I – La souffrance d’un père…

Je vous confie ma profonde douleur secrète qui dure depuis près d’un an, dans l’espoir que quelqu’un m’exposera une solution. Ou que ma fille disparue elle-même me contactera pour me rassurer. C’est très personnel, ce n’est pas le genre de choses à raconter publiquement. On ne lave son linge sale qu’en famille… Mais je me sens si impuissant qu’il ne me reste que cet appel au secours pour garder une raison d’espérer.

Elle s’appelle Diane et a été enlevée de chez moi en mai 2020 par sa mère, mon ex-épouse, profitant de mon absence. C’est ma petite dernière. Quand elle était petite et se retrouvait en public, elle venait toujours vers moi mettre sa petite main dans la mienne et j’en étais trop heureux. Quand sa mère et moi avons divorcé à cause de ma ruine causée par l’acharnement des fonctionnaires raconté dans ce blog, elle a choisi de vivre avec moi. Aujourd’hui, elle a trente ans mais fait beaucoup plus jeune. Dans sa tête comme dans son apparence c’est encore une enfant. Elle est affligée d’un léger handicap mental reconnu par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui peut réduire son libre-arbitre surtout en période de stress comme ce fut le cas pendant le confinement.

Diane vivait avec moi par décision de justice suite à sa propre demande. Je ne l’empêchais pas d’aller chez sa mère quand elle le voulait. Elle n’y restait d’ailleurs jamais plus de trois jours. Après, l’ambiance stressante propre au caractère de sa mère n’était pas de son goût. Voilà pourquoi je doute qu’elle soit près d’elle depuis mai 2020 « par son propre choix », d’autant plus que sa mère s’oppose à tout contact avec elle, comme si elle avait peur que sa fille demande à revenir chez elle..

Voilà la conclusion du jugement de divorce qui m’attribue la garde de ma fille avec versement d‘une pension alimentaire par mon ex-épouse. Je souligne qu’il est rare qu’un père obtienne la garde de ses enfants. Si je n’avais pas été irréprochable, je n’aurais jamais pu l’obtenir.

II – Ma fille me demande de la ramener chez elle mais sa mère s’y oppose par la force

A la fin du premier confinement de mai 2020, Diane est tombée en dépression, restant debout sans bouger dans les endroits les plus bizarres, ne parlant plus, le regard absent, mangeant peu. Je pense qu’elle a succombé à une crise de panique, terrorisée par les « innombrables morts autour d’elle causées par le Covid » selon la presse aux ordres de l’Etat. L’annonce d’un nouveau confinement en septembre 2020 l’avait achevée. J’ai donc pris rendez-vous avec une psychologue. Hélas, elle a été enlevée juste avant qu’elle soit prise en charge (exprès ?) si bien que je ne sais toujours pas si on a une explication à son attitude. Profitant de sa passivité mon ex-épouse est passée à notre domicile en Vendée, en mon absence, et l’a emmenée chez elle à Nantes. Je ne connais pas les circonstances de cet enlèvement puisque par la suite jamais elle n’a voulu me parler ni permettre à Diane de le faire.

Deux fois par la suite ma fille m’a demandé de venir la chercher et de la retirer de chez sa mère ! Et deux fois j’ai trouvé porte close, sa mère l’empêchant de partir ! J’ai porté plainte chaque fois mais la policière de Nantes chargée du suivi des plaintes d’ordre familial, Mme Cheval, a fini par m’expliquer qu’il n’y aurait probablement pas d’enquête ni de visite au domicile de mon ex-épouse « Diane est majeure vous comprenez, et elle vit chez sa mère, donc tout va bien ». La police, si présente sur les routes pour piéger les honnêtes gens, se révèle incapable d’aller simplement sonner à la porte d’une personne susceptible d’enlèvement pour demander à voir la personne enlevée !

Si je téléphone à ma fille, je tombe sur répondeur. Si j’envoie un texto, je n’ai pas de réponse. Elle a fermé son WhatsApp. Sa mère refuse de répondre à mes appels ni à mes textos. Mon autre fille, Flore, qui vit avec elle depuis peu en compagnie de ses enfants, reste également silencieuse. J’ai réussi un jour à surprendre mon ex-épouse par quelques petits coups de sonnette à sa porte. Elle a ouvert croyant à un ami, m’a vu et s’est écriée : « Oh ! Jean-Philippe ! » sur un ton presqu’amical. Puis elle a refermé la porte. J’ai tambouriné, hurlé dans l’immeuble, réclamé de voir ma fille. Elle me répétait derrière la porte « elle ne veut pas te voir » poussant Diane à en dire autant. Quand j’ai entendu Diane dire « je ne veux pas te voir, Papa ! » en pleurant, je suis parti désespéré…

III – Je n’ai vraiment pas de chance !

Je vois bien qu’elle est sous influence, victime d’un abus de faiblesse. Comme ma mère, également séquestrée, mais cette fois par mon frère et ma sœur, qui n’obtint jamais le droit de revenir habiter chez elle et qui en est morte en seulement deux ans… L’abus de faiblesse les pousse à agir malgré eux contre leur intérêt. c’est ainsi que Diane, dont je sais qu’elle m’aime, ne m’écrit plus, ne répond plus à mes textos ni à mes mails. Pour ne pas souffrir puisqu’il lui est interdit de me voir pour des raisons que j’ignore.

Le silence envers la personne aimée est lui-même l’expression d’une souffrance. Si Diane était dans un état normal elle me parlerait, ne serait-ce que pour me dire qu’elle a décidé de vivre chez sa mère. Dans ce cas, je serais rassuré de l’entendre exprimer son libre choix, je me sentirais mieux.

Je suis donc persuadé qu’elle souffre. Et, du coup, moi aussi.

Mais qu’ai-je fait au Bon Dieu pour mériter tant de souffrances ! Un autre que moi se serait suicidé devant tant d’années à subir tant de méchancetés imméritées. J’ai toujours été considéré par nos amis comme un excellent père. J’ai choisi un métier qui me permettait d’être près de mes enfants et de ma femme tous les jours et à tous les repas sauf absences professionnelles. Nous nous entendions très bien. J’ai élevé mes petits avec amour, les protégeant et les préparant à vivre dans ce monde pourri par les fonctionnaires, les emmenant régulièrement voir les distractions les plus variées. Je les ai filmés depuis leur naissance jusqu’à l’âge adulte leur remettant à chacun le CD de leurs jeunes vies en vidéo. Au moins, ce CD témoigne du bonheur tranquille et des joies que nous avons vécu.

IV – Explication médicale apparue en 2021

Dans l’excellente newsletter Breizh Info, j’ai trouvé cet article début novembre 2021 : Phobies post-confinement. En voici un extrait :

« Les pédopsychologues tirent la sonnette d’alarme : depuis le premier confinement, de nombreux enfants s’accommodent mal des restrictions sanitaires, leur quotidien n’est plus structuré et ils perdent le contrôle de leur vie. Certains développent de graves symptômes psychiatriques comme des troubles anxieux, des dépressions ou des phobies sociales, voire de l’anorexie chez de nombreuses filles. »

Exactement le cas de ma fille ! Sauf que la justice est incapable d’en tenir compte et de réparer. Mes plaintes ne sont pas instruites par les procureurs de Nantes et de la Roche sur Yon. Par leur inaction coupable, ils laissent s’aggraver les psychoses et leurs conséquences. C’est la France des fonctionnaires…