
Voyez cette photo. La loi protégeant les lanceurs d’alerte a été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en première lecture ! Une telle unanimité pour protéger ceux qui signalent la corruption est à tomber par terre émanant de ce foyer de la corruption !
Quand on sait que cette assemblée est composée à l’écrasante majorité de fonctionnaires ou d’ex-fonctionnaires, de clients de l’administration donc de clients des fonctionnaires, d’élus subventionnés par l’administration donc par des fonctionnaires puisant dans nos impôts sans nous consulter, quand on sait que ces fonctionnaires et leurs copains députés (et sénateurs) sont à 100% corrompus (voyez seulement les avantages exorbitants qu’ils se versent tous sans barguigner, sans parler des lois qu’ils votent ou refusent de voter), quand on connait mon blog qui signale la corruption des fonctionnaires depuis plus de dix ans, on s’étonne de leur enthousiasme à tresser la corde qui les pendra ou à scier la branche sur laquelle ils sont perchés.
Voilà l’explication : dans l’esprit du législateur il s’agit – sans le dire ouvertement – d’attaquer la corruption… des employeurs ! Soit l’ennemi héréditaire du (haut-)fonctionnaire, jaloux de la légitimité des chefs d’entreprise. Ceux-ci, par leur dynamisme et celui de leur personnel, nourrissent l’ensemble de la population, fonctionnaires y compris, pourtant dans un contexte international hyperconcurrentiel autrement plus exigeant que celui de l’administration qui s’est mise à l’abri de toute contrainte.
Voyez ces quelques phrases révélatrices votées à l’unanimité : « Possibilité de prononcer une amende contre l’employeur qui intente une procédure-bâillon », « Possibilité de faire verser par l’employeur des subsides supplémentaires quand la situation du lanceur d’alerte s’est gravement dégradée », « levée de l’obligation de signalement interne préalable ».
Pas un mot sur l’administration, le premier employeur de France.
Cette cécité est à rapprocher de celle de l’Association anti-corruption Anticor, composée de fonctionnaires qui n’attaquent jamais l’administration comme je le dénonce dans cet article. Grâce à cette cécité ils sont les seuls à avoir le privilège de bénéficier d’un juge à leur service ! Lequel doit sûrement être très efficace dans le cadre de la corruption dans les entreprises (contraintes de financer les maires donc les partis politiques de droite à gauche – sauf le Front National ! – pour survivre)…
Ce projet de loi cite l’existence du Défenseur des droits, autorité « indépendante » créée en 2011, chargée de protéger les lanceurs d’alerte. En Vendée, nous en avons trois : Patrick Félix, Jean-Paul Thomas, Dominique Jaumier, avec leurs numéros de téléphone ! Du jamais vu. La seule bizarrerie administrative c’est qu’ils relèvent de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de la Vendée, non d’une maison de la justice ou d’une mairie comme ailleurs.