I – Blog privé contre blog public

J’ai un peu honte d’étaler ici les aléas de ma vie privée qui, a priori, ne regardent personne, surtout dans un blog déjà inondé par la boue de la corruption à la française. Mais ! Il se trouve que, dans ce cas précis, ces aléas ont probablement été organisés par mes ennemis occultes du système judiciaire.

Vous allez pouvoir vous faire votre propre idée dans l’article suivant : aucune action de la police et de la gendarmerie pendant un an et demi en  dépit de mes trois plaintes pour enlèvement, séquestration et abus de faiblesse. Plaintes restées sans aucune suite – comme toujours ! – de la part des procureurs. Un avocat sympa avec qui je me suis toujours bien entendu, ravi d’avoir ma clientèle, devenant subitement fou furieux contre moi, me forçant à le payer à l’avance, qui remet aux tribunaux des conclusions contraires à mes instructions sans me les faire lire. Un juge – cette fois-ci sans surprise malhonnête (il est de la Roche sur Yon) – qui ne tient pas compte de ma défense et me condamne à verser – une fois de plus ! – une grosse somme d’argent à un adversaire à l’évidence tout aussi malhonnête.

II – Diane, le Retour…

Ma fille Diane, enlevée par sa mère de chez moi il y a un an et demi comme le raconte cet article, interdite de communiquer avec moi, a finalement trouvé la force de fuir sa geôle mardi 30 novembre 2021. Pour la troisième fois elle m’a demandé de venir la chercher en voiture. Mais cette fois à un moment où sa mère et sa sœur étaient absentes (juste retour des choses puisque c’est en mon absence qu’elle avait été enlevée). Cette fois, personne n’a bloqué la porte. J’ai vu Diane, souriante, me passer ses valises par la fenêtre ouverte sur la rue. Comme j’étais garé juste devant, le transbordement fut très facile, comme un rêve. J’ai alors pu la contempler pour la première fois depuis un an et demi, adorable et apparemment inchangée.

Dans la voiture je l’ai vue devenir toute pâle. Elle imaginait la réaction de sa mère quand elle trouverait sa chambre vide. Je l’ai alors invité à lui adresser un texto pour l’informer qu’elle était retournée chez moi et qu’il ne fallait plus l’appeler. Ce qu’elle a fait. Heureusement, sa mère a répondu avec mesure par texto, affectant de penser que cette fuite n’était que temporaire…

Je m’empresse de souligner que je ne déteste pas mon ex-épouse. J’ai passé 30 ans d’une vie heureuse près d’elle à élever nos quatre enfants. Je l’en remercie et le lui ai écrit (sans réponse, hélas, c’est mon karma…). C’était la plus jolie fille que j’avais jamais vue. Je regarde toujours avec plaisir sur nos photos de mariage au mur dans ma chambre cette rare beauté souriante et charmante,

Une fois à la maison, Diane et moi avons repris notre vie d’avant, comme s’il n’y avait jamais eu de coupure ! Elle se souvenait de tout. Elle était trop contente de revoir nos deux chats si mignons et câlins, de retrouver l’odeur de sa chambre et ses affaires, de reprendre nos balades à travers la campagne et les bois en compagnie du chien tout aussi ravi, de pouvoir rencontrer ses amis, de retrouver mon humour et mon affection qui lui manquaient.

III – Pourquoi s’est-elle laissé cloîtrée contre son gré si longtemps ?

Il y a toujours eu entre Diane et moi un lien très fort, depuis qu’elle est toute petite. Elle venait près de moi, se blottissait volontiers dans mes bras, me donnait la main, à ma grande joie. Je me souviens de sa maîtresse de l’école Sainte Marie de Nantes alors qu’elle avait 7-8 ans qui, voyant sa menotte dans ma grosse pogne, est venue me donner gentiment une leçon d’éducation : « Ne vous étonnez pas qu’elle ait du retard si vous persistez à la materner ainsi en lui prenant la main ». En effet, Diane était affligée d’un handicap mais nous ne le savions pas encore. J’ai alors répondu assez sèchement : « Madame, ce n’est pas moi qui lui prends la main, c’est elle qui vient me la donner. Dois-je la repousser ? ». Bien embêtée, elle n’a pu que répondre que non, bien entendu.

Diane a tenté de m’expliquer pourquoi elle est restée si longtemps dans un endroit où elle ne se sentait pas bien. En fait, elle n’y comprend rien. Elle dit qu’elle n’a cessé de penser – chaque jour ! – à son père, à sa chambre chez moi, à ses chats, à ses amis vendéens, à son club de badminton près de chez nous, à ses balades en ma cxompagnie. Elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas trouvé la force de partir alors qu’elle est adulte.

Moi, je comprends. Elle s’est laissé enlever en mai 2020 car elle était en pleine crise de panique, totalement passive, terrorisée par les « innombrables morts tombant comme des mouches autour d’elle à cause du Covid » à entendre la stupide presse aux ordres de l’État. En fait, selon l’INED, institut d’État qu’on ne peut soupçonner d’être contre le gouvernement Macron, seulement 6 morts pour 10 000 habitants. Soit pour chacun de nous 0,06 % de chance d’en mourir, et encore à la condition que nous ayons déjà un pied dans la tombe (vieux ou atteint de comorbidité).

Une fois chez sa mère, Diane s’est reprise et m’a demandé deux fois de venir la chercher mais sa mère, qu’elle aime quoiqu’elle la trouve stressante et peu affectueuse, et sa sœur préférée habitant là à cette époque, s’y sont opposées et elle n’a pas osé passer outre. Deux contre une c’était au-dessus de ses forces. A cause de leur présence, elle ne pouvait me téléphoner de peur qu’elles l’entendent et se fâchent.

Finalement, pour ne plus se rappeler son paradis perdu, elle a cessé de m’adresser des SMS et de répondre aux miens, elle est devenue aveugle à mes messages. Pendant un an. Ce fut très dur pour moi. Je devinais sa souffrance espérant qu’elle allait cesser quand la police viendrait enfin sonner à sa porte, demander à la voir et lui demander où elle voulait vivre. Je tentais de ne pas y penser mais mon corps lui-même a su me rappeler mon tourment en perdant du poids et se délabrant. Puis, un nouvel obstacle s’est dressé entre nous : Diane a eu peur de ma colère si elle me contactait ! Quand elle s’est décidée à me reparler par textos en novembre 2021, je lui ai tout de suite proposé de revenir. Elle m’a alors dit qu’elle hésitait car j’étais « trop gentil avec elle ». J’aurais dû être méchant ! Ce reproche m’a éberlué. En fait, elle avait conscience d’avoir été très désagréable avec moi sans raison, pendant une éternité. Je lui ai alors rappelé la parabole du fils prodigue de Jésus, qui quitte son père et le laisse méchamment sans nouvelle pendant des années. Quand il revient, tout penaud et ruiné, pour lui demander son aide, celui-ci est trop heureux de le revoir et lui saute au cou.