Vous êtes donc au courant de mon interdiction de gérer dix ans décidée par un juge corrompu du tribunal de commerce, Louis Vercelleto, basée sur un faux dossier fabriqué par des ennemis inconnus car « j’aurais indisposé un puissant« .
Pour une fois, cet article n’est pas destiné à crucifier un fonctionnaire, mais à en valoriser un. Je place l’événement ici quoiqu’il ait eu lieu 4 ans plus tard, parce que j’obtiens la confirmation de la corruption du procureur Calut qui a fabriqué un faux pour me nuire, et que c’est important pour comprendre la suite. J’apprends qu’il existerait un procureur « intègre » à Nantes : M. Besson. Son prénom : inconnu ! Cela fait 12 ans que je cherche ce prénom sans le trouver. Les documents judiciaires qui le citent parlent de « M. Besson ». Bizarre… Ceci dit, un procureur intègre à Nantes, il me faut le voir pour le croire ! Aussi, pour le voir, je lui demande rendez-vous.
Une fois dans son bureau, il me remet suite à ma demande le dossier de ma procédure d’interdiction de gérer pour que je coche les pièces qui m’intéressent. C’est là que je découvre un courrier de Vercelletto à la Lettre à Lulu où il gémit que « dans Lespinay il y a épine » (ce qui est exact puisque ce sont les armoiries de la famille). J’en parlerai par la suite à Nicolas de La Casinière (patron de la Lettre à Lulu) qui est censée l’avoir reçue et ne m’en a jamais parlé. Il m’expliquera qu’il ne l’a pas fait jugeant ce courrier puéril ne livrant rien d’autre que la bile de son auteur… Ensuite, M. Besson me fait photocopier les pièces choisies.
Je l’interroge alors sur son sentiment dans cette affaire. Il me confirme sans se faire prier que Calut n’aurait jamais du me poursuivre sur la foi d’un dossier fabriqué et qu’il considère que j’ai été condamné à tort. Voilà qui fait du bien ! Il me précise également que Calut n’est plus procureur à Nantes.
Il ajoute qu’il est prêt à m’aider en témoignant devant les journalistes en tant que procureur …pourvu que ce témoignage reste anonyme. Il y a une vingtaine de substituts du procureur à Nantes me dit-il, ce sera difficile de remonter jusqu’à lui précisément. Puis il sort en souriant sa citation-culte : pour le fonctionnaire « la parole est libre mais la plume est serve… ». C’est à dire : dans un procès on peut dire ce qu’on veut mais il ne faut surtout pas l’écrire. Probablement en vertu du principe que « les paroles s’envolent mais les écrits restent ». Sa maxime de fonctionnaire m’impressionne. Elle sent tellement son terroir millénaire administratif… En effet, si l’on y réfléchit bien, c’est la devise de tous les fonctionnaires conscients du boulet qu’ils représentent pour les Français. Ça leur permet d’abonder dans votre sens, de regretter les problèmes causés par leur caste, « n’y voyez rien de personnel », pour conquérir votre sympathie …puis de ne surtout pas s’engager ! N’en déplaise à M. Besson, fonctionnaire « intègre », la plume est serve mais la parole est libre est un aveu de complicité avec sa caste qui ne pourra jamais faire de lui l’honnête homme qu’il prétend être. Je suis donc déçu par ce témoignage anonyme qu’il m’offre mais prends quand même contact avec des journalistes. On ne sait jamais, ils obtiendront peut-être davantage de lui. Hélas, aucun journaliste ne s’avère intéressé : sans preuves, l’article aurait l’air d’un ragot. La déontologie journalistique ne permet pas ça. Je suis désespéré par cette occasion manquée.
A force de cuisiner M. Besson sur les recours possibles face au faux dossier de Dolley, il me suggère la plainte pour faux en écriture intellectuelle, devant le doyen des juges d’instruction. Mais je ne donne pas suite. Il m’aurait fallu un avocat osant s’attaquer au système mafieux nantais. Beaucoup trop cher… Et tout indiquait qu’une fois encore, tout ce panier de crabes se serait serré les coudes contre moi. S’ils arrivaient à me débouter, c’est moi qui risquais d’aller en tôle. Déboutant !
Une amie de l’époque m’invite alors à relater scrupuleusement par écrit cette réunion avec M. Besson pour ne rien oublier. Cela pourrait m’être utile un jour. Elle avait bien raison. Voilà ce rapport :
