I – Ma demande de copie de la procédure suite à ma plainte pour vols contre mon frère et ma soeur
Dans l’article précédent je parle des complicités dont Claude Oesinger a certainement bénéficié. Dans cette affaire de tutelle et de vols d’une personne vulnérable, les preuves de corruption abondent. En voilà une de plus qui mérite un article spécial.
En décembre 2018, pour les besoins de deux procès en cours contre le tuteur et ses abus, j’ai demandé à mon avocat d’obtenir copie de l’enquête qui a suivi ma plainte pour vols des biens de ma mère commis par lui et sa complice, ma sœur, sous le regard de l’employée de maison qui a assisté aux vols sans rien dire puis déclaré aux gendarmes qu’elle n’avait constaté aucune disparition. Il adresse la demande au procureur. Silence, on attend… En février 2019 je le relance. Il m’écrit : « La greffière a retrouvé en informatique le dossier. Si tout ce passe bien, je devrai récupérer sous quinzaine copie de l’entier dossier. » C’est donc une bonne nouvelle. Mais rien n’arrive. Je le relance le 9 mars puis mois après mois. Il me dit qu’il est allé plusieurs fois au greffe du tribunal pour le réclamer, sans succès, qu’il n’y comprend rien, que le dossier semble s’être perdu dans une entreprise sous-traitante privée ! Jusqu’en octobre où, de guerre lasse, il me propose de venir avec lui au greffe du tribunal, cela débloquera peut-être quelque chose.
Le 9 octobre 2019 nous nous présentons donc au greffe. La greffière et ses collaborateurs, tout à fait aimables, fouillent partout et – oh miracle ! – le dossier est retrouvé caché au fond d’une armoire, sous un mauvais nom. Bien entendu c’était volontaire et j’ai ma petite idée sur la personne qui a agi ainsi pour protéger les deux complices et l’employée de maison de ma mère. Mon avocat s’en empare en me disant que je n’ai pas le droit de le lire, bien qu’il me soit destiné ! Encore ces procédures insupportables destinées à protéger les fonctionnaires irresponsables et pas les citoyens responsables. Heureusement, lui, il a le droit de le lire ! C’est déjà ça…
Il parcourt le dossier, le feuillette longuement à la recherche de quelque chose, puis s’étonne : dans cette instruction de plaintes pour vols, il n’y a rien sur les auditions des coupables. Je dis bien des « coupables » car on a retrouvé une partie des biens volés chez eux. Il y a une déclaration écrite de ma sœur qui m’accable sur plusieurs pages d’accusations intolérables, sans rapport avec l’enquête. Comment le policier venu l’interroger a-t-il pu accepter d’enregistrer cette déclaration hors sujet et insultante dans le cadre d’une plainte pour vols ? Aurait-il pensé qu’il est normal de voler quelqu’un si c’est une ordure ? Ou alors, elle n’y était pas et a été rajoutée postérieurement dans le dossier ? C’est que tout est possible dans le système judiciaire français !
A la fin du dossier, une page parle bien de l’audition de l’autre voleur, mon frère, mais sans aller plus loin. Et rien sur les déclarations de l’employée de maison, la personne la mieux placée pour repérer quels biens ont disparu et témoigner de l’identité des voleurs. On ignore donc totalement, comme par hasard, les déclarations des différents protagonistes. Belle instruction de plainte ! En somme, la personne qui a caviardé le document n’y a laissé – ou introduit – que ce qui pouvait être utilisé pour me nuire, après l’avoir caché quelque part dans l’espoir qu’on ne le trouverait pas. Il valait mieux en effet qu’il n’arrive pas entre mes mains car le retrait – ou l’ajout – de nombreuses pages est une évidence et son auteur facile à trouver.
On peut dire que mon frère et ma sœur bénéficient d’une protection rapprochée hors normes !
Une protection qui a commencé quand le juge des tutelles Claude Oesinger a accordé à mon frère en secret la tutelle de notre mère, l’a laissé commettre une multitude d’abus qui ont conduit à la mort de ma mère et l’a protégé sans arrêt jusqu’à aujourd’hui (voyez cet article).
Cet escamotage de pièces est-elle l’oeuvre de Claude Oesinger désireux de protéger ses deux complices mon frère et ma soeur qui avaient profité de sa mise sous tutelle pour mettre le château de famille à sac, furent pris la main dans le même sac par des commissaires priseurs en visite chez eux, mais furent ensuite protégés par les juges de Pontoise ? Ou est-ce l’oeuvre du procureur de la Roche sur Yon désireux de protéger Claude Oesinger ?
II – Le procureur pourri persiste et signe !
Mon avocat écrit donc au procureur la lettre qui suit, dans laquelle il lui demande bien vouloir retrouver les pièces manquantes. Par prudence, il n’en demande qu’une, l’audition de mon frère. Celle de ma soeur, « fournie », est en fait un ramassis d’accusations personnelles contre moi, jusqu’à mon honteux statut de divorcé, qui n’ont rien à voir avec ma plainte. Je me retrouve l’accusé, comme par hasard. Voici la lettre de mon courageux avocat (il s’est battu un an pour forcer le procureur à retrouver le dossier de l’instruction) avec la réponse arrogante du procureur griffouillée par dessus et portant sa signature :

« Aucune autre pièce pénale » : une personne a été entendue par les gendarmes, ils ont fait un rapport mais c’était si accablant contre elle, complice d’un juge (Claude Oesinger), ses mensonges ayant été révélés par la suite, que son audition a disparu ! Le procureur ne s’excuse pas de sa réponse lapidaire et méprisante. Il ne déclare même pas qu’il va procéder à une enquête pour retrouver les pièces disparues.
Voilà comment la justice protège certains citoyens en France…