I – L’escroquerie trop fréquente des associations qui s’enrichissent au détriment de leurs adhérents

Nombre d’associations fondées sous couleur d’objectifs généreux s’occupent en fait à récolter des fonds dans l’intérêt personnel de ses fondateurs. Le fameux scandale de l’ARC, l’Association pour la Recherche sur le Cancer, qui a éclaté en 2000 est emblématique : les cotisations et dons servaient avant tout à financer les dépenses personnelles somptuaires de son fondateur Jacques Crozemarie.

J’ai rencontré sur ma route nombre de ces associations très actives pour recueillir mon argent ou mon temps, et très inactives pour s’en servir dans mon intérêt :

  1. Club des Créateurs d’Entreprise de Nantes
  2. Medef Nantes
  3. L’AFIA en 2005 (Association Française de l’Intelligence Artificielle) puis en 2017
  4. APRIL
  5. ADUA
  6. Contribuables Associés
  7. Transparency International
  8. La Ligue de Défense des Conducteurs
  9. NaonedIA
  10. AlloCovid
  11. Anticor

Et maintenant, dans l’air du temps, voilà qu’apparaissent les associations de défense des lanceurs d’alerte, organisées pour pomper l’argent des gogos sans présenter le moindre résultat. Ne serait-ce que parce que la justice elle-même n’entend pas soutenir les lanceurs d’alerte en dépit de la loi qui l’y oblige.

Appel aux dons de la Maison des Lanceurs d’Alerte.

Est-ce avec de l’argent que l’on peut aider les lanceurs d’alerte ? Ou est-ce avec un lien privilégié avec les médias et les réseaux sociaux doublé d’un réseau de gens bien informés ou influents disposés à travailler généreusement pour le bien public ? Une association doit-elle être centrée sur la recherche de fonds ou sur du conseil bénévole et désintéressé ? Une association n’est-ce pas avant tout du travail de bénévoles ? Une association peut-elle se permettre de réclamer l’argent des Français sans jamais présenter de budget qui justifierait son utilisation des fonds et ses résultats ? L’absence de budget communiqué publiquement n’évite-t-il pas de rendre des comptes et d’avouer que son action est sans effet ?

Étant lanceur d’alertes, j’ai sollicité tout ce qui compte dans le monde de la défense des lanceurs d’alerte, sans JAMAIS recevoir de l’aide et le plus souvent sans obtenir la moindre réponse.

II – La MLA

La Maison des Lanceurs d’Alerte (MLA) est emblématique de l’arnaque aux gens généreux. En 2021 j’ai fait un don de 30 € à cette association en leur présentant mon cas et leur offrant mes services en tant que bénévole. Pas de réponse. Le 4 décembre 2021 je les relance. Réponse : « nous reviendrons vers vous dès que possible compte-tenu de nos faibles moyens ». En effet, leur site affiche : «  notre (toute) petite équipe juridique est contrainte de suspendre temporairement le dépôt de nouveaux signalement » ! Le 8 décembre, je leur propose le service gratuit de mon intelligence artificielle pour que leur site puisse pailler à leur manque de personnel en répondant et dialoguant automatiquement avec les candidats lanceurs d’alerte sans solliciter la « petite équipe ». Pas de réponse.

Le 8 mars 2022 je reçois un mail qui répond à ma proposition de 2021 de faire partie de la MLA en tant que bénévole : « Votre demande d’adhésion / participation aux instances de la Maison des Lanceurs d’Alerte a bien été reçue. Merci pour votre intérêt ! ». Ensuite, aucune nouvelle alors qu’ils se plaignent de manquer de bras.

Le 28 juillet je relance la MLA. Réponse : « Mes collègues étant en congés, et n’étant qu’en charge de la partie administrative pure, je vous envoie ci-joint votre reçu fiscal 2021 pour vos dons, qui prouve votre soutien à la MLA. L’équipe sera de retour fin août et pourra sans doute vous répondre de façon plus complète. »

Le 12 août je demande à être enregistré par MLA comme lanceur d’alerte : « Je suis navrée mais dans ce cas, je laisse mes collègues prendre le relai et vous donner une réponse à leur retour en septembre. Je n’ai pas la compétence de gérer votre dossier moi-même en effet. »

Le 26 septembre, la MLA me demande le n° à 16 chiffres qu’elle m’aurait attribué pour que son « équipe juridique » – sûrement très fournie – puisse me répondre ! Comme je ne l’ai pas, je me réinscris et communique un n° à 16 chiffres. Pas de réponse. Je les relance le 11 octobre 2022. Pas de réponse.

Le 1er novembre 2022 j’adresse un nouveau mail à la MLA résumant nos « relations » en 2022 :

« Bonjour,

Je résume notre relation :

  1. 8 mars 2022, MLA : Bonjour, Votre demande d’adhésion / participation aux instances de la Maison des Lanceurs d’Alerte a bien été reçue. Les résultats de cette soumission peuvent être vus ici : https://framaforms.org/node/378761/submission/11296320 » J’obtiens : « Accès refusé / Identification requise ». Impossible d’aller plus loin
  2. 21 mai 2022, MLA : « Votre demande d’adhésion / participation aux instances de la Maison des Lanceurs d’Alerte a bien été reçue. Les résultats de cette soumission peuvent être vus ici : https://framaforms.org/node/378761/submission/12205408 » Même musique : « Accès refusé / Identification requise » : impossible d’aller plus loin.
  3. 28 juillet, moi-même : Je n’ai aucune nouvelle de vous depuis ma demande du 21 mai 2022. Suis-je bien adhérent de la Maison des Lanceurs d’Alerte ?
  4. 12 août, Marie Laot de MLA : « Mes collègues étant en congés,  je ne saurai malheureusement pas vous en dire plus. 16 août : Je suis navrée mais dans ce cas, je laisse mes collègues prendre le relai et vous donner une réponse à leur retour en septembre. Je n’ai pas la compétence de gérer votre dossier moi-même en effet. »
  5. 1er septembre, MLA : « Le formulaire que vous aviez utilisé est destiné aux organisations souhaitant rejoindre la MLA. Donc nous ne pouvons donner suite à cette demande »
  6. 26 septembre, MLA : « Dans notre mail, nous vous invitions à interagir avec notre équipe juridique via notre formulaire de signalement et à refaire ce signalement au cas où vous n’auriez pas noté le numéro à 16 chiffres vous permettant d’accéder à notre plateforme de signalement. »
  7. 11 octobre, moi-même : Nous voilà le 11 octobre, j’ai rempli votre formulaire de signalement il y a 15 jours et toujours aucune nouvelle de la MLA.
  8. Le 31 octobre je m’énerve : « Une réponse SVP ! Sinon je vais écrire dans mon blog sur la corruption que la MLA parle beaucoup mais ne protège pas les lanceurs d’alerte et trompe le public. » Cette fois-ci le jour-même j’ai une réponse ! « Notre équipe juridique nous indique qu’une réponse vous a été apportée sur la plateforme de signalement, le 10 octobre 2022. Nous vous invitons à vous connecter sur votre signalement, sur la plateforme, en utilisant le code à 16 chiffres qui vous a été transmis lors du dépôt de votre signalement. Vous pourrez ainsi voir la réponse qui vous a été apportée et écrire une éventuelle réponse. » Aucun mail du 10 octobre ne m’en a informé et celui du 31 ne me dit strictement rien sur cette réponse ! Il me faut donc faire toute la démarche lourde, recréer un code à 16 chiffres qui sert à protéger un anonymat dont je ne veux surtout pas puisque mes signalements sont publiés dans un blog. Même avec le nouveau numéro,je n’ai jamais pu me connecter et en prendre connaissance. La MLA refuse de me la communiquer par mail « au titre de la confidentialité » dont je me moque mes alertes étant publiques.

Donc : en dépit d’un an de relances de ma part, jamais je n’ai reçu la réponse de MLA sur l’analyse de mon cas et mon admission comme bénévole ! Tout semble organisé pour éviter de s’engager auprès du lanceur d’alerte. »

Le 7 novembre 2022, pas de réponse à ce mail. Alors je leur écris excédé: « Tout indique que vous faites partie de ces associations que je dénonce dans mon blog, qui surfent sur les malheurs d’une certaine catégorie de Français, se font une belle pub pour recruter de nouveaux gogos mais ne leur apportent strictement aucune aide utile (…) Si vous ne répondez pas dans les deux jours, je rédige un article spécial dans mon blog sur la tromperie que représente la « Maison des Lanceurs d’Alerte ». J’ai toute la matière qu’il faut avec nos échanges passés. » Pas de réponse à ce jour.

Le 22 novembre, j’existe cependant assez pour que la MLA m’adresse une relance réclamant… un don :

Vous noterez qu’en dépit de la toute petite équipe, il y a quand même deux « coprésidents », probablement 50 à 100 % du personnel de la MLA vu le manque d’effectif dont elle se plaint elle-même, son incapacité à communiquer avec les lanceurs d’alerte  et son absence totale d’ardeur pour recruter des bénévoles.

III – L’AFA, un organisme de fonctionnaires qui protège le foyer de la corruption française : nos administrations

En décembre 2020, j’adresse à l’Agence Française Anticorruption un message présentant le lien vers mon blog décrivant la corruption franco-française. Voilà sa réponse le 31 décembre 2020 :

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions de votre message qui a attiré toute notre attention.

Compte tenu des règles de secret professionnel auxquelles est assujettie l’AFA, nous ne pourrons vous informer des suites données à cette transmission.

Toutefois, afin de compléter notre analyse, nous pourrons être amenés à vous recontacter pour d’éventuelles informations complémentaires.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.

Sous-direction du contrôle

Agence Française Anticorruption

Je n’ai jamais été recontacté.

Notez cette phrase incroyable : « Compte tenu des règles de secret professionnel auxquelles est assujettie l’AFA, nous ne pourrons vous informer des suites données à cette transmission. » Seule une administration française, irresponsable par essence, peut écrire une chose pareille. L’AFA avoue travailler dans le plus grand secret… à moins qu’elle ne travaille pas du tout ! Comment savoir ? Autant dire qu’elle ne sert à rien.

Les 8 mars 2021, 17 juin 2021 et 25 septembre 2022, je relance l’AFA :

Nous voilà en septembre 2022, soit 15 mois plus tard, et toujours aucune nouvelle de l’AFA ! J’en suis à ma 35ème condamnation pour avoir dénoncé la corruption dans l’administration française et que faites-vous pendant ce temps-là ? Rien !

Prouvez-moi SVP que vous existez ! Sinon ma menace « Je vais finir par ajouter un article : « l’AFA, un organisme de fonctionnaires qui couvre la corruption des fonctionnaires » va se réaliser.

Cordialement

Jean-Philippe de Lespinay

Pas de réponse mais du personnel de l’AFA consulte fréquemment ma page LinkedIn sans entrer en contact avec moi, dans la plus grande discrétion sauf que j’en suis avisé par LinkedIn…

Les fonctionnaires corrompus sont bien protégés par nos institutions !

IV – Stéphanie Gibaud, « le seul lanceur d’alerte reconnu par l’État », en fait au service de l’Etat, très active pour sa promotion, absente pour celle des lanceurs d’alerte

Comme vous pouvez le voir, Stéphanie Gibaud n’est pas du genre à se cacher derrière son petit doigt… Hélas, je vais découvrir qu’elle agit uniquement dans son intérêt personnel égoïste, contrairement à l’esprit des lanceurs d’alerte qui travaillent entre eux la main dans la main dans l’intérêt général.

« Stéphanie Gibaud, prix éthique Anticor, à l’origine de révélations de fraude fiscale concernant le géant bancaire suisse UBS, a été reconnue officiellement lanceuse d’alerte par le Défenseur des droits, dans un avis rendu mercredi. » C’est, en effet, un exploit d’être reconnu lanceur d’alerte par l’administration française. Sauf que, là, cette reconnaissance est dirigée contre une banque suisse. Pas française. Et qu’elle a agi en alliée du fisc français lui permettant d’identifier 12 milliards d’Euros de fraude fiscale. Ca méritait bien une reconnaissance d’État !

Pourquoi les lanceurs d’alerte d’Anticor comme Tiphaine Beaulieu n’ont-ils pas droit à un prix éthique ? Pourquoi Anticor ne m’accorde aucun soutien en dépit de mes 35 condamnations frauduleuses ? Parce qu’Anticor est le bras armé de l’administration française chargé de protéger nos fonctionnaires et de réserver ses attaques à la société civile. Voyez sa poursuite insupportable contre Éric Dupond Moretti pour « prise illégale d’intérêt » ! Un garde des sceaux qui ne fait que son travail en poursuivant des juges corrompus qu’il connait bien sans qu’il ait le moindre intérêt personnel à le faire, sauf prendre des coups de son administration. Anticor, « association anticorruption », protège donc en fait la corruption ! Vous comprendrez pourquoi le « prix éthique Anticor » est à mes yeux une contre référence pour Stéphanie Gibaud.

Là encore, on retrouve cet insupportable culot des fonctionnaires qui n’hésitent pas à se réclamer, sans la moindre honte, de l’éthique pour exercer son contraire : leur perversion.

Sur Facebook – entre autres ! – où Stéphanie Gibaud est volubile et omniprésente, je lui adresse ce message, déçu de son absence de réponse à mon commentaire lui signalant ma 35ème condamnation en tant que lanceur d’alertes : « Dans La traque des lanceurs d’alerte, Stéphanie Gibaud détaille la vie d’une cinquantaine de lanceurs d’alerte et dénonce les risques pris par ceux-ci au nom de l’intérêt général. » Bravo ! Et pourquoi n’y suis-je pas ? Avec 35 condamnations judiciaires pour mes dénonciations de magistrats corrompus, je mériterais un peu d’attention n’est-ce pas ? J’ai beau vous écrire, vous ne répondez pas. On a l’impression que vous vous occupez surtout de VOUS. Vous faites votre pub ! »

Aucune réponse…

Je vais lui transmettre le lien vers cet article pour lui donner un droit de réponse. Mais nous avons vu partout dans mon blog que jamais un escroc ne répond à mes accusations.