I – « Vous avez une invention qui peut changer le monde ? Proposez-la au concours des prix de l’innovation de Science & Vie ! »
Quand j’ai vu cette annonce, j’ai été enthousiasmé. Mon intelligence artificielle destinée à tous avait enfin une chance d’être entendue. Science et Vie était pour moi une revue Privée sérieuse, à laquelle j’ai collaboré en 1991 à travers un article de 16 pages, Du zéro pointé au Zéro Plus, peut-être le plus long qu’elle ait jamais publié. Pas une revue officielle dirigée par des chercheurs fonctionnaires jaloux des découvertes du privé (voyez les premières années de mon blog). Mon article décrivait ce qu’était l’intelligence artificielle à l’époque (état qui n’a cessé d’empirer depuis puisque les chercheurs informaticiens ne veulent surtout pas que l’ordinateur témoigne d’une intelligence supérieure à la leur), il dévoilait la percée faite par un chercheur français puis moi-même qui mettait cette discipline prestigieuse à la portée des non informaticiens.
Ce que je déclarais à l’époque, cinq ans après mon invention de la Maïeutique permettant d’extraire les connaissances humaines inconscientes et d’écrire des systèmes experts fiables, c’était révélé exact par la suite à travers mes installations dans les grands groupes français. Le problème étant que l’élite informaticienne, unanime, chercheurs et directeurs informatiques de France et d’ailleurs, a toujours refusé de me laisser la parole. Quand je présente mon IA aux concours dédiés IA, je ne reçois même pas un accusé de réception ! Et les prix sont attribués à d’autres, minables. Voyez Atlanticiels, AAAI Feigenbaum Prize, l’université française, … Excepté un cas notable : Awards.Ai. Mais, comme vous le verrez si vous lisez cet article, le jury l’a regretté par la suite. Sans jamais me l’expliquer tellement il a honte de son attitude.
II – Un gros travail…
J’ai énormément soigné ma candidature à Science et Vie. J’ai rédigé 40 pages, expliqué ma version de ce qu’est l’intelligence et l’IA véritable pour qu’elle ne soit pas confondue avec celle des GAFA, décrit le fonctionnement de mon projet d’IA « ange-gardien », exposé ma technologie, fourni des témoignages de clients et partenaires, inséré des liens vers de nombreuses démonstrations et vidéo (Tiara) fait relire plusieurs fois par des amis.
Ce travail m’a pris un bon mois.
Quand j’ai adressé mon œuvre à Science et Vie, enrichi par mon expérience passée, j’ai réclamé un accusé de réception de ma candidature à Science et Vie pour pouvoir prouver que j’avais bien soumissionné. Cela au cas où il n’y aurait aucune réponse comme d’habitude. On me l’a adressé bien volontiers :

Ainsi, je détiens la preuve que j’ai transmis une candidature à Science et Vie. Bien m’en a pris, vous allez voir.
III – Résultat…
Le 21 décembre 2020, après un silence total de cette revue, je découvre que les prix ont été attribués ! Sans que j’en sois avisé. Et il faut voir quels prix ! Une invention pour éloigner les insectes des arbres, un programme qui facilite les interventions des pompiers, un jeu vidéo 3D comme il en existe des tas. C’est ça qui va changer le monde ? A côté de ça, j’ai présenté une IA unique au monde capable de satisfaire le test de Turing et qui sait programmer mieux qu’une équipe d’informaticiens. La révolution technologique décrite dans de nombreux livres dont celui de Kurzweil sur la Singularité qui l’a prévue pour… 2045 ! Sans oublier mon article paru dans Science et Vie en 1991 qui prédisait ma réalisation. Science et Vie n’en a donc cure et ne compte pas en informer ses lecteurs qui vont rester sur la fausse IA informaticienne, incompréhensible. La moindre des courtoisies aurait été de m’écrire et de m’expliquer pourquoi je n’étais pas primé.
J’écris ma déception à la dame qui a eu le malheur d’accuser réception de ma candidature par mail, donc en me laissant son nom et son adresse email et ne peut m’éviter. Sa réponse est très sèche :
Bonjour
Cette première édition du concours est terminée et les lauréats sont annoncés dans le prochain Science et vie.
Désolée, vous n’avez pas été retenu dans les primés.
Bien cordialement
Muriel
Furieux, j’ai mené ma petite enquête et compris un peu mieux ce qui s’est passé chez Science et Vie : ils n’ont eu que quelques mois pour analyser des centaines de candidatures complexes, avec une équipe réduite, qui plus est en télétravail à cause du confinement. Pour couronner le tout, la revue a été rachetée par Reworld Media en 2019, qui a tellement bouleversé les principes éditoriaux qu’elle a provoqué une baisse de la qualité et une fronde généralisée de la Rédaction qui s’est mise en grève. « Près des trois quarts de la rédaction de Science et Vie envisagent de quitter le titre, d’après France Inter ». Difficile dans ces conditions d’analyser des inventions « pouvant changer le monde » !
Décevant quand même. Je suis abonné à Science et Vie depuis quarante ans et j’ai beaucoup d’estime pour cette revue. Elle me passionne et me fait rêver. C’est un régal de la lire. Un seul reproche à mes yeux de spécialiste de l’intelligence artificielle : elle s’est mise à répercuter tous les communiqués de Google, Facebook, IBM, Microsoft, sur leur prétendue IA, exactement comme le font les autres médias, sans vérification, come si je n’avais rien écrit pour elle en 1991. Je lui ai écrit plusieurs fois pour m’en plaindre, mais je n’ai jamais reçu de réponse. Mon drame depuis si longtemps.
Sic transit gloria mundi…
On n’est pas prophète en son paysDenys.Envoyé depuis mon appareil Galaxy
Oui, cher Monsieur ! Mais à l’étranger aussi apparemment, excepté le prix Awards.Ai (qui ne m’a d’ailleurs rien rapporté)…