syllogisme compréhensible de tous s’exprime en français, en utilisant parfois des métaconnaissances elles-mêmes exprimées en langage naturel (Maïeutique, Logique des Flux, etc.).
7. « … Il s’agit là ni plus ni moins d’un parcours d’arbre dans lesquels les noeuds sont des possibilités… » : on vient de voir que l’arbre est ignoré du raisonnement de l’IA raisonnante… Si c’était aussi bête, l’informatique classique – familière des arbres-ordinogrammes – aurait produit depuis longtemps des conversationnels.
8. « En résumé, une bonne IA, bien « puissante » dans ses résultats donne de bons résultats mais ne sait les justifier ni expliquer comment elle y parvient… C’est aléatoire et le risque d’arriver à des résultats aberrants est le corolaire de son efficacité et sa spécialisation… » En somme, si je vous suis sur le terrain de votre logique : plus une IA est bonne dans ses concepts, plus elle est stupide dans ses résultats ne sachant pas expliquer ce qu’elle fait, ni détecter les contradictions et encore moins dialoguer avec ses utilisateurs, car elle n’est pas logique. Toutes choses que « mon » IA (celle imaginée par les pionniers comme McCarthy et surtout Feigenbaum) fait parfaitement. Une IA qui aboutit à des résultats certains même quand elle avoue ne pas savoir, ce qui est un résultat certain.
Conclusion : l’intelligence artificielle informaticienne dont vous vantez honnêtement l’inintelligence ne vient pas à la cheville de la mienne, qui comprend ce qu’elle fait au point qu’on peut lui accorder une conscience. Elle a connu des centaines d’utilisateurs et la fantastique obstruction des responsables informatiques et des services de l’État pour qu’elle ne puisse être utilisée par le public ce qui ferait disparaître votre métier. Ce que raconte mon blog sur 500 pages…
II – La mauvaise foi d’un informaticien qui ne veut absolument pas que le progrès en informatique puisse se diffuser et atteindre les foyers
Voilà sa réponse à mon argumentation point par point :
Pauvre Rob…
Pas la peine de perdre votre temps à essayer de raisonner une personne convaincue par ses illusions depuis autant d’années.
Comme dit dans votre commentaire, l’IA raisonnante défendue ici n’est rien de plus qu’un arbre décisionnel. Le même qu’on fait coder aux étudiants en école d’informatique. C’est le niveau 0 de l’IA.
Je souhaite à Monsieur de Lespinay de trouver la paix et d’accepter cette dure vérité.
Bonne journée,
Ce à quoi je lui réponds :
Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut point voir !
Tout le monde constatera que je me suis donné la peine de vous répondre en 8 points et que vous ne contestez aucun de mes arguments, campant bêtement sur votre position. Vous reconnaissez donc implicitement la véracité et l’efficacité de mon intelligence artificielle raisonnante fonctionnant sans algorithmique ni langage de programmation.
Vous venez de confirmer ce que je ne cesse de répéter dans mon blog : l’informaticien est fondamentalement malhonnête, il refuse absolument que l’ordinateur puisse devenir intelligent et programmer pour le bien de tous, il est prêt à accumuler les plus gros mensonges pour empêcher le public de devenir maître de l’informatique.
Cela fait 37 ans que ça dure ! Le progrès est retardé depuis 37 ans par la faute de faux jetons asociaux comme vous.