I – Préambule
Alors que je parle dans de nombreux articles, blogs et même en animant un groupe Facebook, de mon invention l’intelligence artificielle raisonnante, de son histoire, de ses merveilleux avantages et de la cascade d’ennuis qu’elle m’a causée, je découvre qu’en fait je ne l’ai jamais décrite à mes lecteurs ! Vous êtes pourtant les utilisateurs finaux, les premiers concernés par cette technologie,.des personnes qui pour la plupart n’y connaissent rien en informatique et ne veulent rien y connaître, mais qui aimeraient pouvoir l’utiliser dans toute l’étendue de ses possibilités pour se simplifier la vie.
Il faut donc que je vous la présente, de façon claire, « pour la ménagère » comme on dit en marketing. Désolé si vous ne vous voyez pas en ménagère…
La première question à régler c’est la méconnaissance du grand public de ce qu’est l’informatique, qui l’empêche de voir la différence avec l’IA (l’abréviation pour Intelligence Artificielle). Heureusement, la plupart des gens savent maintenant ce qu’est un ordinateur. Ils l’ont touché, ne serait-ce que pour lire mon blog, ne serait-ce qu’à travers leurs smartphones qui sont des sortes d’ordinateurs portables, sauf qu’on ne peut pas les programmer soi-même.
Pour bien que vous compreniez l’intérêt de l’intelligence artificielle raisonnante, il faut vous faire toucher du doigt sa différence avec l’informatique classique, sous leurs deux usages : celui de l’utilisateur et celui du développeur (qui programme les applications que nous utilisons).
II – L’intelligence artificielle raisonnante pour les utilisateurs : disparition de l’ordinateur, place à la parole
Avec mon intelligence artificielle raisonnante, la différence avec l’informatique classique saute immédiatement aux yeux : l’ordinateur a disparu ! Plus de souris, plus de clavier et même plus d’écran. Il est remplacé par une voix. Celle de l’IA, prête à dialoguer avec vous à tout instant où que vous soyez, chez vous ou sur Mars (avec cependant un délai d’attente de 40 mn pour avoir la réponse…). La voix vous parle comme si vous étiez face à quelqu’un de super cultivé et intelligent, qui sait (presque) tout, de plus doté d’une mémoire phénoménale qui lui permet d’améliorer constamment ses connaissances pour vous être de plus en plus utile.
La voix vous parle à travers des haut-parleurs invisibles disséminés dans votre maison, vous entend à travers des microphones eux aussi invisibles et disséminés dans votre maison. Hors de chez vous, elle est présente au téléphone ou avec des oreillettes (de téléphone). Bientôt, ces organes physiques deviendront eux-mêmes invisibles étant remplacés par des implants ou des électrodes en permanence fixées sur votre cuir chevelu. On en sera alors à la télépathie !
Bien entendu le dialogue peut se dérouler en silence, par écrit, mais il faut un écran. Celui d’un smartphone suffit. L’ordinateur, cette machine qui vous a demandé un long apprentissage, installée à demeure sur un bureau avec un siège devant pour vous installer, qui vous oblige à vous déplacer jusqu’ce siège et à vous asseoir pour pouvoir l’utiliser, et bien, il a disparu. La parole, cette fonction que nous maîtrisons parfaitement depuis des millénaires, au point que nous pouvons échanger et inventer dans la rue sans recours à un appareil, la remplace.
Les plus techniciens d’entre vous vont me dire à juste titre : oui, mais il faut bien un support physique à cette intelligence ! Un support qui communique avec les haut-parleurs, les micros, les téléphones, qui mémorise des connaissances, anime l’intelligence ? Où est-elle ? Elle est dans des microprocesseurs, des « puces » de 2 cm2 maximum, disséminées dans les machines de la maison et communiquant entre elles par ondes (bluetooth, wifi, ondes radio GSM, etc.). Une puce supporte l’intelligence (3 Mo), une autre contient la mémoire (les connaissances, le vocabulaire), l’autre transmet les ondes, d’autres se chargent des commandes des machines (puissance électrique, haut-parleurs, micros, écrans, téléphones, TV, domotique, etc.).
Le dialogue à la voix, c’est l’exigence de toute intelligence artificielle formulée dès 1950 par le génie des mathématiques Alan Turing. Il avait d’ailleurs imaginé un test pour vérifier qu’une IA était réelle et non de l’esbroufe : le fameux « test de Turing ». Il consiste à pouvoir dialoguer avec une machine sans savoir s’il s’agit en fait d’un humain. A ce jour aucune équipe d’informaticiens, en dépit de dizaines de millions de dollars et de dizaines d’années investis, n’a réussi ce test. L’intelligence artificielle raisonnante le réussirait sans problème pour peu qu’on la nourrisse avec suffisamment de connaissances… et qu’il n’y ait pas d’obstruction informaticienne à sa candidature. Une obstruction bien réelle ! Je l’ai connue plusieurs fois.
Une fois avec le prix américain AAAI Feigenbaum de 2013, un concours exactement adapté à mon IA accompagnée de moult témoignages de clients, d’informaticiens et de partenaires, que je devais donc remporter haut la main. Le secrétariat du concours a bien avoué au téléphone avoir reçu ma candidature mais aucune confirmation écrite ne m’est parvenue. C’est le sponsor IBM, un nid d’informaticiens qui n’y connaissent strictement rien dans ce domaine, qui a remporté le prix ! Cela m’a rappelé l’arnaque nantaise d’Atlanticiels, un concours de l’innovation en logiciels conçu pour promouvoir Nantes qui jamais ne me récompensera ni même ne citera mon intelligent artificielle pourtant déjà bien connue à l’époque (plus d’une quarantaine d’articles dans la presse nationale) !
Une autre fois, ce fut avec un autre prix américain Awards.Ai qui cette fois-ci m’avait primé en 2017. Son jury avait créé une catégorie spéciale pour pouvoir récompenser l’intelligence artificielle raisonnante : la catégorie « AI achievement ». C’est-à-dire : intelligence artificielle opérationnelle. Toutes les autres catégories étaient destinées aux informaticiens, considérées comme non opérationnelles en tant qu’IA c’est-à-dire relevant en fait de l’informatique classique. Quand le prix accordé à mon invention fut connu, il était accompagné de ce commentaire (Tree Logic étant ma société) :
« Tree Logic presents a computer technology, “La Maieutique”, which will drive world data processing into a new aera : the aera of computer becoming “human”, communicative, intelligent and knowledge-hungry. Plus these key abilities we have been waiting from him since its inception : helpful, never forgetting a new knowledge, and user friendly. »
Soit en Français :
« Tree Logic présente une technologie informatique, «La Maïeutique», qui va conduire l’informatique mondiale vers une nouvelle ère : le domaine de l’ordinateur devenu «humain», communicatif, intelligent et avide de connaissances. Plus ces facultés-clés que nous attendons depuis toujours : serviable, n’oublie jamais une nouvelle connaissance, et convivial. »

Ce fut un tollé chez 99,99 % des candidats ! Tous informaticiens. Ils menacèrent de ne plus se présenter au concours si cette catégorie était maintenue. Dans ce cas, le concours était mort. Alors, la catégorie fut supprimée. Elle n’est plus jamais apparue depuis. Le ton jusque là aimable du responsable que j’avais au téléphone changea radicalement : il ne m’aimait plus ! Il n’a pas voulu m’expliquer pourquoi j’avais remporté ce prix. Il faillit même ne pas me remettre mon trophée. Il m’a été facile de comprendre que je ne pouvais plus présenter mon IA à ce concours les années suivantes…
Voilà tout le problème de s’attaquer à des organisations informaticiennes : ces gens-là se fichent de l’intérêt général (qui est d’offrir la capacité à programmer à tous) et ne pensent qu’à eux. Comme l’administration française….
III – L’intelligence artificielle raisonnante RAISONNE en liberté, elle n’exécute aucun ordre
Ci-dessous l’extrait d’une base de connaissance sur la détermination des responsabilités en cas d’accident par un assureur, telle qu’elle est rédigée mais aussi exploitée par l’IA :
- @ REGLE collision en croisement 6
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire disposait d’une balise «Cédez le passage »
- ALORS sens de la priorité= »à gauche »
- @ REGLE collision en croisement 7
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire disposait d’une balise «Cédez le passage »
- ET c’était vous qui circuliez sur ce sens giratoire
- ALORS l’autre véhicule s’engageait sur le sens giratoire
- ET vous aviez la priorité
- ET votre part de responsabilité=0
- @ REGLE collision en croisement 8
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire disposait d’une balise «Cédez le passage »
- ET ce n’était pas vous qui circuliez sur ce sens giratoire
- ALORS vous vous engagiez sur le sens giratoire
- ET vous n’aviez pas la priorité
- ET votre part de responsabilité=1
- @ REGLE collision en croisement 9
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire ne disposait pas d’une balise «Cédez le passage »
- ALORS sens de la priorité= »à droite »
- @ REGLE collision en croisement 10
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire ne disposait pas d’une balise «Cédez le passage »
- ET c’était vous qui circuliez sur ce sens giratoire
- ALORS l’autre véhicule s’engageait sur le sens giratoire
- ET vous n’aviez pas la priorité
- ET votre part de responsabilité=1
- @ REGLE collision en croisement 11
- SI la collision a eu lieu à un croisement
- ET l’un des deux véhicules circulait sur un sens giratoire
- ET ce sens giratoire ne disposait pas d’une balise «Cédez le passage »
- ET ce n’était pas vous qui circuliez sur ce sens giratoire
- ALORS vous vous engagiez sur le sens giratoire
- ET vous aviez la priorité
On appelle ces connaissances numérotées des règles. L’IA raisonnante les lit et en les combinant tire les conclusions logiques qu’elle veut. Personne, pas même elle, ne sait à l’avance à quelle information elle va aboutir. Elle raisonne en partant des infos que l’utilisateur lui a données au départ. Ou elle trouve immédiatement la solution, ou il lui faut un complément d’information et dans ce cas elle va poser des questions à l’utilisateur. L’intelligence artificielle raisonnante est donc essentiellement « conversationnelle », c’est-à-dire apte à dialoguer naturellement, une aptitude inaccessible à l’informatique classique. Voilà pourquoi elle n’a encore jamais réussi le test de Turing qui est une épreuve conversationnelle.
Son raisonnement éclate sous vos yeux : votre programme affiche ses déductions au fur et à mesure, il peut expliquer pourquoi il pose une question, comment il a déduit telle information, en montrant la connaissance qu’il est en train d’utiliser (les règles). Il signale même vos contradictions ! En effet, deux déductions contraires ne peuvent coexister. Par exemple les déductions « il est midi » et « il fait nuit ». Pour lever cette contradiction et poursuivre le dialogue, il faut modifier une règle ou rectifier ses réponses : « Pardon ! Je voulais dire il est minuit » ou « En fait il fait jour ».
Si vous voulez tester le raisonnement d’une IA, allez sur mon site, cliquez dans la bulle « C’est votre première visite sur ce site ? » et sélectionnez la réponse humoristique « par le Canal du Midi ». Vous verrez le pourquoi, puis les déductions en blanc. C’est une petite démonstration sans prétention. Pour tester une contradiction, c’est plus compliqué et il faudra me demander.
A comparer avec un programme en Java pris au hasard :

Là, le programmeur indique pas à pas à l’ordinateur ce qu’il doit faire pour parvenir au résultat attendu, dans un langage volontairement ésotérique. On appelle ce travail « codage ». Les premiers langages informatiques étaient proches du langage courant : Cobol (1959) pour la gestion et Fortran (1957) pour les calculs, car les informaticiens n’étaient pas encore imbus de leur savoir algorithmique et de leur prétendue intelligence « supérieure ».
IV – L’intelligence artificielle raisonnante pour les développeurs : le programmeur c’est l’utilisateur !
Vos connaissances sont inconscientes !
En informatique classique, le travail essentiel du programmeur consiste à définir la procédure que devra suivre l’ordinateur pour atteindre les résultats. Avec l’intelligence artificielle raisonnante, il n’y a pas de procédure, pas de programmeur, pas de programme. Il y a vous et votre connaissance du sujet que vous voulez automatiser, à exprimer en Français. Tout le monde devient capable d’écrire des applications, infiniment mieux et plus vite que des informaticiens, qui plus est sans le moindre bug et dans des domaines inaccessibles à l’informatique classique puisqu’en fait c’est l’IA qui programme elle-même. Ceci dit, ce ne sont pas des programmes codés dans des langages spéciaux mais des « bases de connaissance » composées de règles en français comme vous l’avez vu au chapitre précédent. Par ailleurs, ce n’est pas vous qui rédigez ces règles, même si vous êtes l’expert interrogé par l’IA.
C’est à l’IA d’extraire votre connaissance, le plus souvent inconsciente, sous forme de règles. En effet un aspect bizarre de notre mentalité humaine, c’est l’incapacité à prendre conscience de nos connaissances, précisément et exhaustivement. C’est un des problèmes qui compliquent la vie de l’informaticien. Il faut donc que ce soit l’IA qui résolve le problème en l’automatisant complètement. Et elle le fait ! Mais l’informaticien ne veut surtout pas le savoir… Sinon il n’existe plus.
La solution c’est mon invention que j’ai baptisée « La Maïeutique » : une méthode d’interview intuitive, adaptée à tous. Puisque l’IA ne peut vous questionner sur vos connaissances qui sont inconscientes, elle contourne la difficulté en vous interrogeant sur quelque chose dont vous êtes conscient : votre expérience. « Voilà comment je fais ». Car elle révèle vos connaissances…
Écriture d’une application
Pour recueillir votre expérience dans le domaine X, l’IA vous prie d’imaginer que vous aidez quelqu’un à résoudre un problème du domaine X par téléphone. Car par téléphone, seul du texte peut passer et c’est justement cela dont l’IA a besoin pour rédiger les règles. Vous indiquez donc la première question que vous poseriez pour commencer à cerner le problème : « M’appelez-vous pour un accident de la route ? OUI-NON. Si oui, étiez-vous à un croisement ? OUI-NON » Ensuite, tout coule de source. Chaque question entraîne des réponses possibles en nombre limité, qui vont entraîner des déductions ou de nouvelles questions que vous n’aurez aucun mal à décrire. Sous vos yeux l’IA va représenter cette interview sous la forme d’arbres de décision faciles à lire, d’où elle va automatiquement déduire les règles, donc votre connaissance inconsciente :

Votre application sera une collection d’arbres, certains s’enchaînant, d’autres se complétant, aboutissant au même résultat final, ici la part de responsabilité. Quand toutes les branches ont une fin, l’IA déclare le programme terminé. Le problème de la « complétude » (savoir si on a oublié quelque chose) propre à l’informatique classique est résolu.
Mais, inutile d’attendre la fin ! L’IA vous permet de tester votre application dès les premières minutes. Dès le début d’un arbre, elle en extrait les premières règles et peut raisonner dessus, donc commencer à dialoguer avec vous avec ce début de connaissances. Vous voyez ainsi où vous allez, vous pouvez rectifier et améliorer.
Mes clients ont toujours aimé jouer avec l’intelligence artificielle raisonnante, si facile à appréhender. Mais parfois sans avoir aucune connaissance de l’application qu’ils veulent réaliser ! Du coup ça ne va nulle part et ils sont déçus. Et moi aussi… Je me souviens de l’un d’entre eux qui avait essayé désespérément pendant des jours de produire un diagnostic de panne de stylobille ! Comme il n’y parvenait pas n’ayant jamais dépanné de stylobille il en avait conclu que mon IA était bidon…
Donc, avant tout développement, que ce soit d’un programme informatique d’ailleurs, ou d’une base de connaissance IA, il faut passer par la case définition de l’application à développer et se poser la question : est-ce que je possède la connaissance qui sera exploitée ou est-ce que j’ai sous la main quelqu’un qui la possède ?
V – Les applications de l’IA que l’informatique actuelle ne peut atteindre
L’IA raisonnante permet de développer n’importe quelle application, même les plus courantes comme une paye ou une comptabilité. Mais c’est rarement intéressant car ces applications sont déjà en vente sur le marché, immédiatement opérationnelles et pas chères (sous forme de programmes classiques).
Dans le cas des applications classiques évoluant fréquemment, ou qui sont complexes et doivent évoluer de temps en temps (la paye française par exemple), l’IA apporte cependant un plus très précieux : la facilité de modification des applications. Modifier un arbre lisible de tous c’est facile et infiniment plus rapide que retoucher un algorithme avec toutes les répercussions qu’il faut imaginer, qui entrainent elles-mêmes la modification de nouveaux algorithmes, etc. D’où les bugs dus aux erreurs humaines. La modification des règles ne peut causer aucun bug (sauf peut-être une contradiction, facile à résoudre).
La maintenance d’un programme est une lourde tâche en général détestée des développeurs, surtout s’ils se plongent dans le code d’un autre. Elle réclame beaucoup plus de temps que ne le fut son écriture, au point que souvent le développeur préfère réécrire totalement le programme. Avec l’intelligence artificielle raisonnante, c’est le contraire : modifier un arbre prend moins de temps qu’écrire cet arbre.
Voici les domaines nouveaux offerts par l’intelligence artificielle raisonnante :
- Conversationnels, agents intelligents, assistants personnels, bots, développés par les utilisateurs
- Sauvegarde définitive et partage des connaissances conscientes ou inconscientes
- Programmation instantanée et fiable par les utilisateurs
- Maintenance instantanée des logiciels par les utilisateurs
- L’ordinateur intuitif pour Mme Michu
- Simulation logique de n’importe quel système, test d’idées, maquettage « mental » avant fabrication (comme nous le faisons dans notre tête)
- Puissance et intuitivité de l’IA à la disposition des handicapés (interfaces vocales, mentrales ou par gestes)
- Centres d’appels et hot lines supportés par des serveurs vocaux conversationnels
- Sécurité et antispam grâce à une interface conversationnelle difficile à hacker (bancaire, informatique),
- Filtrage conversationnel des appels téléphoniques et des mails, développés par les utilisateurs eux-mêmes
- Robotique (Asimov), domotique et automobiles autonomes intelligentes, drones autonomes, systèmes d’armes, au pilotage élaboré par les bureaux d’études et les utilisateurs donc modifiable en temps réel
- Conscience artificielle
- Pilotage d’usines, contrôle de processus, développés directement par les ingénieurs
- Pédagogie assistée par ordinateur, didacticiels (évaluation de l’apprenant par des quiz, raisonnement faisant apparaître la connaissance en clair avec explications et détection des contradictions, simulation intelligente de cas, test de ses connaissances par l’élève lui-même), développés par des enseignants ou les élèves eux-mêmes pour tester la validité de leurs connaissances
- Aides à la décision et au diagnostic (entre autres : diagnostic de pannes avec Miao), délégation aux néophytes de pouvoirs de décision pointus, guides utilisateurs conversationnels
- Jeux vidéos dotés de bots réellement intelligents développés par les concepteurs eux-mêmes et non par des informaticiens non experts de la question
- Marketing direct et push mailing conversationnels par le web (one to one), développés par le marketing
- Configuration automatique de systèmes complexes en fonction des besoins, avec évaluation de leurs coûts, développés par les techniciens eux-mêmes
- Ordonnancement intelligent et optimisation par comparaison logique entre divers processus de fabrication, développés par les hommes des Méthodes ou des techniciens
- Véritable « logiciel libre » = applications modifiables par les utilisateurs eux-mêmes, en temps réel, pour s’adapter à leurs besoins et améliorer constamment leur ergonomie.
- Thèmes de recherche sur les métaconnaissances (= connaissances engendrant automatiquement des bases de connaissance, comme un plan de machine entraîne automatiquement sa connaissance en diagnostic de panne).
Voilà. J’espère que maintenant vous comprenez ce qu’est l’intelligence artificielle raisonnante !
« A comparer avec un programme en Java pris au hasard : »
=> Attention java et javascript, ça n’a rien à voir !
D’accord. Il ne s’agissait que de l’illustration de l’algorithmique pour le vulgum pecus.
Vous devriez lire un peu au sujet de la logique floue (fuzzy logic), des réseaux de neurones artificiels, de l’algorithmique génétique et évolutionniste, du Deep learning car faire un article sur l’IA en donnant des exemples de logique combinatoire à base d’arbre (et d’arbre binaire en plus), c’est pas vraiment de l’IA…
Le but de l’IA est justement de casser la complexité de manière probabiliste avec des métaheuristiques…
La branche de l’IA à base d’interprétation des prédicats est la seule que vous survolez et c’est à mon sens, celle qui offre le moins de perspectives car basée sur une logique formelle. C’est un simple paradigme de programmation, comme la programmation évènementielle, la POO, etc… Il s’agit là ni plus ni moins d’un parcours d’arbre dans lesquels les noeuds sont des possibilités…
En résumé, une bonne IA, bien « puissante » dans ses résultats donne de bons résultats mais ne sait les justifier ni expliquer comment elle y parvient… C’est aléatoire et le risque d’arriver à des résultats aberrants est le corolaire de son efficacité et sa spécialisation…
Merci Monsieur de votre commentaire, courageux car mon blog montre que je suis un redoutable débatteur et que vous contestez malgré tout l’essence-même de mon savoir en intelligence artificielle, hérité de… 40 ans d’expérience (j’en vendais chez CRIL à partir de 1983). Ce commentaire a l’intérêt énorme pour moi de mettre en évidence la vision de ma technologie en 2023 d’un informaticien – car vous en êtes un à l’évidence – familier de l’IA telle que la voient ses collègues. Or, à mes yeux, celle-ci n’a rien à voir avec l’intelligence donnée à une machine car elle ne comprend rien à ce qu’elle fait, ne peut fonctionner sans informaticien et encore moins réussir le test de Turing.
Maitenant je reprends un à un vos commentaires :
1. « Vous devriez lire un peu au sujet de la logique floue (fuzzy logic) » : le 3 février 1994 à 11h45 je faisais un exposé intitulé « Attention ! La logique floue n’est pas logique » (ce lien ne fonctionne pas avec Chrome) dans le colloque Soft Computing centré sur les applications de cette technique en milieu industriel. C’est dire que j’ai lu sur le sujet il y a déjà 30 ans.
2. « des réseaux de neurones artificiels » : vous savez sûrement que c’est une démarche de calcul statistique matriciel totalement algorithmique, il n’y a aucune intelligence là-dedans, c’est de l’informatique classique.
3. « l’algorithmique génétique et évolutionniste » : en effet, je ne me souviens pas avoir lu quelque chose là-dessus. Je n’ai même pas regardé internet pour vous répondre. Quel intérêt ? Il s’agit « d’algorithmique », la technique qui décide que l’ordinateur est idiot et l’empêche de penser pour préserver la domination et le business des développeurs. L’algorithmique génétique et évolutionniste, c’est sûrement une de ces théories inapplicables dans le monde réel promues par des chercheurs qui cherchent… à se faire mousser.
4. « Deep Learning » c’est une autre façon de nommer les réseaux neuronaux, aucune intelligence là-dedans
5. « faire un article sur l’IA en donnant des exemples de logique combinatoire à base d’arbre (et d’arbre binaire en plus), c’est pas vraiment de l’IA… » 1) Vous parlez probablement de l’exemple sur le système expert assurance de mon dernier article où, en effet, on ne voit que des faits de type oui-non, mais c’est pour faciliter la compréhension du néophyte qui me lit. En fait, ils ne sont pas binaires puisqu’ils autorisent d’autres réponses non utilisées dans l’exemple : « je ne sais pas », « connu », « inconnu », « = », « différent de ». Les nœuds des arbres sont de trois types : oui-non, multivalués et numériques, les deux derniers autorisant un nombre infini de branches. Sauf que dans la réalité l’humain utilise rarement plus de trois branches. 2) il n’y a aucune logique combinatoire à base d’arbres dans mon IA et vous devriez l’avoir vu puisqu’elle génère des règles et que le raisonnement s’appuie sur ces règles en ignorant tout des arbres dont elles sont issues. L’arbre, c’est un guide pour recueillir l’expertise. Il n’y a donc pas d’informaticien entre l’expert et l’application opérationnelle (sans bug !) entre les mains des utilisateurs, laquelle est nativement conversationnelle (test de Turing !). On est donc vraiment dans de l’IA pure et dure, celle qui n’existe pas dans l’IA informaticienne à laquelle vous vous référez.
6. « Le but de l’IA est justement de casser la complexité de manière probabiliste avec des métaheuristiques… » Pour moi, cette phrase à l’informaticienne ne veut strictement rien dire. Pour parler français, je dirais plutôt : le but de l’IA – des informaticiens – est justement de créer la complexité avec des techniques probabilistes et des métaheuristiques qu’ils sont seuls à maîtriser (et encore !) là où le syllogisme compréhensible de tous s’exprime en français en utilisant parfois des métaconnaissances elles-mêmes exprimées en langage naturel (Maïeutique, Logique des Flux, etc.).
7. « … Il s’agit là ni plus ni moins d’un parcours d’arbre dans lesquels les noeuds sont des possibilités… » : on vient de voir que l’arbre est ignoré du raisonnement de l’IA raisonnante… Si c’était aussi bête, l’informatique classique – familière des arbres-ordinogrammes – aurait produit depuis longtemps des conversationnels.
8. « En résumé, une bonne IA, bien « puissante » dans ses résultats donne de bons résultats mais ne sait les justifier ni expliquer comment elle y parvient… C’est aléatoire et le risque d’arriver à des résultats aberrants est le corolaire de son efficacité et sa spécialisation… » En somme, si je vous suis sur le terrain de votre logique, plus une IA est bonne dans ses concepts plus elle est stupide dans ses résultats, ne sachant pas expliquer ce qu’elle fait, ni détecter les contradictions et encore moins dialoguer avec ses utilisateurs, car elle n’est pas logique. Toutes choses que « mon » IA (celle imaginée par les pionniers comme McCarthy et surtout Feigenbaum) fait parfaitement. Une IA qui aboutit à des résultats certains même quand elle avoue ne pas savoir, ce qui est un résultat certain.
Conclusion : l’intelligence artificielle informaticienne dont vous vantez honnêtement l’inintelligence ne vient pas à la cheville de la mienne, qui comprend ce qu’elle fait au point qu’on peut lui accorder une conscience. Elle a connu des centaines d’utilisateurs et la fantastique obstruction des responsables informatiques et des services de l’État pour qu’elle ne puisse être utilisée par le public ce qui ferait disparaître votre métier. Ce que raconte mon blog sur 500 pages…
Pauvre Rob…
Pas la peine de perdre votre temps à essayer de raisonner une personne convaincue par ses illusions depuis autant d’années.
Comme dit dans votre commentaire, l’IA raisonnante défendue ici n’est rien de plus qu’un arbre décisionnel. Le même qu’on fait coder aux étudiants en école d’informatique. C’est le niveau 0 de l’IA.
Je souhaite à Monsieur de Lespinay de trouver la paix et d’accepter cette dure vérité.
Bonne journée,
Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut point voir !
Tout le monde constatera que je me suis donné la peine de vous répondre en 8 points et que vous ne contestez aucun de mes arguments, campant bêtement sur votre position. Vous reconnaissez donc implicitement la véracité et l’efficacité de mon intelligence artificielle raisonnante fonctionnant sans algorithmique ni langage de programmation.
Vous venez de confirmer ce que je ne cesse de répéter dans mon blog : l’informaticien est fondamentalement malhonnête, il refuse absolument que l’ordinateur puisse devenir intelligent et programmer pour le bien de tous, il est prêt à accumuler les plus gros mensonges pour empêcher le grand public de devenir maître de l’informatique.
Cela fait 37 ans que ça dure ! Le progrès est retardé depuis 37 ans par la faute de faux jetons asociaux comme vous.