Pour une fois ce n’est pas moi qui ai vécu la (mésaventure) que je vais vous raconter mais une de mes connaissances. Une fois de plus, vous allez constater la bassesse insupportable de ces petits fonctionnaires que le « système » a érigé en juges.
I – Les faits :
M. X, je ne cite pas son nom à sa demande car il est en cours de procédure judiciaire pour faire reconnaître son bon droit, découvre en juillet 2019 une intrusion officielle de sa mairie de St Germain de Princay dans sa propriété privée. Elle est entrée sur un terrain lui appartenant situé dans son village et a apposé un cadenas sur l’accès à sa source pour en empêcher l’usage aux riverains. Pour faire bonne mesure, elle a signé son forfait avec l’affiche menaçante officielle ci-dessous :

Or, la famille de M. X offre à l’ensemble du village et à ses agriculteurs l’accès à cette eau qui lui appartient, de temps immémorial et n’a pas été avisée de cette volonté d’appropriation de la mairie. La voilà donc mise devant le fait accompli.
Pourtant, comme on le lit ci-dessous, de l’aveu-même de l’avocat de la Mairie, elle n’a aucun droit de propriété sur cette source : « Pour sa part, la commune de St Germain de Princay ne fait état d’aucun titre ».

Devant tant d’impudence, il serait de bonne justice que M. X. imite sa mairie « en toute équité », comme aiment à le dire les juges. Par exemple, en apposant un cadenas sur la porte de la mairie pour en empêcher l’accès, avec l’affiche : « Mairie interdite d’accès tant qu’elle n’aura pas justifié l’usage qu’elle fait de l’argent de ses administrés contre l’intérêt de ces mêmes administrés. Signé : M. X ». On verrait alors la foule des administrations fondre à l’instant sur ce citoyen : juges, procureurs, huissiers, gendarmes, avocats, etc. Car dans notre pays, comme je l’écrivais dans un billet précédent, il y a « Français » et « Français ». Les seconds sont plus Français que les autres puisqu’ils sont fonctionnaires.
M. X n’étant pas fonctionnaire, il est « justiciable ». A savoir condamnable. Surtout s’il est dans son bon droit.
Que fait-il face à cette intrusion chez lui ? Ce que ferait tout propriétaire : furieux, il retire l’affiche et coupe le cadenas.
Pas gêné, le maire qui sait qu’il aura le soutien de copains au tribunal – on est en France ! – le poursuit tel le père Ubu pour « dégradation ou détérioration volontaire de bien destiné à l’utilité ou à la décoration publique (…) en causant un dommage grave, en l’espèce un préjudice de 50 € ». Un dommage « grave » de 50 € ! Quand on voit les 2 400 milliards de dettes de nos amis fonctionnaires qui gèrent notre pays contre notre volonté, on rigole (jaune). Mais vous noterez surtout que ce sympathique édile n’a pas osé ajouter le motif sans lequel aucune poursuite n’est possible : « en s’introduisant sur un lieu appartenant à la municipalité ». Donc sur le papier, en toute justice, il a perdu.
II – Le procès
M. X est donc convoqué par le procureur au tribunal de la Roche sur Yon. Là, il se retrouve dans une salle avec une dizaine de prévenus face à un inconnu qui le surplombe de son bureau, dont le nom et la fonction ne sont pas indiqués. C’est la France… Le greffe refusera par la suite de lui communiquer son nom. C’est encore la France. Mais je vous rassure, ce n’est pas Claude Oesinger !
M.X expose son bon droit à l’inconnu. Celui-ci l’écoute et lui donne illico la sentence : « vous êtes condamné à 50 € ». Aucune discussion ! Pas de débat oral et contradictoire. Or, cet inconnu n’est même pas juge ! M. X qui le sait et est très loin d’être un poltron réagit haut et fort : « Je ne vois pas de juge pour me juger. Pouvez-vous m’en montrer un ? – Non Monsieur, il n’y en a pas ». Alors il se retourne face à l’assistance, brandit l’affiche de la mairie et clame : « vous vous rendez compte ? Je suis condamné par quelqu’un qui n’est pas juge ! Il n’y a pas de juge ici. » Le « juge » lui dit : taisez-vous Monsieur, et retournez-vous. Vous n’avez pas le droit de vous adresser au public. » Mais M. X n’en a cure et continue à haranguer : « Nous sommes vraiment dans une pauvre France où des fonctionnaires irresponsables nous condamnent sans nous écouter ! » Vous voyez, on ne peut être qu’amis lui et moi.
Au fond de la salle, quelqu’un applaudit. Puis un autre. Finalement tout le monde applaudit. Vous vous rendez compte ! Des gens convoqués là pour être jugés – pardon, je veux dire condamnés – osent applaudir à la critique de celui qui va décider de leur sentence en sa présence ! Faut-il qu’ils en aient ras le bol de cette justice de merde !

Vous remarquerez que la sentence est prononcée par la vice-présidente du tribunal qui n’était pas là. On ne connaît donc toujours pas le nom du « juge » qui a réellement décidé de la sanction. La lâcheté de ce système est insupportable.
Bien entendu, M. X. n’a pas voulu en rester là. Il a quitté la salle pour se rendre immédiatement au greffe du tribunal où il a fait opposition au jugement. Ainsi, il a des chances de rencontrer enfin un vrai juge qui écoutera sa défense de propriétaire lésé.
III – Nouveau procès !
M. X n’ayant pas voulu s’acquitter de la modique somme de 50 € à laquelle il fut condamné par un faux juge – pardon, par une personne du parquet – il est désormais convoqué par le même parquet (le procureur de la Roche sur Yon) devant cette fois un vrai juge, pour le 15 décembre 2020.

Vous noterez le « VOTRE PRÉSENCE EST OBLIGATOIRE » qui sonne comme une menace.
Qui vivra verra…