Olivier Ezratty est un informaticien reconverti dans la publication d’un blog présentant ses rapports sur l’état de l’art en informatique, les salons et technologies associés. Son travail est énorme, très sérieux, quasi encyclopédique. Ce qui fait qu’il est crédible. Donc dangereux quand il aborde les sujets qu’il connaît mal, ne veut pas connaitre, ou sur lesquels il entend bien désinformer ses lecteurs comme l’intelligence artificielle. Là, les vieux démons des informaticiens resurgissent, il affiche son mépris pour une technologie qui prétend le dépasser. Tant pis pour l’information du public à qui ses copains les chercheurs IA promettent chaque année depuis bien longtemps l’arrivée imminente de l’intelligence artificielle dans les foyers, sans que rien ne se passe. Voyez entre autres mon article de 1986 dans les Echos, ou celui de 1991 dans Science et Vie qui le confirment depuis trente ans !

Il se prétend spécialiste de l’IA ainsi : « Je vous rappelle ma définition extensive de l’IA ». Il se permet donc de placer sa vision dans un domaine qu’il n’a jamais pratiqué. Pourquoi ?

« l’IA regroupe l’ensemble des techniques » continue-t-il… Et voilà ! Ca déconne déjà. Il présente sa vision de programmeur. Celui qui pense « algorithme », cette chose, son gagne-pain, dans lequel il met toute son intelligence personnelle. Intelligence inutile puisque l’ordinateur fait beaucoup mieux que lui, sans algorithme.

Il n’y a pas de « technique » dans l’IA, comme dans l’intelligence. L’intelligence est une fonction. Tous les êtres vivants, du bacille à l’homme, sont intelligents chacun à leur dimension. L’IA a un objet : simuler l’intelligence humaine. Laquelle se définit par du raisonnement sur des connaissances. Il y a de nombreux moyens de la simuler par ordinateur qui ne dépendent pas d’une technique particulière.

Cela peut se faire par un simple programme raisonnant écrit avec n’importe quel langage donc avec n’importe quel algorithme (ce que j’ai fait en 1988 avec le « mécanisme de raisonnement » MOCA). Ou en utilisant directement la logique de Boole binaire présente dans tous les ordinateurs. Ou en gravant une puce exécutant le syllogisme, notre raisonnement, avec quelques fonctions associées (base de données, calcul du raisonnement le plus rapide, explication du raisonnement, signalement des contradictions). Cette puce serait le cerveau d’un ordinateur intelligent simplissime et hyper-puissant à la portée de tous (mon rêve).

Vous allez voir comment il juge l’intelligence artificielle raisonnante dans son catalogue Les usages de l’intelligence artificielle 2019. Il a été contraint de l’introduire suite à un mail que je lui ai adressé lui rappelant son existence et lui proposant de lui en parler. Il n’y a pas répondu. Commode ! Comme ça il pouvait écrire ce qu’il voulait. Et il m’a réservé un traitement de choix, à moi et à nul autre. Il a choisi de parler de ma société Tree Logic et de moi-même. Pas de notre technologie, la seule IA sur le marché qui fonctionne parfaitement depuis trente ans, la seule si intelligente qu’elle est à la portée de tous et n’a pas besoin d’informaticiens, la seule capable de dialoguer en français avec ses utilisateurs, la seule qui a reçu le prix américain Awards.Ai dans la catégorie « Réussite en IA » (AI achievement), catégorie spécialement créée pour elle et qui a disparu depuis face à la fronde des informaticiens (j’ai failli de ne pas recevoir mon trophée et l’animateur ne veut plus me parler tellement il s’est fait engueuler !). Écoutons donc l’honnête Olivier Ezratty :

« Tree Logic (1986, France) propose « la maïeutique », une solution de raisonnement automatique crée par Jean Philippe de Lespinay qui se débat depuis plus de trois décennies pour faire adopter ses vues. Le principe de sa solution repose sur l’extraction de connaissances implicites des experts et d’usage d’une logique d’ordre zéro. La solution a l’air d’être un agent conversationnel vocal. Elle aurait été déployée il y a longtemps à la Banque de Bretagne et chez quelques autres clients mais le créateur semble avoir bien du mal à populariser sa technologie et à en financer le développement. La description de la technologie est assez rudimentaire. Il est difficile de se faire une idée précise d’une solution face au syndrome de l’inventeur incompris. » 

On est typiquement dans l’agression ad personam (attaquer l’homme puisqu’on est impuissant à contester ses positions) : l’homme « qui se débat », « le syndrome de l’inventeur incompris », « le créateur semble avoir bien du mal à populariser sa technologie », « La description de la technologie est assez rudimentaire », « il est difficile de se faire une idée précise »… On n’est plus du tout dans l’information objective. On lit simplement l’information superficielle de quelqu’un qui n’a pas du tout l’intention d’en apprendre davantage. 

Face à cette médisance, dont tout mon blog se fait l’écho (300 pages, des centaines de cas) sans obtenir aucun changement ni réaction des personnes incriminées, c’est le moment de se rappeler cette citation cinglante de Jonathan Swift  (qui a écrit les Voyages de Gulliver) : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui », ou alors celle plus récente de Jean-Baptiste Giraud qui en a fait un livre : « Les grands esprits ont toujours tort ».

Me voilà aux côtés de Copernic qui professait au péril de sa vie que la terre tourne autour du soleil, de Galilée qui l’a finie en prison pour avoir affirmé que la Terre est ronde, de Bernard Palissy qui brûla tous ses biens avant de réussir son invention, de Charles Bourseul l’inventeur de la téléphonie que personne n’a voulu écouter, d’Alfred Wegener le découvreur de la dérive des continents que personne n’a cru, d’Alfred Wegener qui découvrit la dérive des continents et ne sera pas écouté pendant 50 ans, de Jacquard martyr de l’invention du premier métier à tisser programmable, de Nicolas Appert l’inventeur des conserves, etc.

Avant de lire ce pamphlet, je suis tombé en janvier 2020 sur un des articles d’Olivier Ezratty où il n’est question que de l’IA informaticienne, comme si c’était la seule au monde. Agacé, je lui adressais ce commentaire dans so blog :

Moi : Il serait peut-être temps, Olivier, pour donner de la valeur à vos analyses, que vous parliez aussi de celle qui tourne depuis 1986, qui est FRANÇAISE, fonctionne en français, a fait l’objet d’une centaine d’articles de presse, tourne en entreprise depuis 1986, est adaptée au grand public, a reçu le prix américain Awards.AI en 2017 : l’Intelligence Artificielle Raisonnante, qui exploite la Maïeutique, une méthode d’extraction des connaissances inconscientes !
Pour ma part j’en ai assez de ces rédacteurs qui ne connaissent pas leur sujet, puisent leurs connaissances dans les médias et les redistribuent sans contrôle sans mener une vraie recherche personnelle. Votre discours est intelligent, Olivier, c’est pour ça que c’est dommage. Mais vous contribuez aux fake knews des informaticiens.

Olivier : Pour mémoire, j’ai déjà intégré votre remarque dans l’édition 2019 de l’ebook sur les usages de l’IA, sorti en novembre 2019.

En effet, on vient d’en parler plus haut… Sa réponse est bien courte. Visiblement il n’a pas envie de se mettre à jour sur l’intelligence artificielle.

Moi : Merci de votre réponse rapide mais… c’est tout ce que vous avez à me dire ? Vous avez « intégré mes remarques » ? Avez-vous intégré l’intelligence artificielle raisonnante et la Maïeutique, ce qui est autrement plus important quand on parle d’IA au public ? Sûrement pas car vous ne me posez aucune question. Visiblement, désolé de vous le dire, vous ne voulez pas en savoir plus.

Moi (lassé de son silence) : Vous ne me répondez pas ? Vous n’avez pas l’intention de vous informer sur l’IA raisonnante française ? Rassurez-moi SVP Olivier.

Moi (exaspéré) : Olivier, votre silence est insupportable et je commence à m’impatienter ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais en ne répondant pas vous êtes en train d’avouer votre malhonnêteté. Je tiens plusieurs blogs qui comptent plusieurs dizaines de milliers de vues et j’anime un groupe IA sur Facebook. Si vous ne m’expliquez pas votre attitude, il y aura un article gratiné sur vous dans chacun ! Ce que vous faites, c’est de la désinformation volontaire sur l’intelligence artificielle. Vous cachez au public une technologie qu’il attend et espère de façon évidente. Inutile de vous dire que c’est grave. Dépêchez-vous !

Pas de réponse. Olivier Ezratty ratifie sa malhonnêteté et la désinformation sur l’IA qu’il fait au public.

Il y a vraiment des gens qui n’ont pas d’amour-propre.

C’est lui qui écrit page 33 de dans son rapport du salon CES 2020 à Las Vegas : « Ne nous plaignons donc pas de ne pas avoir de GAFA alors que, lorsque nous avons des entreprises leaders dans leur domaine, nous n’en parlons pas ! » Un faux jeton de plus.

« Olivier Ezratty enseigne le marketing de l’innovation à l’Ecole Centrale Paris » : pour quelqu’un qui déteste l’innovation, c’est une catastrophe. Pauvres centraliens !

« Son blog est aussi alimenté par d’autres voyages d’études qu’il fait dans différents pays tels que la Chine, le Japon, la Corée du Sud ou Israël. » mais visiblement pas la France !

J’espère que cet article que je lui ai promis va lui faire la pub qu’il mérite.